Blog, Couture

Premier essai, la Coupe d’or.

Après mon achat de la Coupe d’or, je brûlais d’envie d’essayer la méthode, en vrai, c’est à dire recopier un modèle pour moi. Par contre, je n’ai pas voulu tenter le diable et j’ai décidé de tenté un haut, pas trop compliqué, certains diraient même simplissime, sans pince, basiquement deux rectangles et deux manches. J’ai décidé de sacrifier mon coupon de chambray de tissu.net de si piètre qualité, qui m’a valu bien des déboires avec ma jupe chardon. Comme ça, je n’aurai pas mal au coeur si jamais ça rate. Sans suspense, ça n’a pas raté et, cerise sur le gâteau, le chambray s’est très bien comporté.

Voici la bête :

Donc, un haut bien basique, j’aime la couleur et la forme, large comme il faut pour ne pas être trop pénible à porter pendant les grosses chaleurs. Je le trouve un peu plus joli rentré dans un bas. On ne voit pas trop trop sur les photos, mais l’encolure est rectangulaire. Je l’ai un peu foirée, je ne suis pas experte dans la couture des angles droits, ça sera à travailler plus tard.

Bilan :

Techniques : la fameuse méthode ! Juste deux observations : il faut être précise lorsque l’on trace les points et les relier avec soin. Ne pas prendre peur, parfois le résultat est un patron penché. Mais une fois découpé, il est parfaitement droit. Par contre, j’ai eu deux soucis : le premier, tracer les parementures. Ca c’était facile, il a suffit de suivre les encolures du patron fini. Le deuxième, plus embêtant, est l’absence de repère de manche. Je monde mes manches à plat. J’ai donc besoin de 3 repères : l’avant de la manche, l’arrière et la tête. Et ces trois points correspondent à trois points tracés sur les emmanchures des patrons traditionnels. Donc là, il a fallu que je me débrouille. Même en montant les manches en tube, je pense qu’il peut y avoir un souci parce qu’il faut savoir où commence et où termine l’embu. Là où je suis contente, c’est que finalement, la méthode fait le job. Le patron est facile à tracer et je préfère nettement relier des points que décalquer. Elle n’est pas conseillée aux débutant(e)s et je confirme. Il n’y aucune instruction de montage. La seule indication données est la mesure du tissu nécessaire. Et là,  je précise que les patrons proposés ne sont pas du tout gourmands en tissu. Sachant que je trouve les patrons indépendants plutôt consommateurs.

Confort : le chambray est un peu rêche au toucher mais il est très doux à porter. Je l’ai porté au travail et pas de souci. Il a été agréable à porter pendant une journée assez lourde et ensoleillée.

Style : sympa à porter et travail-compatible. Bon en même temps, ce haut n’a pas de style, basiquement c’est une boîte.

Economie : patron 0,46€ à tracer et 1,30m de tissu à moins de 10€ le mètre soit 13,46€. Imbattable !

Coup de coeur ? Oui je le trouve super sympa à porter. Mais à refaire ? Je ne crois pas parce qu’il y a bien d’autres patrons et j’ai vraiment envie d’en essayer autre.

Publicités
Blog, Couture

La coupe d’or.

Dans cet article je ne vais pas parler du roman de Henry James, mais d’une méthode de couture. Tout a débuté avec un flyer Mondial Tissus, mon lieu de perdition personnel, où il y avait des démonstrations durant 4 jours de la fameuse « Coupe d’or » ou « Coupeuh d’or » avec l’accent suisse. Pourtant, il s’agissait d’un jour comme tous les autres, anodin et tranquille et j’avais programmé ma sortie Mondial Tissus pour aller acheter un simple élastique. Oui je programme mes sorties dans ce magasin avec des challenges, enfin, un seul : ne pas acheter de tissus, tu en as déjà trop… à répéter comme un mantra en boucle. Donc, là, innocemment, je passe en caisse avec mon élastique de 2,5 cm de large (plus un peu de biais liberty et un cordon pour en faire un passepoil, raisonnable, je vous dis), mais assez fière de moi car la maîtrise du compte en banque, je dois. Paf, flyers en caisse. N’ayant rien à faire mercredi après-midi, je m’inscris, poussée par mon démon personnel, toujours éveillé chez Mondial.

