Couture

Une Anémone, patron regret mais joli patron.

C’est la reprise de la couture ! Après un mois de mars compliqué, je reprends le chemin de ce blog. J’ai quand même cousu durant avril, mais j’ai tardé à faire les photos, en même temps, vous allez voir, il y a eu des projets, qui sans être boulet, n’ont pas été totalement satisfaisants. Ainsi cette jupe Anémone.

Il s’agit d’un patron Deer and Doe mais qui est sorti de leur collection et je ne comprends pas pourquoi. Il s’agit d’une jupe (presque) parfaite. Elle est entièrement doublée et donne une ligne juste formidable, je l’aime beaucoup et je suis très contente d’avoir acheté le patron au bon moment. Pour la coudre, j’ai choisi un coton bleu marine assez épais et tout s’est très bien déroulé.

Jupe Anémone péplums

Ici, je vous montre les petits péplums qui donnent tout son charme à cette jupe. Comme le tissu était assez épais, je n’ai pas osé faire un ourlet et les ai terminé avec un roulotté, la finition est plutôt correcte ainsi.

J’ai fais deux erreurs sur cette jupe :

  • J’ai oublié de sous-piquer la doublure et du coup, elle ressort. On le voit bien sur la photo ci-dessous. Il faut donc que je tire dessus par l’intérieur. Evidemment, je m’en suis rendue compte après avoir dégarnit mes marges de coutures (tissu épais, donc, dégarnissage obligatoire). Il faudrait que je la fixe avec une sur-piqûre, mais là, j’ai eu un peu la trouille, parce qu’une surpiqûre se voit et qu’il faut donc qu’elle soit impeccable et régulière.

Jupe Anémone et la doublure

  • La deuxième erreur, enfin ce n’en est pas vraiment une, est mon incapacité à coudre un zip réellement invisible. J’ai acheté pourtant un pied spécial, sans réel progrès. Pourtant, une fois posé, le zip me semble invisible et dès que j’ai lavé la jupe et l’ai porté, il se voit vraiment. Le zip invisible, ma némésis couture.

Jupe Anémon zip non invisible

Enfin, tout en adorant cette jupe, sa forme, son confort, je dois avouer ne pas être satisfaite de cette cousette, pour une raison très simple : mes mesures. Je n’ai aucun explication. Je me mesure toujours avant de choisir la taille de mon patron et j’ai coupé la taille 46 qui correspondait à mon tour de taille (moment de solitude quand même, taille 46 !). Je l’ai cousu et essayé, elle tombait nickel. Paf, 1 semaine plus tard, elle était bien trop grande. Il aurait fallu que je coupe une taille 42, voire 40. J’ai « dégonflé » en une semaine, je ne vois pas d’autres explications. Ce qui signifie aussi que je « gonfle » (contrariant, tout ça !). Bref, il aurait fallut découdre les côtés de la jupe et la doublure, recouper et recoudre et honnêtement, la Sainte Flemme m’est tombée dessus, tant pis. Je l’ai quand même porté pas mal de fois, en rentrant mon pull à l’intérieur de la taille. Ca passe.

Jupe Anémone trop grande

Bilan :

Techniques : Le zip invisible que j’ai raté. Doubler une jupe et là, il suffit de se laisser guider par le cahier technique de Deer and Doe qui est très bien fait, comme d’habitude.

Confort : Plutôt bon, surtout qu’elle est un peu trop large. Mais en plus, rien ne vaut le sur-mesure pour rendre un vêtement confortable.

Style : J’adore tout dans cette robe ! La longueur, les péplums, la forme…

Economie : patron 14€ + tissu : de mon stock et assez cher de mémoire, mais là, impossible de me souvenir du prix.

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Couture

Ma Sister Mini.

Il y a un peu trop longtemps que je n’ai rien écris dans ce blog. A ma décharge, mes parents sont partis en voyage et avaient besoin d’un appareil photo. Comme je suis une bonne fille, je leur ai prêté le mien. Du coup, je ne pouvais pas poster de photo de ma nouvelle jupe, déjà portée, validée, admirée. Pas de réelle surprise, car il s’agit d’un patron qui a fait ses preuves, c’est à dire la Sister Mini by Vanessa Pouzet. Je l’ai coupée dans un beau velours bleu canard clair, acheté à la vente de tissus d’Angès B. en juillet. Je le trouve magnifique et d’une grande qualité.

