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Coudre du jersey dans le biais…

Je vous le dis tout de suite, c’est une très mauvaise idée…

Il s’agit du même patron que la tunique précédente en jersey gris. Il s’agit donc d’un modèle de la marque Simplicity. SI vous vous souvenez bien, la robe était coupée dans le droit-fil et « rebiquait ». Du coup, des couturières expérimentées m’avaient conseillée de la recoudre mais dans le droit fil. Il y a donc eu des ajustements :

  • Bernadette m’a descendue la taille à l’oeil. Vous avez bien lu, A L’OEIL !!! Elle m’a regardée et a modifié le patron et comme par hasard, la taille qu’elle a redessiné correspond exactement à MA taille naturelle… Truc de fou, n’est-ce pas !
  • Le col est en deux morceaux dans la longueur afin de tout caser dans mon coupon de tissu parce que je voulais l’économiser un peu. Le tissu est un jersey magnifique acheté chez Brin de talent, une boutique qui ne vend pas en ligne mais qui a des tissus incroyables. En plus, on est sur du jersey bio…

J’ai donc coupé le milieu devant et le milieu dos dans le biais, sans aucun souci. J’ai rajouté du thermocollant sur les liges d’épaules, puis j’ai assemblé ainsi que les manches. Premier essayage, une horreur, l’emmanchure était trop basse d’au moins 2cm, les poignets de manches tout autant. J’avoue avoir été très agacée mais j’ai pris mon courage à deux mains et décidé que j’étais débrouillarde. J’ai donc mis la robe sur l’envers et ensuite épinglé et redessiné l’emmanchure. J’ai cousu à la machine à coudre au point éclair et cela faisait une sorte de bec sur l’épaule. Mais j’avais mon surplus de tissu bien défini, j’ai donc décidé de donner un bel arrondi en supprimant ce bec causé par la couture par un coup de surjeteuse qui a redessiné l’emmanchure. Ça a marché sans problème.

Pour les manches, j’ai recousu dans la largeur, à hauteur du poignet et j’ai fais mourir la couture ajoutée dans la principale.

Ensuite, tout a roulé tout seul. Aucun problème, j’ai monté la robe au point de surjet 4 fils et l’ourlet du bas en point de recouvrement large. Ayant coupé dans le biais et ayant constaté un élargissement du vêtement, je me suis dis que j’allais laisser pendre la robe sur un cintre pendant 24h, cela a été 48h, finalement mais… surprise, surprise, je n’ai pas eu besoin de recouper le bas.

Je suis toujours aussi fan du col haut et des manches bouffantes.

Bilan :

Techniques : Couper du jersey dans le biais. Est-ce une bonne idée ? Je ne sais toujours pas.

Confort : Très confortable.

Style : Pour avoir coupé cette robe dans le biais, le bas de la robe fait une jolie ondulation. J’avoue que j’aime beaucoup, plus que le rajout d’un volant par exemple.

Economie : Patron déjà en ma possession. 2m80 de tissu à 18€75, ce qui fait une robe à 52€50, l’un des projets les plus chers jamais cousus mais cela reste raisonnable si on compare au prêt à porter.

Finitions : Recouvrement.

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Cielo ! Fantastico !

Cet été, Closet Case Pattern a sorti une collection « débutants compatibles », la « Rome Collection ». J’ai eu un énorme coup de coeur pour ces trois patrons et e l »ai immédiatement acheté pour une trentaine d’euros (j’ai bénéficié d’une offre de lancement avec une promotion -30%, je crois). J’ai tout de suite voulu tenter la Cielo dress à manches courtes. Il s’agit d’une robe droite avec des poches sur le devant. C’est le détail que j’ai le plus aimé. De plus, la robe comporte peu de pièces. D’ailleurs la pièce des poches avec ses arrondis m’a un peu laissée perplexe mais tout s’emboîte à la perfection, c’est un pur bonheur). J’ai lancé une opération impression à la chaîne (chaque patron arrive avec plusieurs options), j’ai ensuite assembler les pdf (ce que je déteste le plus, je crois), j’ai coupé et ensuite cousu.

La marque propose plusieurs bonnets et j’ai choisi le bonnet D en taille 10. Et c’est parfait en terme de carrure et de poitrine, je suis ravie, ravie… (un ajustement à ne plus faire, c’est trop bien !) Le vêtement fini mesure donc 113cm à la poitrine. C’est donc un vêtement avec une belle aisance positive sans faire un effet montgolfière.

J’avais un tissu en lin et polyester (à mon avis, plus de polyester que de lin, mais passons) d’un rouge brique (qui ne rend pas sur les photos, évidemment) à 2,5 euros le mètre. J’ai décidé de coudre ma robe dedans, sorte de toile portable. Je vous laisse voir le vêtement.

Je l’A-D-O-R-E, je l’A-D-O-R-E, je l’A-D-O-R-E… et je pourrai continuer à l’écrire. Cette robe est charmante, très agréable à porter, très agréable à coudre.

Je pense que je vais devenir une fan de Closet Case Pattern (une de plus !). Tout tombe parfaitement bien, mais vraiment tout. Les deux poches sur le devant ont un montage hyper astucieux et les finitions sont top. Je confirme que ces patrons ont été pensé pour les débutantes, il n’y a aucune difficulté, très peu de pièces à couper et à assembler… Pourtant il y a de jolis détails. Ainsi, si les poches font tout le style de la robe, de dos, on voit des petits empiècements aux épaules. Ce n’est pas grand chose, mais c’est à ce genre de petites choses que l’on trouve qu’un patron a ce petit quelque chose en plus.

