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Coudre du jersey dans le biais…

Je vous le dis tout de suite, c’est une très mauvaise idée…

Il s’agit du même patron que la tunique précédente en jersey gris. Il s’agit donc d’un modèle de la marque Simplicity. SI vous vous souvenez bien, la robe était coupée dans le droit-fil et « rebiquait ». Du coup, des couturières expérimentées m’avaient conseillée de la recoudre mais dans le droit fil. Il y a donc eu des ajustements :

  • Bernadette m’a descendue la taille à l’oeil. Vous avez bien lu, A L’OEIL !!! Elle m’a regardée et a modifié le patron et comme par hasard, la taille qu’elle a redessiné correspond exactement à MA taille naturelle… Truc de fou, n’est-ce pas !
  • Le col est en deux morceaux dans la longueur afin de tout caser dans mon coupon de tissu parce que je voulais l’économiser un peu. Le tissu est un jersey magnifique acheté chez Brin de talent, une boutique qui ne vend pas en ligne mais qui a des tissus incroyables. En plus, on est sur du jersey bio…

J’ai donc coupé le milieu devant et le milieu dos dans le biais, sans aucun souci. J’ai rajouté du thermocollant sur les liges d’épaules, puis j’ai assemblé ainsi que les manches. Premier essayage, une horreur, l’emmanchure était trop basse d’au moins 2cm, les poignets de manches tout autant. J’avoue avoir été très agacée mais j’ai pris mon courage à deux mains et décidé que j’étais débrouillarde. J’ai donc mis la robe sur l’envers et ensuite épinglé et redessiné l’emmanchure. J’ai cousu à la machine à coudre au point éclair et cela faisait une sorte de bec sur l’épaule. Mais j’avais mon surplus de tissu bien défini, j’ai donc décidé de donner un bel arrondi en supprimant ce bec causé par la couture par un coup de surjeteuse qui a redessiné l’emmanchure. Ça a marché sans problème.

Pour les manches, j’ai recousu dans la largeur, à hauteur du poignet et j’ai fais mourir la couture ajoutée dans la principale.

Ensuite, tout a roulé tout seul. Aucun problème, j’ai monté la robe au point de surjet 4 fils et l’ourlet du bas en point de recouvrement large. Ayant coupé dans le biais et ayant constaté un élargissement du vêtement, je me suis dis que j’allais laisser pendre la robe sur un cintre pendant 24h, cela a été 48h, finalement mais… surprise, surprise, je n’ai pas eu besoin de recouper le bas.

Je suis toujours aussi fan du col haut et des manches bouffantes.

Bilan :

Techniques : Couper du jersey dans le biais. Est-ce une bonne idée ? Je ne sais toujours pas.

Confort : Très confortable.

Style : Pour avoir coupé cette robe dans le biais, le bas de la robe fait une jolie ondulation. J’avoue que j’aime beaucoup, plus que le rajout d’un volant par exemple.

Economie : Patron déjà en ma possession. 2m80 de tissu à 18€75, ce qui fait une robe à 52€50, l’un des projets les plus chers jamais cousus mais cela reste raisonnable si on compare au prêt à porter.

Finitions : Recouvrement.

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Tunique confortable (tellement !!!)

Dans un désert de création et de couture des mois de septembre, octobre et maintenant novembre (ça dure et c’est dur !), je me réconforte en achetant des magazines de couture inhabituels. Je suis très contente avec mon Burda mensuel. Bref, j’ai acheté le magazine Tendances Couture où les patrons sont de la marque Simplicity (mais je reviendrais sur les patrons indé/grandes marques plus tard). J’avais dans mon stock un jersey fin gris de chez Agnès B. Je voulais en faire un gilet Monceau de demi-saison, mais finalement, je me suis décidée pour une tunique. La numéro 26. La voilà.

Si la tunique apparaît froissée, c’est qu’elle l’est ! Le repassage n’est pas mon point fort.

J’ai aimé sa coupe, son col cheminé et ses manches bouffantes.

