Couture

Une Anémone, patron regret mais joli patron.

C’est la reprise de la couture ! Après un mois de mars compliqué, je reprends le chemin de ce blog. J’ai quand même cousu durant avril, mais j’ai tardé à faire les photos, en même temps, vous allez voir, il y a eu des projets, qui sans être boulet, n’ont pas été totalement satisfaisants. Ainsi cette jupe Anémone.

Il s’agit d’un patron Deer and Doe mais qui est sorti de leur collection et je ne comprends pas pourquoi. Il s’agit d’une jupe (presque) parfaite. Elle est entièrement doublée et donne une ligne juste formidable, je l’aime beaucoup et je suis très contente d’avoir acheté le patron au bon moment. Pour la coudre, j’ai choisi un coton bleu marine assez épais et tout s’est très bien déroulé.

Jupe Anémone péplums

Ici, je vous montre les petits péplums qui donnent tout son charme à cette jupe. Comme le tissu était assez épais, je n’ai pas osé faire un ourlet et les ai terminé avec un roulotté, la finition est plutôt correcte ainsi.

J’ai fais deux erreurs sur cette jupe :

  • J’ai oublié de sous-piquer la doublure et du coup, elle ressort. On le voit bien sur la photo ci-dessous. Il faut donc que je tire dessus par l’intérieur. Evidemment, je m’en suis rendue compte après avoir dégarnit mes marges de coutures (tissu épais, donc, dégarnissage obligatoire). Il faudrait que je la fixe avec une sur-piqûre, mais là, j’ai eu un peu la trouille, parce qu’une surpiqûre se voit et qu’il faut donc qu’elle soit impeccable et régulière.

Jupe Anémone et la doublure

  • La deuxième erreur, enfin ce n’en est pas vraiment une, est mon incapacité à coudre un zip réellement invisible. J’ai acheté pourtant un pied spécial, sans réel progrès. Pourtant, une fois posé, le zip me semble invisible et dès que j’ai lavé la jupe et l’ai porté, il se voit vraiment. Le zip invisible, ma némésis couture.

Jupe Anémon zip non invisible

Enfin, tout en adorant cette jupe, sa forme, son confort, je dois avouer ne pas être satisfaite de cette cousette, pour une raison très simple : mes mesures. Je n’ai aucun explication. Je me mesure toujours avant de choisir la taille de mon patron et j’ai coupé la taille 46 qui correspondait à mon tour de taille (moment de solitude quand même, taille 46 !). Je l’ai cousu et essayé, elle tombait nickel. Paf, 1 semaine plus tard, elle était bien trop grande. Il aurait fallu que je coupe une taille 42, voire 40. J’ai « dégonflé » en une semaine, je ne vois pas d’autres explications. Ce qui signifie aussi que je « gonfle » (contrariant, tout ça !). Bref, il aurait fallut découdre les côtés de la jupe et la doublure, recouper et recoudre et honnêtement, la Sainte Flemme m’est tombée dessus, tant pis. Je l’ai quand même porté pas mal de fois, en rentrant mon pull à l’intérieur de la taille. Ca passe.

Jupe Anémone trop grande

Bilan :

Techniques : Le zip invisible que j’ai raté. Doubler une jupe et là, il suffit de se laisser guider par le cahier technique de Deer and Doe qui est très bien fait, comme d’habitude.

Confort : Plutôt bon, surtout qu’elle est un peu trop large. Mais en plus, rien ne vaut le sur-mesure pour rendre un vêtement confortable.

Style : J’adore tout dans cette robe ! La longueur, les péplums, la forme…

Economie : patron 14€ + tissu : de mon stock et assez cher de mémoire, mais là, impossible de me souvenir du prix.

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Couture

Une Impatiente fleurie

Impatiente viscose à fleurs pose

C’est un article un peu court aujourd’hui, car j’ai cousu encore une impatiente. La troisième du nom, après une première fois, une deuxième. Bref, jamais deux sans trois et voilà donc la dernière. Je pense que j’ai bien rentabilisé mon patron !

