Couture

Trop top, dernière cousette de 2017.

J’aurai mis du temps à coudre et à poster ces trois petits hauts. Je ne sais pas s’il est vraiment besoin de présenter le Trop top d’Ivanne S. Ici, je vous présente la version en jersey avec encolure extensible et manches courtes à revers. Les trois ont été cousu rapidement avec 1m de jersey. C’est un bon moyen d’utiliser des coupons ou des chutes de tissu et cela m’a permis de vider un peu mon stock à moindre effort.

Trop top jersey gris

Ici, il s’agit d’un jersey gris de Mondial Tissu acheté… je ne sais plus quand, ni à quel prix. Il s’agit d’un reste de ma toile de jupe Brume.

Trop top jersey viscose pois

Ici, c’est un jersey de viscose noir à petits pois clairs acheté 1€ le mètre dans un vide-atelier.

Trop top Jersey étoiles

Enfin le dernier cousu dans un beau jersey de coton aux couleurs qui m’ont beaucoup plu, également acheté 1€ le mètre dans le même vide-grenier.

Que dire de plus sur ces trois cousettes ? Elles ont été très rapides à faire, entièrement à la surjeteuse et cousues à la suite. Le tout en 2h00. Ce qui m’a prit le plus de temps, finalement, ce sont les ourlets doubles et les points à la main pour fixer les revers. Je pense que je ne parais pas très enthousiaste à propos de ce modèle mais en réalité, c’était un moyen de tester cette version en tissu extensible et surtout, ces trois petits hauts ont été cousus pour enfin me débarrasser de ces trois coupons de jersey qui encombraient mon stock.

 

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, je dois dire, c’est un modèle très facile à coudre. Par contre, par erreur, j’ai choisi de coudre des encolures pour tissus extensibles au lieu de très extensibles. Et du coup, je trouve les encolures un peu trop lâches. Pour l’anecdote, j’ai discuté avec une professionnelle qui m’a vantée les mérites de la recouvreuse. Je lui ai répondu que ma machine à coudre gérait sans souci l’aiguille double et que, bon… une recouvreuse… Donc bien sûr, ma machine a eu un peu plus de mal à gérer l’aiguille double pour le Trop top étoiles. Je pense que c’est du à la qualité de mon fil. Pour une fois, ce n’était pas un fil Mettler ou Gutterman. Ceci explique sans doute cela.

Confort : Il n’y a pas à dire, même si le jersey de coton est moins souple que le jersey de viscose, je trouve que le toucher que le jersey de coton est bien plus douillet et agréable.

Style : Je trouve que le trop-top a un petit côté boîte. Il est tout droit et très facile à coudre. Je me suis demandée si le modèle me plaisait… Je pense surtout qu’il est super confortable et que je serai très contente de les porter pendant les étés chauds. De par sa forme de « boîte », le modèle est coupé large et se porte donc un peu loose, ça sera donc parfait pendant l’été.

Economie : patron 8,5€ je crois et nous connaissons toutes les qualités des patrons d’Ivanne S (versatilité, très bien expliqués etc.) et du coup, 12€ le jersey gris, 2€ les deux autres jerseys.

Coup de coeur ? Oui et non. Ce n’est pas la forme qui me met le plus en valeur, je trouve, mais je l’aime beaucoup : il est peu coûteux en tissu, est très rapide à faire et somme toute, est vraiment intemporel. Je pense donc que j’en referai à l’occasion.

 

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Couture

Un plantain rayé !

Hum ! Presqu’un mois sans écrire ici… Dépoussiérons un peu le blog, voulez-vous ! Je n’ai pas vu passer le mois de Novembre, la vie qui court, un week-end jeu de rôle intense, un NanoWrimo 2017 sur lequel je reviendrai… Bref, nous voilà déjà à la fin du mois.

Laissez-moi vous présenter une réalisation du mois passé. Un plantain. Un simple plantain, patron gratuit de Deer&Doe, facile et rapide à coudre.

Plantain rayé

J’aime vraiment tout dans le plantain. L’encolure dégagée et la forme évasée qui cache le ventre.

Plantain raccords

Et oui, j’ai géré les raccords !!!!! J’en suis très fière ! J’ai mis un temps fou à épingler le patron au tissu (merci la table haute) et j’ai fais une couture au point droit à la machine à coudre, comme un bâti (selon les conseils du podcast Madebycelinette, mais j’ai oublié le numéro de l’épisode). Sauf que j’ai cousu dans les marges de coutures afin que ce bâti soit pris dans les surjets.

 

Bilan :

Techniques : les raccords. Il faut bien prendre son temps. Je n’avais à me soucier que de raccords horizontaux, cela dit.