J’ai cousu cette tunique sans aucun ajustement et dans le droit fil sans aucun problème. Elle aurait du être une robe avec l’ajout d’un volant mais n’ayant pas assez de tissu je me suis donc rabattue pour une tunique. Je la porte souvent sur un jean et je la trouve très confortable.

Par contre, il y a un petit détail qui me chagrine, c’est que la tunique est coupée dans le droit fil et fait donc des petits pics de part et d’autre. Et la taille est trop haute par rapport à ma taille naturelle.

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, je l’ai montée à la surjeteuse au point de chaînette et surjet 3 fils.

Confort : Très confortable.

Style : J’aime ce genre de vêtement, pratique et sympa à porter. Je l’ai refait en robe et cela fera l’objet d’un autre article.

Economie : 2m de tissu à 7 euros le mètre, soit 14 euros la tunique. Le magazine a du me coûter 6 euros pour plein de patrons, donc…

Finitions : Ourlets zigzag à la machine à coudre.

PS : Pour ce patron j’ai décidé d’utiliser une nouvelle méthode pour recopier mes patrons : le plastique couvre-livre. C’est très agréable pour recopier mais le souci est que c’est très désagréable à épingler.

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Gilet Monceau

Où étais-je passée ? C »est bien évidemment la question que vous vous posez tous, vu que je reviens avec un article sur le gilet Monceau que tout le monde connaît et a déjà cousu.

Bien, j’ai une vie professionnelle qui a changé depuis septembre avec une certaine charge de travail. La couture, qui me manque, a du être mise de côté. Je n’ai pas beaucoup pu coudre depuis deux mois, à part des petits projets sans réel points techniques ou de difficultés particulières, je vous les présente ici petit à petit en espérant rattraper mon retard sur le blog.

alors voilà, le gilet Monceau. Facile à faire et en plus, la créatrice a posé un pas-à-pas très bien fait sur sa chaîne YouTube. Je suis comblée par ce patron que j’ai mis tant de temps à coudre. Pour le réaliser, j’ai utilisé un joli sweat bleu ciel de la vente de tissus Agnès B. J’ai sans doute été un peu large quand au choix de la taille, j’ai coupé le 44, alors que le 42 aurait pu suffire, mais c’est vrai que c’est un modèle qui n’est pas très ajusté. C’est justement pour cela que j’aime ce modèle, je l’ai porté plusieurs fois sur des sous-pulls avec manches longues sans aucun problème pour la frileuse que je suis.

Evidemment, j’ai fais une boulette. Que serait un projet sans mon auto-sabotage ??? En fait, j’ai fais deux boulettes, mais l’une est moins ma faute. Reprenons.

Trouvant que le gilet était un peu trop long, j’ai décidé de le raccourcir « au jugé ». Ça n’a pas marché. Le bas de mon gilet est un peu irrégulier. C’est de ma faute, je me flagelle.

La deuxième boulette est lors de la pose des pressions. J’en ai loupé une. Elle est fermement plantée dans ma bande de boutonnage et je la laisse, j’ai peur de déchirer le tissu. Je n’ai eu aucun souci avec les autres. Sans doute ma main n’a pas été suffisamment assurée au moment de la pose.

Bilan :

Techniques : J’ai tout assemblé à la surjeteuse et fait les ourlets à la recouvreuse. Ma pince Vario de Prym m’a une fois de plus impressionnée. Malgré les épaisseurs, elle a posé les pressions sans sourciller.

Confort : Très confortable et cocooning.

Style : Une forme pas trop près du corps, ce qui me convient et un sweat très doux, une cobo gagnante.

Economie : 2m à 7euros le mètre. Ce qui m’a coûté le plus cher ont été les pressions nacre. Autour de 8 euros achetées en mercerie. Internet est plus économique cela dit.

Finitions : Recouvreuse. je n’avais pas de fil bleu ciel alors j’ai pris un fil gris très clair et il va trèsbien.

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Cielo Top…

J’étais tellement contente de ma première robe Cielo, que j’ai décidé de coudre le top. Toujours manche courte. La marque suggère toute une variété de tissus en chaîne et trame, mais j’avais sous la main un jersey de lin avec assez peu d’élasticité et sans élasthane. J’ai fais des essais à la machine à coudre et j’ai pu utiliser un point droit.