Il y a quelques temps, je ne sais plus quand, j’ai acheté une jolie viscose à fleurs du vide-atelier des lubies de Louise, un des blogs que je suis régulièrement. J’ai tout de suite vu une impatiente avec ce motif. Par contre, je ne suis pas sûre de le recoudre (3 fois c’est suffisant, mais enfin, il ne faut jamais dire jamais.)

Impatiente viscose à fleurs de faceImpatiente viscose fleur largeurImatiente viscose à fleurs de côté

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, à part l’utilisation du fabulon pour couper et coudre la viscose. Ca change la vie (oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes… ). J’ai aussi fabriqué un biais maison pour finir l’encolure, au lieu des parmentures. C’est vraiment ma finition préférée.

Confort : Hyper confortable, comme les autres, la viscose a un joli tombé en plus.

Style : Toujours aussi sympa. Mais à porter avec une jupe droite. La forme est évasée, donc, quand la jupe est aussi évasée, ce n’est pas joli (je le sais, j’ai testé).

Economie : patron 5€ (divisé par 3 fois, ça donne 1,66 euros) +tissu : euh ? moins de 10 euros, c’est sûr.

 

Couture

Evidente Evidence.

Oui oui, le jeu de mots est tellement facile !

J’ai eu une matinée de cours avec les Bobines Patterns pour coudre la robe Evidence, disponible là.

Outre la matinée très agréable, à papoter couture, j’ai pu coudre la robe Evidence. La voilà.

Evidence face

Ici, je la porte sans collant, je trouvais le tissu, acheté chez Toto, suffisamment foncé. Cela faisait tellement longtemps que je voulais une robe confortable en jersey… J’ai louché dessus depuis sa sortie et j’avoue avoir été tenter immédiatement par le patron. il m’a fallu tout mon self contrôle pour ne pas craquer, sachant que j’avais cette matinée avec les Bobines prévue. Bref, l’attente a été récompensée et j’étais ravie, ravie. regardez par vous même, elle est parfaite, elle ne me fait pas ressembler à un sac, mais ne marque pas la taille (c’est à dire : ne fait pas ressortir le ventre) et ne boudine pas.

Les manches sont super confortables, un peu chauve-souris, ou dit-on kimono ?

Evidence manches

Mais, même si elles sont larges et confortables, elles peuvent sans problème passer sous un gilet.

Evidence aec gilet

 

Bilan :

Techniques : Aucune. J’ai quand même élargie la taille aux hanches en reliant juste les lignes. Je l’ai cousue à la machine à coudre, au point droit. Mon tissu n’étant pas tellement stretch. Mais je suis sûre qu’à la surjeteuse, ce sera encore plus facile et plus rapide. Cela dit, j’avoue ne pas avoir aimer coudre le jersey à la machine. C’est plus long, mais surtout, c’est nettement moins propre qu’à la surjeteuse.

Confort : Extrêmement confortable. En plus, mon jersey est doublé en polaire doudou. Un vrai pyjama !

Style : Je l’adore et j’en ai eu des compliments. On m’a même demandée si je l’avais acheté dans le commerce et une des mes collègues m’a demandée de lui coudre la même. Elle a une coupe quand même très flatteuse. Elle ne moule rien, mais reste correctement ajustée. Elle ne fait pas boule mais est très légèrement resserrée en bas. J’adore ! Les emmanchures ne me serrent pas (#teamgrosbras forever !)

Economie : patron, compris dans le prix du cours, mais en pdf, moins de 10 euros. Tissu environ 30€.

Coup de coeur ? Oh oui ! J’en veux d’autres, j’en veux d’autres ! Plus colorées. Et je suis jalouse sur Lyon, trouver des jolis jersey, c’est mission impossible.

Couture

Ma Sister Mini.

Il y a un peu trop longtemps que je n’ai rien écris dans ce blog. A ma décharge, mes parents sont partis en voyage et avaient besoin d’un appareil photo. Comme je suis une bonne fille, je leur ai prêté le mien. Du coup, je ne pouvais pas poster de photo de ma nouvelle jupe, déjà portée, validée, admirée. Pas de réelle surprise, car il s’agit d’un patron qui a fait ses preuves, c’est à dire la Sister Mini by Vanessa Pouzet. Je l’ai coupée dans un beau velours bleu canard clair, acheté à la vente de tissus d’Angès B. en juillet. Je le trouve magnifique et d’une grande qualité.