Confort : comme tout vêtement en jersey qui se respecte, c’est un véritable pyjama ! Par contre, je pense que c’est la première fois que je couds du jersey 100% coton. Il est bien moins élastique que le jersey de viscose, moins mou et surtout plus douillet. Le jersey de viscose donne un petit côté froid quand on enfile le vêtement. Ici, mon plantain est plus ferme. On ne le voit pas sur les photos, mais l’encolure fait un très léger pli. Rien de dramatique cela dit.

Style : rien à dire de plus : j’adore cette coupe. J’avais un peu peur de l’effet prisonnier avec les rayures noires sur fond gris, mais en fait, ça va.

Economie : patron gratuit et jersey à 1€ d’un vide-atelier (et il me reste du jersey !)

Coup de coeur ? Je pense que pleins de plantain m’attendent.

 

 

Couture

Cézembre en septembre

(Il était facile celui-là !)

Mon mojo de la couture ne s’étant pas tari, voilà une nouvelle Cézembre !

Après ma robe Burda, complexe et qui m’a demandée pas mal de travail, j’avais besoin d’un patron sûr. j’avais déjà cousu la blouse Cézembre ici (et je m’aperçois que j’avais fais le même jeu de mot T_T). Une blouse que j’adore et que je porte assez souvent. Pourtant, cette version avait fait office de toile et il y avait des finitions qui ne me satisfaisaient pas.

Donc, la voilà !

Et oui, plus sûre de moi, j’ai craqué pour l’admirable collection de l’Atelier Brunette. Je l’a.d.o.r.e.

J’ai craqué lors de mon rapide passage à Paris, dans ce temple de la tentation qu’est Lil Weasel. C’est à dire une boutique qui est un CSF à son échelle. Bref, je me suis fait plaisir et je ne le regrette pas. Par contre… Vous savez qu’il y a toujours des histoires lorsque je couds…

Lors de mon premier essayage, j’ai cru pleurer parce que je passais les bras tout juste. Bienvenue dans la team #grosbras ! Je ne parle même pas de mon ego piétiné, qu’est-ce qu’un ego endommagé lorsque l’on pense que l’on a gâché un tissu aussi magnifique ! Une fois mes larmes essuyées, j’ai réfléchi et rajouté, discrètement, une petite bande de couture sous les bras (environ 2cm) et là, je suis à l’aise, je peux à nouveau bouger les bras. C’est une chose qu’il faut que je pense à faire : les modifications largeur de bras…

 

Bilan :

Techniques : pas grand-chose, que du easy peasy, je vous dis !

Confort : Ce tissu, mais ce tissu !!! La double-gaze est tellement confortable !

Style : Avec les photos, je me rends compte qu’elle est peut-être un peu courte, mais en fait, je m’en fiche. J’adore la coupe de ce modèle et le tissu fait tout le reste. Je le trouve superbe, superbe, superbe… J’en veux plus ! Par contre, j’ai fais une boulette, je ne sais ni ce que j’ai fais, ni comment je l’ai fais, mais je me suis trompée dans la découpe des parmentures du bas. Elles étaient bien trop étroites (excès de confiance ?) Et après pas mal de couture à la main sur les deux précédents projets, j’avais vraiment la flemme de faire des coutures invisibles, j’ai donc bien replié les parmentures sur elles-mêmes et cousues à la machine. Ca passe nickel cela dit. Même si mes ourlets pourraient être plus régulier. Et avec Cousu main qui passe à la télé, je me rends bien compte qu’il faut que j’améliore ça de toute urgence.

Economie : patron en pdf que j’ai déjà et 1,3m de tissu atelier Brunette 22,50€/m, soit 29,25€. Franchement, le tissu n’est pas bon marché, mais il faut voir sa tenue et sa douceur. Et puis son design original….

Coup de coeur ? Oh que oui ! Je ne sens pas le tissu lorsque je la porte et je l’ai déjà porté 2-3, enfilée dès que je l’ai finie. Déjà des compliments au travail pour la forme et le tissu. Finalement, je me dis que j’ai tord de faire l’impasse sur les pastels, ça me va plutôt bien !

Couture

Premier essai, la Coupe d’or.

Après mon achat de la Coupe d’or, je brûlais d’envie d’essayer la méthode, en vrai, c’est à dire recopier un modèle pour moi. Par contre, je n’ai pas voulu tenter le diable et j’ai décidé de tenté un haut, pas trop compliqué, certains diraient même simplissime, sans pince, basiquement deux rectangles et deux manches. J’ai décidé de sacrifier mon coupon de chambray de tissu.net de si piètre qualité, qui m’a valu bien des déboires avec ma jupe chardon. Comme ça, je n’aurai pas mal au coeur si jamais ça rate. Sans suspense, ça n’a pas raté et, cerise sur le gâteau, le chambray s’est très bien comporté.

