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En cette fin d’année 2017… le jeu de rôle.

Bonjour,

Pour l’année 2017, mon bilan rôlistique va être assez court. Cette année a été un peu mouvementée. J’ai arrêté de jouer à droite et à gauche et j’ai arrêté beaucoup de campagnes ou parties qui ne me convenaient pas.

On peut dire que l’année se découpe en 2 parties.

De Janvier à Juin : finalisation. Certaines campagnes se sont arrêtées parce que l’on arrivait simplement à la fin des scénarios convenus donc…

De Juin à Décembre : plaisir. Seulement quelques parties et une seule campagne suivie.

J’ai aussi maîtrisé un peu. Ce fut plaisant et je pense continuer cette année.

 

 

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Symbaroum

Petite session découverte pour ce jeu dont le milieu rôliste a beaucoup parlé.

Il s’agit d’un jeu suédois, traduit en anglais et ensuite en français : Symbaroum.

J’aurai aimé pouvoir poster une des magnifiques illustrations de la gamme, mais il m’a été impossible de trouver une image libre de droit. Tant pis, il suffit de googlé le nom du jeu et vous verrez par vous-même.

Autour du Mj, 4 personnages :

  • Orlan, humain ambrien, un capitaine, ancien chevalier, joué par Lal,
  • Ansel, humain, ambrien, un prêtre de Prios, joué par Thalès21
  • Kvarek, un mercenaire barbare joué par Jean-marc
  • et Bartoloma, humaine, ambrienne, une mage de l’Ordo Magica joué par moi-même.

La mini-campagne est celle fournie dans le livre de base.

Pas question de spoilé quoique ce soit, surtout pour un jeu sortit aussi récemment, mais quelques réflexions sur l’univers et le système.

Un univers med-fan très classique finalement. Il est présenté comme un univers dark et magique. Soyons réaliste, il y a énormément de jeux qui se présentent sous ces adjectifs, croyant/pensant faire une différence. C’est rarement le cas. Je n’ai pas lu Symbaroum et j’ai juste une partie à mon actif, donc mon jugement est celui d’un premier regard et pour moi, il n’y a rien de nouveau. C’est un univers dur avec une menace sournoise appelée la Corruption, qui m’a fait penser au Chaos dans Warhammer.

La mini-campagne a débuté de façon très classique aussi : les joueurs escortent une caravane.

Le système est aussi classique : 1D20. La réussite passe lorsque le jet est en-dessous de la compétence choisie. L’une des particularités du jeu est que seuls les joueurs lancent des dés, mais pas le Mj. Il y a aussi la gestion de la corruption. Elle peut être temporaire et ensuite permanente. Si la corruption permanente devient le double de la corruption temporaire, le joueur devient une abomination, à tuer immédiatement, évidemment. En tant que mage avec des compétences de novice, à chaque fois que j’ai tenté (échec ou réussite) de lancer un sort, j’ai pris un point de corruption temporaire. Pour éviter qu’elle se transforme en permanente, au bout d’un moment, j’ai du cesser de lancer des sorts. Et cette corruption grimpe vite. Toutefois, j’avais quelques compétences au niveau adepte et là, la corruption est bien moins rapide. Ca ne m’a pas dérangée plus que ça, au contraire. J’ai trouvé intéressant la gestion de la magie.

En parcourant le livre, tout semble assez axé combat : les compétences, les pouvoirs etc. Mais finalement, dans les faits, pas tant que ça. En tout cas, pas dans la mini-campagne. Tant mieux.

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Marvel Heroic Roleplaying game

Pendant les vacances, sur un coup de tête, nous nous sommes réunis pour jouer et by popular demand, nous avons joué à Marvel Heroic Roleplaying game.

Bon, le concept sympa étant qu’on jouait tous des héros Marvel, et ça, c’est trop cool !

Autour du Mj :

  • Jane Grey
  • The Beast
  • Wolwerine
  • Storm.

Le pitch : Nous accompagnons Hank à une conférence pour voir les avancées sur la protection des mutants.