Sister Mini face 2

Comme j’ai pris un peu beaucoup de ventre, la jupe a tendance à remonter pour se placer en taille haute. Elle est donc un peu courte. Normal, me diriez-vous, c’est une mini-jupe.

Sister Mini de face

Je pensais que je n’assumerais pas forcément, surtout au travail, mais en fait, avec des collants épais et un gilet long, ça passe sans problème.

Sister mini avec gilet long

En tout cas, c’est une jupe très facile à coudre et je la recommande pour une débutante. Les explications sont très claires et elle est entièrement doublée. Cela lui donne de belles finitions.

 

Bilan :

Techniques : La pose du zip séparable. Ma foi, j’ai toujours un peu d’angoisse lorsque je pose un zip et là, il n’est pas cousu à égale distance des deux côtés. Je vivrai avec, mais je crois que la prochaine fois, je le bâtirai. C’est la seule solution pour qu’il ne bouge pas au moment de la couture. En tout cas, bravo pour les explications pour poser la doublure, je les ai trouvé hyper claires et l’intérieur de la jupe est du coup impec’.

Confort : Assez confortable en fait, Elle me boudine un peu en fin de journée (j’ai dis que j’avais pris un peu de ventre, non ?)

Style : Super jolie ! On m’en fait compliment. Le zip surtout lui donne un côté moderne. Perso, ce qui m’a fait coudre ce modèle, ce sont les deux pans arrondis sur le devant.

Economie : patron 6,9€, Tissu 0,55 cm à 2,5€ + zip à 4,50€ = 13,90€, assez imbattable, je dois dire.

Coup de coeur ? Et bien oui. Parce que j’ai très envie de m’en coudre une autre dans le même velours mais camel. C’est une jupe que j’enfile sans me poser de question mais je sais qu’elle va faire son petit effet et ça, c’est toujours agréable !

Couture

1001 perles, la jupe qui n’aurait pas du être…

Le titre est un peu un non-sens, je l’avoue.

Enchantée par le patron 1001 perles, j’ai décidé de la coudre dans un tissu contenant de la laine et de la doubler. L’an dernier, lors de la vente de tissu Agnès B, j’avais pris 1m d’un joli lainage fin à petits carreaux noirs et gris. Ayant plutôt bien réussi mes deux premières jupes ici et ici, j’ai eu des idées de grandeurs. J’ai décidé de poser un passepoil noir aux poches et à la ceinture. Bref, sur le papier, tout était bon : un patron maîtrisé et déjà cousu, un joli projet, n’est-ce pas ? Mais, comme vous le savez, ça ne marche pas comme ça dans la réalité…

La première difficulté (oui, il y en a eu plusieurs), a été un gros décalage dans la quantité de tissu entre les poches et le devant. Alors oui, dans mes autres versions, il y a eu aussi un petit souci, mais pas à ce point là. Bon, c’était facilement rattrapable, j’ai bien fixé les poches au devant et j’ai coupé au ras du haut de la jupe de devant.

 

 

La jupe était entièrement surfilée, le passepoil posé et j’étais sûre que cela allait donner un effet boeuf ! Mais c’est là qu’est survenue la deuxième difficulté : le tissu. A un moment, en manipulant la jupe, j’ai remarqué plusieurs petits trous :

