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Robe Clarisse et bilan couture…

Oui les deux sont liés. Attention, pavé !

J’ai eu un vrai coup de foudre pour la robe Clarisse de Chez Machine en regardant le podcast de Lise Tailor. La robe présentée était magnifique et je l’ai tout de suite imaginée en double-gaze. J’adore ce tissu. Ce n’est pas si difficile à coudre et c’est surtout très agréable à porter. Ici, c’est une double-gaze de Cousette. Il s’agit d’un échange et je tiens à souligner la gentillesse et le professionnalisme de cette boutique en ligne. En effet, j’avais commandé une superbe viscose, que je n’ai jamais reçu suite à un vol en boîte aux lettres. Et oui, nos boîte aux lettres sont régulièrement visitées et pillées, tout le quartier le savait, sauf moi, bon maintenant, moi aussi je le sais. Cousette a gentiment proposé un avoir parce que le tissu n’était plus en stock (j’avais la rage contre mon voleur, non, en fait, je crois que j’ai toujours la rage contre lui !). J’ai un peu laissé traîné mais lorsque les nouveautés pour l’été sont arrivées, j’ai été sans force devant cette couleur. Et quand j’ai reçu le tissu, j’étais encore plus contente. Seul mini-souci, il est un peu transparent, mais pas de souci, parce que mon patron désignée, la robe Clarisse, est doublée, du moins son haut.

Le tissu et le retour du soleil m’ont vraiment motivée à me bouger pour coudre ma jolie robe. J’ai donc imprimé le patron, je l’ai assemblé et j’ai procédé à des ajustements. Je mesure 1m74 et je voulais que la robe tombe correctement. J’ai mis une demi-journée pour faire les modifications. Et encore, impossible de savoir la stature du patron. Ce n’est pas dans le livret et je n’ai pas trouvé l’information sur le site. Donc, j’ai fais un peu au jugé. Le lendemain, je me suis fiée au tableau des mesures et j’ai coupé une taille 44. La seule chose que j’ai modifié c’est la largeur des manches, maintenant je ne prends plus de risque. J’ai commencé à coudre le haut et la doublure. Les découpes princesses et les pinces tombaient plutôt bien, tant mieux.

Par hasard, lors de l’atelier pour coudre mon gilet Complicité, j’ai rencontré la prof de couture qui officie au magasin. Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un bon ressenti et j’ai pris rendez-vous pour qu’elle m’explique enfin comment poser un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. Je suis arrivée avec ma robe pour un cours d’une durée de 2h et je suis restée la journée. La prof m’a tout fait découdre, recoudre, surjeter au fur et à mesure, m’a expliquée le montage d’une robe et comment coudre un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. C’était long. Mais voilà le résultat.

Clarisse devantClarisse côté

Douche froide ! En enfilant la robe pour la première fois, j’ai trouvé un je-ne-sais-quoi qui n’allait pas. Tout simplement je trouve que la robe ne me va pas. Elle ne me convient pas. Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. La robe est belle, elle est bien finie, le tissu est sensationnel, mais non, ça ne va pas. Je flotte dans le haut de la robe, l’encolure n’est pas plaquée et selon mes mouvements, on peut voir ma bretelle de soutien-gorge. A l’inverse, la robe me moulerait presque au niveau du ventre et de la taille (alors que j’ai fais très attention à ces mesures parce que quand on a du ventre comme moi, on s’efforce de ne pas le mouler).

Clarisse mains dans les poches

Et puis, je ne sais pas, la jupe, pourtant évasée comme j’aime, ne me va pas tellement non plus. Est-ce la double gaze ? Mais pourtant, c’est un tissu plutôt mou…

Clarisse forme de la jupe

Cette robe m’a énormément fait réfléchir à ma façon de coudre. Enfin surtout sur ma manière d’acheter des patrons. Ah et sinon, après deux mauvaises expériences,  finalement j’ai repris des cours de couture. Cet hiver, j’avais l’impression de ne rien apprendre de plus en couture, d’être maladroite, de faire des erreurs bêtes et je commençais à perdre confiance en moi. Là j’étais très contente d’avoir une prof pour me guider. Sincèrement. J’ai eu l’impression de progresser. Si jamais j’avais du coudre cette robe toute seule, je pense que j’aurai vraiment eu du mal, tant j’ai décousu/recousu. Certaines des explications n’étaient pas très claires pour moi.

