Blog, Couture

Tag couture, partie 3

Et voilà la dernière partie de ce tag couture. Bonne lecture !

17) Bonne ou mauvaise élève : en repassage ? en bâti ? en couture à la main ?

Je suis une bonne élève en repassage. Je trouve qu’il s’agit d’une étape essentielle. Au début, je ne repassais rien, mais j’ai suivi un cours Craftsy où la prof disait que le repassage servait à de jolies finitions mais aussi à sceller les coutures. Depuis, je repasse systématique. Je bâti à la main presque tous mes zip. Dès que je ne le fais pas, je trouve qu’il y a un décalage et je n’aime pas. Par contre, je suis une très mauvaise élève en couture à la main, parce que je suis nulle, n’ayons pas peur des mots. Vraiment. Je trouve mes points moches et le résultat très maladroit.

18) As-tu un graal, une pièce que tu n’as pas encore osé coudre ?

J’ai très peur de coudre une braguette et une patte de boutonnage. Il parait que je me fais une montagne de pas grand chose, d’après d’autres couturières amateurs et je pense qu’elles ont raison. Donc j’aimerai bien franchir le pas.

19) As-tu déjà patronné ?

Non. Je me sens encore trop novice et en plus ça ne m’intéresse pas plus que ça. Je trouve qu’il y a des personnes bien plus douées que moi qui s’y sont mis et je suis admirative de leur travail. Je crois que le patronage, c’est un peu beaucoup de maths et de géométrie et honnêtement, il s’agit de deux matières dans lesquelles j’avais des difficultés à l’école, donc bon…

20) Quel est l’ouvrage dont tu es la plus fière ?

Ma robe Vogue de Louis Antoinette Paris. C’est la robe dont je suis la plus fière, la plus confortable et avec laquelle j’ai reçu le plus de compliments. C’est également la robe où j’ai soigné les finitions et j’en suis très contente.

21) Et ton pire boulet, ton ratage le plus complet ?

Ma première chardon. La faute au tissu, acheté sur internet. Une fois terminée, je me suis rendue compte que le tissu se désagrégeait sans l’aide de personne autour des coutures. J’étais en rage. J’ai récupéré le zip et je l’ai jetée.

22) Quelle est la pièce que tu couds le plus ?

Une robe. C’est le vêtement qui m’a motivée pour commencer la couture de vêtements. Je voulais une robe d’hiver manches longues, et pendant l’hiver 2015, c’est comme si je cherchais un mouton à 5 pattes. Impossible d’en trouver dans le commerce. Alors qu’il n’y a pas plus classique dans une garde-robe. Du coup, c’est ce que je couds le plus. En plus, je trouve que c’est pratique dans une garde-robe. Pas besoin de trouver un haut et un bas qui vont bien ensembles, une robe et c’est tout.

23) Couds-tu pour toi ou pour les autres ?

Pour moi. Je n’ai pas une productivité de dingue, donc je passe en priorité et en plus, ça me stresse de coudre pour les autres. Quand même pour qu’un vêtement cousu soit mettable, il faut faire des ajustements. Alors déjà, pour moi, faire des ajustements peut être compliqué, je n’imagine pas pour les autres.

24) Fais-tu encore les magasins pour acheter ou juste pour attraper les idées ?

Même si je tente la garde-robe handmade, oui, je fais encore les magasins. J’ai eu besoin d’un pantalon confortable et je n’allais pas attendre de pouvoir me le coudre, je n’aurai pas eu mon pantalon avant au moins un an. J’ai préféré l’acheté.

25) Tu couds pour tous les jours et/ou pour les grandes occasions ?

Je couds pour tous les jours. C’est une grande satisfaction de m’habiller handmade. C’est un objectif de toute façon.

26) Un « gadget » dont tu ne te passerais plus ?

Mon découd-vite. Et le pire est que je ne l’ai pas acheté pour la couture mais pour des vêtements du commerce car grâce à sa pointe, je pouvais rentrer des petites mailles sautées.