Système : pas mal de dé en fait. Les compétences se traduisent par plusieurs types de dés : D12, D8… la sélection se fait par le joueur qui met en avant un aspect de la compétence choisie. On prend les deux dés et on additionne les chiffres pour obtenir notre score. Il faut un troisième dé qui va déterminer l’ampleur de notre réussite, un dé 10 représente une meilleure réussite qu’un d8. Donc, il faut être stratégique : choisir les bonnes compétences, choisir les bons dés, savoir lesquels additionner, en garder un pour booster sa réussite etc.

Le système : Cela faisait longtemps que je n’avais pas jeté autant de dés, mais finalement, c’était plaisant. Et je l’ai compris rapidement. A voir sur du long terme en lieu et place d’un one-shot.

Rejouer ? Eventuellement. Après, je ne suis pas fan de jouer des personnages déjà existant avec une forte identification, même si Storm est cool ! J’ai toujours l’impression de devoir soit courir après une histoire déjà écrite, soit devoir me maintenir dans une sorte de cadre. Mon opinion positive de la partie tient sans doute à la bonne ambiance autour de la table.

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L’Ennemi Intérieur

Campagne de l’Ennemi Intérieur.

L’une des campagnes mythiques chez les rôlistes et je rêvais de la jouer. Nous sommes trois joueurs et un Mj. J’adore le monde de Warhammer. Il s’agit d’un monde cohérent, mélange un peu crade de médiéval et Renaissance. Un monde dur, très dur. Les joueurs n’y sont pas des héros, bien au contraire. Il s’agit d’une campagne très axée combat.

Le système de Warhammer est réputé difficile et ancien. Les jets de dés y sont nombreux et, la plupart du temps, des échecs. Donc, notre Mj nous a proposé de jouer selon le système Brigandyne. Et en effet, la création de personnages est à la fois simple, amusante mais avec une véritable personnalisation. Le système de combat aussi est très simple, mais mortel. Il va nous falloir faire attention.

Jeu : Warhammer

Univers de jeu : la version 1, la seule, la vraie

Sytème : Brigandyne et Warhammer jdr V2.

Participants :

– Archi « Rodrick Baer », jeune homme de 19 ans au nez cassé, cheveux châtain et yeux bleus, avec une petite tresse sur le côté, prêtre de Sigmar, qui vient de la ville de Talabheim, capitale de la province de Talabecland.

« L’orgueil et la vanité marqueront ta ruine ».

– Tolkraft « Haka Min », 65 ans en âge nain, soit 25 ans, un brun aux yeux mauves, il manque un doigt à l’une de ses mains, ce qui ne l’empêche pas d’être un excellent chasseur et tireur à l’arbalète. Il vient de la province du Hochland et de la ville de Krudenwald.

« La violence appelle un sort funeste ».

– Lares « Maghilda von Otzlowe, 25 ans, blonde aux yeux marrons clairs, d’une forte carrure et assez grande. Je suis membre de la petite noblesse de l’Averland, plus précisément de la ville de Loningbruck, avec une fratrie composée de 3 frères et sœurs. Mon signe astrologique est celui de l’Ours et je suis sentimentale, amicale et courageuse. J’ai embrassé la carrière de chevalier.

« L’eau sous toutes ses formes est ta némésis ».

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Star Wars D6

Je précise parce qu’il y a depuis peu un autre jeu Star Wars, publié par Edge, avec un système de dés spéciaux qui rend la narration très fluide. J’adore ce système ! Les dés spéciaux permettent des succès, des triomphes, des échecs, des affaiblissements… Le système est très simple à appréhender. Mais bon, je voulais quand même tester le grand-père, à savoir Star Wars D6 ❤

Donc autour d’un Mj, il y a Win Reinir, pilote, Onalwa Mend, chevalier jedi, Zaalbar, un wookie et des PNJ.

Une mission hyper classique, aller sauver un sénateur en détresse. Par contre, ce qui m’a ennuyée a été de jouer plusieurs personnages en même temps, toujours au moins 2 et ça, c’était bof. J’ai joué un wookie astro-mécanicien et une éclaireuse. Soyons honnête, ça a été plutôt cool de jouer l’éclaireuse. Plus que le wookie qui était le perso de base.

Le système : classique lui aussi, des attributs, des compétences, des seuils à battre à coup de D6. J’avais très peur qu’il alourdisse la partie et rien du tout. La narration est restée très fluide et plaisante.

