Couture

Arum. La déception.

Cela faisait un certain temps que je louchais sur la robe Arum de Deer and Doe. Quand je dis, un certain temps, c’est sûr puisque je parle ici de mes débuts en couture. Je me disais que j’étais bien bête d’essayer de coudre des vêtements compliqués alors que cette robe était facile et surtout jolie. J’ai mis du temps, mais j’ai acheté à l’Atelier de la Création un superbe satin de coton, avec un peu d’élasthane et d’une couleur à tomber ! Un rose framboise profond, somptueux. J’ai aussi acheté le patron de la robe d’occasion. Je voulais une jolie robe pour reprendre le travail, alors je me suis dis : combo gagnant.

Tellement jolie, des découpes superbes, et quand vous allez sur Instagram ou la blogo, je peux vous garantir que vous ne trouverez que de très belles cousettes. Donc je pose la question, solennellement : Que c’est-il passé, nom de nom ??? J’avais de si grands espoirs sur cette robe !

J’ai sélectionné avec soin ma taille en me basant sur les mesures du vêtement fini et j’ai sélectionné une taille 44. J’ai rallongé la robe pour qu’elle m’arrive aux genou, j’ai légèrement allongé le buste pour que les découpes princesses aillent bien, bref… ça m’a pris du temps mine de rien ! Voilà le résultat :

Robe Arume rouge fit général

Voilà le fit général. 

Robe Arum rouge de dos

Le dos, qui va bien.

 

Je ne ressemble pas à grand-chose dans cette robe. Le dos va à peu près, le devant, pas du tout ! Il est informe et les choses ont empiré lorsque j’ai décidé de faire un essayage. Impossible de passer les bras. Attention, je ne dis pas que je ne pliais pas les bras, j’ai dis que je ne passais pas les bras dans les manches. Donc, forcément, la robe n’était pas portable. J’ai réfléchi, me suis demandés si je devais ôter les manches. Puis j’ai décidé de rogner sur les marges de coutures. Dieu merci, chez Deer and Doe, elles sont de 1,5cm. J’ai cousu en laissant 0,5cm de marge, c’est peu. Mais du coup, plus de souci pour passer les manches, n’est-ce pas ? On voit bien que je porte la robe.

Par contre, coudre sur les marges de couture a engendré d’autres soucis : le moins grave, ça m’a donnée d’horribles finitions. J’ai pourtant réglé ma surjeteuse sur le surjet le plus étroit, mais ça a été compliqué. Or désormais, ne pas faire de jolies finitions me donne le sentiment d’avoir rater mon vêtement. Le souci le plus grave est que mes modifications ont déformé l’encolure. Et bien sûr, je ne suis pas suffisamment expérimentée pour avoir anticiper ce qui suit : la parmenture n’allait plus sur l’encolure et je me suis retrouvée avec de l’embu. Que je n’ai pas su gérer, soyons honnête. Je n’ai même pas su d’où venait ce surplus de tissu. C’est après avoir tout cousu, vu que c’était laid, que je me suis posée pour réfléchir un peu sur cette encolure.

Surtout que… dans le livret d’explications, il était noté que l’on pouvait soit finir avec une parmenture, soit finir avec un biais. Je préfère de beaucoup la finition avec un biais. J’ai fouillé dans mes chutes, trouvé un tissu plus clair et fin, fabriqué mon biais et posé. Impossible de poser correctement mon biais. Quand ça veut pas, ça veut pas. Du coup, voulant finir la robe avant de partir en vacances, j’ai rageusement découpé ma parmenture, thermocollée, assemblée et cousu.

 

Robe Arum rouge de face

Petit zoom sur l’encolure.

 

Bilan :

Techniques : Il aurait fallu que je sache comment élargir des manches kimonos… Je ne savais pas. Ca se voit !

Confort : Je ne peux rien dire car je n ‘ai pas porté la robe.

Style : Elle ne ressemble à rien sur moi. Un sac. Et ça ne peut pas rendre justice au patron.

Economie : 12 euros de patrons et 30 euros de tissu. J’ai remarqué que je loupe toujours les vêtements que je couds dans les tissus les plus chers.

Finitions : Simplement surjetée. Ourlet à la machine. Je ne suis pas tellement contente avec mes finitions.