27) Pour finir, une anecdote couturesque (ou plusieurs !!)

Euh, je ne sais pas trop. Peut-être lorsque j’ai coupé ma deuxième Impatiente. Je n’ai pas fais attention que le motif avait un sens et donc je l’ai coupée à l’envers. Je me suis sentie très seule. Maintenant je fais très attention au sens de mes découpes.

Une anecdote un peu moins sympa : la première vente de tissus Agnès B sur Lyon à laquelle j’ai participé où l’une des clientes, venue avec une de ses amies et qui voulait mettre les mains sur chaque rouleau. A tel point que les autres clientes et moi-même avons du nous fâcher. Je me souviens être sortie de la boutique assez perplexe. Les vendeuses m’ont dit aussi que lors de ces ventes, les clientes peuvent devenir agressives et certaines en sont venues aux mains…

+ Taguer trois personnes

Je ne veux pas obliger les gens, mais si jamais des personnes se sentent motivées :

Coralie de La petite maison de Coco

Marine de Petit Poussin Bleu

et Prête à en découdre

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Blog, Couture

Tag couture, partie 2

Voilà la deuxième partie de ce tag. Bonne lecture !

7) Ta machine à coudre : aux petits soins ou à la va-comme-j’te- pousse ?

Je suis soigneuse habituellement et encore plus pour ma machine à coudre et ma surjeteuse. Les deux coûtent quand même une certaine somme, donc, oui, j’en prends soin. La MAC part en révision une fois par an et la surjeteuse est régulièrement nettoyée.

8) Surjeteuse ? Recouvreuse ?

J’ai beaucoup de chance, j’ai une surjeteuse Babylock. Ma machine à coudre n’a aucun souci pour gérer l’aiguille-double, alors pour le moment, j’estime que je peux me passer d’une recouvreuse.

9) Marque(s) de patrons préféré(s) ?

Oulah, c’est une question compliquée. J’achète Burda religieusement tous les mois mais au final, j’en couds très peu, mais j’aime le feuilleter. Il y a des tas de marques de patrons indépendants que j’adore… Je vais en citer deux. En premier Deer&Doe. Pour leurs patrons superbes et toujours réussis et leurs explications d’une grande clarté. Et puis, il y a Ivanne S. J’admire profondément cette créatrice parce que chacun de ses patrons est une mine d’information, un véritable cours de couture et en plus, un patron Ivanne S = tellement de modèles à créer sur une même base, que ça me donne parfois le tournis. J’attends avec impatience son modèle de chemise pour me lancer dans les pattes de boutonnages et dans ce genre de vêtements.

10) Matière préférée ?

Le jersey pour son confort et sinon la double gaze. Je suis dingue de cette matière : hyper douce, très agréable à travailler et à porter,

11) Où te fournis-tu ? (boutiques physiques ou internet)

Je privilégie les boutiques physiques parce que les fois où j’ai acheté sur internet, j’ai été horriblement déçue. Quoique le site Cousette.com m’a réconciliée avec la vente de tissu par internet. A voir donc. Mais de toute façon, j’aime toucher les tissus.

12) Ton stock de tissus : minimaliste ou indécent ?

Raisonnable. Il n’est pas minimaliste mais il ne déborde pas non plus. Cela dit, je pense que j’en ai trop et qu’il faut que je me bouge pour coudre plus. Mes tissus viennent essentiellement des ventes Agnès B, d’une vente de vide-atelier… Donc, ce sont des tissus que j’achète sans projet derrière, juste « au cas où » sachant qu’à 5€/m voir moins, je ne risque pas grand chose, mais quand même, ça commence à faire.

13) Et les livres et patrons ?

Je ne suis pas très livre et j’achète peu de patrons. Enfin, là, j’en ai acheté 3 dans un destash par IG. Je reste raisonnable par contre. Sinon, j’achèterai des patrons toutes les semaines. Il en sort vraiment beaucoup et ls sont tous plus beaux les uns que les autres. Surtout en voyant les réalisations qui fleurissent sur Instagram.