Comme pour la robe, je suis fan et je l’adore. En plus, le jersey de lin est très confortable à porter. Je fais juste une petite parenthèse à propos de ce tissu. Je l’ai décati et là, la catastrophe, il y avait manifestement un apprêt qui m’a obligée à le relaver. Et là encore, en même temps que je le cousais, j’ai bien vu des amas de poussières grises (?) que j’ai gratté d’un coup d’ongle.

Cette fois, j’ai rallongé le top de 3cm, mais il reste court. J’aurai pu l’agrandir plus, mais partout, j’a vu ce top arriver à la taille, bref un top plutôt crop. Je préfère les hauts qui arrivent en dessous de ma taille, mais je trouve que la longueur est quand même bien pensé. Rallonger davantage lui enlèverai sa coupe, n’est-ce pas ?

En même temps, j’avoue que lever les bras en extension, le plus haut possible, je ne le fais qu’au yoga et ce top est trop joli pour être porter pendant un cours…

Bilan :

Techniques : J’ai utilisé la finition avec parmenture pour une question de métrage.

Confort : Très confortable et j’adore porter le jersey de lin.

Style : La forme est très différente. Autant pour la robe, le tissu, raide, lui donne une forme droite, autant la mollesse du jersey de lin donne un petit côté loose au top et j’avoue beaucoup aimé.

Economie : 1,3m de tissu à 7,99 euros le mètre, soit 10,38 euros. J’ai trouvé ce jersey de lin chez Toto à Lyon. Aucun regret sauf de ne pas en avoir acheter plus.

Finitions : Cousu à la machine à coudre et au point droit. Ensuite, j’ai surjeté.

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Callisto, menthe à l’eau.

Voilà, voilà… les titres se suivent et se ressemblent.

J’avais déjà flashé sur ce joli modèle d’Urban Fairy à sa sortie, mais j’avais décalé son achat. C’est en voyant une de mes amies et sa jolie version rouge, que je me suis décidée. J’ai acheté le patron en pdf. Puis, lors d’une vente privée de tissu par la mercerie Brin de Talent à Décines, j’ai trouvé ce jersey pas trop épais couleur menthe. J’ai tout de suite que ce tissu était fait pour un Callisto.

La réalisation s’est faite toute seule. Il y a le tuto d’Elsa sur Youtube, le patron est très bien fait, les explications limpides…

De face…
de dos…
De profil

Il s’agit d’un top assez long, ça j’aime bien, avec deux volants sur le devant qui lui donne une petite touche de féminité. Par contre, mes volants ont du mal à se plaquer… tant pis. !

Par contre, si la réalisation n’a posé aucun souci, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup d’épaisseurs près de l’encolure : il y a les volants, les épaules et la bande d’encolure. Si je devais changer quelque chose, ce serait la largeur de la bande d’encolure. Elle est très fine (donc je la trouve élégante) mais du coup, il faut faire attention : parfois elle bouge et l’on peut voir les surjets. Mais c’est un détail…

Bilan :

Techniques : Aucune.

Confort : Je l’ai porté tout le temps pendant un printemps assez frais.

Style : Le style j’adore, j’adore le tissu.

Economie : Patron pdf à 9 euros mais j’ai eu 30% (je crois), Environ 1,7m de tissu je pense aussi un peu cher, c’est à dire plus que ce que je paie d’habitude pour du tissu. Mais c’était aussi le dernier coupon acheté chez Brin de talent. Là où je suis contente c’est que j’ai cousu tout ce que j’ai acheté chez eux.

Finitions : Entièrement monté à la surjeteuse. Ourlets à la machine à coudre.

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Mon plantain hacké.