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Couture

Une (grosse) floraison

Ah, y a de la fleu-fleur. Et de la bien voyante… Depuis mes débuts en couture, je suis assez mal à l’aise avec les tissus imprimés. Je les trouve voyants et je ne suis pas sûre de les assumer au quotidien. Je couds essentiellement de la rayure pour le challenge des raccords, mais depuis quelques temps, je ne sais pas, peut-être suis-je plus sûre de moi ? J’ai envie de tenter les motifs. Au marché des tissus, j’ai acheté des jerseys à motifs et j’adore les porter. C’est au même endroit que j’ai trouvé ce coupon. J’ai été sans force devant le prix (pour le coup, il n’était pas très cher). Je me suis dis que le fond gris lui donnait un côté neutre. J’aime le rouge et j’ai trouvé que les coquelicots lui donnaient un air estival. Je voulais me coudre deux plantains dedans et puis j’ai décidé de tenter le coup de la robe plantain. Tout le monde l’a cousue et le tuto est sur le site de Deer and Doe. Je n’en ai pas fait une robe baby-doll, parce que je ne trouve pas que cette forme m’avantage. J’ai donc juste abaissé la ligne de taille en me basant sur la Indis. La jupe a été formée avec deux rectangles et j’ai froncé à l’aide du framilastic.

Petit aparté à ce sujet. J’ai tenté les fronces avec le différentiel de ma surjeteuse, ça a été un gros échec. Le framilastic a parfaitement rempli sa fonction. Par contre, j’ai commis une erreur bête. Je l’ai posé au jugé. Si c’était à refaire, je mettrai des repères à chaque quart de tissu pour mieux répartir les fronces. Là, elles sont réparties au petit bonheur la chance. J’ai justement eu de la chance, ça ne se voit pas trop et finalement le résultat ne paraît pas trop irrégulier.

Robe plantain coquelicots

La forme  générale

Robe plantain coquelicots les fronces

Les coquelicots sont énooormes. Mais je les trouve très beaux. 

Robe plantain coquelicots de dos

Le dos. Je n’ai fais aucun raccord. 

Robe plantain coquelicots fit général

Être à l’aise, c’est important. 

Robe plantain coquelicots tissu

La taille est basse, à savoir en-dessous de ma taille naturelle. 

Robe plantain coquelicots encolure

Encolure remontée de 2,5cm.

 

Bilan :

Techniques : Faire des fronces sur du jersey en me servant de Framilastic. Pas si évident.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’aime ce genre de robe et les fleurs ne jurent pas pour l’été. Je suis toujours partie de mon patron plantain avec l’encolure modifiée.

Economie : Patron gratuit et 12€ de tissu.

Finitions: Surjeteuse et recouvreuse. Impec’

Et vous ? Vous osez l’imprimé, la couleur ? Vous osez plus depuis que vous cousez, ou pas ?

 

Couture

Robe Indis, robe chouchou…

Voici ma jolie robe d’été cousue dans une superbe viscose d’Atelier Brunette. Il s’agit du modèle Indis d’Urban Fairy Patterns. Je suis fan, fan d’Elsa que j’ai connu grâce à sa chaîne de couture sur YouTube. Elle a été la première à lancer des podcasts de couture et puis ensuite, elle a diversifié ses vidéos en enregistrant des trucs et astuces, que je trouve très pédagogique. Ensuite, elle a lancé sa marque de patron. Petit à petit, il y en a de plus en plus. Il y a au moins un an, elle a lancé un patron de robe Indis parfaite pour l’été. J’ai tout de suite craqué sur ce modèle que j’ai mis plus d’un an à coudre. Je vous le présente ici.

Indis de face

Il s’agit d’une robe de forme loose, avec de multiples possibilités de longueur de manches, 3/4, longues, de forme de jupes : demi-cercles, froncés. On peut aussi raccourcir la robe pour en faire une blouse avec une basque. Moi, je voulais une robe d’été que je pouvais porter pendant les grosses chaleurs, donc, pas trop prêt du corps, mais qui reste quand même un peu élégante. Normalement, la robe se coud avec une lavallière, mais je l’ai ôté parce qu’il s’agit ici d’une première version.

En plus, j’étais tombée en amour avec la collection d’été d’Atelier Brunette, Moonstone Pink. Je l’ai achetée chez Lil Weasel et je voyais bien une robe Indis dans ce tissu. Bref, du coup, comme je voulais ce tissu je l’ai acheté, mais c’est une viscose cher. Très cher, par rapport à mon budget habituel. Du coup, j’ai acheté le métrage pour une version sans lavallière, avec la jupe froncée, la robe la moins gourmande en tissu et la moins coûteuse du coup.

Indis de dos

Ici, vous voyez la robe de dos. Je l’ai enfilée et j’ai fais les photos dans la foulée. Comme vous pouvez le constater, la viscose se froisse, ce qui est normal, car c’est de la viscose, mais par contre, je ne trouve pas qu’elle se froisse plus qu’une autre. Après, je ne suis pas experte dans la couture de la viscose, ce n’est pas ma matière préférée. Par contre, pour celle-là, j’ai trouvé la matière incroyablement facile à coudre. A la fois épaisse et fluide. Avec un tombé juste parfait. Elle s’est coupée et cousue comme un rêve.