14) Comment choisis-tu tes tissus ? Et tes patrons ?

Souvent, je copie honteusement Instagram. J’ai encore beaucoup de mal à associer les tissus et les patrons et j’ai toujours un doute quand aux tissus imprimés. Donc je moutonne allègrement et sans honte aucune^^.

15) Que fais-tu des chutes ?

Je jette au recyclage mes chutes de tissus. Parfois je garde des grands morceaux pour éventuellement coudre un fond de poche ou une doublure de trousse (il faut que j’en couse, c’est pour ça). Mais au bout d’un moment, je m’en débarrasse.

16) Une diète d’achat (ou no-buy) est-elle envisageable ?

Eventuellement mais pas pour le moment. Il y a le marché aux tissus à Lyon fin mai, je verrai à ce moment.

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Tag couture, partie 1.

Il va falloir vraiment dépoussiérer ce blog, mais je suis toujours là ! Après un certain passage à vide et presque deux mois sans couture, je reprends tout doucement le chemin de la machine. C’est la première longue période pendant laquelle je ne couds pas. La faute à des projets peu satisfaisant, je n’arrive pas à faire les photos d’ailleurs, mais il faut absolument que je trouve le temps de les blogger, et une vie professionnelle qui s’est accélérée comme toujours au mois de mars.

Enfin, me voilà de retour avec un article complètement différent : un tag couture.

Je suis une grande fan des podcast couture que je regarde régulièrement sur Youtube. Depuis quelques mois, toutes mes podcasteuses préférées tournent des vidéos spécialement pour ce tag et j’adore les regarder. N’étant pas suffisamment courageuse/sûre de moi/intrépide/photogénique (vous choisissez), je ne compte pas ouvrir une chaîne Youtube pour répondre à ce tag, alors voilà, je le fais par le biais de mon blog. Comme il y a pas mal de questions, je pense que je vais découper ce tag en plusieurs parties.

C’est parti !

1) Pourquoi ? Comment as-tu commencé ?

J’ai commencé la couture le 31 décembre 2015. C’est assez précis. A l’époque je m’intéressais pas mal au diy (tricot, scrap, perles, fimo…) et je tournais un peu autour de la couture. Une de mes amies m’a proposée de m’apprendre une pochette d’Ipad, j’ai accepté et j’ai détesté. Mais vraiment détesté. Je ne l’ai même pas fini. Puis, un jour, sur un coup de tête, j’ai acheté une machine et surtout un cours spécial débutante sur Craftsy  pour coudre un sac. j’ai acheté deux coupons de tissus patchwork et je me suis lancée. Je n’ai plus arrêté depuis. Comme quoi, parfois, dans la vie, c’est une question de timing. Je pense aussi que j’ai commencé la couture à un moment où ma vie ne tournait qu’autour du professionnel et je ne voulais pas ça du tout. Comme je fais un métier quand même intellectuel, je pense que j’avais un gros besoin de faire quelque chose de manuel.

2) Que t’apporte la couture ?

Tellement de choses ! Tout d’abord un grand apaisement. Quand je suis seule en face de ma machine, il faut que je sois concentrée et minutieuse sur ce que je fais. Du bonheur ! J’adore fabriquer quelque chose. Quoique je ne sois pas sûre qu’utiliser ce verbe soit juste. De la fierté ! Avoir terminé un ouvrage, c’est toujours un moment de fierté. Mais la couture c’est aussi pas mal de frustration !

3) Te souviens-tu de ton premier ouvrage ?

Je l’ai toujours ce sac Craftsy.

Sac Craftsy

Le tissu ne tient pas (il aurait fallu que je l’entoile) mais mes coutures sont droites. Et je me souviens surtout de l’avoir cousu en une soirée et que cela a été le bonheur intégral. Là je me suis dit que je tenais quelque chose.

4) Une séance de couture, c’est comment ?