Sister Mini face 2

Comme j’ai pris un peu beaucoup de ventre, la jupe a tendance à remonter pour se placer en taille haute. Elle est donc un peu courte. Normal, me diriez-vous, c’est une mini-jupe.

Sister Mini de face

Je pensais que je n’assumerais pas forcément, surtout au travail, mais en fait, avec des collants épais et un gilet long, ça passe sans problème.

Sister mini avec gilet long

En tout cas, c’est une jupe très facile à coudre et je la recommande pour une débutante. Les explications sont très claires et elle est entièrement doublée. Cela lui donne de belles finitions.

 

Bilan :

Techniques : La pose du zip séparable. Ma foi, j’ai toujours un peu d’angoisse lorsque je pose un zip et là, il n’est pas cousu à égale distance des deux côtés. Je vivrai avec, mais je crois que la prochaine fois, je le bâtirai. C’est la seule solution pour qu’il ne bouge pas au moment de la couture. En tout cas, bravo pour les explications pour poser la doublure, je les ai trouvé hyper claires et l’intérieur de la jupe est du coup impec’.

Confort : Assez confortable en fait, Elle me boudine un peu en fin de journée (j’ai dis que j’avais pris un peu de ventre, non ?)

Style : Super jolie ! On m’en fait compliment. Le zip surtout lui donne un côté moderne. Perso, ce qui m’a fait coudre ce modèle, ce sont les deux pans arrondis sur le devant.

Economie : patron 6,9€, Tissu 0,55 cm à 2,5€ + zip à 4,50€ = 13,90€, assez imbattable, je dois dire.

Coup de coeur ? Et bien oui. Parce que j’ai très envie de m’en coudre une autre dans le même velours mais camel. C’est une jupe que j’enfile sans me poser de question mais je sais qu’elle va faire son petit effet et ça, c’est toujours agréable !

Couture

Trop Top, première cousette 2018.

Voici ma première cousette de l’année 2018 ! Un Trop Top, mais en chaîne et trame.

Trop top porté atelier Brnuette

Un total look Ivanne S. en 1001 perles et trop top. 

J’ai coupé l’un de mes précieux, c’est à dire un très joli tissu d’Atelier Brunette. D’habitude, je n’aime pas l’orange, mais là, impossible de résister, c’est sympa aussi de se décider pour des couleurs qui me sortent de ma zone de confort !

 

Trop top face atelier BrunetteJPG

Je trouve qu’en chaîne et trame, le côté « carré » est plus prononcé que pour mes Trop Top en jersey. J’ai mesuré mon patron pour faire les ajustements que j’estime nécessaire : j’ai abaissé les pinces de poitrine de 6cm, vérifié que la largeur des manches était ok et la longueur du vêtement fini aussi. Après mesure du patron, j’ai constaté qu’en largeur, aucun souci et en longueur aussi. Du coup, j’ai même omis de rajouter les marges pour les ourlets.

Par contre, j’ai bien vu qu’une fois fini, ce top allait être large. Mais je ne pensais pas que ce serait à ce point. En plus, j’ai du mal coupé mon patron, car les emmanchures étaient plus larges que les manches. Et au vu de la coupe, il ne peut être question d’embu à résorber. Donc, les manches sont froncées. Rien de gênant cela dit même si j’aurai du mieux les répartir.

Trop top côté atelier Brunette

J’adore la forme liquette ! 

En vrai, j’ai fais les photos après avoir porté ce top une journée. Il aurait donc fallu le repasser, désolée, vous l’avez dans son jus. Résultat, je n’ai pas du tout été serré à l’usage, au contraire, j’avais un petit peu peur, vu que c’est du chaîne et trame, et ce coton est bien confortable, léger et doux. Par contre, je trouve que la forme ne me met pas spécialement en valeur. Même les pinces ne servent pas à grand chose, j’aurai aussi bien pu ne pas les coudre. Je l’ai porté rentré dans la jupe et sous une veste et ça passe. Après, je me dis qu’il s’agit d’une version de feignasse (oui, je fais une toile portable en tissu Atelier Brunette, ça fait un peu snob, j’avoue). Je n’ai pas cousu les multiples options proposées par le patron : je n’ai pas fais la jolie boutonnière du dos, posé un col ou un volant, non, rien de rien, juste les manches longues.

