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Pendentif Metal Clay

Pffff, là je ressors des vieilleries…

Lorsque j’ai participé au stage d’Anna Mazon, nous devions toutes faire un pendentif. La première journée, nous avions étudié la structure du bijou, appris à faire les décorations et les placer. Puis les pièces avaient cuits durant la nuit et nous avions fait les finitions le lendemain.

Manque de chance, mon pendentif avait mal cuit. Il a manqué peut-être une demi-heure au palier. Je suis rentrée chez moi avec mon bijou et l’ai oublié ! C’est en rentrant du stage de Zab que j’ai trouvé la motivation de sortir mon four et de finir la cuisson.

Alors voilà mon pendentif, il manque juste à fixer la perle : noir ou blanche (sachant que la blanche est plus imposante) ?

 

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Stage Zab Bronze.

En Octobre 2015, Sabine m’a proposée un autre stage collectif de bagues en pâte de bronze blanc par une créatrice de bijoux qui a développé sa propre pâte de métal, la Zab Bronze. J’en reviens et ce stage a été fabuleux. Mais réellement fabuleux.

D’un point de vue pratique, j’ai eu de la chance, une de mes classes étaient en stage et je n’avais pas cours vendredi après-midi. J’ai donc pu partir sereinement du lycée prendre mon train et arriver à Cannes vers 19h. J’ai eu le plaisir de revoir Carole avec qui j’ai partagé un succulent diner et une chambre pour la nuit supplémentaire. Après un bon petit-déjeuner, nous avons fait connaissance avec les autres stagiaires. Il y avait des anciennes et des nouvelles. C’était très sympa de retrouver les filles. Je ne les connais pas en-dehors des stages, mais les revoir à chaque fois me fais la sensation de retrouver de bonnes copines. Ce qui a de bien dans ces stages c’est le mélange avec des nouvelles et des anciennes.

Lors de cette première journée, nous avons rencontré Zab en personne. Une vraie révélation. Une personne généreuse de son savoir, très simple et de bonne humeur. Lors de ce stage, j’ai appris énormément de choses. Presque autant que lors du tout premier stage avec Sabine. J’ai appris à faire des moules au silicone, j’ai appris à reconstituer de la Zab Luna, j’ai appris à mouler de la pâte de bronze dans les moules en silicone que j’ai fais. Car Zab avait amené une infime partie de sa collection de boutons (elle en a plus de 3000 et s’en sert énormément) pour nous permettre de prendre des empreintes. Zab nous a montré sa façon de faire. Elle nous a dit qu’elle avait été une totale autodidacte et qu’elle avait recherché sa propre méthode parce que certains gestes l’ennuyaient. Et en effet, sa méthode est très différente de celles des autres artistes.

Pour, elle, ce qui fonctionne, c’est de travailler séparément le plateau et l’anneau de la bague. Le plateau est terminé, séché et fini ; ensuite il est placé sur l’anneau humide.  On refait sécher, on refait des finitions et enfin, on cuit et on brosse. Donc, le but de la matinée était simple : mouler de la pâte et faire un plateau complet pour la bague. Il a fallu faire des moules, placer des détails (ah, les petits fleurs !). Zab nous a demandé de faire plusieurs plateaux de bagues ou plusieurs moulages afin de nous en servir plus tard. Nous avons fais les finitions d’une façon très originale. La pâte n’a pas besoin de beaucoup d’eau, les finitions se font au scalpel, Zab appelle ça « l’épluchage » de la pâte.

L’après-midi, régénérées par un excellent déjeuner, nous avons fait chacune notre l’anneau. Un simple boudin et en travaillant bien la jointure. Puis, une fois l’anneau bien lissé,  nous avons  tout assemblé. Sabine est partie lancer les cuissons chez elle (il y a de plus grands fours dans son atelier) et nous, nous sommes restées dans le restaurant pour discuter et faire connaissance.

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Metal Clay, my story.

J’ai commencé à m’intéresser à la pâte de métal en 2008-2009. Je ne sais plus trop comment j’en suis venue à cette découverte. Je pense qu’à l’époque, je m’intéressais à la pâte polymère. Grâce à internet, je suis tombée sur un site que j’ai vaguement suivi parce que la créatrice faisait de très belle chose en polymère et qu’elle crochetait aussi du fil de métal et des perles. A un moment dans son blog, j’ai lu qu’elle avait testé de la pâte d’argent et ça avait l’air tellement bien ! Une argile que l’on modelait et hop, cuisson au chalumeau de crème brûlée et on avait un bijou en 100% argent. Simple non ? Cette personne se nomme Sabine Aliénor Singery. Elle s’est rapidement formée, est devenue instructrice et s’est mise à donner des formations chez elle à Mougins.