Avec la télé ou un podcast audio. Je ne peux pas travailler si je n’ai pas un son quelconque qui me coupe un peu de l’extérieur. Je couds mais je n’ai pas une grande résistance, je ne peux pas coudre plusieurs heures d’affilées. Toutes les deux heures, il faut que je fasse une pause, que je grignote, que je boive un thé… Au début, j’avais besoin de longues plages horaires, aujourd’hui je m’efforce de découper mes ouvrages en plus petites étapes pour coudre plus régulièrement.

5) Un endroit dédié ?

Un pan de mon salon. Un plateau sur deux tréteaux Ikea qui sont modulables. La table est contre le mur sauf quand je couds parce que je n’aime pas coudre face à un mur. une partie de mes bibliothèques est utilisée pour stocker mes patrons et mes livres de coutures et mes tissus sont rangés dans des boîtes Ikea transparentes dans un placard mural.

6) Que pense ton entourage de la couture ?

Ils s’en foutent ! Mon entourage se demande pourquoi je me donne tant de peine alors qu’il suffirait que j’aille chez H&M. C’est la triste réalité. Au début, j’ai même du essuyé quelques moqueries. Du coup, je refuse de coudre pour mon entourage. De toute façon, je ne crois pas qu’il saurait apprécier les efforts et le travail qui se cachent derrière chaque ouvrage.

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Livres lus. Décembre 2017

Je me suis rendue compte que je lisais bien moins qu’avant. J’ai donc décidé de remédier à cet état de chose. Alors voilà un nouvel article pour une présentation mensuelle des livres que j’ai lu.

 

 

Ca c’est passé comme ça, d’Hillary Rodham Clinton. Un livre qui revient sur la campagne présidentielle américaine de 2016. Comment dire, passionnant à lire. Evidemment, c’est une vision partisane de ces élections et il y a peu de remise en question, il est surtout question de ce que les autres ont fait ou non. Mais je n’ai pas pu lâcher ce livre, je l’ai trouvé aussi inspirant. C’est un parcours extraordinaire que cette femme a mené.

La fille au révolver et la femme à l’insigne d’Amy Stewart. Il s’agit de deux livres d’une même série et ils se suivent. L’autrice a fait des recherches historiques sur les soeurs Kopp, dont l’héroïne Constance et en a tiré deux romans policiers. J’ai beaucoup aimé et je pense continuer à suivre cette série, parce qu’outre l’écriture, agréable, les histoires sont bien menées et les personnages attachants. A travers les enquêtes racontées, il y a aussi le portrait d’une certaine Amérique du début du 20ème siècle. La Première Guerre Mondiale est à peine effleurée, comme un évènement désagréable qui se passe en Europe. Il est ici question de la place des femmes, surtout lorsqu’elles ne sont pas mariées, lorsqu’elles ne rentrent pas dans les moules conventionnels. Le premier livre nous montre 3 femmes, 3 soeurs, harcelées par un voisin sous prétexte qu’il est un notable et comment elles réagissent (elles apprennent à tirer !). Le deuxième nous montre Constance, première femme employée dans une prison et en bonne voie pour devenir la première femme shérif adjoint.

Une femme simple et honnête de Robert Goolrick. Je n’aurai pas parier un centime sur ce livre ! Lorsque j’ai vu la couverture et le résumé, j’ai franchement cru qu’il s’agissait d’une espèce de livre sentimental, et bien pas du tout. Ici, l’intrigue, pleine de sous-entendue, nous emporte avec elle et je n’ai pas pu arrêter ce livre avant la fin. L’histoire n’est pas des plus compliquée mais tout de même… Elle nous offre des portraits d’hommes et de femmes saisissants et profonds. Le titre fait référence à une petite annonce que Ralph Truitt passe dans un journal. Il souhaite se remarier et demande donc, une femme simple et honnête. Catherine Land répond à cette annonce. Et je ne peux pas en dire plus. Mais je conseille fortement ce livre !