Depuis un an, j’organise un café couture. C’est juste un moment où l’on se rencontre entre couturières amateurs. Au début, on se voyait dans un restaurant ou autour d’un verre. Depuis quelques mois, on se retrouve chez Les Machines à Coudre de Patricia, autour de machines à coudre. Je ne garantis pas notre productivité mais on papote couture et c’est très sympa. Petit à petit, les liens se resserrent et ça c’est cool. Il y a parmi nous des personnalités très différentes et nous sommes aussi de niveaux très différents en couture, certaines étant réellement expérimentées et bien plus aguerries que moi par exemple ! Je suis enchantée de ce café couture, il est exactement tel que je le voulais : rencontrer plein de personnalités différentes, que je n’aurai pas forcément contacté dans ma vie quotidienne. La couture c’est ça aussi : des jolies rencontres !

Une de nos membres (Carole, pour ne pas la citer) a eu une super idée : prendre le patron plantain (gratuit), de Deer and Doe et de le hacker, mot angliciste pour dire transformer. Chacune avec notre version lors de notre dernière rencontre de l’année, le 22 juin !

Pour mon plantain, je n’ai pas eu une inspiration de dingue. J’avais un tissu acheté lors de la vente Brin de talent, que j’avais choisi pour un plantain manche longue. Il s’agit d’un imprimé assez présent. Donc, impossible de faire n’importe quoi avec. J’ai donc rangé ce projet dans un coin de ma tête et de mon salon. Ah oui, j’ai découpé ce projet pendant les vacances de février. Je l’ai cousu début juin. Oui. Je sais. C’est en cousant ma sirocco noire que l’inspiration m’est venue. Il me restait une bonne chute de jersey noir et dedans, j’ai coupé la bande d’encolure, des poignets et une bande pour le bas. Le propre du plantain est d’avoir un bas assez évasé. Du coup, j’ai eu l’idée de le resserrer.

De face…
De dos (floue, mais pourquoi ? )

Je ne voulais pas qu’il y est une trop grande différence entre les circonférences du plantain et de mes hanches, j’ai donc découpé une bande en ne la serrant pas trop. Cela dit, je le porterai plutôt comme ça :

J’avais aussi coupé des manches 3/4. Du coup, je les ai rallongé avec des poignets. Pour la largeur, j’ai pris les mesures des poignets du gilet complicité. Ils sont peut-être un peu trop larges et les manches ne sont pas bouffantes du coup, mais elles sont faciles à vivre et confortables. Elles complètent bien la manche et peuvent se retrousser sans souci.

Et vous voyez bien l’imprimé en plus !

Bilan :

Techniques : Aucune.

Confort : Ai-je besoin de parler du confort de ce modèle ?

Style : J’adore le style et le tissu. Le seul souci c’est qu’il va falloir attendre l’automne pour le porter.

Economie : Patron gratuit. 1,3m d’un tissu un peu cher (je ne me souviens plus du prix, il va falloir que je commence à les noter !) Il s’agit d’un jersey labellisé bio, bien ferme et d’une très très belle qualité. Mais de mémoire, il n’était pas donné. J’avais craqué sur l’imprimé alors je l’avais acheté quand même.

Finitions : Entièrement monté à la surjeteuse. Et avec les bandes de poignets et du bas, le montage est encore plus rapide que d’habitude.

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Sirocco, la combinaison qui a donné chaud.

Je sais, parfois j’ai des titres… moyens.

J’ai donc cousu une autre sirocco de Deer and Doe. Alors elle n’est pas ratée, mais elle aurait pu l’être.

De face…
De dos… et les manches ont rebiqué en plus !
De profil.

Enchantée de ma première version, j’ai décidé d’en coudre une autre. J’en voulais une noire, exactement comme celle cousue par la marque. Je me suis dis qu’elle serait plus facile à porter que celle au tissu tropical et chargé. J’ai pris le même tissu, à savoir un jersey 100% coton de chez Rascol et en plus labellisé bio, parfait. A la réception de la commande, comme d’habitude avec Rascol, pas de surprise : emballée soigneusement et les produits sont conformes à la description du site.En plus, avec les autres membres de mon café couture, nous avons fait une commande groupée, donc pas de frais de port.

