Blog, Couture

Mon défi Burda #3 (décembre 2018)

J’ai cousu 

Pour mon défi Burda organisé par Zélie Décousue, j’ai choisi une grosse pièce, c’est à dire, un manteau. J’étais persuadée que je n’avais pas choisi un modèle trop compliqué. C’est un modèle de demi-saison, donc le tissu  n’a pas à être trop épais. Et en effet, même s’il n’a pas de trop grandes difficultés pour moi, il est long à coudre. Je l’ai cousu en plusieurs séances et avec l’aide de ma chère prof de couture. Voilà la bête : 

Il est beau !! Si si, il est beau !

Lors d’un vide-atelier via Instagram, j’ai pu mettre la main sur 3m de crêpe dit de laine d’une improbable couleur rose saumon. Impossible à voir en photo bien sûr. Parfois mon manteau est vraiment rose, parfois il tire sur un rose-orange. J’avais ce tissu depuis un an, je me souviens de la date exacte de l’achat, le 3 septembre 2017 (pourquoi ai-je retenu cette date ? )  Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout que le tissu était texturé. Et il fallait assumer la couleur. Finalement, en achetant le Burda d’août 2018, j’ai eu un vrai coup de foudre pour le manteau proposé, le modèle 117. Et c’était pas gagné vu le tissu utilisé par le magazine. Bref, je l’ai décalqué, ajusté un peu la carrure des épaules d’un cm. J’ai coupé le tissu, il ne m’en est rien resté. J’aime bien avoir peu de chutes. 

Il a des poches, des vraies ! 

En lisant le magazine, il me semblait comprendre les instructions et même s’il y avait pas mal de pièces, elles me paraissaient assez simples. Et en effet, ce manteau n’est pas difficile à coudre par contre il est exigeant. Il regorge de petits détails comme les plis des poches. les arrondis à bien négocier, une parementure bien présente et la gestion de la doublure. 

Tout d’abord le tissu. Comme j’avais des gros doutes sur la composition du crêpe, j’en ai brûlé une chute. Le tissu a bien plastifié, donc je pense qu’il y a pas mal de polyester. Mais en même temps, il a dégagé une certaine odeur de poulet grillé. Ce qui est le signe de la présence de laine. A mon avis, c’est un mélange laine et polyester. Je l’ai quand même lavé en machine à 40 degrés sans aucun souci. Pour la doublure, j’ai pris un tissu plus respirant, rapport au polyester. C’est un très joli satin de coton blanc acheté à la droguerie de Lyon, fin, brillant et très agréable à coudre. Le crêpe s’est révélé plus capricieux. Je pense que la triplure ne restera pas collée trop  longtemps, elle n’aime pas l’aspect irrégulier du crêpe. Et pour mettre en forme, il a fallu pas mal de vapeur.

Comme la parmenture ne voulait pas rester en place, j’ai sous-piqué. entièrement (un long labeur). Et là, miracle, elle s’est mise en place toute seule. Je me suis rendue compte que sous-piquer un tissu fin ne change pas grand chose, certes ça maintient mais là, avec un tissu épais, ça a été radicale : une parmenture bien rangée, n’attendant que la doublure. 

Ce manteau a quand même demandé de la précision. Il fallait que les coutures tombent bien et se croisent correctement. J’ai du reprendre les coutures des poches. Les découdre parce qu’il faut 3 points n’étaient pas là où ils auraient du être. Pour les manches aussi j’ai eu un souci mais là, c’est ma prof de couture qui a défait/refait, tant ça demandait de la minutie et d’adresse. Du coup, je sais que c’est ce que je vais devoir travailler : l’exactitude de mes coutures. 

La doublure. Je regrette de ne pas avoir poser un passepoil.
Le détail des manches

C’est quelque chose qui m’avait fait craquer : le joli arrondi des manches qui demande précision et couture à la main. 

Je l’aimeuh !

Ce que j’aime aussi dans ce manteau, ce sont les pinces de l’encolure. Ca lui donne un petit côté chic, enfin je trouve. 

Bilan :

Techniques : Redessiner la carrure d’épaule d’un cm. Ma carrure correspond à une taille 46, tout le reste à une taille 44. J’ai préféré décalquer la taille 44 et ajouter un cm aux épaules.

Confort : Je n’en sais rien. Je ne l’ai jamais porté. En plus, c’est un manteau de demi-saison et il fait trop froid actuellement pour le porter.

Style : Il faudra vraiment assumer cette couleur ! Je trouve les manches superbe et l’encolure aussi. Les poches à pli sont aussi très belles. Par contre, j’ai fait l’impasse sur la fermeture par agrafes. Au pire je les rajouterai à la main. 

Economie : 18€ les 3m de crêpe et 15€ les 2m et plus de satin de coton. 