La partie de chasse d’Isabel Colgate. J’ai lu ce livre parce que j’ai adoré le film Gosford Park et le scénariste, Julian Fellowes, a dit s’être inspiré de ce livre. En effet, j’ai bien vu la filiation. C’est un livre agréable à lire et qui est le reflet fidèle d’une certaine époque, 1913, mais aussi d’une certaine forme d’écriture. Pourtant écrit en 1980, j’ai eu l’impression de plonger dans des pages nostalgiques prônant un certain art de vivre, celui de l’aristocratie anglaise, balayée par la Première Guerre Mondiale. Il paraît qu’il s’agit d’un classique de la littérature anglaise et je veux bien le croire.

La poursuite de l’amour de Nancy Mitford. Publié en 1945, ce livre a connu un très grand succès grâce à l’écriture de son autrice, son sens de l’humour et parce qu’en sortant de la Seconde Guerre Mondiale, les gens avaient envie de lire un peu de littérature légère. Comme je peux les comprendre ! Parce qu’en effet, c’est un livre qui m’a fait du bien, détendu et distrait. Que demander de plus ?  Il s’agit des errances amoureuses de Linda, racontée par sa cousine Fanny. Errances car Linda ne veut que le grand amour et ne se satisfait pas de sentiments tièdes ou non passionnés.

Ce fut donc un mois où j’ai lu 6 livres. J’en ai aussi abandonné un : Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka. En fait, le livre ne raconte que des histoires collectives et reste très impersonnel. Il n’est que question que « nous sommes arrivés « , « certaines d’entre nous », « nos maris », « les autres ». Après presque la moitié du livre, je n’ai plus supporté ce genre d’écriture et j’ai arrêté.

 

Blog

Joyeux Noël !

Si certains lecteurs passent par ici…

Je vous souhaite un joyeux Noël 2017. Je suis toujours mitigée quant aux fêtes de fin d’année. Elles représentent à la fois trop de famille, trop de solitude et trop de tout en fait. Malgré ça, je pense que Noël est un temps où il fait bon prendre le temps ou en perdre d’ailleurs, devant la télé, un bon livre, un bon goûter…

Quant à moi, mes fêtes se passeront avec de la famille proche et je suis reconnaissante d’avoir cette bouffée familiale dans l’année.

Blog, Lire et écrire

Maigret

J’ai découvert Simenon lorsque j’étais étudiante à Amsterdam. Il est devenu mon auteur préféré. Il y a quelques années, j’ai pu trouvé l’intégrale « Tout Simenon » en 26 tomes et imprimé sur du vrai papier, pas sur l’horrible papier bible des éditions Omnibus.

Cela fait longtemps, dans mes projets, que j’ai envie de lire tout Simenon. Et j’ai aussi très envie de lire tout Maigret et dans l’ordre. J’en ai lu pas mal, ainsi que les autres romans, mais j’ai envie de prendre mon temps et d’avancer tranquillement, dans l’ordre (c’est important) afin de constater l’évolution du personnage, du rythme d’écriture, des ambiances décrites… surtout les ambiances, d’ailleurs, car Simenon a l’art de me transporter ailleurs.

Ce n’est pas un projet très très long, car les Maigret se lisent plutôt vite. Je ne sais pas si j’écrirai sur toutes les enquêtes de Maigret, car cela ferait 75 romans et 28 nouvelles, plutôt long. Je ne sais pas non plus combien de temps cela me prendra, peut-être ne terminerai-je pas ce projet de lecture… Mais enfin, voilà la liste des enquêtes de Maigret, romans et nouvelles réunis. Il s’agit d’un ordre chronologique de rédaction et entre parenthèse, il s’agit de la date de publication

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Exposition Dior, Paris 2017.

Je dépoussière un peu le blog car je n’ai rien à présenter que ce soit en couture, tricot/crochet ou jdr. L’été a été la source d’un manque de motivation totale à cause d’une chaleur et d’une humidité proche d’un climat tropical sur Lyon. J’ai profité d’un petit voyage, au frais, à Paris pour aller à l’exposition Dior, organisée pour les 70 ans de la maison.