A rejouer ? Sans doute mais ce n’est pas ma priorité. Je continue d’aimer le système Edge.

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Sens, partie 1.

Dans un futur indéterminé, deux scientifiques, Myphos Quadria et Soren Sollipsis sont deux savants qui, en travaillant sur des runes trouvées sur Mars, découvrent que tout est déjà écrit. Il n’y a plus de mystère pour l’humanité. Cette découverte a des effets ravageurs sur le monde. Myphos devient un dieu et met en place deux ordinateurs Chaos et Rebirth qui surveillent toute l’humanité soit dans ce monde, soit dans l’Entre-Monde, un monde parallèle où tout est recréer.  Le monde devient totalitaire où la liberté ne signifie plus rien. Soren entre en clandestinité pour justement initier une Résistance qui tombe après quelques années de lutte.

Les quelques survivants, ainsi que des enfants, appelés des bugs, les seuls à ne pas avoir de réplique dans l’Entre-Monde, trouvent refuge dans une base du pôle nord et arrivent à échapper à la surveillance de Chaos et Rebirth. Nous jouons l’un de ces bugs.

Autour de la table, outre le Mj, il y avait 5 bugs :

  • Mass joue Archibald, un pilote n’aimant pas la violence.
  • Arciesis joue Thaddeus, un assassin, hacker, mutique, toujours accompagné de son ami imaginaire.
  • Orion joue un super héros, lecteur de comics, un combattant…
  • Orneen joue Ernst, passionné de sciences, membre influent de la Résistance
  • Moi, je joue Marie, médecin et combattante

La création du personnage a été très intéressante (et Dieu sait si je déteste créer mes persos). Nous avons du choisir un nom et un prénom, puis 20 faits dont 7 obligatoires. Il y a aussi des « faits de cellulis » c’est à dire des faits qui concernent directement les joueurs. Ces faits choisis peuvent impacter les persos.

Le système de jeu est très limpide et simple, il n’y a aucun jet de dés mais seulement une narration partagée et nous devons rebondir les uns après les autres, Mj compris.

La partie a été très intéressante. Il s’agissait d’un scénario d’introduction, une sorte de mise en bouche, avec beaucoup d’enquête. Mais j’ai vraiment aimé. Tout d’abord parce que je préfère les scénarii d’enquête au combat et ensuite, parce que la lutte totale de nos personnages contre les ordinateurs, contre cette vision totalitaire de la société m’a stimulée et donner envie de savoir comment tout allait se terminer.

Rejouer ? OUI j’aimerai bien continuer la campagne !!

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En cette fin d’année 2016… le jeu de rôle.

Bonjour,

Dernière partie du bilan de 2016. Le jeu de rôle a une grande place dans ma vie. Je le pratique intensément depuis 10 ans maintenant, j’ai joué à beaucoup de jeu avec beaucoup de groupes différents, je commence à avoir des opinions sur ce que j’aime et ce que j’aime pas. Quand je dis opinions, j’entends « des avis argumentés ».

L’année rôlistique 2016 a suivi mon état d’esprit. La première partie de l’année a été synonyme d’ennui. Je me suis inscrite à une campagne qui s’est finie très vite, pour mon grand soulagement (l’Anneau Unique) et  j’ai suivi une mini-campagne dont je n’ai pas profité (Delta Green), je le regrette encore. Il y a eu la mise en place de one-shot et une campagne Star Wars, version edge. Si je dois me souvenir de ces 6 premiers mois, je dirai que je me souviens de mon ennui et de mon arrogance. L’ennui guette à chaque coin de table et c’est lorsqu’il devient permanent qu’il devient un problème. Mon arrogance vient de mon état d’esprit. Lorsque je parle d’arrogance, c’est ma tendance naturelle à critiquer sans proposer de solution. Être uniquement dans la critique ne fait rien avancer. Il y a eu bien sûr des one-shot savoureux et qui ont valu le coup, heureusement d’ailleurs.

 La deuxième partie de l’année a été plus dynamique. Tout d’abord, nous avons repris NBA devenu DG (je tease non ? je prépare un gros article sur NBA) et ça, c’est très bien. Puis j’ai mis fin à la campagne Warhammer qui me pesait tant. Enfin, j’ai fini la campagne Star Wars qui a été très bien (je prépare aussi un article). J’ai trouvé un très bon groupe, sympa et marrant. J’espère pouvoir rejouer avec eux.