Indis de profil

Ici, il s’agit d’une photo de profil. La forme reste large mais pas complètement informe. Je ne voulais pas une forme trop loose, je ne suis pas sûre que ça aille à ma morphologie. Je me suis donc basée sur les mesures du vêtement fini et j’ai coupé une taille 42 au lieu de mon 44 habituel qui correspondait aux mesures de base. Et je ne le regrette pas, La robe reste seyante pour ma part tout en étant très confortable. Je l’ai portée un jour de fortes chaleurs, elle est validée.

Un petit mot sur le patron. Comme tous ceux d’Urban Fairy Patterns, c’est un bonheur à coudre car tout est prévu pour les ajustements. les lignes de longueurs sont clairement établies et les longueurs à rajouter aussi. C’est suffisamment rare pour le souligner

 

Bilan :

Techniques : Aucune. De la couture bonheur, sans rien changer. Le patron est nickel.

Confort : Pyjama secret !

Style : Idéal pour l’été. Mais je n’exclue pas de la recoudre pour la demi-saison.

Economie : 13,9 euros de patrons et 39,8 euros de tissu. Je pense qu’il s’agit de la robe la plus cher que j’ai jamais réalisé.

Finitions: Simplement surjetée. Ourlet à la machine.

 

 

Couture

Do you speak Burda ?

Il y a longtemps, très longtemps… non, il y a deux ans en vérité, j’ai mis au rebut un pantacourt en lin, de couleur naturelle. Il a vécu sa vie et m’a rendue de grands services en étant léger pendant les grosses chaleurs, en étant d’une couleur qui aille avec toutes les autres. Mais il est mort de sa belle mort, troué et usé jusqu’à la trame et au-delà. L’an dernier, il a fallu faire sans. Je n’étais pas motivée pour coudre une quelconque garde-robe d’été (je rappelle qu’il faisait 38 degrés à Lyon).

 Etant un bourreau de l’éducation nationale prof, les mois de juillet et d’août sont des mois de vacances où je traîne en vieux tee-shirt et vieux shorts usés, à la maison, à la campagne… Vous voyez bien pourquoi la couture d’été ne me motivait pas. Je vais même avouer que je n’achète presque jamais Burda des mois de juin à septembre. C’est dire ! Et puis, je ne sais pas pourquoi, cette année, la motivation est venue. Aurai-je des envies de style ? De mode ? Moi-même je suis choquée ! Me voilà donc exhumant mon seul et unique Burda d’été, soit celui de juillet 2016, acheté et jamais vraiment lu. Là, je tombe en arrêt sur le modèle 107-108. Soit un bermuda/short. Coup de foudre total ! En plus, expliqué en workshop. Ca m’a rassurée parce que parfois, les explications de Burda sont assez obscures. Il paraît que c’est un langage spécial et qu’il faut savoir le décrypter. Alors, vous, do you speak Burda couramment ?

Pour aller avec ce bermuda rêvé, justement, dans mon stock, vient d’entrer à l’insu de mon plein gré, un peu de lin fin, d’une couleur appelée bleu chinois, soit un très joli bleu foncé. Je l’ai acheté sur la boutique l’étoffe des héros. Les planètes sont alignées, non ? Il m’a quand même fallu un après-midi pour recopier le patron. Pourtant, comme le vêtement est proposé en workshop (soit un cours illustré), le patron apparaît en rose et doit donc être plus facile à recopier. Lolilol ! Si vous me permettez. J’ai terminé les bras en l’air, à tenter de recopier avec le plus d’exactitude possible le patron appliqué sur une fenêtre tellement il y avait des lignes partout qui se coupaient et se croisaient. On va dire que coudre permet de faire de l’exercice, n’est-ce pas ? Puis j’ai coupé mon tissu. Un des coupons faisait 1,3m mais je pense que le lin rétrécit vraiment au lavage parce que normalement, j’aurai eu de la marge, là, c’est rentré tout juste et j’ai du découper les doublures des poches dans un reste de seersucker bleu et blanc.

Je vous laisse avec des photos de face et de dos (on voit bien que je commence à me voûter). Les couleurs ne ressortent absolument pas. J’en ai fais plusieurs avec des éclairages différents mais ça ne donne rien. Du coup, je pense qu’il va me falloir investir dans des luminaires spécifiques. Je verrai à la rentrée. Mais je poste quand même ces photos pour que vous puissiez voir le fit. Je n’ai pas repassé le vêtement non plus parce que le lin se froisse mais le tombé reste très joli, je trouve.