Petit trou de tissu 1001 perlesGros plan trou tissu 1001 perles

Là, je me suis dis: mon dieu des mites !!!! En fait, non. Les griffes d’entraînement de la machine ont fait ces trous. Pas les mites. Donc, le tissu était tellement fragile qu’un passage sous le pied de biche l’écorchait et le déchirait. J’avais un mètre de tissu en tout et pour tout, il y avait plusieurs petits trous parsemant la jupe, je me suis souvenue que m’acharner sur un projet n’est pas spécialement positif, alors, la mort dans l’âme, je l’ai mis à la poubelle. La question que je me suis posée ensuite, était : que faire ? Choisir un autre tissu pardi !! Toujours de la même vente Agnès B, j’avais mis la main sur un joli lainage moins fluide, mais tout de même fin, avec un joli tombé et assez souple. J’avais tenté de coudre une robe Vogue et ça n’avait pas marché, la robe était informe et les retouches dépassaient de loin mes petites compétences. Il m’en restait tout de même plus de 3m. j’en avais pris en quantité parce que le tissu était parsemé de déchirures, bien visibles. J’en ai repéré quelques uns, j’ai appliqué mon patron et coupé le tissu. J’ai assemblé la jupe, posé un passepoil… Tout ça pour me rendre compte que deux petits trous s’étalaient en plein milieu de devant et de l’arrière de la jupe. J’ai serré les dents, recoupé mon tissu, décousu les poches et tout recousu. Sauf que l’énervement me prenant, j’ai décidé de laisser tomber le passepoil.

1001 perles laine 1

La jupe était presque finie, genre il manquait les ourlets et les smocks de la ceinture. Là, la machine, ma précieuse Joséphine a décidé de tomber en panne. Peut-être qu’elle aussi en avait assez de ce projet ? En tout cas, il a fallu mettre ce projet de côté le temps de la réparation. Je dois avouer que Singer a été très rapide puisqu’en 24 heures, je retrouvais ma machine impeccable. Du coup, pour que ce projet ne devienne pas un projet-boulet, j’ai fini les coutures manquantes et j’ai décidé de la bloguer dans la foulée. Et je me sens soulagée !! Vous n’avez pas idée.

1001 perles laine dos1001 perles laine 41001 perles laine 31001 perles laine 2

Je la porte ici avec ma blouse Cézembre en double gaze, que j’aime tellement. J’ai fais des essais : dessus, rentrée dans la ceinture… Je trouve que « rentrer » est plus joli.

Elle est toujours aussi confortable et le tissu choisi va très bien. J’ai donc doublée la jupe et je dois dire que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris dans le pas-à-pas. Je crois que j’ai fais quelques coutures de trop, mais elle est fixée. Je me suis souvenue pourquoi je détestais coudre le bemberg, même si j’avoue que le résultat est top.

Doublure 1001 perles.JPG

Bilan :

Techniques : utilisation d’un pied spécial qui permet de coudre dans une couture déjà exécuté. Mais comme il fait gagner du temps !!!! Après toutes ces péripéties, je ne voulais faire aucune couture main et bien, là, impec !

Confort : je ne vais pas revenir sur le confort de cette jupe, c’est son gros avantage. La laine et la doublure doivent en plus la rendre chaude pour cette hiver, c’est parfait.

Style : du coup, c’est une version très simple et pas très ambitieuse, mais au moins elle est finie et ça fait du bien.

Economie : patron déjà en ma possession. Le premier tissu 1m à 5€ et le deuxième tissu, j’ai utilisé environ 1,5m à 7,5€, moins d’1m de bemberg à 1€ le mètre, la jupe m’est revenue, même en gaspillant du tissu, à un prix imbattable, 13,5€.

Coup de coeur ? je pense que nous allons vivre de jolies journées d’hiver mais je pense que ça suffit. J’en ai cousu 3, je pense attendre un peu avant de ressortir mon patron. J’aime porter des jupes et il y a plein de modèles qui n’attendent que moi !

 

Couture

Encore une 1001 perles ??!

J’adore cette jupe ! J’ai décidé de la coudre en version plis et poches en lin pour l’été. J’avais dans mon stock, un très beau lin légèrement brillant.

Jupe 1001 lin devant

Le lin, ça se froisse, la tactique de la blogueuse : mettre les mains dans les poches !

J’ai soigné les finitions, je ne suis pas très à l’aise avec les coutures anglaises, j’ai donc préféré surjeté et poser un biais très souple.

Intérieur de la jupe 1001 en lin

 

Comme j’avais déjà cousu ce modèle, j’ai suivi les conseils d’Ivanne et je me suis décidée à poser une petite fantaisie : un petit passepoil en tissu de type liberty. Je l’ai fabriqué à l’aide d’un petit cordon et posé près de la ceinture et pour souligner les poches.