Mon problème récurrent en jdr ? Les horaires ! Je me lève vers 6h en semaine et du coup, je me couche vers 22h. Donc en pleine partie de jdr, à 22h, il n’y a plus personne. je baille et j’ai des moments où j’ai très très envie de dormir. L’idéal serait l’après-midi. Mais ça bloque tout un après-midi. Bref, un dilemme sans solution.

J’ai eu aussi de belles rencontres en jdr. J’espère continuer à en faire.

Les bonnes résolutions 2017 ? Il n’y en a qu’une, elle revient d’ailleurs depuis au moins 5 ans : maîtriser une ou plusieurs parties.

Mes projets 2017 dans le jeu de rôle ? Maîtriser une plusieurs parties… Continuer Delta Green, partir en week-end jdr (gros challenge pour moi !), continuer à m’amuser aussi, si besoin est de le préciser.

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La campagne Warhammer. Point final.

Il arrive un moment où certaines choses bien acquises ne le sont pas, finalement. J’avais commencé la campagne de Warhammer en terrain sûr. Après des débuts houleux, elle avait prit son rythme de croisière. Je jouais avec des joueurs que je connaissais, avec qui je joue d’autres campagnes… Donc pour moi, c’était la sécurité, avec un contrat social clair et défini : du respect et de l’amusement. Tout ce que doit être une partie de jeu de rôle, non ? Je ne vais pas te faire languir, Ô lecteur, j’ai quitté cette campagne.

Un bref résumé s’impose : il s’agissait de Warhammer classique, c’est à dire un groupe d’aventuriers prêts à partir à l’aventure dans un monde médiéval fantastique. Nous ne sommes pas complètement des héros, mais des héros en devenir, et pour le devenir, on va en chier grave. Soyons clairs, quoique non spécialiste de l’univers, je le connais suffisamment bien pour le savoir. Pas de souci, j’ai signé des deux mains. Pas tout à fait avec mon sang quand même (sinon je n’aurai jamais pu quitter la table, comme quoi j’ai bien fait).

L’ambiance générale autour de la table. Je ne peux pas donner une date précise, mais plutôt une ambiance insidieuse qui se met en place petit à petit. On ne fait plus guère attention à ce qui se dit à la table et l’ennui, ce vieil ennemi du jdr arrive. J’en suis réduite à regarder mon portable pour ne pas m’endormir. Parfois regarder les réseaux sociaux est la seule façon de ne pas poser ma tête sur la table pour un petit somme. Bien sûr il y a plusieurs raisons à cet ennui, je vais les détailler ici.

L’histoire. Oui, une partie de jdr commence par une histoire. Nos héros vivent des aventures. C’est le propre de leur existence, le propre de notre présence autour d’une table. Et c’est là que ça devient une aventure, quand nous décidons de la créer tous ensemble, Mj et joueurs. Nous allons prendre notre quête auprès d’un pnj. Ici, ça sera toujours le même, le baron. Nous sommes dans l’Empire et il nous fournit du travail, de l’argent et un toit. Tout au long de nos quêtes, nous rencontrons d’autres pnj, comme le baron, ou alors des sous-fifres du baron. Mais c’est là que les choses commencent à se gâter. Notre Mj recycle les personnages abandonnés par les autres joueurs et les tourne en ridicule. Un des fiers guerriers devient une espèce de pleurnichard qui ne rêve que de peignoirs de soie. L’un des aspirants prêtres de Sigmar devient monsieur-pipi dans un temple, un voleur hobbit devient aubergiste… Et j’en passe. Cela m’a fortement contrariée. D’un parce que même si des joueurs ont quitté la table, leur personnages ont droit à un respect élémentaire ; de deux, cela montre quand même une nature particulièrement rancunière de la part du Mj. C’est pas très joli joli tout ça.