Bermuda lin bleu face

(je viens de voir que j’ai oublié de couper un fil qui dépasse, vous m’excuserez)

 

Bermuda lin bleu dos

Rien à dire sur la couture. Elle a été très rapide et surtout archi simple. Je ne sais pas si c’est parce que le bermuda est noté 2 étoiles et demi, ou parce que je suis plus douée, mais j’ai tout compris et j’ai tout réussi. Une mention spéciale pour le montage de braguette expliqué par Burda. Très très simple, bien plus simple que pour le pantalon kaki de Modes et Travaux. J’en ai été épatée.

Je dois avouer que ce bermuda a été une couture-plaisir. Vous voyez, comme quand vous cousez que tout tombe bien. Les coutures sont simples, tout s’emboîte à la perfection et quand vous passez le vêtement, aucun ajustement n’est à faire. Je dois avouer que j’ai peu cousu de patrons Burda, mais à chaque fois, le vêtement est toujours bien tombé sans aucun ajustement à part la longueur des ourlets. Donc, oui, recopier Burda est fastidieux, parfois les explications sont obscures, mais en même temps, je gagne du temps car je n’ai jamais du modifier mon patron. Certains autres patrons me demandent presqu’une demi-journée de travail entre le décalquage et modifications. J’ai choisi la taille 44 qui correspond au tableau des mesures, je n’ai pas de regret car je déteste être serrée à la taille et j’aime être confortable dans mes vêtements surtout eux d’été. Par contre, j’ai eu un petit moment de frayeur. Je termine mes surjets en les brûlant. D’habitude, le fil de polyester s’enflamme et s’éteint rapidement. Et bien pas là, sous mes yeux stupéfaits, j’ai vu mon lin s’enflammer et brûler, heureusement sur les marges de couture. Je dois avouer que j’en suis rester bête. Je regardais le lin brûler, fascinée. Jusqu’à ce que je reprenne mes esprits éteigne le feu. Et j’ai eu de la chance, je l’ai brûlé sur ma planche à repasser ignifugée. Donc, il faut que je trouve un moyen aussi simple pour finir les surjets. Je trouve assez galère de rentrer les fils avec une grosses aiguille.

Lin brûlé

 

Bilan :

Techniques : La pose si simple de la braguette, la couture astucieuse des passants de ceinture.

Confort : Hyper confortable. Je deviens accro aux vêtements faits sur mesure. Je rajouterai que les patrons Burda sont ceux qui me demandent le moins de travail : aucun ajustement à faire, à part la longueur pour certain. Ici rien de rien. Le modèle est fait pour une stature de 1,68m. J’ai juste rallongé les jambes de 3cm. Et vous pouvez le voir, il n’est pas trop court.

Style : Tellement intemporel pour l’été. Très bien adapté pour les grosses chaleurs grâce au lin. Il se porte en ville comme en vacances à la campagne. Je suis ravie.

Economie : 1,3m de lin à 15euros, un zip à 3 euros. Je ne compte pas le patron qui fait parti d’un magazine. Le Bermuda me revient donc à 18 euros.

Couture

Pantalon lin kaki de chez Modes et Travaux

Dans ma (longue) liste d’Everest personnel, il y avait le pantalon et la braguette. C’est à l’occasion de la sortie d’un hors-série Modes et Travaux (je crois celui de mai, à vérifier, mais le magazine a fait le tour de la blogo couture) que j’ai eu le coup de foudre pour le pantalon. Et en plus, ce projet me permettait de liquider un coupon de lin kaki acheté il y a 2 ans environ, lorsque je débutais la couture et que j’avais programmé un voyage à Paris spécialement pour aller aux coupons de Saint-Pierre (véridique). Bon, j’avais aussi embarqué une copine dans l’histoire et on avait passé deux bons jours. Par contre, j’ai bien fais de décatir mon tissu parce que lin rétrécit pas mal et tout mon coupon y est passé.

Déjà, à l’époque, je rêvais d’un pantalon en lin. Je trouve que c’est une matière parfaite pour les grosses chaleurs. Ici, ce lin est un peu épais. Je l’ai déjà porté mais plutôt en soirée et il sera parfait pour la demi-saison.

Bref, voilà la bête :

Pantalon lin kaki face

L’originalité du modèle vient du lien à nouer devant et des grosses fronces au-dessus d’icelle (le lin se froisse, la preuve en image ci-dessus).

Je n’ai pas eu de difficultés majeurs lors de la cousette de ce pantalon et très peu d’ajustements. Par contre, j’ai juste eu des surprises : il y a un petit souci dans les mesures de la parmenture de la ceinture, il a fallu que je rajoute deux petites bandes de tissus sur les côtés, sinon, il y avait un manque. Et je ne pense pas que c’était volontaire.