Gros plan jupe 1001 lin devant

Je me rends compte que le pli central montre une ouverture. Mais ce n’est pas grave parce qu’ils restent quand même symétriques. Je ne m’en suis pas rendue compte du tout en cousant !

Bilan :

Techniques :  fabrication d’un passepoil, pose d’un passepoil, ourlet rapporté au biais.

Confort : hyper confortable, même si le lin est plus raide que le satin de coton de ma première 1001 perles, je ne l’avais pas anticiper, je pensais le lin plus souple. Mais elle reste très confortable.

Style : Cette jupe, je l’aime ! En plus, je l’ai correctement rallongée cette fois. Et puis avec les finitions, elle est encore plus jolie. J’adore mon passepoil ! Par contre, j’ai un peu cafouillé dans la largeur de la ceinture et je n’ai pu mettre qu’un seul gros élastique dans le dos de la jupe. Je pense qu’il vaut mieux coudre des coulisses et passer 2 élastiques plus étroits. Le rendu est plus joli.

Economie : patron déjà en ma possession et 1,3m de tissu de chez Mondial Tissus à 12-13€, un biais à 0,99€ le mètre, je dois en avoir 3. Donc ça fait environ 18€. L’élastique était aussi en stock.

Coup de coeur ? Oui, oui et encore oui ! j’ai prévu une jupe doublée pour l’hiver, toujours avec un petit passepoil !

Couture

La 1001 Perles.

1001 ans après tout le monde, j’ai acheté la 1001 perles d’Ivanne Soufflet. Je ne la présente plus, elle tourne sur toute la blogo, à juste titre. Je ne vais pas faire dans l’originalité, honnêtement, c’est la jupe ultime. Elle fait un très joli effet et elle est super, super confortable grâce à son dos élastiqué. En ce moment, je suis dans une phase de confort. Elle est parfaite, je vous dis.

Les instructions d’Ivanne sont très très claires et j’ai cousu la jupe sans problème. Si jamais je pouvais parler à mon ancien moi de l’an dernier, débutante en couture, je lui dirais : « arrête de te prendre la tête avec des cours de couture, achète le patron d’Ivanne, c’est aussi un cours, mais mieux, car tu peux le comprendre ! »

Je suis ravie. Dans ses instructions, Ivanne conseille de tester la taille et le déroulement de l’assemblage grâce à la version la plus simple : la jupe classique droite sans boutonnière. Elle n’est pas toute à fait droite d’ailleurs. Elle a une légère forme évasée qui me permet de marcher à grands pas. Oui je me déplace toujours à grandes enjambées. C’est pas très féminin, mais tant pis.

L’année dernière, pour l’été, j’avais acheté chez Mondial Tissus un joli satin de coton vert menthe un peu flashy afin de me coudre une chardon d’été. Finalement, après avoir bien réfléchi, j’ai préféré attendre. J’adore la chardon, soyons clairs, mais je pense que les formes plus droites me vont mieux. Je suis contente d’avoir acheté ce tissu dont la couleur donne du peps dans ma garde-robe. Par contre, ce n’est pas évident de trouver un haut qui s’accorde bien. Je crois que le bleu marine, le noir et le blanc sont la bonne combo.

En suivant bien les instructions d’Ivanne, il n’y a aucune difficulté pour coudre la 1001 Perles. Le seul petit bémol vient de mon tissu. Le satin de coton marque lorsque l’on découd. Lorsque j’ai cousu mon ourlet, j’ai oublié un repli à un moment, donc j’ai fais un double ourlet. Franchement, ça passe. Et je préfère parce que sinon, il aurait fallu découdre et j’aurai eu la trace des points.

Bilan :

Techniques : Les coutures anglaises, la pose de deux élastiques, des « smocks », les poches italiennes.

Confort : Le satin de coton de couleur menthe. Pas si facile que ça à assortir, mais pour l’été c’est super !

Style : J’adore la porter ! Jupe tellement confortable, je ne la sens pas. Elle a un peu tendance à remonter lorsque je marche, mais ce n’est pas grave, et c’est de ma faute, parce que je pense que je la porte mal, soit trop bas, soi trop haut, je n’ai pas tellement l’habitude des tailles basses. Je me suis trompée et je ne l’ai pas suffisamment rallongée. Donc elle est un peu trop courte, en particulier pour le travail. Ou bien c’est moi qui n’assume pas bien les cuissots, que voulez-vous !