 

si

Couture

Trop top, dernière cousette de 2017.

J’aurai mis du temps à coudre et à poster ces trois petits hauts. Je ne sais pas s’il est vraiment besoin de présenter le Trop top d’Ivanne S. Ici, je vous présente la version en jersey avec encolure extensible et manches courtes à revers. Les trois ont été cousu rapidement avec 1m de jersey. C’est un bon moyen d’utiliser des coupons ou des chutes de tissu et cela m’a permis de vider un peu mon stock à moindre effort.

Trop top jersey gris

Ici, il s’agit d’un jersey gris de Mondial Tissu acheté… je ne sais plus quand, ni à quel prix. Il s’agit d’un reste de ma toile de jupe Brume.

Trop top jersey viscose pois

Ici, c’est un jersey de viscose noir à petits pois clairs acheté 1€ le mètre dans un vide-atelier.

Trop top Jersey étoiles

Enfin le dernier cousu dans un beau jersey de coton aux couleurs qui m’ont beaucoup plu, également acheté 1€ le mètre dans le même vide-grenier.

Que dire de plus sur ces trois cousettes ? Elles ont été très rapides à faire, entièrement à la surjeteuse et cousues à la suite. Le tout en 2h00. Ce qui m’a prit le plus de temps, finalement, ce sont les ourlets doubles et les points à la main pour fixer les revers. Je pense que je ne parais pas très enthousiaste à propos de ce modèle mais en réalité, c’était un moyen de tester cette version en tissu extensible et surtout, ces trois petits hauts ont été cousus pour enfin me débarrasser de ces trois coupons de jersey qui encombraient mon stock.

 

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, je dois dire, c’est un modèle très facile à coudre. Par contre, par erreur, j’ai choisi de coudre des encolures pour tissus extensibles au lieu de très extensibles. Et du coup, je trouve les encolures un peu trop lâches. Pour l’anecdote, j’ai discuté avec une professionnelle qui m’a vantée les mérites de la recouvreuse. Je lui ai répondu que ma machine à coudre gérait sans souci l’aiguille double et que, bon… une recouvreuse… Donc bien sûr, ma machine a eu un peu plus de mal à gérer l’aiguille double pour le Trop top étoiles. Je pense que c’est du à la qualité de mon fil. Pour une fois, ce n’était pas un fil Mettler ou Gutterman. Ceci explique sans doute cela.

Confort : Il n’y a pas à dire, même si le jersey de coton est moins souple que le jersey de viscose, je trouve que le toucher que le jersey de coton est bien plus douillet et agréable.

Style : Je trouve que le trop-top a un petit côté boîte. Il est tout droit et très facile à coudre. Je me suis demandée si le modèle me plaisait… Je pense surtout qu’il est super confortable et que je serai très contente de les porter pendant les étés chauds. De par sa forme de « boîte », le modèle est coupé large et se porte donc un peu loose, ça sera donc parfait pendant l’été.

Economie : patron 8,5€ je crois et nous connaissons toutes les qualités des patrons d’Ivanne S (versatilité, très bien expliqués etc.) et du coup, 12€ le jersey gris, 2€ les deux autres jerseys.

Coup de coeur ? Oui et non. Ce n’est pas la forme qui me met le plus en valeur, je trouve, mais je l’aime beaucoup : il est peu coûteux en tissu, est très rapide à faire et somme toute, est vraiment intemporel. Je pense donc que j’en referai à l’occasion.

 

Blog, Couture

Je couds ma garde-robe capsule 2017 : Le bilan.

Tout au long de l’année, j’ai cousu, enfin je me suis efforcée de coudre, ma garde-robe capsule 2017 selon une géniale idée de Clo. Le principe était simple, coudre un projet différent par mois. Pour rappel, j’avais détaillé mon projet ici.

12 mois, 12 pièces. J’en ai fais 6 :

  • Un haut en jersey, soit le plantain au le mois de Janvier
  • Une jupe Brume le mois de Février
  • Un pantalon de pyjama le mois de Mars pour la lingerie
  • Un haut chaîne et trame, la blouse Mélusine pour Avril
  • La robe Burda du mois d’Août
  • La cape Burda en guise de manteau pour Septembre.