Deux points à noter. J’ai cousu la robe telle qu’elle. Aucun ajustement, même au niveau de la taille. Le patron est fait pour une stature d’1m68, je mesure 1m74. Elle est donc assez courte.

Alors certes, je ne me balade pas tout le temps comme ça, mais dans ma profession, il m’arrive de lever les bras assez souvent, donc bon… ça fait très court !

Autre chose, si la carrure est bonne, je ressens une légère gêne en pose « génie ». Mais là, je ne prends pas cette position très souvent, alors ça passe.

Je trouve que la robe droite a de justes proportions : aucun effet montgolfière.

Les poches se plaquent bien sur le devant. Elles sont suffisamment profondes et larges pour être utiles tout en restant esthétiques. Les manches sont finies par un bracelet qui se redresse pour donner un petit revers. J’a-d-o-r-e aussi. Bref, un patron qui a tout juste.

Ici sur l’encolure, j’ai terminé par une bande de biais (ma finition préférée) mais pour les débutantes, des parmentures sont conseillées et comprises dans le patron.

Bilan :

Techniques : On va dire la pose d’un biais sur l’encolure. Je vais la refaire mais cette fois-ci je vais la rallonger de 6cm.

Confort : Très confortable ! Une robe droite. Par contre, mon tissu est un peu « piquant » et a un côté « plastique » qui ne rend pas cette robe aussi confortable qu’elle devrait être.

Style : Je trouve le style de cette robe parfaite. A la fois très casual et en même temps élégante.

Economie : 2m de tissu à 2,5 euros le mètre ! Soit une robe à 5 euros.

Finitions : Entièrement surjetée. Ourlet en double repli pour le bas.

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Charlie’s caftan.

Maintenant que la canicule est passée sur Lyon, je peux vous présenter ma garde-robe spéciale temps caniculaire. Je me dis qu’ainsi, elle est prête pour l’été prochain. J’ai eu un bel été, plein de paresse et de temps pour vivre lentement. J’ai beaucoup regardé Netflix. La couture dans tout ça ? Bof, bof… J’ai tenté de me mettre devant mes machines mais les projets ne m’ont pas satisfaite. Entre une sirocco ratée (article à venir) et une robe vintage Burda qui, bien que jolie, m’a un peu laissée sur ma faim, j’ai senti que mon sewjo (envie/motivation de coudre) allait se faire la malle. Bref, j’ai donc dégainé un patron acheté l’an passé et sur lequel je fondais des espoirs, le Charlie’s caftan de Closet Case Pattern. Projet réussi qui a remobilisé mon sewjo.

Je suis ravie de ma réalisation. J’ai eu un peu peur de me lancer dans ce projet, les patrons de Closet Case pattern sont réputés très bons mais visent plutôt un niveau intermédiaire. Et puis, à un moment, j’en ai eu assez de tergiverser. Je suis plutôt froussarde en couture, j’ai des difficultés à me lancer dans un projet parce que j’ai peur de ne pas le réussir et alors parfois je procrastine. C’est dommage et j’essaie de lutter contre. Du coup, je me suis secouée et j’ai décidé de tenter le tout pour le tout. le tissu employé est un mélange de lin/coton ou lin/polyester ou lin/viscose, acheté lors de la vente privée de tissus Avona à 3 euros le mètre. En regardant le patron et les explications, je les ai trouvé très très simples. A part deux grandes pinces partant du panneau central… Ah oui, le panneau central. Ma foi, j’ai eu des soucis mais c’est complètement ma faute.

Au moment de compter mes pièces de patron, je me suis rendue compte qu’il me manquait justement la pièce du panneau central. Certaines couturières auraient réimprimé. Je ne suis pas toutes les couturières. J’ai allumé mon ordinateur, ouvert le patron à 100%, pris les mesures de la pièce sur l’écran et retracé. Il ne s’agissait, après tout, que d’un rectangle. La pièce aurait-elle manqué d’exactitude ????????? Par contre, le tuto sur le site de la marque est très très bien conçu ! Je n’ai eu aucun souci pour coudre. Et j’ai éliminé la difficulté de doublure du panneau central en le fixant à la main. Et toc ! #teamfeignassedelimprimante.

J’ai choisi la taille 12 qui correspond à 97cm de tour de poitrine et 112cm pour le vêtement fini. Au départ, je voulais la version courte avec des fronces, mais finalement, j’ai choisi celle avec des pinces. Plus rapide et plus facile. Je considère ce caftan version 1, comme une toile largement portable. Le fit est bon. J’ai aussi choisi les manches les moins larges possibles et elles sont soutien-gorge compatible.

Le fit est bon en tout cas et je me sens à l’aise dedans. J’avais un peu peur de l’effet trop grand, mais pas du tout.

J’aime bien les manches kimonos du caftan. Il est doté de grandes poches très appréciables. Le décolleté, en V, est joli et bien pensé. Il est poitrine-compatible. Les finitions sont top que ce soit celles du panneau comme de celle de la fixation de la parmenture.

Bilan :

Techniques : Panneau central passepoilé. Je pense que lorsque je referai ce modèle, il faudra un léger ajustement. J’ai un buste long et je pense qu’il faudrait abaisser le panneau central de 3cm.

Confort : Pas encore porté car une fois finie, il s’est mit à faire 17 degrés sur Lyon… J’attend un peu plus de chaleur.

