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Livres lus. Décembre 2017

Je me suis rendue compte que je lisais bien moins qu’avant. J’ai donc décidé de remédier à cet état de chose. Alors voilà un nouvel article pour une présentation mensuelle des livres que j’ai lu.

 

 

 

Ca c’est passé comme ça, d’Hillary Rodham Clinton. Un livre qui revient sur la campagne présidentielle américaine de 2016. Comment dire, passionnant à lire. Evidemment, c’est une vision partisane de ces élections et il y a peu de remise en question, il est surtout question de ce que les autres ont fait ou non. Mais je n’ai pas pu lâcher ce livre, je l’ai trouvé aussi inspirant. C’est un parcours extraordinaire que cette femme a mené.

La fille au révolver et la femme à l’insigne d’Amy Stewart. Il s’agit de deux livres d’une même série et ils se suivent. L’autrice a fait des recherches historiques sur les soeurs Kopp, dont l’héroïne Constance et en a tiré deux romans policiers. J’ai beaucoup aimé et je pense continuer à suivre cette série, parce qu’outre l’écriture, agréable, les histoires sont bien menées et les personnages attachants. A travers les enquêtes racontées, il y a aussi le portrait d’une certaine Amérique du début du 20ème siècle. La Première Guerre Mondiale est à peine effleurée, comme un évènement désagréable qui se passe en Europe. Il est ici question de la place des femmes, surtout lorsqu’elles ne sont pas mariées, lorsqu’elles ne rentrent pas dans les moules conventionnels. Le premier livre nous montre 3 femmes, 3 soeurs, harcelées par un voisin sous prétexte qu’il est un notable et comment elles réagissent (elles apprennent à tirer !). Le deuxième nous montre Constance, première femme employée dans une prison et en bonne voie pour devenir la première femme shérif adjoint.

Une femme simple et honnête de Robert Goolrick. Je n’aurai pas parier un centime sur ce livre ! Lorsque j’ai vu la couverture et le résumé, j’ai franchement cru qu’il s’agissait d’une espèce de livre sentimental, et bien pas du tout. Ici, l’intrigue, pleine de sous-entendue, nous emporte avec elle et je n’ai pas pu arrêter ce livre avant la fin. L’histoire n’est pas des plus compliquée mais tout de même… Elle nous offre des portraits d’hommes et de femmes saisissants et profonds. Le titre fait référence à une petite annonce que Ralph Truitt passe dans un journal. Il souhaite se remarier et demande donc, une femme simple et honnête. Catherine Land répond à cette annonce. Et je ne peux pas en dire plus. Mais je conseille fortement ce livre !

La partie de chasse d’Isabel Colgate. J’ai lu ce livre parce que j’ai adoré le film Gosford Park et le scénariste, Julian Fellowes, a dit s’être inspiré de ce livre. En effet, j’ai bien vu la filiation. C’est un livre agréable à lire et qui est le reflet fidèle d’une certaine époque, 1913, mais aussi d’une certaine forme d’écriture. Pourtant écrit en 1980, j’ai eu l’impression de plonger dans des pages nostalgiques prônant un certain art de vivre, celui de l’aristocratie anglaise, balayée par la Première Guerre Mondiale. Il paraît qu’il s’agit d’un classique de la littérature anglaise et je veux bien le croire.

La poursuite de l’amour de Nancy Mitford. Publié en 1945, ce livre a connu un très grand succès grâce à l’écriture de son autrice, son sens de l’humour et parce qu’en sortant de la Seconde Guerre Mondiale, les gens avaient envie de lire un peu de littérature légère. Comme je peux les comprendre ! Parce qu’en effet, c’est un livre qui m’a fait du bien, détendu et distrait. Que demander de plus ?  Il s’agit des errances amoureuses de Linda, racontée par sa cousine Fanny. Errances car Linda ne veut que le grand amour et ne se satisfait pas de sentiments tièdes ou non passionnés.

Ce fut donc un mois où j’ai lu 6 livres. J’en ai aussi abandonné un : Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka. En fait, le livre ne raconte que des histoires collectives et reste très impersonnel. Il n’est que question que « nous sommes arrivés « , « certaines d’entre nous », « nos maris », « les autres ». Après presque la moitié du livre, je n’ai plus supporté ce genre d’écriture et j’ai arrêté.