Voici la bête :

Donc, un haut bien basique, j’aime la couleur et la forme, large comme il faut pour ne pas être trop pénible à porter pendant les grosses chaleurs. Je le trouve un peu plus joli rentré dans un bas. On ne voit pas trop trop sur les photos, mais l’encolure est rectangulaire. Je l’ai un peu foirée, je ne suis pas experte dans la couture des angles droits, ça sera à travailler plus tard.

Bilan :

Techniques : la fameuse méthode ! Juste deux observations : il faut être précise lorsque l’on trace les points et les relier avec soin. Ne pas prendre peur, parfois le résultat est un patron penché. Mais une fois découpé, il est parfaitement droit. Par contre, j’ai eu deux soucis : le premier, tracer les parementures. Ca c’était facile, il a suffit de suivre les encolures du patron fini. Le deuxième, plus embêtant, est l’absence de repère de manche. Je monde mes manches à plat. J’ai donc besoin de 3 repères : l’avant de la manche, l’arrière et la tête. Et ces trois points correspondent à trois points tracés sur les emmanchures des patrons traditionnels. Donc là, il a fallu que je me débrouille. Même en montant les manches en tube, je pense qu’il peut y avoir un souci parce qu’il faut savoir où commence et où termine l’embu. Là où je suis contente, c’est que finalement, la méthode fait le job. Le patron est facile à tracer et je préfère nettement relier des points que décalquer. Elle n’est pas conseillée aux débutant(e)s et je confirme. Il n’y aucune instruction de montage. La seule indication données est la mesure du tissu nécessaire. Et là,  je précise que les patrons proposés ne sont pas du tout gourmands en tissu. Sachant que je trouve les patrons indépendants plutôt consommateurs.

Confort : le chambray est un peu rêche au toucher mais il est très doux à porter. Je l’ai porté au travail et pas de souci. Il a été agréable à porter pendant une journée assez lourde et ensoleillée.

Style : sympa à porter et travail-compatible. Bon en même temps, ce haut n’a pas de style, basiquement c’est une boîte.

Economie : patron 0,46€ à tracer et 1,30m de tissu à moins de 10€ le mètre soit 13,46€. Imbattable !

Coup de coeur ? Oui je le trouve super sympa à porter. Mais à refaire ? Je ne crois pas parce qu’il y a bien d’autres patrons et j’ai vraiment envie d’en essayer autre.

Couture

Je couds ma garde-robe capsule : avril.

Bien le bonjour et bonne fête du travail !

Oh wait… S’il s’agit de la fête du travail, c’est qu’on est en mai !!!

Bon, d’accord, j’avoue, j’ai une journée de retard. Mais, en fait, hier, j’avais le choix : terminer mon projet, prendre des photos et écrire l’article de blog, ou passer l’après-midi avec des amis. On est d’accord que la couture est passée au second plan ? Pourtant, je pensais être dans les temps, parce que mon projet, pensé depuis longtemps, est plutôt facile dans l’exécution.

Je vous présente donc le projet lingerie de ma garde-robe capsule du mois d’avril !

Mélusine

J’ai enchaîné les projets de couture sur cette semaine, terminer la veste de pyjama et tout de suite après le projet d’avril. Je voulais un haut chaîne et trame pas seulement pour la facilité d’exécution mais parce que j’en ai cruellement besoin en cette période de demi-saison et aussi parce que j’avais très envie de coudre Mélusine. J’adore le tissu que j’ai choisi, même si après avoir cousu du coton gratté et du jersey, il m’a paru un peu raide.

Aucun problème dans l’exécution du patron. Il y a un sew along proposé par Elsa, la créatrice du patron et c’est un patron noté pour débutante. J’avais un peu peur de poser un biais le long de l’encolure, je n’ai pas de bons souvenirs de ce genre de finitions et bien là, rien à dire, le col tombe impeccable et n’est pas rigide.

Evidemment, j’ai fais ma boulette. j’ai pris le parti de surjeté après avoir cousu les pièces entre elles et hop, j’ai oublié de dégager le tissu, il y a donc eu un accro à cause du couteau, qu’il a fallu caché par quelques points, je n’avais pas assez de tissu pour recouper.

Mélusine détail col

En gros plan cela ressort horriblement, mais bien aplati au fer et porté, pas tant que ça, mais il va falloir me croire sur parole.