Style : Je ne suis pas fan de l’imprimé mais bon, je n’avais pas trop le choix au moment de l’achat. C’est une robe en tout cas très confortable, à porter pendant des moments de détente au coeur de l’été, tout en étant stylée. J’en suis très contente.

Economie : Patron pdf à 12 euros environ (14 dollars) et il les vaut largement. Moins de 2m de tissu à 3€ le mètre, soit une robe à moins de 6 euros.

Finitions : Machine à coudre et surjet 4 fils (je trouve que c’est plus joli). Pour les ourlets, je n’ai pas fait de double rentrée mais j’ai surjeté et fait un pli simple.

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Mon défi Burda #10 (août 2019), en retard.

Je vous présente, en retard, mon projet cousu dans le cadre du défi Burda organisé par Zélie Décousue.

J’ai tout de suite pensé à ce modèle lorsque j’ai acheté ce tissu rayé dans une vente privée de tissus. Il s’agit d’un tissu 100% polyester qui reste un peu rèche surtout que la robe n’est pas doublée. Mais tout d’abord, laissez-moi vous présenter le modèle Burda et le dessin technique :

J’ai beaucoup aimé les découpes verticales et les multiples pinces. La robe est très élégante dans sa forme générale et les plis aux épaules sont superbes. Elle est proposée jusqu’à la taille 42. Ayant récemment changé de taille Burda (je suis passée de la taille 44 à 42), je me suis dis que c’était bon.

Voilà ma réalisation :

J’ai fais un changement mineur : n’aimant pas le zip métallique visible du modèle, j’ai opté pour un zip invisible classique. La robe est coupée dans la taille 42 et je n’ai pas fais d’ajustement de longueur ou de largeur. La coudre n’a pas été un problème non plus, sauf que le tissu ne marque pas du tout au fer.

Ce modèle reste élégant mais il me pose un problème, c’est la poitrine. J’ai l’impression qu’elle fait deux fois sa taille dans cette robe. Pourtant, je suis à l’aise : la carrure est bonne. Lorsque je l’ai enfilée la première fois, je me suis dit que j’aurai du faire un FBA, mais quand je l’ai remise, je me suis rendue compte que les pinces tombent là où il faut et que ma poitrine n’est pas étranglée ou bridée. Elle a bien de la place. Ce que j’aurai du prendre en compte ce sont les plis. Ils sont aux épaules et tombent autour de la poitrine et en exagèrent visuellement le volume.

J’adore la forme générale, n’est-ce pas. Les découpes verticales, les pinces dans le dos, les pinces à la taille cintrent très bien la taille.

Je pense que j’ai un raccourci la jupe, par rapport à celle présentée dans le magazine. Mais, ne portant pas de talon, il faut que je fasse attention à la longueur.

Il y a une fente dos. D’ailleurs j’ai eu un souci, je pense qu’il manquait une pièce qui empêchait la fente de se superposer correctement. Par contre, impossible de faire tenir le tissu en place alors j’ai surpiqué pour tout tenir en place.

De profil, je trouve encore plus flagrant le fait que cette forme n’est pas pour moi.

Bilan :

Techniques : Zip invisible et fente de jupe.

Confort : Oups. L’encolure monte très haut sur le cou et les manches sont fittées. C’est la forme de la robe mais du coup, je me sens à l’étroit dedans. Je n’ai tout simplement pas l’habitude d’avoir des vêtements si proches de ma peau, si vous voyez ce que je veux dire.

Style : J’adore cette forme de robe, je la trouve magnifique et incroyable. Mais, je ne pense pas du tout que ce style soit fait pour moi, dommage n’est-ce pas ?

Economie : 1,8m de tissu (3 euros le mètre !), un zip invisible à 3 euros, total : 8,4 euros. Et je trouve vraiment que le tissu va bien au modèle.

Finitions : La robe n’étant pas doublée, j’ai surjeté toutes mes coutures. J’ai fais les ourlets en double rentré parce que j’avais la flemme de coudre des ourlets invisibles. De plus, je voulais finir cette robe rapidement. Pas seulement pour le défi Burda, mais parce que je me suis bien dis que la robe allait être compliquée à porter (voir pas du tout ? ) et que je voulais passer à autre chose.

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Mon défi Burda #7 (mai 2019)

Je sais je suis en retard pour mon défi Burda du mois de mai, organisé par Zélie Décousue.

Je vous présente mon défi Burda, la robe 119 du numéro d’avril 2019. J’avais l’oeil sur ce modèle dès que j’ai reçu le magazine et en plus, SB Créations dans son podcast, d’avril (je crois) en a fais une très belle version tunique. Je gardais en stock une viscose turquoise achetée 2 euros le mètre au magasin Stop Tissus lors de mes trois jours à Paris fin août 2018, elle était parfaite pour ce projet. C’est une viscose d’un poids moyen avec un beau tombé. Je constate tout de même qu’elle va boulocher. Tant pis ! Il s’agit d’une robe chemise à manche kimono. Les boutons ne sont pas prévus pour aller jusqu’en bas, il y a donc une jolie ouverture sur le devant.

J’ai simplifié ce modèle quand même. Ma couleur, je ne sais pas si elle rend bien sur les photos, est très lumineuse, profonde et très turquoise. Je ne voyais pas une autre couleur possible. Le blanc tranchait vraiment beaucoup trop. J’ai décidé d’enlever les parties en couleur contrastée et j’ai enlevé les épaulettes et la ceinture. Je trouvais que tout en turquoise faisait un peu monobloc pour le coup.