Là où je pense vraiment m’être améliorée, ce sont les finitions. Ma prof a été intransigeante sur les finitions. Je me suis souvenue quand je débutais : les finitions avaient si peu d’importantes… Elles me faisaient perdre du temps pour finir mon vêtement. Alors qu’aujourd’hui, ce qui m’importe le plus, justement, ce sont les finitions. J’ai appris à les apprécier. Elles rendent le vêtement plus joli et plus durable. Et là, je vois bien que j’ai changé ma manière de coudre. Allez, je vais avoir l’audace de prétendre que j’ai progressé et du coup, bon bilan !

Clarisse intérieur

Et là, vous pouvez remarquer que j’ai fais les ajustements pour la robe et que j’ai oublié la doublure. Boulet !

Clarisse doublure haut

Le rendu est quand même plus joli

 

Clarisse doublure emmanchures

J’ai cousu la doublure aux emmanchures à la main. Avec des vrais points solides et jolis. j’étais fière. Et j’ai aussi cousu la doublure au zip de cette façon.

Clarisse doublure haut zip

Rendu impec’

 

Bilan :

Techniques : Coudre un zip invisible, coudre des jolis point à la main, surjeter en rond, arrêter un surjet, monter une robe…

Confort : La double-gaze est toujours aussi confortable à porter. L’encolure est trop lâche, la taille me serre, surtout vers la fin de la journée.

Style : euh, non, vraiment pas. Ce n’est pas une robe pour moi.

Economie : J’ai acheté le patron pour 9€ et j’ai commandé 2 mètres de double-gaze (il m’en reste un peu, pas de quoi faire un haut cependant) 29€, je crois que le zip valait 3€, cela met la robe à 41 euros.

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Une Petite Robe… projet compliqué.

Pour ne pas dire boulet ! Ca m’a rendue triste.

J’avais déjà cousu ce modèle ici et j’en étais plutôt contente. Je m’étais toujours dis que je la recoudrai un jour et que j’abaisserai les pinces de poitrine parce qu’elles sont placées trop haut et du coup le corsage est moins confortable que prévu. Ayant fait quelques progrès en couture, j’ai effectivement ajusté la robe, impec’ ! J’étais assez fière de moi. Me souvenant de quelques déboires au montage, j’ai fais plus simple, j’ai cousu la robe, la doublure et j’ai tout assemblé par l’encolure en finissant de raccorder les poignets en cousant à la main.

J’ai mis du temps à la coudre parce que j’ai bien vu que ça n’allait pas. J’essayais cette robe au fur et à mesure et j’ai constaté que même avec les pinces terminant au bon endroit, le corsage m’entrave lorsque je bouge les bras. Or, je gesticule pas mal quand même. La forme fait un peu sac. C’est très dommage. La première fois que j’ai cousu ce modèle, mes mesures correspondaient à la taille 42. A part les pinces, la robe tombait très bien, Je la porte encore régulièrement. Aujourd’hui, mes mesures correspondent plutôt à une taille 44 voir 46 à la taille. Je me suis mesurée et j’ai coupé le tissu. Mais comme pour ma jupe Anémone, j’ai changé de volume en quelques jours et du coup, plus rien n’allait. La robe flottait littéralement autour de moi. Mais j’ai décousu, re-mesurer, re-cousu… La couture est l’école de la patience, n’est-ce pas ? Et c’est là où les choses se sont corsées, en dépit de tout mon travail, la robe est mal ajustée : elle flotte au dessus des pinces poitrine, mes hanches sont bien au large, mais je me sens serrée près des emmanchures et du ventre où les mesures correspondent. Je ne comprends pas du coup où est-ce que j’ai fais des erreurs.

Un peu découragée, j’ai choisi de coudre un zip visible et il est correctement posé grâce à un pied spécial zip, très étroit.  Je suis assez fière de la forme de mon encolure, bien plus carrée que la première version cousue. Par contre, j’ai utilisé un lainage, reste d’un très (trop ?) long coupon acheté chez Agnès B. Outre le fait qu’il s’effilochait à grande vitesse, il n’a pas la même tenu qu’un satin de coton et l’encolure baille devant et derrière,  peut-être aurai-je du entoiler ? En bref, je suis un peu déçue par le tomber de cette robe. Ca ne m’empêchera pas de la porter l’hiver prochain cela dit.

La Petite robe en laine de faceLa Petite robe en lainde de dos

Bilan :

Techniques : Coudre un zip visible avec mon nouveau pied étroit spécial zip. C’est génial, ça va tout seul !