Je ne peux pas dire que je sois fascinée par la mode et la haute couture, mais par contre, je suis fascinée par les savoirs-faire nécessaires dans ce domaine. Ce qui explique ce compte-rendu. J’ai été agréablement surprise par cette exposition que j’ai trouvé très complète. J’y ai appris beaucoup de choses sur la maison de couture, mais aussi sur les créateurs qui s’y sont succédés. De plus, la muséographie était intéressante. Ce n’était pas qu’un catalogue de robes mais un classement intelligent avec des thématiques transversales (les robes jardins, les robes Miss Dior…)  Et puis, je me suis rendue compte que chaque directeur artistique a eu une influence sur la maison tout en intégrant les classiques posés par le monsieur Dior. Du coup, je me suis demandée qui avait influencé qui : la maison Dior sur les créateurs, ou les créateurs sur la maison Dior ? Je ne crois pas qu’il y ait une seule réponse.

Mis bout à bout, le travail de chaque directeur artistique montre un incroyable fil conducteur : le goût de la silhouette. La ligne Dior est, en général, assez structurée. La femme Dior a une taille, des hanches, des épaules, une poitrine… Et cette ligne les met en valeur, mais tout en donnant une impression de confort.

Ce qui est intéressant aussi, dans l’exposition, on voit la taille des mannequins changer. Dans les années 50, elles ont des poses très travaillées, inspirées par les attitudes des danseuses classiques et doivent mesurer environ 1m60. Dans les années 80 ou 90, les robes sont créées pour des femmes d’au moins 1m80.

Je suis désolée pour la qualité des photos, je n’avais que mon Iphone 5s. Donc, je n’ai pas pu éliminer tous les reflets.

Ensemble iconique New Look

Voilà ce que je connaissais de Dior, l’ensemble iconique New Look qui a lancé la maison. Veste en shantung et jupe plissée en lainage. 

 

Robe Miss Dior pour Catherine Dior

Voici la robe Miss Dior, créée pour le parfum du même nom, inspirée par Catherine Dior, la petite soeur de monsieur Dior, qui fut aussi une résistante et ancienne déportée. Il s’agit d’une robe brodée de fleurs. 

 

Robe jardin

Voici un exemple de robe que j’ai beaucoup aimé, inspirée aussi par les jardins. Monsieur Dior aimait les jardins et beaucoup de directeurs artistiques qui lui ont succédé aussi apparemment. Je trouve le col magnifique. Il y a aussi un petit bout du fabuleux décor de papier réalisé pour cette partie de l’expo. 

 

Robe du soir brodées de perles

Une robe du soir incroyable ! Toujours inspirée d’une fleur et de ses pétales et entièrement brodées de perles. 

 

Ensemble de robes du soir trianon

Un détail de robes de la collection Trianon. Le plissé du dos est juste magnifique. 

 

Détail d'une robe par Simons

Voilà un détail du dos d’une robe par un des successeurs de monsieur Dior, Raf Simons. Je trouve le vêtement très structuré et un peu austère, ce qui fait davantage ressortir ce petit volant. 

 

Petite robe noir col claudine

Voilà une petite robe noir. Elle fait un peu orpheline, j’avoue, en lainage noir, mais j’adore le col claudine et je me dis que ce genre de robe, je pourrai la porter sans souci. Les autres robes, sincèrement, non : taille trop marquée pour ma morphologie ou tout simplement, je n’ai aucune occasion de porter une robe du soir !

 

 

 

 

 

 

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La coupe d’or.

Dans cet article je ne vais pas parler du roman de Henry James, mais d’une méthode de couture. Tout a débuté avec un flyer Mondial Tissus, mon lieu de perdition personnel, où il y avait des démonstrations durant 4 jours de la fameuse « Coupe d’or » ou « Coupeuh d’or » avec l’accent suisse. Pourtant, il s’agissait d’un jour comme tous les autres, anodin et tranquille et j’avais programmé ma sortie Mondial Tissus pour aller acheter un simple élastique. Oui je programme mes sorties dans ce magasin avec des challenges, enfin, un seul : ne pas acheter de tissus, tu en as déjà trop… à répéter comme un mantra en boucle. Donc, là, innocemment, je passe en caisse avec mon élastique de 2,5 cm de large (plus un peu de biais liberty et un cordon pour en faire un passepoil, raisonnable, je vous dis), mais assez fière de moi car la maîtrise du compte en banque, je dois. Paf, flyers en caisse. N’ayant rien à faire mercredi après-midi, je m’inscris, poussée par mon démon personnel, toujours éveillé chez Mondial.