Je suis très contente de ce projet parce que la robe est très belle et je suis à la fois très mécontente car les finitions ne sont pas du tout à la hauteur de ce que je pourrais faire. Pourtant, pareil, elles ont été simplifiées. J’ai juste surjeté et ensuite cousu. Pas de couture anglaise par exemple. Par contre, je suis contente des poches plaquées sur la poitrine, pareil, il a fallu un peu de minutie, mais pas de souci majeur (et j’ai compris les explications du magazine ! ). Non, là où je suis vraiment mécontente, c’est pour le col, la patte de boutonnage et l’ourlet du bas.

Je n’ai pas lu les instructions Burda jusqu’au bout et j’ai cousu la patte de boutonnage avant l’ourlet. Du coup, au moment de faire l’ourlet du bas, j’ai du découdre ma patte sur au moins 10 cm, coudre l’ourlet et ensuite, recoudre la patte. Rien de bien méchant, mais ça m’a agacée. Heureusement que ma machine fait des jolis points, on distingue à peine le raccord. Ensuite, l’ourlet du bas, il y avait un embu mais j’ai refusé de prendre mon temps et j’ai plié au fer et cousu. Du coup, il y a des plis mais sur l’intérieur. Cela ne se voit pas de l’extérieur, c’est ce qui compte.

Enfin, la cerise sur la robe : le col. Rien de difficile, il s’agit d’un col officier sans pied de col. Ultra simple ! J’ai cousu comme Burda me l’a dit, la partie extérieure du col sur l’encolure et ensuite j’ai plié au fer et surpiquer tout autour. Et bien je n’aurai pas du. J’ai confondu l’extérieur et l’intérieur du col (oui c’est possible), du coup, la partie entoilée extérieure se retrouve à l’intérieur. Puis je n’aime pas trop la surpiqûre tout autour du col, mais j’ai un peur d’abîmer le tissu en décousant tout. Surtout que cette surpiqûre… comment dire !? Tout m’est arrivée avec cette surpiqûre : j’ai mal épinglé l’intérieur de mon col. Un fois fini, j’ai pu constater que des parties du col intérieur n’étaient pas cousues du tout. J’ai décousu, recousu… DEUX FOIS !!!! Il aurait été tellement plus simple de plier au fer et de coudre à la main ! La deuxième fois, mon fil d’aiguille a cédé. Au bout milieu d’une couture, sinon quel est l’intérêt ! Bref, ce col est correct mais pour moi, il n’est pas du tout à la hauteur de ce que je peux faire. Et c’est ce qui m’agace le plus dans ce projet. Je vois bien que je progresse en couture. Je suis plus exigeante et je m’efforce de faire de jolies finitions. C’est à cela qu’un vêtement fait-main se singularise et bien là, non. Je suis un peu déçue de moi-même pour le coup. Mais la robe reste jolie et portable.

Je ne trouvais pas de bouton de la bonne couleur alors j’ai eu l’idée de poser des pressions avec ma pince Prym. C’était la première fois que j’en posais et c’est vraiment facile. Je vais en poser partout maintenant ! Mais j’ai du attendre l’arrivée desdites pressions que je voulais métalliques et transparentes. Voilà la raison de mon retard.

Je trouve que cela rend mieux que blanc !

Je suis tout de même contente de cette robe que je vais porter avec plaisir (quand il fera chaud parce qu’ici, en ce moment, il fait froid !). J’hésite quand même à faire une ceinture :

Bilan :

Techniques : La patte de boutonnage et le col. Je commence à savoir faire. Maintenant, il va falloir soigner les finitions !

Confort : Très agréable à porter, j’adore !.

Style : J’adore ce genre de robe et je pense même en coudre une autre, peut-être parme. Et je suis assez fan du rendu avec les pressions.

Economie : 2m de tissu 6 euros en tout, les pressions 4,5 euros. Bref, pas grand chose.

Finitions : J’ai tout surjeté avec l’Ovation et je crois que tout a été dit dans l’article. Mais quand même, peut mieux faire !


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La robe des fêtes, cousue… après les fêtes.

Ma foi, on fait ce qu’on peut.

Tout est parti d’un tissu. J’avais en stock un très très beau velours milleraies, bleu marine, acheté lors d’une vente d’Angès B. Le tissu est incroyablement doux et soyeux, on a presque l’impression qu’il y a de la soie, mais impossible d’en savoir la composition, lors de ces ventes, les tissus sont justes posés à disposition. En tout cas, j’avais eu un coup de coeur et j’en ai acheté 3 mètres espérant coudre dedans une jupe droite et une veste parce que je rêve d’être une femme élégante habillée en tailleur, genre workin-girl, voyez-vous.

Bon, comme je ne suis pas une working-girl élégante, mon projet initial est tombé à l’eau, et à la place, j’ai choisis, la robe Ariel de la maison Victor. C’est un modèle très facile. Il s’agit d’une robe non doublée avec des découpes princesses, des manches courtes et une jupe demi-cercle, a priori tout ce que j’aime. 

Pour palier au côté sévère que peut avoir une robe entièrement bleu marine, j’ai choisi de border l’encolure et les poignets par un simple passepoil argent acheté à l’Atelier de la Création. 