Pour en revenir au tissu, j’étais très contente car c’est un jersey superbe, avec de la tenue, ferme sans être rigide et assez fin. Cela aurait du être un projet assez simple, cousu rapidement… Mon patron était prêt. Mais j’ai réfléchi. C’est bien de réfléchir mais parfois, il vaut mieux éviter. C’est ce que j’aurai du faire. J’ai enchaîné les boulettes et les mauvaises décisions.

Pour ma petite défense, le tissu m’a déconcertée. C’est donc un jersey de coton. Qui dit jersey de coton, dit tissu qui roulotte. Mon tissu roule vers l’intérieur. Donc ça a été une galère pour l’épingler, mais aussi pour le couper et le coudre (sinon ce n’est pas drôle). Il a fallu que je sois attentive pour bien poser les bords à plat afin qu’ils soient bien pris dans les surjets. J’ai du refaire un surjet à la ceinture.

J’ai monté les poches à l’envers. Oui oui. Puis j’ai fais des sous-piqûres sur l’endroit (ça s’appelle des sur-piqûres, du coup !). Il a fallu coudre et découdre. Mon tissu étant de bonne qualité, il n’y a pas eu de trou mais découdre du fil noir sur du noir, ça m’a arrachée les yeux. Et puis j’ai sans doute déformer le tissu à force de tirer dessus. Du coup, les poches sont vraiment moches. Elles ne sont pas plaquées et elles godaillent.

Dans beaucoup d’articles sur cette combinaison, la plupart des couturières parlent des poches. J’ai pourtant cousu ma laminette mais j’ai du aussi tirer dessus à un moment et j’ai fais froncé le tissu. Mon jersey noir est beaucoup plus ferme que mon jersey tropical très mou (celui de la première sirocco). Le rendu est forcément différent. Pour conclure, la poche godaille et je vais vivre avec. Une fois que je mets mon téléphone dans la poche, le poids la leste et elle se plaque.

Ensuite, j’ai décidé de ne pas suivre mon intuition. Pour ma première version, j’avais fais un ajustement : j’avais rallongé de 2cm le haut. Pour cette version-là, j’ai estimé que ce n’était pas nécessaire. Pourquoi ? Parce que. Je n’ai pas de réponse. Je vous l’ai dis, parfois, je réfléchi. Je pensais que la taille était haute. Là je me rends bien compte qu’en fait, les vêtements me vont mieux lorsqu’ils sont à ma taille naturelle, un peu en dessous des côtes. Du coup, avec un buste trop court pour ma morphologie, le décolleté se place mal. Il est très très profond, bien plus que celui de ma première version. Et en plus, il s’écarte quand je marche. Bonjour l’indécence.

Lorsqu’on enlève 2cm en haut, il y a des conséquences en bas : et oui, mes jambes sont un peu courtes. C’est une combinaison 7/8.

Par contre, un motif de satisfaction, les finitions. Au lieu d’utiliser le mode recouvrement de mon Ovation, j’ai utilisé ma machine à coudre. Ma chère Pfaff, équipée d’une aiguille stretch, a un point de jersey juste superbe. Bien plus joli que ma précédente machine. Je n’ai pas fait de gros plan sachant que noir sur noir, ça n’est pas visible.

Je suis quand même déçue de cette combinaison même si je vais la porter quand même. Enfin, après avoir cousu une petite pression au niveau du décolleté quand même !

Bilan :

Techniques : Aucune.

Confort : Toujours aussi confortable.

Style : Toujours aussi stylée.

Economie : Patron déjà en ma possession et le coton environ 10euros le mètre, 1,8m = 18 euros de tissu.

Finitions : Montage surjeteuse et machine à coudre.

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Toile Sirocco.

Comme beaucoup, j’attends chaque collection de Deer and Doe comme un petit miracle deux fois par an. Je ne dis plus rien sur les modèles présentés. Même quand je n’ai aucun coup de coeur, je finis par trouver les patrons magnifiques au bout de quelques temps. Là par contre, rien à dire, j’ai adoré la combinaison Sirocco tout de suite.