Economie : patron 8,9€ en pdf et 1,3m de tissu de chez Mondial Tissus à 12-13€. Donc ça fait :  25,15€. Je ne compte pas le fil et l’élastique. Je les avais déjà en stock.

Coup de coeur ? Oh que oui ! Outre son confort, elle est largement abordable et ça fait du bien de coudre sans prise de tête avec un très joli rendu à la fin. Il y en a déjà deux en prévision et je pense que je vais les coudre dans la foulée.

Couture

Je couds ma garde-robe capsule : Février

Lorsque je me suis lancée dans la couture de ma garde-robe capsule 2017 (article ici), j’avais de grands projets. Je ne dis pas que je ne les ai plus, je me suis juste rendue compte que la réalité peut être différente.

Sans me chercher d’excuse, mon mois de Février a été tendu : fatigue, fatigue et fatigue… un certain manque de motivation, le retour du tricot… Rien ne m’a donné envie de coudre (et puis des projets boulets, dont je vous parlerai par la suite, qui m’ont bien bloqué). Bon, en plus, je suis en vacances pendant une semaine, à New York, voyez, donc pas trop envie d’emmener une MAC avec moi. Comme j’allais être juste en temps, je me suis dit, il me faut un projet facile et rapide et comme j’avais besoin d’une jupe en jersey facile à vivre… Le choix était vite fait. Une brume pardi ! Surtout que j’avais déjà fais la toile. Va pour une Brume ! Et bon, puisque ça va être facile, je vais en coudre deux, grâce aux jerseys de l’Atelier de la Création, achetés à l’AEF.

J’avais dis facile… Voyons voir. Définition du Larousse : Qui se fait sans effort, qui ne présente aucune difficulté. La blague !

brume-noir-de-face

En voilà une ! En noir, toute assemblée à la surjeteuse. Elle est surpiquée et a un ourlet double. Et  avec elle, c’est là que les ennuis ont commencé.

Elle a été défaite deux fois. Parce que j’ai monté la ceinture envers sur endroit. 2 fois. Oui, 2 fois ! J’ai donc décousu et recousu les surjets 2 fois, je répète (dur labeur !) Ah, et puis, Joséphine, ma MAC, n’a pas aimé ce jersey, la coquine. Elle l’a avalé à plusieurs reprises. Impossible de faire un ourlet double correct. A nouveau, coudre, découdre. A un moment il a fallu donné un coup de ciseaux pour libérer le tissu avalé par les griffes de la machine. Mais ça a fait un trou ! Bonheur ! Du coup, j’ai découpé et rajouté une pièce en dessous de la ceinture pour avoir la bonne longueur.

J’avais hésité entre court et long. J’ai évidemment décidé de la faire longue. Résultat, je ressemblais à une bonne soeur. Je l’ai donc recoupé et du refaire un ourlet double. Je vous ai dit que Joséphine n’aimait pas faire l’ourlet double avec ce Jersey ?

En tenue, elle est un peu large et ultra-confortable. Je l’adore (heureusement, vu le mal que j’ai eu).

brume-noir-profil

(Oui je l’ai porté pendant mes 9h d’avion. Et oui, elle va très bien avec des Ugg). Bref, il m’a fallu presqu’une journée pour la coudre. J’étais dépitée. Ou maso, parce que j’ai remis le couvert immédiatement.

brume-bleu-facebrume-bleu-profil

Elle a été pliée en 2 heures, grand max ! Toute assemblée à la surjeteuse, sans souci autre que le montage de la ceinture endroit contre envers (oui j’ai fais la même erreur que pour la brume noire, oui j’ai décousu/recousu encore une fois). Joséphine a avalé le jersey et fait sans rechigner les ourlets doubles et les surpiqûres. Impec, je vous dis !

Bilan :

Techniques : euh… l’aiguille-double ?

Confort : Hautement confortables

Style : J’adore !