Une autre surprise : la ceinture. Il a fallu que j’enlève près de 8 cm de largeur, sinon, elle ne passait pas par les passants. Enfin, au sujet des-dits passants, les instructions sont… lacunaires. « Coudre à 1,5cm, couper les surplus, retourner ». Impossible. Du coup, j’ai juste plié en deux, replié vers le milieu les bords et fait deux surpiqûres. Là, j’ai eu mes passants. Mais je me suis énervée pas mal. J’ai tenté le retourne-biais, l’épingle à nourrice, attacher un fil… rien. Je pense que ces deux petits détails n’auraient posé aucune difficulté avec un tissu plus fluide, mais le pantalon présenté dans le magazine est EN LIN, comment ont-ils fait ?

Pantalon lin kaki en pied

Il est hyper confortable et j’y suis bien à l’aise. Par contre, il faut bien placer la ceinture (je ne suis pas sûre d’y arriver complètement, d’ailleurs !). Parce que sinon, ça donne un pantalon sous la poitrine (genre Papi).

Pantalon lin kaki ceinture remontée

Bilan :

Techniques : La pose de la braguette (j’ai eu de l’aide et je ne suis même pas sûre d’avoir vraiment compris, à voir dans le futur). J’ai fais quelques points à la main pour fixer la parementure.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’adore le lin, j’adore le kaki, j’adore les pantalons larges. Peu importe si cette forme loose est peu flatteuse, je trouve que ce pantalon est à la fois cosy et pas trop casual.

Economie : Euh, le magazine 8,90 euros pour plein de patrons, 3m de lin à 15 euros. La braguette, 1,8 euros, donc prix imbattable.

Couture

Robe Clarisse et bilan couture…

Oui les deux sont liés. Attention, pavé !

J’ai eu un vrai coup de foudre pour la robe Clarisse de Chez Machine en regardant le podcast de Lise Tailor. La robe présentée était magnifique et je l’ai tout de suite imaginée en double-gaze. J’adore ce tissu. Ce n’est pas si difficile à coudre et c’est surtout très agréable à porter. Ici, c’est une double-gaze de Cousette. Il s’agit d’un échange et je tiens à souligner la gentillesse et le professionnalisme de cette boutique en ligne. En effet, j’avais commandé une superbe viscose, que je n’ai jamais reçu suite à un vol en boîte aux lettres. Et oui, nos boîte aux lettres sont régulièrement visitées et pillées, tout le quartier le savait, sauf moi, bon maintenant, moi aussi je le sais. Cousette a gentiment proposé un avoir parce que le tissu n’était plus en stock (j’avais la rage contre mon voleur, non, en fait, je crois que j’ai toujours la rage contre lui !). J’ai un peu laissé traîné mais lorsque les nouveautés pour l’été sont arrivées, j’ai été sans force devant cette couleur. Et quand j’ai reçu le tissu, j’étais encore plus contente. Seul mini-souci, il est un peu transparent, mais pas de souci, parce que mon patron désignée, la robe Clarisse, est doublée, du moins son haut.

Le tissu et le retour du soleil m’ont vraiment motivée à me bouger pour coudre ma jolie robe. J’ai donc imprimé le patron, je l’ai assemblé et j’ai procédé à des ajustements. Je mesure 1m74 et je voulais que la robe tombe correctement. J’ai mis une demi-journée pour faire les modifications. Et encore, impossible de savoir la stature du patron. Ce n’est pas dans le livret et je n’ai pas trouvé l’information sur le site. Donc, j’ai fais un peu au jugé. Le lendemain, je me suis fiée au tableau des mesures et j’ai coupé une taille 44. La seule chose que j’ai modifié c’est la largeur des manches, maintenant je ne prends plus de risque. J’ai commencé à coudre le haut et la doublure. Les découpes princesses et les pinces tombaient plutôt bien, tant mieux.

Par hasard, lors de l’atelier pour coudre mon gilet Complicité, j’ai rencontré la prof de couture qui officie au magasin. Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un bon ressenti et j’ai pris rendez-vous pour qu’elle m’explique enfin comment poser un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. Je suis arrivée avec ma robe pour un cours d’une durée de 2h et je suis restée la journée. La prof m’a tout fait découdre, recoudre, surjeter au fur et à mesure, m’a expliquée le montage d’une robe et comment coudre un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. C’était long. Mais voilà le résultat.

Clarisse devantClarisse côté

Douche froide ! En enfilant la robe pour la première fois, j’ai trouvé un je-ne-sais-quoi qui n’allait pas. Tout simplement je trouve que la robe ne me va pas. Elle ne me convient pas. Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. La robe est belle, elle est bien finie, le tissu est sensationnel, mais non, ça ne va pas. Je flotte dans le haut de la robe, l’encolure n’est pas plaquée et selon mes mouvements, on peut voir ma bretelle de soutien-gorge. A l’inverse, la robe me moulerait presque au niveau du ventre et de la taille (alors que j’ai fais très attention à ces mesures parce que quand on a du ventre comme moi, on s’efforce de ne pas le mouler).