Je suis assez mitigée sur ma réalisation. Attention, il n’y a aucun souci avec le patron, je le trouve bien pensé et la blouse tombe vraiment très bien. Mais en regardant le sew along, Elsa parlait d’effet push up et honnêtement je n’ai pas assumé. Je voulais que le vêtement fini soit travail-compatible et donc, pas trop provocant. Je n’ai pas fais d’ajustements de stature. Et la ligne de fronces est au dessus de la poitrine car la stature du patron est 1,65m et que je mesure 1,74m. Il y a un décalage de presque 10cm, ça compte énormément comme vous pouvez bien le penser. Mais même ainsi, la blouse tombe plutôt pas mal. Ce qui me donne envie de la recoudre avec les ajustements nécessaires.

Bilan :

Techniques : poser biais sur l’encolure

Confort : tissu assez fin et raide. A voir à l’usage.

Style : plutôt bien pensé et très sympa à porter. J’ai choisi les manches 3/4 pour la demi-saison.

Economie : patron 8€ en pdf et 1,30m de tissu à 18€ le mètre soit 23,4€ = 31,4€

Coup de coeur ? Oui et je compte en refaire en faisant les ajustements nécessaires. En tout cas, ça m’a aussi fait du bien de coudre un projet simple et rapide.

Couture

L’ensemble pyjama.

Après avoir parlé du pantalon et de la veste, il est temps de vous montrer l’ensemble !

Pyjama ensemble

Je suis très contente du tissu et de mon choix de couleur contrastante. Les boutons et le passepoil ressortent bien. Il est largement perfectible. On voit d’ailleurs que les deux pans de la veste ne sont pas à la même hauteur. J’ai eu un peu de mal pour replier deux fois l’ourlet à l’endroit des parmentures (cela fait plus d’épaisseur). Comme je commençais à en avoir un peu soupé de ce projet, j’ai forcé et cela  se voit.

Pyjama ensemble profil

Le pyjama est froissé parce que je l’ai lavé et non repassé et surtout parce que j’ai pris les photos de l’ensemble au saut du lit, je vous épargne ma tête de hibou non réveillé.

Pyjama ensemble extension

Je suis très contente de ne pas avoir cousu les pinces poitrines et dos. Il aurait été trop étroit. Là, je suis contente de son confort et de la taille choisit. Par contre, je ne m’explique pas la longueur des manches, elles me tombent largement sur les mains. Cela dit, ce n’est pas très grave.

Je suis très contente d’avoir cousu ce pyjama. De un, parce que j’en ai vraiment besoin. La plupart de mes pyjamas sont en train de mourir de leur belle mort, de deux, cela fait un projet boulet fini et j’en suis contente. Il m’aura quand même fallu plus d’un an pour le coudre.

Bilan :

Techniques : poser un passepoil, le raccorder, faire une boutonnière (gros stress !)

Confort : Le tissu est doux et confortable. Et il tient bien chaud.

Style : Ni trop large, ni trop étroit. J’ai modifié les pinces de la veste (je n’en ai cousu aucune)

Economie : patron (en stock) mais qui m’a coûté 9,9€. C’est le tissu qui a coûté le plus cher, il était à plus de 20€ du mètre mais je n’ai pas gardé la note. Le passepoil, ramené de New York m’a coûté 1,48$ (pas grand chose, donc).

Coup de coeur ? Finalement oui. Je suis une grade fan des pyjamas et il va falloir que je m’en couse d’autres. A part les modifications de la veste et le fait que je préfère qu’un pantalon ait une coulisse pour les élastiques, je suis plus familiarisée avec le patron et je pense pouvoir me souvenir du montage du col et ainsi insérer un passepoil. Je comptais investir dans le Caroline’s Pyjamas de Closet Case Pattern, surtout parce que toute la blogo en parle en bien, mais finalement je vais attendre. J’aimerai quand même rentabiliser un peu mon patron.