Je n’ai jamais compris pourquoi les gens aiment les combinaisons. Perso, je les trouve peu pratiques : histoire de toilettes tout ça… Mais là, une combinaison en jersey, c’est le top. Bon, il faut toujours se déshabiller pour tout, mais en jersey, ça ne fait pas la même chose, bien plus simple.

Lors de mon petit séjour parisien fin août 2018, je suis allée chez Stop Tissus et j’ai trouvé ce jersey très improbable pour moi à 2€ le mètre. J’en ai pris 2m avec dans l’idée de sortir de ma zone de confort. Et j’ai tout de suite vu une combinaison sirocco dedans. J’ai décidé d’en faire une toile au cas où. Parce que mon jersey n’avait que 50% d’élasticité, et dans un seul sens, le bon. Et puis, le décolleté cache-coeur… méfiance méfiance. Le but n’étant pas d’exposer la mamelle à tout vent.

De plus, j’ai eu un doute au niveau des mensurations. Pour la poitrine, 96, soit une taille 44 qui va bien aussi pour les hanches (105). Mais, la taille… aïe, aïe… j’ai du ventre et si je me fie au tableau de mesures de Deer and Doe, je dois tailler une taille 46. Bref… la sagesse me dictait de faire une toile, voilà, c’est fait !

Voilà comment j’ai procédé. J’ai décalqué les pièces du corsage en taille 44 et j’ai rallongé de 2cm en plaquant les pièces sur moi et en décidant arbitrairement où devait se trouver la taille, j’ai choisi ma taille naturelle. J’ai cousu, assez facile, c’est Deer and Doe et tout est super bien expliqué et illustré. Bon, ma poitrine rentrait sans problème mais l’encolure baillait. J’ai eu un petit moment de solitude, mais avant de tout recommencer j’ai tiré un peu sur les bandes de tailles et j’ai vu que l’encolure se tendait. Bon, j’ai croisé les doigts et coupé le pantalon. Puis cousu.

Décolleté bien plaqué, tout va bien !

Voilà, le pantalon aussi se coud très aisément. En taille 44. Les jambes sont un peu larges pour moi, mais je suis à l’aise. La fourche du pantalon est basse, mais personnellement, ça ne me gêne pas. Par contre, je mesure 1m74, la stature du patron est de 1m68. Et bien, elle est plutôt longue.

ça tombe bien sur le pied.

Du coup, j’ai tenté le porter rouler et ça passe bien !

En tout cas, je dois avouer à quel point ce patron est incroyable. Il est parfait. Il met en valeur le décolleté, mais grâce à un jeu de plis, la combinaison efface le ventre. Je vous jure c’est vrai !

Je n’ai plus de ventre. La bande blanche bien visible c’est une des lisière mal imprimée du tissu.

Grâce aux plis et pinces du dos, la combinaison évite de faire sac, efface les fesses aussi (enfin moi, j’ai la fesse plate, oui on se dit tout sur ce blog…)

Les poches ❤

Les poches sont italiennes et bien intégrées dans le pantalon. Si j’ai beaucoup cousu à la surjeteuse, j’ai décidé de coudre les poches à la machine. Je ne voulais pas de sur-épaisseur. J’ai suivi les instructions de la marque. J’ai cousu au point éclair de ma machine les poches, fixé la laminette au point zig-zag large et ensuite j’ai sous-piqué au point zig-zag large en guise de sous-piqûre. Elles se plaquent bien, impec’. J’aime les grandes poches, j’en ai toujours besoin. On voit bien qu’avec le jeu de plis, les poches ne sont pas visibles, sauf à mettre les mains dedans.

Bilan :

Techniques : euh, pas grand chose… rallongement du corsage de 2cm, ça compte ?

Confort : Enorme point fort de ce modèle. Cet incroyable confort, ce pyama revendiqué comme tel, même par la marque. J’en suis émue. Vous connaissez ici mon amour des pyjamas secrets à porter en toutes circonstances.