 

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Pietr le Letton.

Il s’agit de la première enquête dans laquelle apparaît Maigret.

Résumé :

Le roman commence par le commissaire Maigret de la Première Brigade Mobile, prévenu de l’arrivée en France d’un célèbre escroc international, Pietr le Letton. Maigret se prépare à installer une filature dès sa descente du train, à la Gare du Nord. Pietr est, a priori, reconnaissable à son oreille. Sur le quai de la gare, un homme ressemblant à Pietr, se prépare à rejoindre son hôtel, le Majestic. Maigret ne peut le suivre immédiatement car un cadavre est découvert dans les toilettes d’un wagon. Il s’agit du sosie de Pietr.

Maigret se rend au Majestic et découvre que son suspect s’est installé dans une suite et qu’il a prit contact avec un millionnaire américain, un certain Mortimer-Livingston. Son enquête le conduit à Fécamp et à rencontrer une certaine Mme Swaan, mairée à un capitaine norvégien, qui travaille avec un armateur allemand, prêt-nom d’investisseurs américains. De retour à Paris, Maigret continue de se renseigner sur Pietr le Letton et entrevoit deux hommes en un seul : celui sûr de lui, habitué des palaces et des belles fréquentations, et le raté, habitué aux hôtels minables, proche d’une certaine Anna. Au cours de l’enquête, un des proches collaborateurs du commissaire, Torrence est abattu lors d’une filature. Le commissaire en fait une affaire personnelle. Les morts se multiplient : du petit escroc inconnu, en passant par un tueur professionnel, pour finalement aboutir à l’assassinat de Mortimer-Livingston et à un tir raté sur Maigret.

Finalement, il apprend que Pietr a un jumeau, Hans. Ce dernier, excédé par le traitement que lui inflige son frère, le tue et fini par se suicider.

Bilan :

Je crois que c’est la première fois que je lis ce roman. Il est… bizarre. Je trouve que le ton est très spécial, presque comme si ce n’était pas un Maigret. On voit un commissaire plus massif, énergique, assez solitaire. Même Mme Maigret n’est pas tout à fait la même. Le rythme n’est pas le même et certains détails changent : le commissaire fait partie de la brigade mobile, pas la brigade criminelle, Torrence meurt assassiné alors qu’il est bien vivant dans d’autres romans. On sent que Simenon ne maîtrise pas encore bien son personnage et qu’il est occupé à poser des bases pour ses futures histoires. Déjà affleure l’empathie de Maigret et sa capacité à écouter les confessions des meurtriers, à les comprendre et à dresser un implacable portrait humain. Ici, le meurtrier est un être faible, un raté qui ne semble pas avoir de volonté propre et qui est complètement soumis à son frère jumeau.

 

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Maigret

J’ai découvert Simenon lorsque j’étais étudiante à Amsterdam. Il est devenu mon auteur préféré. Il y a quelques années, j’ai pu trouvé l’intégrale « Tout Simenon » en 26 tomes et imprimé sur du vrai papier, pas sur l’horrible papier bible des éditions Omnibus.

Cela fait longtemps, dans mes projets, que j’ai envie de lire tout Simenon. Et j’ai aussi très envie de lire tout Maigret et dans l’ordre. J’en ai lu pas mal, ainsi que les autres romans, mais j’ai envie de prendre mon temps et d’avancer tranquillement, dans l’ordre (c’est important) afin de constater l’évolution du personnage, du rythme d’écriture, des ambiances décrites… surtout les ambiances, d’ailleurs, car Simenon a l’art de me transporter ailleurs.

Ce n’est pas un projet très très long, car les Maigret se lisent plutôt vite. Je ne sais pas si j’écrirai sur toutes les enquêtes de Maigret, car cela ferait 75 romans et 28 nouvelles, plutôt long. Je ne sais pas non plus combien de temps cela me prendra, peut-être ne terminerai-je pas ce projet de lecture… Mais enfin, voilà la liste des enquêtes de Maigret, romans et nouvelles réunis. Il s’agit d’un ordre chronologique de rédaction et entre parenthèse, il s’agit de la date de publication