Au cours de toutes leur aventures, nos personnages se battent. Parfois un peu, parfois beaucoup. J’ai tendance à ne pas trop apprécier les combats. En particulier des combats traditionnels. Pour moi, un combat doit être dynamique et rapide. Dans la vie « réelle », on se bat en deux secondes, c’est très rapide. Le jdr, même s’il ne décrit pas la vie réellement réelle, ne peut pas faire l’impasse sur certaines bases. Comme un coup de feu. Il faut à peine 1 minute pour tirer au révolver. Lors d’une partie, cela peut prendre plus de 10 minutes et j’ai du mal à reconnaître la légitimité de cette action. Le pire sont des combats tour par tour, hélas présents dans beaucoup de jdr classique et auxquels ont été formés bon nombre de Mj. En plus, certains Mj, dont celui de cette campagne, hélas, font aussi jouer leur pnj les uns après les autres. Oui, vous avez bien lu, tous leurs Pnj, y compris les 10 gobelins qui traînent sur le chemin que vous avez emprunté. Ils vont jouer un par un. Leur tour va durer, quoi ? For ever ?

Bien, nous venons quand même de battre 10 gobelins. Cool, on a de l’xp, des pièces d’or, de nouvelles cicatrices, on a patiné nos armures davantage, tout va bien… Ah, non, 50 gobelins arrivent en plus. On a moins de points de vie. Ca va être plus dur… Pendant un moment, on envisage même de devoir refaire un perso et on se prépare à passer de vie à trépas. Toujours en restant héroïque, bien sûr. Heureusement, un nain sortit de nulle part vient prendre ses 10 secondes de gloire. Comme par hasard, il est équipé d’une hache magique, il tue les gobelins 10 par 10 ! Il n’a pas de souci de réussite aux dés, vraiment, il torche le combat en deux sec. Quelle chance on a eut ! Ou pas. Parce que ça recommence. Encore et encore et encore. Mais il y a pire. Oui, pire. Nous affrontons un grand ennemi. Ce combat sert à clore tout l’arc narratif. C’est un mage, accompagné de son dragon, un boss quoi ! Voyant qu’il peut nous écraser d’une main, il prend pitié de nous, et s’en va nous laissant en plan. Sauvés !

Je sais que, pour certains, c’est plutôt pas mal de garder un perso vivant. Mais pas pour moi. Cela montre juste que le Mj est incapable de doser ses quêtes. Tes joueurs sont de niveaux 3 ? Fais-leur jouer des quêtes de niveaux 3. Ne les fait pas affronter un dragon level 50. D’ailleurs, il faut vraiment être un héros particulièrement débile pour décider de tuer un dragon de niveau 50 quand on a débuté dans la carrière depuis 6 mois. Or, chacun de mes persos, celui de Warhammer compris, est intelligent. C’est une constante. Je ne pourrai jamais jouer un personnage stupide. Emportée et primaire, mais pas stupide. Donc, lui, il n’ira pas se jeter à la tête du premier dragon venu.

Comme nous l’avons vu, je n’aime pas le manque de rythme dans les combats, ça ralentit la narration inutilement. Mais on peut aussi ralentir une histoire en faisant lancer des dés, pour tout et rien. Par exemple, notre groupe est sur un sentier. Il cherche une piste. Ca tombe bien, un des persos est spécialisé dans le pistage. Oui mais il foire son jet de dés. Et là, on atteint le grandiose lorsque le Mj lui fait relancer les dés jusqu’à arriver au bon résultat. Oui, mes yeux ont saignés d’avoir vu cette scène ubuesque. Dans ce scénario, il était indispensable que le groupe trouve un indice. S’il est aussi indispensable, alors dans ce cas, il ne faut pas que sa découverte soit aléatoire. Le groupe trouve l’indice. Point. Là, il a fallu que le joueur relance ses dés 4 fois pour arriver à ce résultat. Et c’est arrivé plusieurs fois. Vraiment.

Donc, j’ai quitté cette table parce que je ne m’y retrouvais plus. Il n’y avait plus d’intérêt, plus d’amusements… Tant dans le fond : Warhammer sous sa forme la plus intransigeante, que dans la forme : une façon de masteriser vieillotte alors qu’il y a eu une grosse évolution de ce côté là. C’était devenue une corvée supplémentaire et il était hors de question que le jdr ne devienne que ça. Ca m’a soulagé de quitter la table mais ça m’a aussi un peu écoeuré. Ce n’est jamais positif de quitter une campagne sans l’avoir fini.