Style : J’adore ce style mais par contre, je ne suis pas du tout sûre d’assumer le tissu. Il est très chargé, le motif feuilles n’est pas évident, en tout cas pour moi. Cela dit, maintenant que j’ai vérifié la portabilité des jambes longues, je pense que je vais la raccourcir. En combi-short, elle me paraît plus simple à porter. Je suis très satisfaite de ce modèle et je pense la recoudre.

Economie : Patron Deer and Doe en profitant de la promotion de lancement de -10%, soit 12,60 euros. Le tissu = 4 euros, c’est à dire des cacahuètes.

Finitions : Montage surjeteuse et machine à coudre et ourlets à la recouvreuse, sauf les jambes puisque elle est destinée à passer sous les ciseaux.

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Mon défi Burda #4 (février 2019)

Pour mon défi Burda du 1er février 2019, j’ai loupé celui de janvier, organisé par Zélie Décousue j’ai choisi la robe 118 du numéro de Décembre 2018. Une robe vintage d’inspiration des années 50.

Ce qui m’a attirée dans ce projet, ce sont les points techniques. Je suis clairement montée en exigence et j’avais envie de savoir si j’avais progresser en couture. Outre les empiècements à la taille, il y a des pinces dans le dos, devant et sur les manches ainsi que des goussets. Le côté vintage de la robe est accentué par l’ampleur de la jupe et sa longueur. D’ailleurs, je ne suis pas sûre de pouvoir la porter. Je n’ai aucune idée sur les chaussures qui peuvent aller avec sachant que je ne porte pas de talon (oui, j’ai déjà essayé et je me suis cassée la figure avec un 3cm, ce n’est pas glorieux). J’ai aimé aussi les manches kimonos et le col officier. En plus, il y a une patte de boutonnage sur le devant et des boutonnières à coudre. Une première !

Voici le dessin technique :

Toujours pour rentabiliser mon stock, j’ai utilisé un jersey fin acheté lors d’une vente privée d’Agnès B. Un tissu de bonne qualité mais qui gratte quand même un peu. Cela a de l’importance parce que la robe n’est pas doublée. Je pense que dans les années 50, les femmes portaient un jupon et ou une combinaison. Il n’y avait donc pas besoin de doublure.

Comme vous le voyez, ce tissu est imprimé selon un motif particulier : les petits points blancs se resserrent ou s’espacent sur un fond noir. Selon Burda il fallait 3,60m de tissu et je confirme. C’est une robe très gourmande en tissu. Mais je n’avais que 3m et je voulais absolument qu’elle rentre. Il a donc fallu faire des choix : supprimer les fronces des empiècements de devant qui sont du coup plus étroit. Ensuite, il a fallu faire le deuil des raccords de motifs. Ne cherchez pas, il n’y en a pas.

L’ouverture de la robe est située devant. En suivant bien les instructions de Burda, j’ai pu coudre ma première patte de boutonnage. C’est assez facile, en tout cas, j’ai compris. J’ai bien entoilé cette partie par contre. J’ai choisi des boutons bottines (j’avoue que le prix des boutons m’a stupéfiée) que j’ai cousu à la main et j’ai fais des boutonnières grâce à ma Pfaff et c’était juste parfait. Par contre, le bouton sur le col n’est pas passé. Un léger surplus de tissu a empêché le pied boutonnière de glisser sur le tissu. J’ai tenté 2 ou 3 fois et, ne voulant pas abîmer davantage mon tissu, j’ai cousu une pression.

Je suis très contente de mes boutons et de la facilité avec les quelles j’ai pu coudre mes boutonnières, en tenant compte de la largeur et de l’épaisseur des boutons.