Il s’agit du projet dont je suis la plus fière à ce jour. Ce n’est certainement pas le vêtement qui me vaudra le plus de compliment, les finitions sont trèèèès largement perfectibles mais il aura été la source de plusieurs enseignements :

  • Plus de question de couper un projet et d’attendre un an pour le coudre. Oui je répète cette phrase comme un mantra et la répéterai jusqu’à ce que mon stock de projets en attente soit épuisé, ça arrive tout doucement, il me reste deux robes.
  • J’ai arrêté de vouloir la perfection d’un coup. A un moment, je ne voulais pas coudre ce pyjama parce que je voulais de finitions impeccables. C’est bien beau tout ça, mais à un moment, si je ne pratique pas (si je ne couds pas, donc), il y a très peu de chance pour que je m’améliore. Donc voilà, j’arrête de me poser des limites mentales, j’arrête de vouloir coudre comme une pro, je n’en suis pas une, je suis une débutante améliorée et je dois faire avec.
  • Parmi les finitions mal faites, entre autre, j’ai foiré le raccord manches-poignet tant j’étais concentrée sur la pose du passepoil (mais lui, je l’ai bien raccordé). N’ayant pas surjeté toutes mes pièces, j’ai parfois oublié mais je trouve que surjeté après n’est pas mal non plus (quand on oublie pas, évidemment), cela permet de pouvoir travailler avec les crans de montages indiqués sur le patron, ils servent VRAIMENT à quelque chose. Joséphine, aka ma singer, a foiré les points sur le col (il y avait plusieurs épaisseurs, dont du thermocollant). Après un moment d’incrédulité, j’ai changé l’aiguille et tout est rentré dans l’ordre. En farfouillant sur la blogo, j’ai appris qu’une aiguille se changeait tous les 2-3 projets, j’en suis à pratiquement une demi-douzaine (honte, honte !), il était donc temps de la changer.
  • Je ne m’en suis pas si mal sortie ! En lisant les instructions de montage fournies avec le patron, j’ai vécu un grand moment de solitude. Finalement, en observant bien une veste de pyjama du commerce reconvertie en chiffon à poussière, je suis arrivée à mes fins ce qui m’indiquent quand même que j’ai progressé en couture (soulageeeeement !). Mon assemblage n’est peut-être pas orthodoxe (comment le savoir ?) mais il a marché !
Couture

Une veste pyjama… compliquée.

Dans cet article , je présente un pantalon de pyjama. Il lui manque la veste, évidemment. Je n’avais pas eu le temps de la coudre en mars et je n’ai pas pu l’intégrer dans mon projet « je couds ma garde-robe capsule 2017 ». Comme le bas, la veste a été coupée il y a presqu’un an et  roulée dans un sac à projet. J’ai décidé de la réanimer et de la finir. Je vous présente tout de suite le modèle :

Le patron choisit

Il s’agit d’un patron Mc Call’s et j’ai choisis l’ensemble veste manches longues et pantalon long. Avec boutonnière et passepoil et poches. Oui, il y a un an, j’étais ambitieuse en couture parce que je ne cousais pas dans la réalité mais dans ma tête, donc forcément, tout se passait bien. Maintenant, je couds pour de vrai. Donc ça se passe moins bien… forcément.

J’ai donc décidé de supprimé les poches et le passepoil autour du col, mais de le garder autour des poignets et des chevilles. En fait, ça c’est plutôt passé comme ça : Oh mince ! J’ai pas assez de passepoil pour poser tout autour du col, plus les poignets, plus les chevilles. Réponse de la Raison : tu vas dehors, tu vas chez Mondial Tissu, l’Atelier de la création, Toto tissus… tu vas en trouver plein ! En plus, c’est du rouge, une couleur quand même assez commune !  Réponse de la Flemme : non mais t’inquiète, laisse tomber, le passepoil ca va pas le faire. Comme la réponse de la Flemme allait de pair avec la Réponse du Sentiment de la couturière qui le sent pas, j’ai tranché : pas de passepoil autour du col.

Ce pyjama, je comptais le coudre avec de l’aide, aka une prof de couture. Cette dernière m’ayant fait faux-bond, je suis toute seule face à ce patron. Ce patron et ses instructions. Les instructions Mc Call’s. Les toutes toutes petites instructions. Les minuscules instructions « bizarres » de Mc Call’s. Bon, je les ai lu, plusieurs fois et honnêtement… bof, bof.

Alors, moi, j’ai commencé la couture avec une prof et les patrons indépendants hyper détaillés, avec des instructions longues comme le bras. Je sais que des couturières ont débuté avec Burda et elles ont toutes ma sincère admiration. Tout ça pour dire que moi, je ne suis pas une aventurière, mais j’aime suivre des directives claires et simples, et que je n’ai pas trouvé ça dans ce patron. Il a fallu que je me lance toute seule et j’ai eu une trouille énorme. J’ai pris en photo les différentes étapes au cas où ça intéresse quelqu’un.

Tout d’abord, j’ai vu sur le patron que la veste avec deux pinces poitrines et deux pinces dans le dos. Ayant une vénération pour le confort que doit avoir tout pyjama, j’ai hurlé à l’hérésie ! Puis calmée, j’ai juste décidé de zapper les 4 pinces. La veste sera droite ou ne sera pas.