Plusieurs choses sur cette robe : Son montage est très facile et je l’ai trouvé peu gourmande en tissu (il me reste un bon mètre de velours), même avec la jupe assez ample. En plus, elle demande assez peu de fournitures, soit un zip de 60cm de long, Et là, j’ai appris pourquoi un zip doit faire au moins 60cm. Il doit permettre une ouverture suffisante pour passer les hanches et le fessier. ça a l’air évident, mais comme je n’avais jamais réfléchi à ça, moi j’avais prévu un zip de 40cm de long seulement. Bref. 

Je sais que le magazine La Maison Victor va à beaucoup de monde, mais décidément, leurs mesures me vont moins bien que celles de Burda. Par contre, si avec Burda je fais du 44, avec la Maison Victor, je fais du 42 et encore, je flotte un peu dedans. Cela dit, il a fallut faire des ajustements, alors qu’avec Burda, jamais. Il a fallu reprendre toute la poitrine, bien trop large. Il fallait la réduire de plus d’un cm tout en gardant la longueur des découpes princesses. ce fut dur et j’ai juste vu ma prof de couture s’y coller alors que je lui apportais tout mon soutien moral. Elle y a passé presque trois heures et je ne suis pas sûre de pouvoir expliquer ce que nous avons fait, mais en tout cas, après avoir moults fois mesurer, effacer, remesurer… il m’a semblé qu’on arrivait à quelque chose. J’ai coupé le tissu, assemblé le corsage et là, horreur, les emmanchures plissaient beaucoup ! Il y a eu un bref moment d’affolement avant de monter les manches qui, en tirant sur le tissu ont résolu ce problème, ouf ! Merci Julie (ma prof de couture !)

J’ai aussi décidé de rallonger les manches pensant qu’ainsi la robe serait plus chaude. J’ai mal pensé, car en enfilant mon manteau, les manches remontent et comme elles sont près du corps, elles me saucissonnent un peu pas mal les bras (oui, je sais, j’ai des bras grassouillets, j’assume), donc ce n’est pas spécialement agréable. Mais bon, sans manteau et sans veste, ça va très bien. En même temps, c’est une robe d’hiver, je ne me vois pas la porter sans manteau et/ou veste.

Ensuite, et bien, ça n’a été que du bonheur ! Le montage de la robe est en effet, facile et rapide. Une fois le corsage assemblé, on coud la jupe, on pose le zip, on coud les côtés, les parmentures et ensuite il ne reste que les finitions. 

Parlons justement des finitions. Cette robe ne m’a pas appris grand chose au niveau de son montage et des techniques employées. Avec mon pied zip invisible et mon pied passepoil, il n’y a plus de grandes difficultés. Mais j’ai quand même appris quelques petites choses : 
– les découpes princesses se surjettent fermées et au ras de la couture afin d’avoir le moins de tissu sur la poitrine. 
– les coutures de côté sont surjetées ouvertes, donc une par une. 
– j’ai appris à poser une parmenture de poignet, j’ai découpé une bade de 3cm de large, pris en sandwich le passepoil et ensuite retourné la bande à l’intérieur. J’ai fixé le tout au point invisible à la main. – un ourlet invisible à la main, c’est long quand la jupe est demi cercle. 
– j’ai fixé le bord de la parmenture repliée au bord du zip également. 

Les étapes pour coudre une robe : assembler le haut. 
Assembler la jupe au haut mais en laissant bien l’arrière ouvert. Coudre les épaules, poser le zip, les parmentures, les manches ensuite fermer les côtés. Faire les ourlets main ou machine. Robe terminée !

Alors à longueur d’article, je vous parle de la simplicité de cette robe, mais du coup, j’ai pris tout mon temps pour la coudre. Tellement que du coup, je l’ai fini après les fêtes et je l’ai porté pour l’anniversaire de mon père, soit début janvier. Mais du coup, même si je l’ai commencée en 2018, je l’ai fini en 2019. elle est donc mon premier projet 2019 ! Yeah !

Bilan :

Techniques : Modification d’une découpe princesse, bande rapportée au poignet, pose de passepoil au poignet et autour de l’encolure.

Confort : Ben… pas top. Le tissu est très raide. C’est un vrai velours sans élasthane. La robe a un aspect un peu raide et en plus, elle a des manches assez étroites qui vont avec le style de la robe. Je n’ai pas intérêt à grossir des bras. Du coup, moi qui aime flotter dans mes vêtements, ce n’est pas le cas avec cette robe ! Ce n’est pas une robe bien chaude et vu les températures froides actuellement, je ne l’ai pas encore portée. J’attends un peu.

Style : J’adore ce style de robe, mais je ne pense pas que la raideur du tissu lui rende complètement justice. Par contre, la combinaison bleu marine et argent lui donne un petit côté élégant qui ne m’est pas habituel. Je m’habille quand même dans un style très décontracté.

Economie : Patron d’un magazine. 2m de tissu à 5€ (soit 10 euros), un zip à 3,40 et deux mètres de passepoil, 4€ soit un total de 17,40 euros. C’est assez imbattable.

Finitions : Juste des surjets. Par contre, ourlets à la main. C’est long mais c’est long ! Par contre, je ne me voyais pas du tout coudre l’ourlet à la machine. Cela aurait enlevé un peu d’élégance à cette robe.

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Mon défi Burda #4 (février 2019)

Pour mon défi Burda du 1er février 2019, j’ai loupé celui de janvier, organisé par Zélie Décousue j’ai choisi la robe 118 du numéro de Décembre 2018. Une robe vintage d’inspiration des années 50.