Il manque :

  • La combinaison
  • Le chemise
  • La veste
  • Le maillot de bain
  • Un short
  • Le pantalon

Si je fais un bilan comptable, c’est un échec car je n’aurai réussi à mener que 6 projets sur 12. De plus, tous les projets dont la technique me faisait un peu peur ou bien que je ne porte pas habituellement se sont retrouvés abandonnés. Par exemple, la combinaison ou le maillot de bain n’ont pas de place dans ma penderie, je ne les ai pas cousu. Mais je n’ai pas trop chercher d’alternative à ces deux projets non plus.

Quant aux autres projets, ce sont les points techniques qui m’ont bloqué. Sur ce coup, j’ai été trouillarde, c’est aussi simple que ça. La patte de boutonnage ou la braguette me font peur, je l’avoue. De même, je ne suis pas encore à l’aise avec les zip et la pose des doublures. Ca va venir, c’est sûr, je vais m’y attaquer, mais cela n’a pas été pour cette année.

Si je fais un bilan couture, je suis assez contente. Chaque vêtement s’est naturellement intégré dans ma garde-robe et tous ont été portés plusieurs fois, lavés, repassés… En parallèle avec ce projet, j’ai aussi décidé de ne plus acheter de vêtements du commerce, mise à part les sous-vêtements, et pour le moment, je m’y tiens. Tous ces vêtements sont assez solides. Ce qui prouve que j’ai quand même réussi à m’améliorer dans la couture et les finitions. Au fur et à mesure de l’année, je précise aussi que j’ai commencé à m’intéressée aux ajustements et ils deviennent systématiques. J’ai de la chance, je ne suis pas trop cambrée, ma ligne d’épaule semble être normale également. Par contre, je suis grande : je dois faire attention à la stature, je vérifie que les pinces tombent bien et j’ai de gros bras, j’élargis systématiquement les manches, c’est vexant, mais ça marche. Mes vêtements ainsi cousus me demandent donc un peu plus de préparation mais comment dire, ils sont tellement confortables. C’est incroyable cette différence avec les vêtements du commerce !

Si je fais un bilan autre que couture et comptable, c’est à dire, le reste, le résultat est… incomparable. Ce challenge « Je couds ma garde-robe capsule 2017 » m’a permis de me poser en couture. Je m’explique : il fallait prévoir, choisir et réaliser 12 projets.

Prévoir, c’est peut-être ce qui a été le plus difficile. En effet, je suis partie en début d’année avec pas mal d’ambition. La réalité m’a rapidement rattrapée et certains projets étaient très simples et cousus rapidement pour tenir les délais. D’ailleurs, je me suis rendue compte que finalement, je marche bien aux échéances.

Choisir aussi a été dur. Tant de patrons sortent tous les ans… Par contre, avec ce programme, j’ai pu m’extirper de la spirale « un jour, un patron ». Je ne suis pas en no-buy, ça marche peu pour moi, mais je me suis efforcée d’être raisonnable et de coudre en priorité les patrons déjà en ma possession.

Réaliser. Pas facile de se motiver pour coudre alors que zoner sur son canapé en regardant la télé est tellement plus facile. Attention, je ne juge pas les personnes qui zonent sur leur canapé en regardant la télé, chacun sa vie, chacun ses choix et tous sont respectables. Ici, je ne parle que de moi. Je me suis rendue compte que me forcer à coudre (oui, certains jours, il fallait que je me force à coudre, un comble lorsque l’on sait que la couture est un simple loisir pour moi) m’a sauvée. Je sais, écrire cela est un peu ridicule et/ou grandiloquent, mais c’est la vérité. Je rends grâce tous les jours d’être une personne créative et d’avoir découvert la couture. Certains jours, j’avais le choix entre broyer du noir, ressasser certaines choses ou coudre et honnêtement, coudre est une bien meilleure option. Coudre m’occupe, coudre m’aide à exprimer la partie créative en moi, coudre me rend fière de moi. J’ai quand même zoné devant la télé. Vous vous en doutiez, parce que sinon, j’aurai cousu mes 12 projets au lieu de 6^^.