Confort : Et bien bof bof… A voir cet hiver. Mais je pense qu’elle sera chaude et j’aime l’idée d’avoir une jolie robe en laine pour l »hiver prochain. C’est chose faite.

Style : Je la trouve très austère du coup. Mais elle est aussi classique et intemporelle, à mon humble avis.

Economie : patron pdf 5,90€ utilisé  pour la deuxième fois+tissu 5€ le mètre, et il en fallu 2m et de la doublure 2m à 1€ le mètre aussi, le zip venait d’un vêtement recyclé, donc la robe m’a coûtée 14,95 euros.

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Evidente Evidence.

Oui oui, le jeu de mots est tellement facile !

J’ai eu une matinée de cours avec les Bobines Patterns pour coudre la robe Evidence, disponible là.

Outre la matinée très agréable, à papoter couture, j’ai pu coudre la robe Evidence. La voilà.

Evidence face

Ici, je la porte sans collant, je trouvais le tissu, acheté chez Toto, suffisamment foncé. Cela faisait tellement longtemps que je voulais une robe confortable en jersey… J’ai louché dessus depuis sa sortie et j’avoue avoir été tenter immédiatement par le patron. il m’a fallu tout mon self contrôle pour ne pas craquer, sachant que j’avais cette matinée avec les Bobines prévue. Bref, l’attente a été récompensée et j’étais ravie, ravie. regardez par vous même, elle est parfaite, elle ne me fait pas ressembler à un sac, mais ne marque pas la taille (c’est à dire : ne fait pas ressortir le ventre) et ne boudine pas.

Les manches sont super confortables, un peu chauve-souris, ou dit-on kimono ?

Evidence manches

Mais, même si elles sont larges et confortables, elles peuvent sans problème passer sous un gilet.

Evidence aec gilet

 

Bilan :

Techniques : Aucune. J’ai quand même élargie la taille aux hanches en reliant juste les lignes. Je l’ai cousue à la machine à coudre, au point droit. Mon tissu n’étant pas tellement stretch. Mais je suis sûre qu’à la surjeteuse, ce sera encore plus facile et plus rapide. Cela dit, j’avoue ne pas avoir aimer coudre le jersey à la machine. C’est plus long, mais surtout, c’est nettement moins propre qu’à la surjeteuse.

Confort : Extrêmement confortable. En plus, mon jersey est doublé en polaire doudou. Un vrai pyjama !

Style : Je l’adore et j’en ai eu des compliments. On m’a même demandée si je l’avais acheté dans le commerce et une des mes collègues m’a demandée de lui coudre la même. Elle a une coupe quand même très flatteuse. Elle ne moule rien, mais reste correctement ajustée. Elle ne fait pas boule mais est très légèrement resserrée en bas. J’adore ! Les emmanchures ne me serrent pas (#teamgrosbras forever !)

Economie : patron, compris dans le prix du cours, mais en pdf, moins de 10 euros. Tissu environ 30€.

Coup de coeur ? Oh oui ! J’en veux d’autres, j’en veux d’autres ! Plus colorées. Et je suis jalouse sur Lyon, trouver des jolis jersey, c’est mission impossible.

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Ma robe Vogue, mon nouveau vêtement préféré !

Oulah, cette robe, elle aura mis du temps à voir le jour et je le regrette. Que je vous explique. Au CSF 2016, j’ai été visité le stand Louis Antoinette Paris, j’avais en tête la robe La Parisienne. Bon, ça a été un gros ratage, comme vous pourrez le lire dans un précédent article de blog. Mais sur le stand de la marque, j’ai acheté un patron, celui de la robe Vogue, un peu par hasard, je dois dire. Sur le stand de cousette, j’ai acheté de la flanelle de coton. Une fois rentrée chez moi, je l’ai lavée et rangée. Puis je me suis lancée dans la couture de La Parisienne avec le succès que l’on sait. Après, il y a eu d’autres cousettes, d’autres projets…

Pendant les vacances de Toussaint, j’ai débuté cette robe mais, m’étant lancé dans le Nano, je l’ai laissée de côté. Je ne l’ai fini qu’à la fin du mois. La voilà.