 

Alors, les photos ont un éclairage diffèrent et je m’en excuse, mais c’est le même tissu.

angle de la veste

Parmenture assemblée

Parmenture le long de la veste

J’ai assemblé la parmenture thermo-collée le long de la veste afin que le motif imprimé se voit proprement à l’intérieur. Je l’ai assemblée au début afin qu’elle soit prise dans la couture d’épaule et l’ourlet du bas, afin qu’elle reste bien plaquée. Je l’ai ensuite surfilée pour donner un aspect propre à l’ensemble. J’ai dégarni les marges de couture car elles étaient de 1,5 cm, j’ai aussi dégarni l’angle et j’ai bien repassé. J’ai fais ça sur les deux devants.

Ensuite, je suis passée aux manches. Depuis que je fais la méthode expliquée par Elsa dans ses sew along, je n’ai plus de problème pour répartir l’embu. Je vous link ici  sa chaîne Youtube.

Enfin, voilà, j’épingle les repères d’épaule, de devant et de derrière. Je couds avec la manche en bas, afin que les griffes d’entraînement avalent mieux le tissu, je glisse ma main entre les deux couches de tissus et je répartis avec mes doigts l’embu. Je couds à vitesse moyenne et ma manche s’assemble facilement et sans problème.

Montage des manches

Ensuite c’est posé le souci du col. j’ai rien compris aux explications. Donc j’ai reposé mon travail et j’y ai pensé. Longuement. Voilà comment j’ai procédé. Ce n’est certainement pas la méthode adéquate, mais ça a été la mienne.

Thermo collant sur le col

Tout d’abord, j’ai thermo-collé une des deux pièces à assembler du col. Mon thermo-collant est très fin et très souple. J’ai ensuite, au fer, plié sur 1cm, le bord qui allait être cousu à la veste.

Col cousu et à retourner

J’ai assemblé les deux parties du col mais j’ai dégarni les coutures afin d’éviter les sur-épaisseurs :

Col dégarnissage

J’ai ensuite décousu les coutures proches des bords sur quelques millimètres afin de prendre la veste en sandwich mais que les bords à crus ne se voient pas. D’ailleurs, vous pouvez voir que je les ai surfilé, même si mon tissu ne s’effiloche pas.

Col avec les bords rabattus à l'intérieur

Le voilà bien retourné et bien repassé, prêt à être cousu.

Col assemblé

Evidemment, je n’avais pas marqué les repères. Donc, j’ai marqué le milieu du col, marqué le milieu de la veste, posé le col à cheval, bien épinglé et cousu en lissant bien le tissu et en prenant mon temps. Honnêtement, le rendu n’est pas dégoutant.

Il ne me reste que les boutonnières à coudre et là, le trouillaumètre est de retour car je ne maîtrise pas du tout Joséphine (ma MAC) sur ce sujet. j’ai fais des essais mais je ne les trouve pas forcément concluant. Donc, j’ai attendu les vacances et du temps libre. J’ai fais des essais sur des chutes du tissu et je me suis lancée. J’ai pris comme modèle une ancienne veste de pyjama devenue un chiffon à vitre et j’ai marqué l’emplacement des boutonnières à la craie. Ensuite, j’ai été sur Joséphine, je l’ai lancé en croisant les doigts. J’avais quand même fais pas mal de test. C’est passé nickel !

Boutonnière

J’ai vérifié, au juger, la taille du bouton :

Boutonnière et bouton test taille

Ensuite, je les ai ouvert, ça marche ! Un peu serré, mais tout va bien, HOURRA !!!

Bouton dans boutonnière

Alors, oui, ce n’est pas le même rouge, mais j’étais motivée et je n’avais pas envie de devoir encore repousser la fin de cette veste, donc tant pis.

Ce que j’ai appris de cette cousette : il faut se lancer. Peu importe ce qui va se passe, c’est pas grave ! Rien n’est vraiment irréversible. J’ai beaucoup réfléchi à ça en pensant à ma façon de coudre mon col. Si jamais je dois le démonter, il me suffira juste de coudre une parmenture et l’ôter. Ca fera une  veste de pyjama moins jolie, mais portable.

L’importance du repassage. Pendant longtemps, j’ai toujours fais l’impasse sur le repassage. Là, j’ai vraiment vu son utilité. Grâce à mon fer, à moi les jolis angles, les coutures nettes.

Intérieur de la veste

L’ouverture des coutures permet une meilleure tenue de la veste. Je les ai quand même surfilées. Mon seul regret, ne pas avoir surfiler au fur et à mesure. Dommage.