Economie : patron (en stock) + tissu 9€ le mètre, et il en fallu 2m, de mémoire. Donc, coût total des 2 jupes 18€.

Coup de coeur ? Oui, un énorme coup de coeur, je l’avais déjà dis dans un précédent article. Il y en aura d’autres !

Couture

Une toile brume

Après un plantain et sur ma lancée, ma surjeteuse ayant déjà des fils gris, j’ai décidé de finir ma jupe Brume. Grosse surprise.

Je n’ai jamais donné sa chance au patron. Lorsque je l’ai vu, pour la première fois, je me suis dis que ce n’était ni mon style ni à ma portée. J’ai quand même commandé le patron. Pourquoi ? Franchement, je ne sais pas. Peut-être parce que j’avais un coupon de jersey coton gris… Parce que j’aime me contredire moi-même…

Je l’ai découpé il y a de ça au moins deux mois et l’ai cousu à la surjeteuse aussi. Tout au long du processus, je me disais que la jupe me boudinerai et ne m’irait pas. ELLE EST GENIALE cette jupe ! Elle tombe super bien, elle est super confortable, elle fait une ligne du tonnerre, je ne lui trouve que des qualités. Elle est assemblée à la surjeteuse et finie à l’aiguille double.

Par contre, la jupe que j’ai terminée aujourd’hui, je ne sais pas si j’aurai le courage de la porter parce que tissu est très (trop ?) fin, du coup, elle me moule, pile comme il faut je suppose, mais vu que j’ai très peu l’habitude de porter des vêtements trop près du corps… Et il va falloir me  trouver un jersey un peu plus chaud, il fait froid sur Lyon. En tout cas, voilà un gros plan de la jupe devant et derrière, vous verrez qu’elle est très décente.

devant-brume-et-plantainderriere-brume-et-plantain

Vous remarquerez le plantain qui couvre pudiquement tout le haut de la jupe. C’est encore compliqué pour moi de poster des photos des parties les plus charnues de mon anatomie. Ca viendra peut-être.

Je rêve maintenant de tenter la Brume longue.

Bilan :

Techniques : surjeteuse.

Confort : Tissu un peu trop fin.

Style : Très très flatteuse pour moi.

Economie : patron pochette à 14€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1m. Comme d’habitude, je ne me souviens pas du prix du fil et des surjets. Jupe = 26€

Mea Culpa pour un patron qui mérite qu’on lui donne sa chance !

Couture

La jupe Chardon, 2.

chardon-2

J’ai profité d’un après-midi de libre et d’un poil de motivation pour prendre en photo la jupe Chardon 2ème du nom.

Donc, si vous vous souvenez bien, le dernier article de ce blog était aussi sur une jupe Chardon. Je m’y plaignais haut et fort de tissus bas de gamme et de jupe importable. La honte ne me tuant pas (ou mon inconscience ? ), j’avais porté l’Horreur pour aller travailler. Bien sûr, je n’ai eu aucun retour négatif (ce qui en dit long sur la façon dont mes collègues me voient ou sur ma vêture ordinaire !). A la fin de la journée, toutes les coutures étaient en train de lâcher. Soit la jupe était trop juste, soit je suis trop grosse pour la taille choisit, soit le tissu est… de piètre qualité. Je vous laisse juger de mon choix ! Dépitée, j’ai roulé la Chose à la poubelle, non sans avoir décousu le zip afin de le recycler.

Bref, je suis sortie des soldes de Mondial Tissus avec un chambray, couleur denim clair avec des petits pois blancs. Après l’échec de la Chardon 1, la rage au coeur, j’étais prête pour une Chardon 2.

En m’appliquant bien, j’ai pu faire rentrer toutes les pièces de la jupe dans un métrage plus court que celui demandé sur le patron. J’ai entièrement surfilé mes pièces, j’ai pris mon temps pour toutes mes coutures, j’ai soigné les coutures nervures des plis, j’ai posé ma fermeture éclair, toute seule, comme une grande… Et Tadam ! Une Chardon dont je peux être enfin fière !

Il y a quand même quelques imprécisions, mais cela vient, à mon sens, de ma pratique, je n’en suis pas encore à ma dizaine de jupes et parfois, mes coutures sont imprécises. Même en décousant/recousant, cela n’a pas changé grand chose.