Robe Vogue LAP

Que dire de plus sur cette robe ? Que j’adore sa coupe un peu loose ? Que les poches avec les petits plis sont irrésistibles, que le montage est terriblement astucieux ? C’est une robe facile à coudre. La seule partie un peu technique est le zip invisible dans le dos. Ici, il est bien posé et invisible, sauf qu’il y a un empiècement dans le dos et qu’il ne se retrouve pas à la même hauteur, il y a un léger décalage, rien de bien grave cela dit. Je me suis demandée si je devais découdre/recoudre, mais depuis quelques temps, j’ai pris la décision de laisser courir. Je me suis rendue compte que mon perfectionnisme pouvait être handicapant. Tout d’abord, il m’empêche de me lancer dans des projets, de faire des choses, puis il me décourage. Je perds beaucoup de temps à coudre et à découdre et ce n’est pas ce qu’il y a de plus plaisant dans la couture.

En tout cas,  la robe est superbe. Tout en étant accessible, elle est pleine de petits détails sympas, comme les plis des poches ou des manches. Le tissu est une pure merveille. C’est une flanelle de coton bien douillette et chaude. Aussitôt cousue, aussitôt portée. Elle est en train de devenir ma robe préférée pour cet hiver. J’ai quand même essayé d’être la plus soigneuse possible en faisant de jolies finitions. J’ai d’ailleurs eu un souci de surjeteuse. J’ai eu, pour la première fois, des surjets complètement déréglés. Je me suis rendue compte, mais trop tard, que je n’avais pas passé le fil dans un des disques de tension. Pas étonnant que mes surjets aient été aussi lâches. Il a fallu que je les recommence, cette fois-ci tout à rouler. J’en ai profité pour bien visualiser l’endroit où coupe mon couteau, afin de bien positionner mon tissu, j’ai aussi pris le temps de voir comment placer mes mains et mon tissu pour surjeter en courbe.

L’effet loose est assez prononcé. En me servant du tableau des mesures, j’ai coupé une taille 44 (moment de déprime !), du coup, je me demande si la prochaine ne sera pas couper en taille 42. J’ai un peu peur de « l’effet sac ».

Robe Vogue LAP profil

Je l’ai rallongé sous le genou (je me demande si je ne l’ai pas trop rallongée du coup) afin qu’elle soit travail-compatible. J’ai aussi agrandit la largeur des manches. C’est un peu systématique mais en plus, j’ai bien remarqué avec La Parisienne, que Louis Antoinette Paris fittait ses manches. Moi, j’aime bien être à l’aise, en plus, je suis toujours en train de faire des grands gestes en face des élèves, donc, je me suis renseignée et j’ai fais un ajustement. J’ai aussi rallongé le buste d’1cm pour que les découpes princesses tombent pile poil. Je me rends bien compte que les ajustements sont indispensables pour qu’un vêtement cousu main tombe parfaitement.

Robe Vogue LAP 2

 

Bilan :

Techniques : le zip invisible. Oui c’est encore un sacré challenge, même avec un pied spécial.

Confort : la flanelle de coton est le tissu qui peut servir à coudre des pyjamas. Donc, j’ai l’impression de porter mon pyjama quand je porte cette robe. Elle est bien chaude en tout cas. Même non doublée, elle est très agréable à porter. Cela faisait longtemps qu’un tissu chaîne et trame ne m´avait pas donné un tel sentiment de confort.

Style : J’adore ! Les poches sont jolies et pratiques. La flanelle de coton à petits pois est superbe.

Economie : patron 15 et la flanelle est à 14€ le mètre. J’ai acheté 1,8m de tissu, ce qui revient à 40 euros la robe.

Coup de coeur ? Oui, je veux en coudre pleins ! Enfin, au moins encore une autre pour l’hiver et une pour l’été.

 

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Ma basic Three, mon nouveau pyjama, enfin ma nouvelle robe !

Voilà une nouvelle robe, à temps pour l’automne, même si ce dernier s’est déjà bien installé sur Lyon. Après avoir passée tout l’été à râler de la chaleur, je ne vais pas me plaindre, n’est-ce pas ?

Le week-end dernier, je me suis lancée dans une cousette assez facile, la la basic three. C’est le genre de patron nécessaire à tout le monde : facile, très bien expliqué et qui a un rendu canon !

Tadaam !!

robe Basic three devant

J’ai choisi la robe avec un col plissé et une forme trapèze. Tout a commencé par ce jersey ! Il est tellement beau ! Je l’ai eu à prix intéressant lors d’un vide-grenier organisé sur IG. J’ai longtemps louché dessus lorsqu’il est sorti en boutique, mais j’ai refusé de me laisser tenter au vu du nombre de projets et de mon stock de tissus. Bon, voilà, j’ai craqué, mais je sais que beaucoup ont la même addiction que moi, donc tout va bien, n’est-ce pas ?