Mercredi arrive, jour funeste. J’avais bien la flemme de me lever de mon canapé, mais je me suis inscrite et ce n’est vraiment pas poli de se dédire. Mon éducation judéo-chrétienne me perdra. Et me voilà devant une démonstration, au premier rang bien sûr. Le démonstrateur est hélvète, voilà pourquoi lui dit « la Coupeuh d’or ». Donc, cette fameuse coupe, qu’est-ce ? C’est une méthode de couture basée sur deux mensurations : la poitrine et les hanches. Il semblerait que le corps humain soit régit par un nombre d’or qui se retrouve partout. J’avoue, je n’ai pas creusé, je me suis contentée d’avaler les explications du vendeur, mon esprit critique s’étant fait la malle, sans doute kidnappé par le fameux démon. J’ai appris des trucs fascinants, que je suis sûre de pouvoir ressortir en société : l’avant-bras est égal à la longueur du pied, si on colle le pouce à la hauteur de la deuxième phalange de l’index, nous avons exactement la longueur de notre nez etc. Non seulement, la Coupe d’or est une méthode de couture, mais en plus, c’est le moyen de meubler les conversations, incroyable n’est-ce pas !

Voilà un exemple :

Un exemple de patron

L’illustration est de format A5 et donc les patrons sont en tout petit. Le but étant de tracer, grâce à un mètre ruban spécial, les points et les relier. Je ne m’étends pas sur la méthode, il suffit d’aller voir sur Youtube, les explications sont bien plus claires que tout ce que je pourrai vous présenter ici.

Par un esprit de prudence qui n’est pas du tout révélateur de ma personnalité, je n’avais pas pris mon chéquier ou ma CB pour venir à cette démonstration. C’est l’avantage de vieillir, je me méfie de mes impulsions. Donc, j’ai eu toute une soirée pour peaufiner mes arguments afin d’acheter cette méthode, parce qu’il-me-la-faut-absolument. Les voici :

  • Le pack est cher, mais il y a 280 patrons. Donc en fait, chaque patron est à un prix ridicule !
  • Il y a plein de patrons du plus facile au plus difficile, j’aurai tout sous la main !
  • Les patrons sont à des prix délirants actuellement !
  • Le mètre ruban est garantie à vie.
  • Coudre sur mesure, le rêve !
  • Lorsque je couds, les ajustements me prennent un temps fou, là, ça va aller tout seul !
  • J’ai horreur de décalquer, alors que là, relier des points… Facile !
  • Je peux payer en plusieurs fois !
  • En plus, y a une grosse réduction sur le pack !!
  • Puis de toute façon, je la veux, j’en ai envie, c’est mon cadeau d’anniversaire en avance (je me dis ça depuis janvier, je vous raconte pas comment je m’auto-gâte !)

Ce sont de bons arguments n’est-ce pas ? Si si. Si. Mais si !

Voilà la bête dans son ensemble et la preuve que les bonnes résolutions de no-buy ont été foulées au pied.

Aperç du pack de la méthode

Voilà le fameux mètre : Les mensurations sont à prendre sur la partie blanche et on fixe les points grâce aux indications sur le patron et la partie jaune. le famuex mètre ruban

Pour relier les points, le fournisseur, qui pense à tout, vend aussi des règles : ici c’est pour rire : la fameuse règle du système livrée avec le kit, en carton replié.

La règle des débuts

On fait plus moderne maintenant : la preuve ici (sauf qu’elles sont payantes du coup).