Bilan :

Techniques : utilisation de la surjeteuse, pose du zip non-invisible, plis plats.

Confort : confortable, tissu doux et soyeux. La taille haute est hyper confortable. J’ai juste rallongé la jupe, Je la voulais travail-compatible.

Style : J’aime beaucoup les plis, qui font tout le charme de cette jupe. La taille haute me permet de cacher ce qu’il y a à cacher. J’aime aussi la couleur, qui s’accorde avec tout.

Economie : patron 0€ vu que je l’ai déjà+tissu, je crois environ 16,99 le m, et je crois n’avoir utiliser qu’1m puis qu’il me reste un coupon d’environ 30 cm+du fil que j’avais déjà+un zip, que j’avais déjà. Total à vue de nez, 20€.

Couture

Une jupe Chardon et un retour.

Voilà 3 mois, d’après les statistiques de WordPress, que je n’ai rien écris sur ce blog. Ma foi, ça doit bien être ça.

Alors, oui j’ai été paresseuse et je n’ai pas fais beaucoup, beaucoup de choses. Mais surtout, il faut prendre en photos ce qui a été fait et là, les galères commencent. Je vis dans un super appartement, n’en doutez pas, mais sans mur blanc (autres que les portes), sans mur sans bibliothèque/armoires/fenêtres/commode/canapé etc. Donc il faudrait aller faire des photos dehors. Oui mais je ne me vois pas confier mon appareil photo à n’importe quel inconnu. Et puis de toute façon, je ne me vois pas me faire prendre en photos par un inconnu. Mes amis pouvant me rendre ce service sont occupés à avoir une vie, les bougres ! Donc, il y aura bien un article sur ce blog mais avec des photos moches, on ne peut pas tout avoir.

Oui, vu comme ça, on ne voit pas trop l’élégance de la jupe Chardon de Deer and Doe. Je ne vais même pas mettre un lien menant au patron, j’ai trop peur que la marque m’oblige à l’enlever. Pourtant, il faut me croire sur parole, la jupe est magnifique. Si si. Et si vous ne me croyez pas, allez faire un tour dans la blogosphère, vous allez en trouver des magnifaïques.

chardon-1-1

Jetons un voile pudique sur cette bouse photo. Cette jupe a été mon projet boulet pendant tout l’été. J’en suis arrivée à ne plus la vouloir. Seul le fait que mes vêtements d’été me lâchent les uns après les autres pour cause d’usure, m’a obligée  à la finir.

Le tissu est horrible ! Lorsque je l’ai commandé sur internet, c’était censé être un chambray. Alors, je ne m’y connais pas très bien en tissu, mais selon la définition du chambray, j’aurai du me retrouver avec un tissu proche de denim mais bien plus léger. J’ai reçu un tissu proche de la popeline.

Bon, ce n’est pas très grave. Mais en plus c’est un tissu orgueilleux. Il ne daigne pas passer à la surjeteuse, à peine à la machine. J’ai donc réussi à faire des surjets très très moches, même en pianotant sur les réglages de tensions de fil de la machine (en crevant de trouille, je suis très intimidée par ma surjeuteuse). Ma fidèle MAC aussi a eu des difficultés à avaler ce tissu. J’ai du découdre plusieurs fois pour ne pas avoir des coutures gondolées. Sitôt fini les plis, je me suis rendu compte que le tissu a tendance déjà à s’effilocher  là où j’ai piqué.

Après une grande respiration et le serment que plus jamais je n’achèterai de tissu sur le net et sur cette boutique en particulier, j’ai tout de même décidé de finir la jupe. Et là, soyons honnête, là, j’ai fais mon boulet. J’ai acheté un zip bien trop grand et ai décidé de le  monter sans prendre en compte les instructions. Je n’ai pas fais de photo de ce grand moment, ma honte était trop grande. J’ai donc tout redéfait, remonté correctement le zip et fais des finitions à la main.

Elle est portable. Elle m’a surtout servie à faire une toile. La taille est la bonne, la coupe est flatteuse. Et du coup, j’ai acheté un très beau tissu natté pour la prochaine Chardon.