Le prochain article sera le pyjama en entier porté. Il manque le passepoil aux manches et il faut que je couse les boutons.

Couture

Cézembre en décembre.

calauVous allez excusez le jeu de mot pourri, mais il était tellement facile celui-là !

Je ne présente pas la blouse Cézembre, elle a été cousue et recousue par toute la blogosphère. N’ayant aucune personnalité, j’ai suivi ! Elle a fait partie de mes cousettes éparpillées. C’est comme ça que je les appelle : lorsque je les ai coupées en octobre, cousues en novembre et finies en décembre. J’avais trouvé ce crêpe chez Mondial Tissu et il avait plein de petites fleurs et moi j’adore les petites fleurs. Je constate sur la photo que le motif semble légèrement hypnotisant, mais en fait, ça passe bien.

cezembre

J’aime beaucoup le tombé de cette blouse, ses découpes, son décolleté. Un peu moins ses parmentures qu’il m’a fallu coudre en ourlet invisible et à la main… mais bon, une jolie blouse, ça se mérite, non ? Elle est boulot-compatible, confortable, va avec une jupe, un jean…

J’ai pris la photo un dimanche après-midi, contre ma porte d’entrée, le seul coin bien blanc de l’appart, pour donner un peu de luminosité. Je ne porte même pas de collant sur la photo, j’avais trop la flemme.

Bilan :

Techniques : euh…

Confort : tissu très facile à coudre, une fois porté, j’ai quelques réserves sur le motif.

Style : J’adore ! Blouse facile à vivre et qui fait son effet.

Economie : patron 8€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1,5m, de mémoire. Donc, coût total 26€ je pense.

Coup de coeur ? Oui quand même. J’en veux d’autres pour l’été, à manches courtes. Et pour l’hiver, je compte en coudre d’autres, mais avec un joli passepoil, pour me donner un peu de difficulté.

Couture

Je couds ma garde-robe capsule 2017 : Janvier

Dans le cadre de « Je couds ma garde-robe capsule année 2017 », je n’avais pas d’idée par quoi commencer. Enfin si, mais j’ai manqué de temps. Le mois de Janvier a été un peu perturbé au point que tout envie de coudre m’a déserté pour un moment. En plus, je traîne un projet boulet couture   bref, rien pour m’encourager. Mais je suis plutôt bonne élève et je me suis engagée dans cette idée de coudre des pièces spécifiques durant les 12 mois de l’année, pas question d’être en retard dès janvier. J’ai donc chamboulé mon programme, trouvé de la motivation (aka un coup de pied dans mes propres fesses) et décidé de coudre un haut en jersey.

J’avais des idées de grandeurs, mais avec le temps qui passait, j’ai opté pour le plantain. Le patron était déjà prêt, assemblé et découpé, et mon tissu prêt aussi. Le temps de changer la couleur des fils de ma surjeteuse, et hop, une journée couture planifiée.

J’avais lu beaucoup de choses sur le plantain, comme quoi il s’agissait d’un modèle facile pour un premier ouvrage en jersey, qu’il faisait beaucoup d’effet etc. Bon, ne croyant que ce je vois, j’étais sceptique (et puis, bien échaudée par mon projet boulet, donc méfiante). La découpe du tissu a été une vraie galère, c’est quelque chose que je vais devoir travailler cette année : bien couper mon tissu et avec précision. L’assemblage à la surjeteuse a été un jeu d’enfant. Oui je sais, tout le monde le dit et l’a prouvé, mais, désolée si je rajoute ma pierre à un édifice déjà bien haut, j’étais stupéfaite. je n’arrêtais de me dire : mais c’est trop simple, mais c’est trop simple… Oui, c’est vraiment le cas. En tout cas, l’achat de la Babylock Enlighten a pris tout son sens.

Je vous présente donc la première pièce de ma garde-robe capsule de l’année 2017, pour le mois de Janvier, voici dans la catégorie haut en jersey : le plantain. 

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Le tissu est incroyablement doux et confortable. Les coutures ont l’air de rebiquer un peu, mais ça, c’est parce que je les ai mal repassées. Sinon, elles sont nickel. Même l’ourlet à la double-aiguille a été un jeu d’enfant. Ma chère Singer a avalé les finitions parfaitement. La seule fois où elle a opposé un « non » catégorique, est lorsque j’ai essayé de poser ma deuxième bobine sur le cône de la surjeteuse. Il a fallu que je la remette bien sur la machine à l’emplacement prévu. Du bonheur !