Ce qui m’a attirée dans ce projet, ce sont les points techniques. Je suis clairement montée en exigence et j’avais envie de savoir si j’avais progresser en couture. Outre les empiècements à la taille, il y a des pinces dans le dos, devant et sur les manches ainsi que des goussets. Le côté vintage de la robe est accentué par l’ampleur de la jupe et sa longueur. D’ailleurs, je ne suis pas sûre de pouvoir la porter. Je n’ai aucune idée sur les chaussures qui peuvent aller avec sachant que je ne porte pas de talon (oui, j’ai déjà essayé et je me suis cassée la figure avec un 3cm, ce n’est pas glorieux). J’ai aimé aussi les manches kimonos et le col officier. En plus, il y a une patte de boutonnage sur le devant et des boutonnières à coudre. Une première !

Voici le dessin technique :

Toujours pour rentabiliser mon stock, j’ai utilisé un jersey fin acheté lors d’une vente privée d’Agnès B. Un tissu de bonne qualité mais qui gratte quand même un peu. Cela a de l’importance parce que la robe n’est pas doublée. Je pense que dans les années 50, les femmes portaient un jupon et ou une combinaison. Il n’y avait donc pas besoin de doublure.

Comme vous le voyez, ce tissu est imprimé selon un motif particulier : les petits points blancs se resserrent ou s’espacent sur un fond noir. Selon Burda il fallait 3,60m de tissu et je confirme. C’est une robe très gourmande en tissu. Mais je n’avais que 3m et je voulais absolument qu’elle rentre. Il a donc fallu faire des choix : supprimer les fronces des empiècements de devant qui sont du coup plus étroit. Ensuite, il a fallu faire le deuil des raccords de motifs. Ne cherchez pas, il n’y en a pas.

L’ouverture de la robe est située devant. En suivant bien les instructions de Burda, j’ai pu coudre ma première patte de boutonnage. C’est assez facile, en tout cas, j’ai compris. J’ai bien entoilé cette partie par contre. J’ai choisi des boutons bottines (j’avoue que le prix des boutons m’a stupéfiée) que j’ai cousu à la main et j’ai fais des boutonnières grâce à ma Pfaff et c’était juste parfait. Par contre, le bouton sur le col n’est pas passé. Un léger surplus de tissu a empêché le pied boutonnière de glisser sur le tissu. J’ai tenté 2 ou 3 fois et, ne voulant pas abîmer davantage mon tissu, j’ai cousu une pression.

Je suis très contente de mes boutons et de la facilité avec les quelles j’ai pu coudre mes boutonnières, en tenant compte de la largeur et de l’épaisseur des boutons.



En fait, je me rends compte que j’adore les robes bien amples. Je ne suis pas sûre que cette robe m’aille cela dit, mais parfois en couture, il ne faut pas seulement coudre utilitaire mais aussi coudre plaisir et clairement, je me suis éclatée à réaliser ce vêtement. Pourtant, ce fut compliqué car cette robe se coud à la machine à coudre en utilisant un tissu maille. Et le point éclair, soit un zig zag très étroit met du temps. Impatiente, j’ai utilisé le point de sécurité de mon Ovation pour coudre les deux côtés. J’ai hésité à faire les ourlets au point de recouvrement et je n’ai pas osé. Je pense que j’ai eu tord car mes ourlets au point éclair ne sont pas très jolis, surtout sur les épaisseurs. En plus, mon tissu, qui se comportait plutôt bien, a décidé de devenir fuyant au moment des finitions. On va dire que c’est de sa faute… Bon, je dis la vérité : je n’ai pas assez épinglé. Mais pour ma défense, je n’avais pas assez épinglé non plus pour coudre les côtés et il s’est bien tenu. Pour les ourlets, que ce soit les poignets ou la jupe, mon tissu a tenté de s’échapper de dessous le pied-de-biche, le gueux ! Il a fallu le mater (difficilement) et l’obliger à rester en ligne.

Bilan :

Techniques : Ce n’est pas une robe si difficile à coudre. Burda la note quand même 3/5. Je pense que c’est parce qu’elle demande beaucoup de minutie et de précision. Il a fallut coudre des goussets et pas mal de pinces. Tout tombe très bien, normal, c’est Burda, mais pour arriver à un joli résultat, il faut vraiment être précis. Ayant des soucis dans ce domaine et étant une ancienne adepte de l’à-peu-près, je suis restée vigilante et sincèrement, je suis fière de moi.

Confort : Elle est confortable sans aucun doute. Mais quand même, elle gratouille. Sur les photos, je porte cette robe sans combinaison et sans jupon.

Style : Franchement, je ne l’ai pas cousue pour la porter. Juste pour le défi technique et je suis ravie. Par contre, je n’ai fais aucun ajustement. Selon le tableau de mesure Burda, j’ai cousu une taille 44 pour une stature de 1,68m. Je mesure 1,74m et je n’ai rien rallongé. Même les pinces tombent là où il faut. Je suis de plus en plus par Burda. D’accord, les explications ne sont pas faites pour les débutantes, mais ce sont les seuls patrons que je ne retouche jamais et qui me vont nickel !

Economie : Tissu Agnès B à 5€ le mètre, 3 mètres donc 15 euros et 7 boutons à 1,90 l’un. Une robe à 28,30 euros.

Finitions : Aucune doublure. Or il s’agit d’un jersey de laine, fin mais quand même, elle gratte. J’ai surjeté un maximum les coutures.