En fait, je me rends compte que j’adore les robes bien amples. Je ne suis pas sûre que cette robe m’aille cela dit, mais parfois en couture, il ne faut pas seulement coudre utilitaire mais aussi coudre plaisir et clairement, je me suis éclatée à réaliser ce vêtement. Pourtant, ce fut compliqué car cette robe se coud à la machine à coudre en utilisant un tissu maille. Et le point éclair, soit un zig zag très étroit met du temps. Impatiente, j’ai utilisé le point de sécurité de mon Ovation pour coudre les deux côtés. J’ai hésité à faire les ourlets au point de recouvrement et je n’ai pas osé. Je pense que j’ai eu tord car mes ourlets au point éclair ne sont pas très jolis, surtout sur les épaisseurs. En plus, mon tissu, qui se comportait plutôt bien, a décidé de devenir fuyant au moment des finitions. On va dire que c’est de sa faute… Bon, je dis la vérité : je n’ai pas assez épinglé. Mais pour ma défense, je n’avais pas assez épinglé non plus pour coudre les côtés et il s’est bien tenu. Pour les ourlets, que ce soit les poignets ou la jupe, mon tissu a tenté de s’échapper de dessous le pied-de-biche, le gueux ! Il a fallu le mater (difficilement) et l’obliger à rester en ligne.

Bilan :

Techniques : Ce n’est pas une robe si difficile à coudre. Burda la note quand même 3/5. Je pense que c’est parce qu’elle demande beaucoup de minutie et de précision. Il a fallut coudre des goussets et pas mal de pinces. Tout tombe très bien, normal, c’est Burda, mais pour arriver à un joli résultat, il faut vraiment être précis. Ayant des soucis dans ce domaine et étant une ancienne adepte de l’à-peu-près, je suis restée vigilante et sincèrement, je suis fière de moi.

Confort : Elle est confortable sans aucun doute. Mais quand même, elle gratouille. Sur les photos, je porte cette robe sans combinaison et sans jupon.

Style : Franchement, je ne l’ai pas cousue pour la porter. Juste pour le défi technique et je suis ravie. Par contre, je n’ai fais aucun ajustement. Selon le tableau de mesure Burda, j’ai cousu une taille 44 pour une stature de 1,68m. Je mesure 1,74m et je n’ai rien rallongé. Même les pinces tombent là où il faut. Je suis de plus en plus par Burda. D’accord, les explications ne sont pas faites pour les débutantes, mais ce sont les seuls patrons que je ne retouche jamais et qui me vont nickel !

Economie : Tissu Agnès B à 5€ le mètre, 3 mètres donc 15 euros et 7 boutons à 1,90 l’un. Une robe à 28,30 euros.

Finitions : Aucune doublure. Or il s’agit d’un jersey de laine, fin mais quand même, elle gratte. J’ai surjeté un maximum les coutures.

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Un sweat à la menthe.

Je n’avais pas bien d’inspiration pour le titre de cet article.

Voilà mon sweat Evidence mais celui cousu en suivant les instructions du patron, pas comme celui-ci ! J’ai acheté, lors d’une vente de Brin de talent, un joli sweat pas trop épais d’une couleur que j’adore : menthe.

Il s’agit encore d’un projet de l’année 2018. Le dernier à vous présenter de cette année. Les prochaines coutures seront bien de l’année 2019.

Pas de souci pour le coudre et hyper rapide en plus. J’avais déjà le patron découpé pour la robe, j’ai juste suivi la ligne d’arrêt pour le sweat, il est bien long, comme j’aime.

Je suis toujours aussi fan. La seule chose qui me chagrine, c’est que j’ai mal tendu la bande d’encolure, du coup, elle a quelques plis disgracieux derrière. Rien de bien grave, mais bon…

Bilan :

Techniques : Aucune. Je maîtrise la surjeteuse maintenant.

Confort : Confortable évidemment.

Style : J’adore la couleur. Par contre le sweat est vraiment léger. C’est plus un sweat de mi-saison voir d’été. Ce qui me convient très bien. Je sais que les couleurs pastels sont plus réservées au printemps et en été, mais je m’en fiche. Cette année, l’automne et l’hiver sont difficiles à supporter (une première pour moi !), j’ai donc décidé de combattre la grisaille par de la couleur.

Economie : le patron, je l’avais déjà et sincèrement, je ne me suis pas souciée du prix du sweat. Je sais juste qu’il est de jolie qualité et qu’il va bien vieillir.

Finitions : Entièrement monté à la surjeteuse. Aucun souci à part les quelques plis sur l’encolure (qui ne sont pas visibles sur les photos).