Le seul bémol est le tissu employé. Je ne compte plus les fois où je suis déçue par la qualité des tissus que j’emploie. Je l’ai acheté dans une boutique pourtant. Il est doux et soyeux, mais lors de l’assemblage, les points de la surjeteuse passe sur l’endroit. J’ai tout tenté, j’ai réglé la tension en plus ou en moins, ça n’a rien donné. C’est au repassage que j’ai pu bien lisser les coutures et faire ainsi disparaître les points de surjet.

En tout cas, voilà un gros plan du tissu que j’adore : gris à petits pois colorés !

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 Je n’avais pas vraiment besoin d’un nouveau tee-shirt manche longue (j’en ai déjà pas mal), mais je l’adore quand même.

Bilan :

Techniques : première couture à la surjeteuse, première utilisation de l’aiguille double.

Confort : tissu fin mais très très doux et confortable.

Style : Très flatteur pour la silhouette !

Economie : patron 0€ + tissu moins de 12€ le mètre, et il en fallu 1,5m. Comme d’habitude, je ne me souviens pas du prix du fil et des surjets. Donc, il m’a coûtée 18€

Coup de coeur ? Certainement. J’adore ce modèle et le referai si besoin.

Couture

L’impatiente, le retour !

Après avoir posté un article où je parlais de mes projets en retard et surtout que c’était la faute de… moi-même, j’ai décidé de voir comment fonctionnait le retardateur de mon appareil photo. Là, je n’ai aucun excuse tellement c’est simple. Bon, vous avez la vision de ma porte d’entrée et de mon couloir. J’ai choisi cette partie de l’appart parce que c’est le seul mur blanc et que j’adore la tapisserie violette pailletée choisie par ma maman, mais c’est une autre histoire !

Donc, ce modèle, l’impatiente de Mlm Patrons, que j’ai déjà cousu ici, une valeur sûre. Vite cousu pour un effet boeuf ! C’était la première fois que je cousais de la viscose. D’ailleurs, ce tissu a toute une histoire, en lien avec mon post aussi tardif dans l’année.

Tout d’abord, je l’ai reçu grâce à une année de couture, Sonia. Il s’agit d’un blog que je suis, ainsi que son compte Instagram. Durant le mois de mars 2016, elle a lancé toute une réflexion sur la couture éthique et la façon que nous avons de bien utiliser nos tissus. Cela m’a fait réfléchir, en particulier sur mon stock de tissu. J’ai donc un stock de tissu assez restreint et tous ont un patron qui les attend.  Dans le cadre de ce mois de réflexion, Sonia donnait des coupons de tissus à condition que nous postions sur Instagram le patron que nous voulions coudre dedans. C’est comme ça que j’ai pu avoir ce très beau coupon de viscose. j’y ai tout de suite vu une Impatiente.

Sans plus attendre, les photos :

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Le modèle est toujours aussi bien ! La viscose est d’une grande qualité et elle est très agréable à porter. Je porte ce haut souvent et je reçois des compliments à mon travail et même de ma famille. Donc, tout va bien. J’ai eu la bêtise de découper le devant à l’envers. Le motif est composé de petites fleurs grises et elles ont donc la tête en bas sur une partie du vêtement. Il n’y a que moi qui le voit, mais ça m’agace quand même un peu.

C’était la deuxièmes fois que je cousais ce patron et j’étais très sûre de moi. Résultat, il n’y a eu que des galères ! Je voulais le coudre tout en coutures anglaises, ce qui a complètement déformé les emmanchures. Il a fallu découdre et recoudre. Ce qui m’a finalement aidé a été l’utilisation de ma vieille surjeteuse Berthe. Ce projet a été son chant du cygne, car j’ai le regret de dire qu’ensuite, elle n’a plus jamais voulu marcher.

Bilan :

Techniques : comme pour la première impatiente, je me suis lancée toute seule et j’ai utilisé ma sujeteuse.

Confort : hyper confortable. Gros coup de coeur pour cette viscose qui glisse sur le corps et qui lui donne un côté lisse et confortable. Cela n’a pas été trop facile à couper, mais tout de même plus que le crêpon. La viscose était d’une grande qualité, car même en cousant et décousant, elle n’a pas bougé.

Style : contrairement à l’impatiente en crêpon kaki, celle-là, grâce à son tombé, à son motif, est plus « habillée ». Je l’ai déjà écrit, mais elle ne me vaut que des compliments. Elle est hyper confortable.

Economie : patron je l’avais déjà + tissu donné + du fil mais je ne sais toujours pas le ratio des cônes.

Il s’agit de mon dernier article 2016, mais je voulais absolument le poster afin de prouver à Sonia que j’avais VRAIMENT cousu son tissu !