Les règles

(enfin, là, elles étaient offertes avec le kit^^)

Et voilà le kit en action :

Un exemple de tracé de patron

Oui parce que du coup, j’ai lâché tout ce que j’avais en cours et je me suis dépêchée de choisir un patron, parmi les plus simples pour voir comment la méthode fonctionnait, en croisant les doigts, sans avoir à me dépatouiller avec les ajustements.

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Star Wars D6

Je précise parce qu’il y a depuis peu un autre jeu Star Wars, publié par Edge, avec un système de dés spéciaux qui rend la narration très fluide. J’adore ce système ! Les dés spéciaux permettent des succès, des triomphes, des échecs, des affaiblissements… Le système est très simple à appréhender. Mais bon, je voulais quand même tester le grand-père, à savoir Star Wars D6 ❤

Donc autour d’un Mj, il y a Win Reinir, pilote, Onalwa Mend, chevalier jedi, Zaalbar, un wookie et des PNJ.

Une mission hyper classique, aller sauver un sénateur en détresse. Par contre, ce qui m’a ennuyée a été de jouer plusieurs personnages en même temps, toujours au moins 2 et ça, c’était bof. J’ai joué un wookie astro-mécanicien et une éclaireuse. Soyons honnête, ça a été plutôt cool de jouer l’éclaireuse. Plus que le wookie qui était le perso de base.

Le système : classique lui aussi, des attributs, des compétences, des seuils à battre à coup de D6. J’avais très peur qu’il alourdisse la partie et rien du tout. La narration est restée très fluide et plaisante.

A rejouer ? Sans doute mais ce n’est pas ma priorité. Je continue d’aimer le système Edge.

Blog, Jdr

Sens, partie 1.

Dans un futur indéterminé, deux scientifiques, Myphos Quadria et Soren Sollipsis sont deux savants qui, en travaillant sur des runes trouvées sur Mars, découvrent que tout est déjà écrit. Il n’y a plus de mystère pour l’humanité. Cette découverte a des effets ravageurs sur le monde. Myphos devient un dieu et met en place deux ordinateurs Chaos et Rebirth qui surveillent toute l’humanité soit dans ce monde, soit dans l’Entre-Monde, un monde parallèle où tout est recréer.  Le monde devient totalitaire où la liberté ne signifie plus rien. Soren entre en clandestinité pour justement initier une Résistance qui tombe après quelques années de lutte.

Les quelques survivants, ainsi que des enfants, appelés des bugs, les seuls à ne pas avoir de réplique dans l’Entre-Monde, trouvent refuge dans une base du pôle nord et arrivent à échapper à la surveillance de Chaos et Rebirth. Nous jouons l’un de ces bugs.

Autour de la table, outre le Mj, il y avait 5 bugs :

  • Mass joue Archibald, un pilote n’aimant pas la violence.
  • Arciesis joue Thaddeus, un assassin, hacker, mutique, toujours accompagné de son ami imaginaire.
  • Orion joue un super héros, lecteur de comics, un combattant…
  • Orneen joue Ernst, passionné de sciences, membre influent de la Résistance
  • Moi, je joue Marie, médecin et combattante

La création du personnage a été très intéressante (et Dieu sait si je déteste créer mes persos). Nous avons du choisir un nom et un prénom, puis 20 faits dont 7 obligatoires. Il y a aussi des « faits de cellulis » c’est à dire des faits qui concernent directement les joueurs. Ces faits choisis peuvent impacter les persos.

Le système de jeu est très limpide et simple, il n’y a aucun jet de dés mais seulement une narration partagée et nous devons rebondir les uns après les autres, Mj compris.

La partie a été très intéressante. Il s’agissait d’un scénario d’introduction, une sorte de mise en bouche, avec beaucoup d’enquête. Mais j’ai vraiment aimé. Tout d’abord parce que je préfère les scénarii d’enquête au combat et ensuite, parce que la lutte totale de nos personnages contre les ordinateurs, contre cette vision totalitaire de la société m’a stimulée et donner envie de savoir comment tout allait se terminer.

Rejouer ? OUI j’aimerai bien continuer la campagne !!