Mercredi arrive, jour funeste. J’avais bien la flemme de me lever de mon canapé, mais je me suis inscrite et ce n’est vraiment pas poli de se dédire. Mon éducation judéo-chrétienne me perdra. Et me voilà devant une démonstration, au premier rang bien sûr. Le démonstrateur est hélvète, voilà pourquoi lui dit « la Coupeuh d’or ». Donc, cette fameuse coupe, qu’est-ce ? C’est une méthode de couture basée sur deux mensurations : la poitrine et les hanches. Il semblerait que le corps humain soit régit par un nombre d’or qui se retrouve partout. J’avoue, je n’ai pas creusé, je me suis contentée d’avaler les explications du vendeur, mon esprit critique s’étant fait la malle, sans doute kidnappé par le fameux démon. J’ai appris des trucs fascinants, que je suis sûre de pouvoir ressortir en société : l’avant-bras est égal à la longueur du pied, si on colle le pouce à la hauteur de la deuxième phalange de l’index, nous avons exactement la longueur de notre nez etc. Non seulement, la Coupe d’or est une méthode de couture, mais en plus, c’est le moyen de meubler les conversations, incroyable n’est-ce pas !

Voilà un exemple :

Un exemple de patron

L’illustration est de format A5 et donc les patrons sont en tout petit. Le but étant de tracer, grâce à un mètre ruban spécial, les points et les relier. Je ne m’étends pas sur la méthode, il suffit d’aller voir sur Youtube, les explications sont bien plus claires que tout ce que je pourrai vous présenter ici.

Par un esprit de prudence qui n’est pas du tout révélateur de ma personnalité, je n’avais pas pris mon chéquier ou ma CB pour venir à cette démonstration. C’est l’avantage de vieillir, je me méfie de mes impulsions. Donc, j’ai eu toute une soirée pour peaufiner mes arguments afin d’acheter cette méthode, parce qu’il-me-la-faut-absolument. Les voici :

  • Le pack est cher, mais il y a 280 patrons. Donc en fait, chaque patron est à un prix ridicule !
  • Il y a plein de patrons du plus facile au plus difficile, j’aurai tout sous la main !
  • Les patrons sont à des prix délirants actuellement !
  • Le mètre ruban est garantie à vie.
  • Coudre sur mesure, le rêve !
  • Lorsque je couds, les ajustements me prennent un temps fou, là, ça va aller tout seul !
  • J’ai horreur de décalquer, alors que là, relier des points… Facile !
  • Je peux payer en plusieurs fois !
  • En plus, y a une grosse réduction sur le pack !!
  • Puis de toute façon, je la veux, j’en ai envie, c’est mon cadeau d’anniversaire en avance (je me dis ça depuis janvier, je vous raconte pas comment je m’auto-gâte !)

Ce sont de bons arguments n’est-ce pas ? Si si. Si. Mais si !

Voilà la bête dans son ensemble et la preuve que les bonnes résolutions de no-buy ont été foulées au pied.

Aperç du pack de la méthode

Voilà le fameux mètre : Les mensurations sont à prendre sur la partie blanche et on fixe les points grâce aux indications sur le patron et la partie jaune. le famuex mètre ruban

Pour relier les points, le fournisseur, qui pense à tout, vend aussi des règles : ici c’est pour rire : la fameuse règle du système livrée avec le kit, en carton replié.

La règle des débuts

On fait plus moderne maintenant : la preuve ici (sauf qu’elles sont payantes du coup).

Les règles

(enfin, là, elles étaient offertes avec le kit^^)

Et voilà le kit en action :

Un exemple de tracé de patron

Oui parce que du coup, j’ai lâché tout ce que j’avais en cours et je me suis dépêchée de choisir un patron, parmi les plus simples pour voir comment la méthode fonctionnait, en croisant les doigts, sans avoir à me dépatouiller avec les ajustements.