Tout en finissant ce projet boulet, je me suis rendue compte de plusieurs choses, et j’ai pris des résolutions :

  • du beau matériel est indispensable. En effet, si le résultat de ma couture est un truc informe, pas la peine de me donner du mal, le prêt-à-porter industriel me donnera le même résultat pour moins cher. Oui ce chambray n’était pas donné !
  • débuter un projet lorsque tout le matériel est réuni. Lorsque je dois laisser de côté une cousette pour x raisons, je la finis 3 mois plus tard, ce n’est pas tenable.
  • et donc ne faire qu’un projet à la fois. C’est moins ambitieux mais plus raisonnable. A un moment, j’avais pas moins de 5 projets couture et aucun d’eux n’est vraiment fini. Donc, là, je destock parce que j’ai la sensation d’être envahie.

J’ai fais d’autres cousettes durant l’été, il faudra que je vous en reparle.

 

Couture

Jupe droite.

J’ai débuté la couture à la fin de l’année 2015 et j’ai rapidement compris que des cours m’étaient indispensables : j’aime le confort d’avoir un prof ! Anne est patiente et généreuse. Lorsque je lui ai dis que je voulais faire des vêtements, elle m’a conseillée de débuter par une jupe droite. Elle m’a fourni le patron (Mode et Travaux, je crois) et je suis arrivée avec ma liste de fournitures :

  • 70cm de tissu (mélange laine et soie de chez Toto)
  • 70cm de doublure (ici un satin synthétique)
  • un zip classique
  • du fil noir

Tout d’abord, je suis très très contente de mon tissu, il a un très beau tombé et cela me fait une jupe élégante. Je suis également plus que satisfaite du patron : j’ai une jupe droite classique à pinces dans mon dressing.

Je suis bien moins contente de ma doublure. Le tissu brillant, ça glisse ! Mais laissons là les contingences et passons au résultat :

Voilà la jupe de devant et de derrière. Le rendu est une jupe plutôt classique et qui va avec tout. La voilà d’ailleurs portée dès  que je l’ai terminé. Remarquez le beau remonté de pull afin que tout le monde puisse s’esbaudir devant mes premières pinces !

Jupe droite

Vous excuserez le décors bien pourri et focalisez-vous sur la jupe please !

J’ai appris à coudre (un petit peu) à la main, ici la pose du zip (qui du coup n’est pas invisible, suite à un léger déplacement du tissu. M’en fiche, noir sur noir, ça ne jure pas.

Zip de la jupe à la main

Et j’ai appris aussi la valeur d’une bonne MAC (voilà pourquoi j’en ai acheté 2 en l’espace d’un mois : dur, dur !)

Doublure ratée

En rouge, mon faufilage, en gloubi goulba, la couture faite avec la première MAC. J’ai été persévérante (ou inconsciente ?) et j’ai décousu et recousu au moins 5 fois. Je peux dire que petits points noir sur tissu noir, à découdre, ça a été dur. En furetant sur internet, j’ai lu qu’il s’agissait sans doute d’un problème de tension de fil. J’ai changé de tension à plusieurs reprises pour avoir toujours le même résultat. J’avais deux solutions (enfin, je me suis persuadée que je n’en avais que deux) : continuer comme ça et avoir un résultat médiocre, c’est à dire une jupe importable ou acheter une nouvelle MAC, j’ai craqué et ai commandé ma Brother FS40, que j’aime officiellement d’amour.

2 jours après avoir commandé la machine, j’ai appris qu’elle m’attendait dans un point Mondial Relay, je me suis précipitée là-bas et suis rentrée en portant le carton à bout de bras et en courant presque tellement j’étais pressée !

Bilan :

Techniques : J’ai appris à faire des pinces, poser un zip et faire un ourlet.

Confort : Je l’aime ! Une jupe bien droite, donc, je ne peux plus faire de grandes enjambées. Mais le tissu est magnifique.

Style : Très classique, élégante, faite essentiellement pour le travail, mais je peux la porter à d’autres occasions tant elle est intemporelle.

Economie : patron donné+tissu 15€+mercerie 5,5€. Total : 20,5€ (imbattable pour une jupe de cette qualité).