Cette robe, je l’ai cousu en une demi-journée. j’ai acheté le patron le matin, imprimé, découpé et cousu dans la foulée. Tout a roulé : les explications étaient limpides, aucun souci d’assemblage à la surjeteuse et les ourlets à l’aiguille double ont été d’une simplicité enfantine. J’avoue que je me félicite tous les jours d’avoir investie dans de bonnes machines.

Robe basique three détail du col

Le col plissé dans toute sa splendeur ! J’ai choisi cette forme car la créatrice disait qu’un jersey de viscose était adapté et franchement, il est joli ! Allez, encore une :

robe Basic three devant

Elle parait un peu courte comme ça, mais non, elle est travail-compatible. Ah, je tiens à souligner les indications du patron ainsi que des ajustements très complets, un vrai bonheur, je vous dis !

Bilan :

Techniques : aucune. C’est prétentieux, mais j’ai déjà cousu du jersey et utilisé l’aiguille-double. Cela dit, je précise que c’est mon premier vêtement cousu avec ma nouvelle table. J’ai investi dans des tréteaux repositionnables Ikéa. La table posée dessus m’arrive ainsi bien au-dessus de la taille et pour me pencher, c’est un réel bonheur. On n’en parle pas assez du dos des couturières, mais croyez moi, c’est important. Mon dos me laissant tranquille, j’ai pu être très précise dans mes découpes et mon marquage. Ca change tout. Je sais que lorsque j’écris ça, on dirait que j’ai découvert l’eau chaude, mais je me rends de plus en plus compte que la couture est affaire de précision.

Confort : Comme tout vêtement en jersey qui se respecte, c’est un véritable pyjama ! Par contre, le jersey de viscose est d’un toucher plus froid. Je ne savais pas, au début, ça m’a fait bizarre, mais on s’habitue. Et puis comme c’est du jersey, je n’ai pas eu à retoucher la largeur des manches (team #grosbras for ever !)

Style : J’adore ! Le pli de devant camoufle mon ventre qui a tendance à ressortir lorsque je porte des vêtements trop moulants de type jersey.

Economie : patron en pdf 5€ et 1,8m de tissu (je crois que je l’ai payé 18€), donc 23€ pour la robe, autrement dit, une misère.

Coup de coeur ? J’aime tellement la forme ! Donc à refaire certainement. J’ai envie de décliner le patron en petits hauts, en forme boule aussi.

 

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Je couds ma garde-robe capsule : août.

J’aurai aussi pu appeler mon article, la première fois que je couds du Burda. Ou encore, la robe pénible, ou encore enfin le retour à la couture, enfin un autre vêtement pour ma garde-robe capsule… Mais enfin, voilà, je vous la laisse admirer :

Robe Burda mai 2014 devant

Il s’agit de la robe Burda 105 de mai 2014. 

Il a fait très chaud sur Lyon cet été, dès le mois de Juin. La chaleur a sur moi un effet dévastateur : manque de motivation extrême et j’ai remarqué que c’est durant cette période que je suis la moins active et la moins créative. Cette année n’a pas dérogée à la règle. Toutefois, j’avais reçu cette merveille de chez Stragier :

Gros plan tissu Seersucker

Un très beau seersucker avec de fines rayures blanches et bleu clair. Evidemment, la photo ne rend rien, il faut (à nouveau) me croire sur parole. J’ai tout de suite vu une jolie robe d’été. Malheureusement, le tissu est très fin et transparent. Ce n’est pas parce que c’est l’été qu’il faut jeter sa pudeur par dessus les moulins. Ca m’étonnera toujours de la part des créateurs de patrons et des fabricants de tissus, cette ode à la transparence !

Dans mon idée de robe d’été, j’ai aussi décidé de me poser un petit challenge : poser un zip réellement invisible. J’ai donc commandé un ensemble de 32 pieds pour machine à coudre avec le pied pour fermeture éclair invisible.

Pour résumer, ma robe devait avoir deux obligations : une doublure et un zip invisible. Lucidement, j’ai estimé avoir besoin d’aide et je me suis décidée à prendre des cours de couture. Ca a été la course parce que ma prof partait en vacances début août, et moi, fin juillet. Donc j’ai du faire la robe en 4 séances.