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Un nouvel aristo, gris et rose.

Après une première version ici dont je suis enchantée, j’ai récidivé ! 
J’avais dans la tête d’autres combinaisons de couleurs et ayant goûté au confort du premier, je savais déjà que j’en voulais d’autres. Est-ce bien la peine que je parle de mon amour pour ce patron et de mon enthousiasme  à propos de la Jolie Girafe ? 
Mon premier aristo, ici, a été porté tant de fois depuis que je l’ai terminé … je le mets, le lave et le remets… le cycle de la vie d’un vêtement quand je l’aime. 
A l’occasion d’une vente de tissus dans mon magasin préféré, aka l’antre de satan, aka les machines à coudre de Patricia, j’ai mis la main sur un très beau sweat gris très clair. Je l’ai payé plus cher que le sweat bordeaux acheté lors du marché aux tissus mais la qualité est supérieure. il ne fait pas des petites bourres le long de mes collants toute la journée par exemple. 
Ensuite, toujours chez Satan, euh les machines à coudre de Patricia, boutique vilement tentatrice, à l’occasion d’une autre vente de tissus, j’ai mis la main sur un coupon de tissu africain mais pas du wax car je n’aime pas tellement cette matière, d’un très beau coton rose vif avec un motif de rose. Voilà de quoi réveiller un peu mon gris clair.

Et hop, couture minute, couture plaisir. . Le patron était déjà imprimé, découpé et ajusté. La coupe et la couture n’ont pas pris longtemps. mais je me suis appliquée. 

La couleur de cette nouvelle robe va bien avec le temps actuel, il fait gris et froid sur Lyon. Mais j’ai rajouté des petites touches de couleurs d’un rose assez vif. Et je trouve que les couleurs vont bien ensembles. On voit qu’il s’agit d’un gris assez clair.

Je l’ai cousu le 31 décembre, juste avant le réveillon. Cela en fait une couture encore de 2018. Rien à dire sur la couture en elle-même, tout s’est très bien passé. Par contre, mon tissu rose était très rigide. Après tout, il s’agissait d’un tissu 100% coton, bien dense. Donc il a été bien plus facile à coudre que mon jersey rayé tout mou. 

J’ai fais la couture entièrement à la surjeteuse et à la recouvreuse. La seule chose qui a vraiment changé ce sont les manchettes. Leur ouverture est en bas. Je crois que celles du premier aristo sont montées à l’envers puisque leur ouverture  est en haut. 

Par contre, l’utilisation de deux tissus non extensibles a joué sur les ouvertures du vêtement. Les poches sont plus petites.

L’encolure est un peu petite. Rien de grave, je dois juste faire attention quand je passe ma tête. 
Je trouve aussi que le col et les manchettes, entoilées, sont plus raides mais finalement, cela donne un aristo peut-être un peu plus rigide, un peu moins loose, mais le confort est toujours là et je l’aime vraiment beaucoup.

Cette combinaison de gris et de rose me plait vraiment beaucoup. Je n’ai pas l’habitude de porter des couleurs aussi vives ou aussi clair. Je pensais que le gris clair n’était pas pour l’hiver, mais finalement, c’est une idée toute faite parce que cette robe, je l’aime beaucoup et que ces couleurs me donnent bonne mine et surtout m’aident à combattre la grisaille de l’hiver. 


Bilan :

Techniques : Encore moins de chose à dire car le patron était déjà ajusté et prêt. Donc j’ai encore gagné du temps.

Confort : I love it, again !

Style : Les découpes sont toujours aussi originales. Et je trouve la combinaison de couleurs encore plus top que mon premier !

Economie : Patron déjà en ma possession par contre, les tissus étaient plus chers (j’ai perdu la note, sans doute pour ne pas culpabiliser). Mais la qualité se paie ma bonne dame ! Par contre, je n’ai aucun regret ! Si le coton rose est d’origine 100% africaine, le sweat gris est bio.

Finitions : Ovation 100% mode surjeteuse et recouvreuse.

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L’aristo.

Il y a une marque que j’affectionne particulièrement, ODV. A chaque fois que la créatrice sort un nouveau patron, j’ai l’impression qu’elle la créé pour moi, moi, moi ! En plus, ses patrons tombent toujours nickel, ils sont très bien ajustés, les indications sont très clairs, les tutoriels sur le blog sont très bien faits etc. Je vous jure que c’est vrai et que ce que j’écris est ce que vous aurez quand vous achèterez un patron pour la modique somme de 5 euros.

Il me restait un bon mètre cinquante de sweat bordeaux toujours acheté aux marchés des tissus de Lyon. Et je voulais recycler mon fameux haut burda tant le tissu était doux et méritait mieux que du recyclage. J’ai donc trouvé le patron parfait, l’Aristo

Une forme simple, mais tout l’originalité du modèle vient de son col, ses poches et ses manchettes. Bien sûr qu’il est un doudou. Depuis le temps que je couds, vous savez que c’est ma priorité. J’ai essayé de régler les éclairages afin que vous vous rendiez compte de la couleur, sachant que le bordeaux a du mal à se laisser photographier. 

Voilà les manchettes et les poches. Le seul souci est que mon jersey rayé était bien plus mou que le sweat bordeaux. J’ai donc entoilé pour que les manchettes tiennent bien. Mon entoilage a permis de rendre le tissu non élastique. 