En conclusion, je suis tellement, tellement contente de m’être engagée dans ce projet. Et comme dirai une certaine Cristina : et vive la couture ! Et vive la couture !

 

Couture

1001 perles, la jupe qui n’aurait pas du être…

Le titre est un peu un non-sens, je l’avoue.

Enchantée par le patron 1001 perles, j’ai décidé de la coudre dans un tissu contenant de la laine et de la doubler. L’an dernier, lors de la vente de tissu Agnès B, j’avais pris 1m d’un joli lainage fin à petits carreaux noirs et gris. Ayant plutôt bien réussi mes deux premières jupes ici et ici, j’ai eu des idées de grandeurs. J’ai décidé de poser un passepoil noir aux poches et à la ceinture. Bref, sur le papier, tout était bon : un patron maîtrisé et déjà cousu, un joli projet, n’est-ce pas ? Mais, comme vous le savez, ça ne marche pas comme ça dans la réalité…

La première difficulté (oui, il y en a eu plusieurs), a été un gros décalage dans la quantité de tissu entre les poches et le devant. Alors oui, dans mes autres versions, il y a eu aussi un petit souci, mais pas à ce point là. Bon, c’était facilement rattrapable, j’ai bien fixé les poches au devant et j’ai coupé au ras du haut de la jupe de devant.

 

 

La jupe était entièrement surfilée, le passepoil posé et j’étais sûre que cela allait donner un effet boeuf ! Mais c’est là qu’est survenue la deuxième difficulté : le tissu. A un moment, en manipulant la jupe, j’ai remarqué plusieurs petits trous :

Petit trou de tissu 1001 perlesGros plan trou tissu 1001 perles

Là, je me suis dis: mon dieu des mites !!!! En fait, non. Les griffes d’entraînement de la machine ont fait ces trous. Pas les mites. Donc, le tissu était tellement fragile qu’un passage sous le pied de biche l’écorchait et le déchirait. J’avais un mètre de tissu en tout et pour tout, il y avait plusieurs petits trous parsemant la jupe, je me suis souvenue que m’acharner sur un projet n’est pas spécialement positif, alors, la mort dans l’âme, je l’ai mis à la poubelle. La question que je me suis posée ensuite, était : que faire ? Choisir un autre tissu pardi !! Toujours de la même vente Agnès B, j’avais mis la main sur un joli lainage moins fluide, mais tout de même fin, avec un joli tombé et assez souple. J’avais tenté de coudre une robe Vogue et ça n’avait pas marché, la robe était informe et les retouches dépassaient de loin mes petites compétences. Il m’en restait tout de même plus de 3m. j’en avais pris en quantité parce que le tissu était parsemé de déchirures, bien visibles. J’en ai repéré quelques uns, j’ai appliqué mon patron et coupé le tissu. J’ai assemblé la jupe, posé un passepoil… Tout ça pour me rendre compte que deux petits trous s’étalaient en plein milieu de devant et de l’arrière de la jupe. J’ai serré les dents, recoupé mon tissu, décousu les poches et tout recousu. Sauf que l’énervement me prenant, j’ai décidé de laisser tomber le passepoil.

1001 perles laine 1

La jupe était presque finie, genre il manquait les ourlets et les smocks de la ceinture. Là, la machine, ma précieuse Joséphine a décidé de tomber en panne. Peut-être qu’elle aussi en avait assez de ce projet ? En tout cas, il a fallu mettre ce projet de côté le temps de la réparation. Je dois avouer que Singer a été très rapide puisqu’en 24 heures, je retrouvais ma machine impeccable. Du coup, pour que ce projet ne devienne pas un projet-boulet, j’ai fini les coutures manquantes et j’ai décidé de la bloguer dans la foulée. Et je me sens soulagée !! Vous n’avez pas idée.

1001 perles laine dos1001 perles laine 41001 perles laine 31001 perles laine 2

Je la porte ici avec ma blouse Cézembre en double gaze, que j’aime tellement. J’ai fais des essais : dessus, rentrée dans la ceinture… Je trouve que « rentrer » est plus joli.