Bilan : mitigée. Je m’explique. J’ai expliqué mon cahier des charges à la prof qui m’a sortie ce fabuleux modèle Burda, très joli, pour lequel j’ai eu un gros coup de foudre. J’ai beaucoup appris avec elle : j’ai appris à reporter un patron, à rajouter les marges de coutures (qui ne sont pas les mêmes dans tout le vêtement !), à correctement découper un tissu, à lire le Burda, à faire des ourlets sur un arrondi, mais je n’ai pas eu le temps d’apprendre à poser un zip invisible (en vrai, j’avais la rage). Alors, voilà ma robe, il y a du bon, du nettement moins bon.

Robe Burda mai 2014 ampleur

Vous avez vu l’ampleur, une robe qui touuuuurne ! Une robe de princesseue !!!! 

Les points positifs : j’ai appris à quel point c’est important de passer du temps sur le recopiage du patron et sur la découpe du tissu. Il faut de la rigueur car tout le tombé du vêtement se décide à ce moment.

Franchement Burda, c’est spécial. Les indications sont réellement un autre langage. Mais par contre, le patronage est top top top ! Ici, la robe est proposée en grande longueur, soit pour une personne mesurant 1m76 (je mesure 1m74) et ça tombe nickel ! Aucune retouche à faire, aucune pince à monter, descendre, aucune manche qui ne serre (#treamgrosbras), je suis très à l’aide dans la robe, c’est comme enfiler un pyjama en chaîne et trame.

Le montage Burda, je le disais, est un langage à part, mais en échange, ça donne des finitions incroyable ! La doublure du haut de la robe m’a fait galérer, mais galérer… J’ai décousu au moins 3 fois chaque manche et sa doublure (et en plus, je ne suis même pas sûre de pouvoir recommencer), mais le fini est impeccable et astucieux.

J’ai appris à coudre un ourlet sur un arrondi, tout est dans le repassage. Il y a des endroits où le tissu est vraiment coupé dans le biais, donc moins lisse.

Les points négatifs : la pose du zip. Poser un zip invisible avec le bon pied est vraiment un jeu d’enfant, par contre, poser la doublure ensuite, franchement, ça reste un mystère. Alors, j’ai bidouillé. J’ai positionné mon zip, plier au fer mon tissu pour avoir une finition correcte et j’ai cousu à la main pour que la couture reste invisible sur l’endroit. Donc, je ne peux pas dire que la robe est jolie à l’intérieur, parce que ma couture à la main est maladroite. Pour les finitions du zip, j’ai regardé des tutos sur internet et je me suis débrouillée.

j’ai également du coudre à la main le haut de ma doublure sur la taille de la jupe et là aussi, c’est maladroit (pour ne pas dire moche)

Robe Burda mai 2014 dos

En plus, sur la photo, on voit le zip, je vous jure qu’en fait non, il est invisible ! 

Il reste donc des imprécisions et des finitions un peu inégale, mais je l’aime beaucoup. J’ai mis du temps à la terminer, je l’ai commencée en juillet et finie fin août.

 

Bilan :

Techniques : travail sur le patron, la découpe du tissu, pose du zip

Confort : tissu assez fin et confortable.

Style : J’adore… La robe me fait penser à la côte est américaine. Elle est un peu trop décolleté pour le travail, il faudra épingler une petite modestie.

Economie : patron fourni et 2m à 7,99€/m (promotion stragier) soit une robe 16€ sans compter la mercerie.

Coup de coeur ? Même si j’aime ma robe et que j’en suis fière, je ne suis pas prête de la refaire. Je ne suis même pas sûre d’être au niveau pour la coudre. Je m’explique : ça a été une robe compliquée à faire et je ne suis pas sûre d’avoir apprécier la coudre. Peut-être ai-je eu les yeux plus gros que le ventre ? Je pense qu’un jour, je pourrai coudre ce genre de vêtements et y prendre plaisir. Mais là, je vais me concentrer sur des vêtements plus simples en soignant les ajustements et les finitions. Parce que ça, c’est important et c’est ce qui fait la différence entre un vêtement cousu pour soit et un vêtement cu commerce. Un vêtement bien ajusté et bien fini, outre le fait qu’il dure plus longtemps, est bien plus confortable. Je ne vous avais pas dis que mon mot-clé pour la rentrée était « confort » ?