Clarisse mains dans les poches

Et puis, je ne sais pas, la jupe, pourtant évasée comme j’aime, ne me va pas tellement non plus. Est-ce la double gaze ? Mais pourtant, c’est un tissu plutôt mou…

Clarisse forme de la jupe

Cette robe m’a énormément fait réfléchir à ma façon de coudre. Enfin surtout sur ma manière d’acheter des patrons. Ah et sinon, après deux mauvaises expériences,  finalement j’ai repris des cours de couture. Cet hiver, j’avais l’impression de ne rien apprendre de plus en couture, d’être maladroite, de faire des erreurs bêtes et je commençais à perdre confiance en moi. Là j’étais très contente d’avoir une prof pour me guider. Sincèrement. J’ai eu l’impression de progresser. Si jamais j’avais du coudre cette robe toute seule, je pense que j’aurai vraiment eu du mal, tant j’ai décousu/recousu. Certaines des explications n’étaient pas très claires pour moi.

Là où je pense vraiment m’être améliorée, ce sont les finitions. Ma prof a été intransigeante sur les finitions. Je me suis souvenue quand je débutais : les finitions avaient si peu d’importantes… Elles me faisaient perdre du temps pour finir mon vêtement. Alors qu’aujourd’hui, ce qui m’importe le plus, justement, ce sont les finitions. J’ai appris à les apprécier. Elles rendent le vêtement plus joli et plus durable. Et là, je vois bien que j’ai changé ma manière de coudre. Allez, je vais avoir l’audace de prétendre que j’ai progressé et du coup, bon bilan !

Clarisse intérieur

Et là, vous pouvez remarquer que j’ai fais les ajustements pour la robe et que j’ai oublié la doublure. Boulet !

Clarisse doublure haut

Le rendu est quand même plus joli

 

Clarisse doublure emmanchures

J’ai cousu la doublure aux emmanchures à la main. Avec des vrais points solides et jolis. j’étais fière. Et j’ai aussi cousu la doublure au zip de cette façon.

Clarisse doublure haut zip

Rendu impec’

 

Bilan :

Techniques : Coudre un zip invisible, coudre des jolis point à la main, surjeter en rond, arrêter un surjet, monter une robe…

Confort : La double-gaze est toujours aussi confortable à porter. L’encolure est trop lâche, la taille me serre, surtout vers la fin de la journée.

Style : euh, non, vraiment pas. Ce n’est pas une robe pour moi.

Economie : J’ai acheté le patron pour 9€ et j’ai commandé 2 mètres de double-gaze (il m’en reste un peu, pas de quoi faire un haut cependant) 29€, je crois que le zip valait 3€, cela met la robe à 41 euros.

Couture

Une Petite Robe… projet compliqué.

Pour ne pas dire boulet ! Ca m’a rendue triste.

J’avais déjà cousu ce modèle ici et j’en étais plutôt contente. Je m’étais toujours dis que je la recoudrai un jour et que j’abaisserai les pinces de poitrine parce qu’elles sont placées trop haut et du coup le corsage est moins confortable que prévu. Ayant fait quelques progrès en couture, j’ai effectivement ajusté la robe, impec’ ! J’étais assez fière de moi. Me souvenant de quelques déboires au montage, j’ai fais plus simple, j’ai cousu la robe, la doublure et j’ai tout assemblé par l’encolure en finissant de raccorder les poignets en cousant à la main.

J’ai mis du temps à la coudre parce que j’ai bien vu que ça n’allait pas. J’essayais cette robe au fur et à mesure et j’ai constaté que même avec les pinces terminant au bon endroit, le corsage m’entrave lorsque je bouge les bras. Or, je gesticule pas mal quand même. La forme fait un peu sac. C’est très dommage. La première fois que j’ai cousu ce modèle, mes mesures correspondaient à la taille 42. A part les pinces, la robe tombait très bien, Je la porte encore régulièrement. Aujourd’hui, mes mesures correspondent plutôt à une taille 44 voir 46 à la taille. Je me suis mesurée et j’ai coupé le tissu. Mais comme pour ma jupe Anémone, j’ai changé de volume en quelques jours et du coup, plus rien n’allait. La robe flottait littéralement autour de moi. Mais j’ai décousu, re-mesurer, re-cousu… La couture est l’école de la patience, n’est-ce pas ? Et c’est là où les choses se sont corsées, en dépit de tout mon travail, la robe est mal ajustée : elle flotte au dessus des pinces poitrine, mes hanches sont bien au large, mais je me sens serrée près des emmanchures et du ventre où les mesures correspondent. Je ne comprends pas du coup où est-ce que j’ai fais des erreurs.