Ce n’est pas seulement une robe sweat, il y a aussi une pince dans le dos pour féminiser l’ensemble. 

Le seul ajustement que j’ai fais est de rallongé le buste de 5,5cm au niveau de la ligne 1, selon les indications du patron, et tout tombe parfaitement. La robe m’arrive un peu au-dessus du genou, c’est parfait. 

Que dire de plus sur ce patron qui m’a enthousiasmé ? Euh, que je vais en coudre un autre. 

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, la robe se monte rapidement. J’ai juste du rallonger une ligne du patron. Rien de bien méchant. Ah, j’ai appris à coudre un bouton. Et encore, il faut que je m’exerce car « peut mieux faire », c’est sûr. 

Confort : I love it. 

Style : Original n’est-ce pas ? La combinaison des deux couleurs met bien en valeur les découpes et le col. 

Economie : 5 euros de patron, 10 euros le mètre de sweat, j’en avais 1m50, restes d’un projet mal cousu et j’ai pu tailler toutes mes pièces dedans d’ailleurs et j’étais bien contente. 

Finitions : Juste la recouvreuse en noir pour les ourlets doubles et les surpiqûres sur les manchettes. Mais comme presque tout a été cousu à la surjeteuse, les finitions intérieurs sont impeccables. 

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Arum. La déception.

Cela faisait un certain temps que je louchais sur la robe Arum de Deer and Doe. Quand je dis, un certain temps, c’est sûr puisque je parle ici de mes débuts en couture. Je me disais que j’étais bien bête d’essayer de coudre des vêtements compliqués alors que cette robe était facile et surtout jolie. J’ai mis du temps, mais j’ai acheté à l’Atelier de la Création un superbe satin de coton, avec un peu d’élasthane et d’une couleur à tomber ! Un rose framboise profond, somptueux. J’ai aussi acheté le patron de la robe d’occasion. Je voulais une jolie robe pour reprendre le travail, alors je me suis dis : combo gagnant.

Tellement jolie, des découpes superbes, et quand vous allez sur Instagram ou la blogo, je peux vous garantir que vous ne trouverez que de très belles cousettes. Donc je pose la question, solennellement : Que c’est-il passé, nom de nom ??? J’avais de si grands espoirs sur cette robe !

J’ai sélectionné avec soin ma taille en me basant sur les mesures du vêtement fini et j’ai sélectionné une taille 44. J’ai rallongé la robe pour qu’elle m’arrive aux genou, j’ai légèrement allongé le buste pour que les découpes princesses aillent bien, bref… ça m’a pris du temps mine de rien ! Voilà le résultat :

Robe Arume rouge fit général

Voilà le fit général. 

Robe Arum rouge de dos

Le dos, qui va bien.

 

Je ne ressemble pas à grand-chose dans cette robe. Le dos va à peu près, le devant, pas du tout ! Il est informe et les choses ont empiré lorsque j’ai décidé de faire un essayage. Impossible de passer les bras. Attention, je ne dis pas que je ne pliais pas les bras, j’ai dis que je ne passais pas les bras dans les manches. Donc, forcément, la robe n’était pas portable. J’ai réfléchi, me suis demandés si je devais ôter les manches. Puis j’ai décidé de rogner sur les marges de coutures. Dieu merci, chez Deer and Doe, elles sont de 1,5cm. J’ai cousu en laissant 0,5cm de marge, c’est peu. Mais du coup, plus de souci pour passer les manches, n’est-ce pas ? On voit bien que je porte la robe.

Par contre, coudre sur les marges de couture a engendré d’autres soucis : le moins grave, ça m’a donnée d’horribles finitions. J’ai pourtant réglé ma surjeteuse sur le surjet le plus étroit, mais ça a été compliqué. Or désormais, ne pas faire de jolies finitions me donne le sentiment d’avoir rater mon vêtement. Le souci le plus grave est que mes modifications ont déformé l’encolure. Et bien sûr, je ne suis pas suffisamment expérimentée pour avoir anticiper ce qui suit : la parmenture n’allait plus sur l’encolure et je me suis retrouvée avec de l’embu. Que je n’ai pas su gérer, soyons honnête. Je n’ai même pas su d’où venait ce surplus de tissu. C’est après avoir tout cousu, vu que c’était laid, que je me suis posée pour réfléchir un peu sur cette encolure.

Surtout que… dans le livret d’explications, il était noté que l’on pouvait soit finir avec une parmenture, soit finir avec un biais. Je préfère de beaucoup la finition avec un biais. J’ai fouillé dans mes chutes, trouvé un tissu plus clair et fin, fabriqué mon biais et posé. Impossible de poser correctement mon biais. Quand ça veut pas, ça veut pas. Du coup, voulant finir la robe avant de partir en vacances, j’ai rageusement découpé ma parmenture, thermocollée, assemblée et cousu.

 

Robe Arum rouge de face

Petit zoom sur l’encolure.

 

Bilan :

Techniques : Il aurait fallu que je sache comment élargir des manches kimonos… Je ne savais pas. Ca se voit !

Confort : Je ne peux rien dire car je n ‘ai pas porté la robe.

Style : Elle ne ressemble à rien sur moi. Un sac. Et ça ne peut pas rendre justice au patron.

Economie : 12 euros de patrons et 30 euros de tissu. J’ai remarqué que je loupe toujours les vêtements que je couds dans les tissus les plus chers.

Finitions : Simplement surjetée. Ourlet à la machine. Je ne suis pas tellement contente avec mes finitions.