Elle est toujours aussi confortable et le tissu choisi va très bien. J’ai donc doublée la jupe et je dois dire que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris dans le pas-à-pas. Je crois que j’ai fais quelques coutures de trop, mais elle est fixée. Je me suis souvenue pourquoi je détestais coudre le bemberg, même si j’avoue que le résultat est top.

Doublure 1001 perles.JPG

Bilan :

Techniques : utilisation d’un pied spécial qui permet de coudre dans une couture déjà exécuté. Mais comme il fait gagner du temps !!!! Après toutes ces péripéties, je ne voulais faire aucune couture main et bien, là, impec !

Confort : je ne vais pas revenir sur le confort de cette jupe, c’est son gros avantage. La laine et la doublure doivent en plus la rendre chaude pour cette hiver, c’est parfait.

Style : du coup, c’est une version très simple et pas très ambitieuse, mais au moins elle est finie et ça fait du bien.

Economie : patron déjà en ma possession. Le premier tissu 1m à 5€ et le deuxième tissu, j’ai utilisé environ 1,5m à 7,5€, moins d’1m de bemberg à 1€ le mètre, la jupe m’est revenue, même en gaspillant du tissu, à un prix imbattable, 13,5€.

Coup de coeur ? je pense que nous allons vivre de jolies journées d’hiver mais je pense que ça suffit. J’en ai cousu 3, je pense attendre un peu avant de ressortir mon patron. J’aime porter des jupes et il y a plein de modèles qui n’attendent que moi !

 

Couture

Ma robe Vogue, mon nouveau vêtement préféré !

Oulah, cette robe, elle aura mis du temps à voir le jour et je le regrette. Que je vous explique. Au CSF 2016, j’ai été visité le stand Louis Antoinette Paris, j’avais en tête la robe La Parisienne. Bon, ça a été un gros ratage, comme vous pourrez le lire dans un précédent article de blog. Mais sur le stand de la marque, j’ai acheté un patron, celui de la robe Vogue, un peu par hasard, je dois dire. Sur le stand de cousette, j’ai acheté de la flanelle de coton. Une fois rentrée chez moi, je l’ai lavée et rangée. Puis je me suis lancée dans la couture de La Parisienne avec le succès que l’on sait. Après, il y a eu d’autres cousettes, d’autres projets…

Pendant les vacances de Toussaint, j’ai débuté cette robe mais, m’étant lancé dans le Nano, je l’ai laissée de côté. Je ne l’ai fini qu’à la fin du mois. La voilà.

Robe Vogue LAP

Que dire de plus sur cette robe ? Que j’adore sa coupe un peu loose ? Que les poches avec les petits plis sont irrésistibles, que le montage est terriblement astucieux ? C’est une robe facile à coudre. La seule partie un peu technique est le zip invisible dans le dos. Ici, il est bien posé et invisible, sauf qu’il y a un empiècement dans le dos et qu’il ne se retrouve pas à la même hauteur, il y a un léger décalage, rien de bien grave cela dit. Je me suis demandée si je devais découdre/recoudre, mais depuis quelques temps, j’ai pris la décision de laisser courir. Je me suis rendue compte que mon perfectionnisme pouvait être handicapant. Tout d’abord, il m’empêche de me lancer dans des projets, de faire des choses, puis il me décourage. Je perds beaucoup de temps à coudre et à découdre et ce n’est pas ce qu’il y a de plus plaisant dans la couture.

En tout cas,  la robe est superbe. Tout en étant accessible, elle est pleine de petits détails sympas, comme les plis des poches ou des manches. Le tissu est une pure merveille. C’est une flanelle de coton bien douillette et chaude. Aussitôt cousue, aussitôt portée. Elle est en train de devenir ma robe préférée pour cet hiver. J’ai quand même essayé d’être la plus soigneuse possible en faisant de jolies finitions. J’ai d’ailleurs eu un souci de surjeteuse. J’ai eu, pour la première fois, des surjets complètement déréglés. Je me suis rendue compte, mais trop tard, que je n’avais pas passé le fil dans un des disques de tension. Pas étonnant que mes surjets aient été aussi lâches. Il a fallu que je les recommence, cette fois-ci tout à rouler. J’en ai profité pour bien visualiser l’endroit où coupe mon couteau, afin de bien positionner mon tissu, j’ai aussi pris le temps de voir comment placer mes mains et mon tissu pour surjeter en courbe.