Un peu découragée, j’ai choisi de coudre un zip visible et il est correctement posé grâce à un pied spécial zip, très étroit.  Je suis assez fière de la forme de mon encolure, bien plus carrée que la première version cousue. Par contre, j’ai utilisé un lainage, reste d’un très (trop ?) long coupon acheté chez Agnès B. Outre le fait qu’il s’effilochait à grande vitesse, il n’a pas la même tenu qu’un satin de coton et l’encolure baille devant et derrière,  peut-être aurai-je du entoiler ? En bref, je suis un peu déçue par le tomber de cette robe. Ca ne m’empêchera pas de la porter l’hiver prochain cela dit.

La Petite robe en laine de faceLa Petite robe en lainde de dos

Bilan :

Techniques : Coudre un zip visible avec mon nouveau pied étroit spécial zip. C’est génial, ça va tout seul !

Confort : Et bien bof bof… A voir cet hiver. Mais je pense qu’elle sera chaude et j’aime l’idée d’avoir une jolie robe en laine pour l »hiver prochain. C’est chose faite.

Style : Je la trouve très austère du coup. Mais elle est aussi classique et intemporelle, à mon humble avis.

Economie : patron pdf 5,90€ utilisé  pour la deuxième fois+tissu 5€ le mètre, et il en fallu 2m et de la doublure 2m à 1€ le mètre aussi, le zip venait d’un vêtement recyclé, donc la robe m’a coûtée 14,95 euros.

Couture

Une Anémone, patron regret mais joli patron.

C’est la reprise de la couture ! Après un mois de mars compliqué, je reprends le chemin de ce blog. J’ai quand même cousu durant avril, mais j’ai tardé à faire les photos, en même temps, vous allez voir, il y a eu des projets, qui sans être boulet, n’ont pas été totalement satisfaisants. Ainsi cette jupe Anémone.

Il s’agit d’un patron Deer and Doe mais qui est sorti de leur collection et je ne comprends pas pourquoi. Il s’agit d’une jupe (presque) parfaite. Elle est entièrement doublée et donne une ligne juste formidable, je l’aime beaucoup et je suis très contente d’avoir acheté le patron au bon moment. Pour la coudre, j’ai choisi un coton bleu marine assez épais et tout s’est très bien déroulé.

Jupe Anémone péplums

Ici, je vous montre les petits péplums qui donnent tout son charme à cette jupe. Comme le tissu était assez épais, je n’ai pas osé faire un ourlet et les ai terminé avec un roulotté, la finition est plutôt correcte ainsi.

J’ai fais deux erreurs sur cette jupe :

  • J’ai oublié de sous-piquer la doublure et du coup, elle ressort. On le voit bien sur la photo ci-dessous. Il faut donc que je tire dessus par l’intérieur. Evidemment, je m’en suis rendue compte après avoir dégarnit mes marges de coutures (tissu épais, donc, dégarnissage obligatoire). Il faudrait que je la fixe avec une sur-piqûre, mais là, j’ai eu un peu la trouille, parce qu’une surpiqûre se voit et qu’il faut donc qu’elle soit impeccable et régulière.

Jupe Anémone et la doublure

  • La deuxième erreur, enfin ce n’en est pas vraiment une, est mon incapacité à coudre un zip réellement invisible. J’ai acheté pourtant un pied spécial, sans réel progrès. Pourtant, une fois posé, le zip me semble invisible et dès que j’ai lavé la jupe et l’ai porté, il se voit vraiment. Le zip invisible, ma némésis couture.

Jupe Anémon zip non invisible

Enfin, tout en adorant cette jupe, sa forme, son confort, je dois avouer ne pas être satisfaite de cette cousette, pour une raison très simple : mes mesures. Je n’ai aucun explication. Je me mesure toujours avant de choisir la taille de mon patron et j’ai coupé la taille 46 qui correspondait à mon tour de taille (moment de solitude quand même, taille 46 !). Je l’ai cousu et essayé, elle tombait nickel. Paf, 1 semaine plus tard, elle était bien trop grande. Il aurait fallu que je coupe une taille 42, voire 40. J’ai « dégonflé » en une semaine, je ne vois pas d’autres explications. Ce qui signifie aussi que je « gonfle » (contrariant, tout ça !). Bref, il aurait fallut découdre les côtés de la jupe et la doublure, recouper et recoudre et honnêtement, la Sainte Flemme m’est tombée dessus, tant pis. Je l’ai quand même porté pas mal de fois, en rentrant mon pull à l’intérieur de la taille. Ca passe.