La pâte d’argent existe depuis 2005 (ou 2006 ?). A l’époque, l’argent était à un prix plus que correct. Et puis d’un coup, il s’est envolé… Il a fallu trouver autre chose. En 2008 naissaient les pâtes de cuivre et de bronze. Le seul souci avec elles étaient le mode de cuisson. Il fallait plus qu’un chalumeau pour crème brûlée mais un four à haute température.

J’ai trouvé une initiation à la pâte d’argent sur Lyon. C’était couteux mais la pâte d’argent était fournie avec. La formatrice était une britannique nommée Nathalie Bouvard. Sa façon d’enseigner la pâte d’argent était étrange. Elle nous a fait travaillé la seringue et une bague, c’est à dire les choses les plus difficiles à faire en pâte de métal. Puis elle a jeté les pièces, séchées au sèche-cheveux, sur un réchaud de camping et a attendu une dizaine de minutes. Puis c’était fini. J’ai été affreusement déçue de ce cours. Mais vraiment ! La pâte était d’une finesse et d’une grande douceur. Il fallait la travailler très vite (à aucun moment nous n’avons réhydraté la pâte), et les deux bagues que j’ai faite étaient incroyablement laides. J’ai retenté un cours avec cette même formatrice et ça été à peu près la même chose, en moins laid puisque nous avons fait un médaillon. Toujours la même déception. Avec le recul, je me rends compte que cette femme n’était pas un bon pédagogue.

Voilà pourquoi, le 7 août 2011, je partais pour Mougins, car pour mon anniversaire, j’ai reçu le stage, le matériel, le voyage, l’hotel… j’ai donc pu suivre une formation de 2 jours avec Sabine. Là ça a été nettement mieux. J’ai appris dans de bonnes conditions, nous étions deux stagiaires et ce qui m’a marqué est la générosité de Sabine, tout ce qu’elle sait, elle le dit, tout ce qu’elle expérimente, elle le dit… Le courant est très bien passé, nous avons même déjeuné avec ses filles…

Rentrée sur Lyon, je n’ai rien fais, j’ai soigneusement rangé mes affaires. L’argent coûtait de plus en plus cher. Aujourd’hui par exemple, il coûte 2,25€ le gramme, alors que le bronze coûte 0,14€.

J’étais inscrite sur le forum Metallurgia et j’ai ainsi eu l’occasion de faire l’achat d’un four d’occasion. Au lieu de 450, il m’a coûté 300€. Lorsque je l’ai reçu, j’ai compris qu’il était neuf et n’avait sans doute jamais servi ! Peu à peu, je me suis équipée. J’ai également gardé contact avec Sabine via Facebook. J’ai suivi avec elle un autre stage, du 31 mars au 1er Avril 2012, en collectif celui-là, sur la technique du Mokume Gane : comment cuire différents métaux entre eux, comment les assembler et se servir de leur différente couleur pour soigner l’esthétique du bijou… Stage passionnant. Rentrée chez moi, pareil, j’ai continué à m’équiper en petit matériel et puis, pas grand chose. Quelques pièces, toujours un peu décevantes.

Puis, Sabine m’a contactée pour un autre stage, donné par Anna Mazon, cette fois, pour son pendentif Herbarium (25 et 26 Octobre 2014). Là clairement, c’était un super stage, j’étais contente de revoir les mêmes filles et Sabine et puis j’aimais bien le travail de l’artiste. Venir à ce stage a été toute une aventure : Bla Bla Car à l’aller, et train au retour. Nous n’étions pas nombreuses à venir dès le vendredi soir, en fait, il n’y avait qu’Anna et moi. Sabine a eu la gentillesse de nous inviter à dîner avec sa famille, c’était très sympa de rencontrer son mari et de revoir les filles (qui ont bien grandies !).

Le travail d’Anna est magnifique, très inspiré de la nature, avec des volutes et de très petits détails. Le médaillon que j’ai réalisé en pâte goldie a eu un souci de sous-cuisson. Je n’ai jamais eu le temps de le recuire. Le stage a été inspirant pourtant et j’y ai appris plein de choses, peut-être pas au niveau technique, mais au niveau du style et de l’importance des détails.