L’effet loose est assez prononcé. En me servant du tableau des mesures, j’ai coupé une taille 44 (moment de déprime !), du coup, je me demande si la prochaine ne sera pas couper en taille 42. J’ai un peu peur de « l’effet sac ».

Robe Vogue LAP profil

Je l’ai rallongé sous le genou (je me demande si je ne l’ai pas trop rallongée du coup) afin qu’elle soit travail-compatible. J’ai aussi agrandit la largeur des manches. C’est un peu systématique mais en plus, j’ai bien remarqué avec La Parisienne, que Louis Antoinette Paris fittait ses manches. Moi, j’aime bien être à l’aise, en plus, je suis toujours en train de faire des grands gestes en face des élèves, donc, je me suis renseignée et j’ai fais un ajustement. J’ai aussi rallongé le buste d’1cm pour que les découpes princesses tombent pile poil. Je me rends bien compte que les ajustements sont indispensables pour qu’un vêtement cousu main tombe parfaitement.

Robe Vogue LAP 2

 

Bilan :

Techniques : le zip invisible. Oui c’est encore un sacré challenge, même avec un pied spécial.

Confort : la flanelle de coton est le tissu qui peut servir à coudre des pyjamas. Donc, j’ai l’impression de porter mon pyjama quand je porte cette robe. Elle est bien chaude en tout cas. Même non doublée, elle est très agréable à porter. Cela faisait longtemps qu’un tissu chaîne et trame ne m´avait pas donné un tel sentiment de confort.

Style : J’adore ! Les poches sont jolies et pratiques. La flanelle de coton à petits pois est superbe.

Economie : patron 15 et la flanelle est à 14€ le mètre. J’ai acheté 1,8m de tissu, ce qui revient à 40 euros la robe.

Coup de coeur ? Oui, je veux en coudre pleins ! Enfin, au moins encore une autre pour l’hiver et une pour l’été.

 

Couture

Un plantain rayé !

Hum ! Presqu’un mois sans écrire ici… Dépoussiérons un peu le blog, voulez-vous ! Je n’ai pas vu passer le mois de Novembre, la vie qui court, un week-end jeu de rôle intense, un NanoWrimo 2017 sur lequel je reviendrai… Bref, nous voilà déjà à la fin du mois.

Laissez-moi vous présenter une réalisation du mois passé. Un plantain. Un simple plantain, patron gratuit de Deer&Doe, facile et rapide à coudre.

Plantain rayé

J’aime vraiment tout dans le plantain. L’encolure dégagée et la forme évasée qui cache le ventre.

Plantain raccords

Et oui, j’ai géré les raccords !!!!! J’en suis très fière ! J’ai mis un temps fou à épingler le patron au tissu (merci la table haute) et j’ai fais une couture au point droit à la machine à coudre, comme un bâti (selon les conseils du podcast Madebycelinette, mais j’ai oublié le numéro de l’épisode). Sauf que j’ai cousu dans les marges de coutures afin que ce bâti soit pris dans les surjets.

 

Bilan :

Techniques : les raccords. Il faut bien prendre son temps. Je n’avais à me soucier que de raccords horizontaux, cela dit.

Confort : comme tout vêtement en jersey qui se respecte, c’est un véritable pyjama ! Par contre, je pense que c’est la première fois que je couds du jersey 100% coton. Il est bien moins élastique que le jersey de viscose, moins mou et surtout plus douillet. Le jersey de viscose donne un petit côté froid quand on enfile le vêtement. Ici, mon plantain est plus ferme. On ne le voit pas sur les photos, mais l’encolure fait un très léger pli. Rien de dramatique cela dit.

Style : rien à dire de plus : j’adore cette coupe. J’avais un peu peur de l’effet prisonnier avec les rayures noires sur fond gris, mais en fait, ça va.

Economie : patron gratuit et jersey à 1€ d’un vide-atelier (et il me reste du jersey !)

Coup de coeur ? Je pense que pleins de plantain m’attendent.