Jupe Anémone trop grande

Bilan :

Techniques : Le zip invisible que j’ai raté. Doubler une jupe et là, il suffit de se laisser guider par le cahier technique de Deer and Doe qui est très bien fait, comme d’habitude.

Confort : Plutôt bon, surtout qu’elle est un peu trop large. Mais en plus, rien ne vaut le sur-mesure pour rendre un vêtement confortable.

Style : J’adore tout dans cette robe ! La longueur, les péplums, la forme…

Economie : patron 14€ + tissu : de mon stock et assez cher de mémoire, mais là, impossible de me souvenir du prix.

Couture

Une Impatiente fleurie

Impatiente viscose à fleurs pose

C’est un article un peu court aujourd’hui, car j’ai cousu encore une impatiente. La troisième du nom, après une première fois, une deuxième. Bref, jamais deux sans trois et voilà donc la dernière. Je pense que j’ai bien rentabilisé mon patron !

Il y a quelques temps, je ne sais plus quand, j’ai acheté une jolie viscose à fleurs du vide-atelier des lubies de Louise, un des blogs que je suis régulièrement. J’ai tout de suite vu une impatiente avec ce motif. Par contre, je ne suis pas sûre de le recoudre (3 fois c’est suffisant, mais enfin, il ne faut jamais dire jamais.)

Impatiente viscose à fleurs de faceImpatiente viscose fleur largeurImatiente viscose à fleurs de côté

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, à part l’utilisation du fabulon pour couper et coudre la viscose. Ca change la vie (oui je sais, j’enfonce des portes ouvertes… ). J’ai aussi fabriqué un biais maison pour finir l’encolure, au lieu des parmentures. C’est vraiment ma finition préférée.

Confort : Hyper confortable, comme les autres, la viscose a un joli tombé en plus.

Style : Toujours aussi sympa. Mais à porter avec une jupe droite. La forme est évasée, donc, quand la jupe est aussi évasée, ce n’est pas joli (je le sais, j’ai testé).

Economie : patron 5€ (divisé par 3 fois, ça donne 1,66 euros) +tissu : euh ? moins de 10 euros, c’est sûr.

 

Couture

Evidente Evidence.

Oui oui, le jeu de mots est tellement facile !

J’ai eu une matinée de cours avec les Bobines Patterns pour coudre la robe Evidence, disponible là.

Outre la matinée très agréable, à papoter couture, j’ai pu coudre la robe Evidence. La voilà.

Evidence face

Ici, je la porte sans collant, je trouvais le tissu, acheté chez Toto, suffisamment foncé. Cela faisait tellement longtemps que je voulais une robe confortable en jersey… J’ai louché dessus depuis sa sortie et j’avoue avoir été tenter immédiatement par le patron. il m’a fallu tout mon self contrôle pour ne pas craquer, sachant que j’avais cette matinée avec les Bobines prévue. Bref, l’attente a été récompensée et j’étais ravie, ravie. regardez par vous même, elle est parfaite, elle ne me fait pas ressembler à un sac, mais ne marque pas la taille (c’est à dire : ne fait pas ressortir le ventre) et ne boudine pas.

Les manches sont super confortables, un peu chauve-souris, ou dit-on kimono ?

Evidence manches

Mais, même si elles sont larges et confortables, elles peuvent sans problème passer sous un gilet.

Evidence aec gilet

 

Bilan :

Techniques : Aucune. J’ai quand même élargie la taille aux hanches en reliant juste les lignes. Je l’ai cousue à la machine à coudre, au point droit. Mon tissu n’étant pas tellement stretch. Mais je suis sûre qu’à la surjeteuse, ce sera encore plus facile et plus rapide. Cela dit, j’avoue ne pas avoir aimer coudre le jersey à la machine. C’est plus long, mais surtout, c’est nettement moins propre qu’à la surjeteuse.

Confort : Extrêmement confortable. En plus, mon jersey est doublé en polaire doudou. Un vrai pyjama !

Style : Je l’adore et j’en ai eu des compliments. On m’a même demandée si je l’avais acheté dans le commerce et une des mes collègues m’a demandée de lui coudre la même. Elle a une coupe quand même très flatteuse. Elle ne moule rien, mais reste correctement ajustée. Elle ne fait pas boule mais est très légèrement resserrée en bas. J’adore ! Les emmanchures ne me serrent pas (#teamgrosbras forever !)

Economie : patron, compris dans le prix du cours, mais en pdf, moins de 10 euros. Tissu environ 30€.

Coup de coeur ? Oh oui ! J’en veux d’autres, j’en veux d’autres ! Plus colorées. Et je suis jalouse sur Lyon, trouver des jolis jersey, c’est mission impossible.