Finitions : Manteau entièrement doublé. Je regrette juste de ne pas avoir surjeté au fur et à mesure. Burda ne l’indiquait pas dans ses instructions, pour les prochains patrons, je ferai plus attention. Mes tissus se tiennent et on ne voit rien grâce à la doublure mais je trouve quand même qu’un bon surjet 3 fils fait plus propre. J’ai également un peu trop serré mes points à la main, du coup le tissu est un peu tendu et cela se voit sur l’endroit. Rien de dramatique cela dit. 

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Mon défi Burda #2… ahem ! (novembre 2018)

Bon, on se dit tout ?

Comme le mois précédent, je participe au défi burda organisé par Zélie Décousue. J’ai choisi un simple tee-shirt du mois d’août 2018, le modèle n° 118A, et en plus, il s’agissait d’un workshop. Autant dire que j’étais détendue. Et bien je n’aurai pas du.

Voilà.

Haut rayé burda raté fit général

Alors non je ne l’ai pas fini quand j’ai vu ce que ça donnait. J’ai sacrifié un joli coupon de jersey de coton incroyablement doux et soyeux avec dans l’idée de jouer sur le sens des rayures. Autant dire que j’étais écoeurée.

En me référant aux mesures de Burda, j’ai coupé une taille 44. Les patrons Burda sont ceux qui me donnent le moins de souci d’ajustement, tout tombe très bien. Par contre, en regardant le patron décalqué, je me suis dis que le tee-shirt allait être grand et pas vraiment moulant comme sur les photos de présentation. Qu’à cela ne tienne, je me suis abstenue de rajouter les marges de couture. J’ai bien fait, il est informe et bien trop grand. L’encolure en particulier est un désastre.

Haut rayé burda l'encolure

Je laisse l’encolure se placer toute seule : elle tombe. Bizarrement, la manche aurait été presqu’étroite. Alors qu’elle aussi est coupée en taille 44 et que sur le papier, les mesures avaient l’air d’être bonne.

Je n’ai pas compris non plus la bande décorative froncée sur le devant. Même en respectant les mesures, elle est bien trop longue et pas assez large pour que les fronces soient significatives.

Haut rayé burda surplus du haut

Il y a au moins 3cm en trop, que je pince dans mes doigts, sinon elle baille carrément et ce n’est pas très esthétique.

Bref, un gros ratage.

 

Bilan :

Techniques : J’ai voulu coudre le tee-shirt à la surjeteuse mais dans le workshop, Burda montre le montage de ce vêtement à la machine à coudre. Est-ce que ça a changé quelque chose ?

Confort : Alors aucun confort parce que le tee-shirt s’est retrouvé au recyclage, mais c’est dommage parce que le jersey était doux et soyeux.

Style : Sur le papier, super sympa, dans les faits : aucun.

Economie : 10 euros le mètre sur une laize de 160. Je pense que j’en avais un bon mètre 30.

Finitions : Juste du surjet 4 fils.

 

 

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Mon défi Burda #0

Avant de coudre mon Mon défi Burda #1, j’ai commencé un gilet, que j’aurai du blogger en septembre, mais ça aurait été triché, parce que je ne l’avais pas fini.

J’avais donc acheté un tissu type sweat au marché aux tissus de Lyon, un rose et un vert. Le rose a donné le sweat Evidence et comme le vert n’avait pas tellement d’élasticité non plus, je ne voulais pas refaire la même erreur et avoir le même fit général, même si celui que j’ai fais ne me déplaît pas, on ne peut pas parler d’une belle réussite. Il aurait fallu vraiment adapter le patron et je n’ai pas les compétences. Donc, j’ai trouvé dans mon Burda du mois de Juillet 2018, un gilet à manches kimonos avec des plis sur les épaules.

Veste burda verte de face

Il s’agit d’un gilet avec manches kimono et une encolure arrondie. Le gilet est assez court et les manches kimono assez larges.

Veste burda verte une manche

C’est un gilet gourmand en tissu car les manches sont comprises dans la pièce à découper. En fait, il y a juste 3 pièces : un dos et deux endroits à assembler. Ce qu’il y a de joli dans ce modèle ce sont les plis sur les épaules. Ils sont irréguliers car je les ai juste bâti assez mollement je dois dire et à la main. Alors au moment de l’assemblage, les plis se sont placés où ils ont voulu. Mais en fait, ça ne me dérange pas plus que ça.

Veste burda verte les deux manches

Il a une forme un peu molle et semble s’ajuster au hasard, mais il est douillet et m’enveloppe bien surtout dans les soirées un peu fraîches de l’automne.

Veste burda verte de dos au pli

Par contre, dans Burda, ils coupent la pièce dos au milieu et demandent de faire une couture d’assemblage. Mais je ne voulais pas d’une couture en plein milieu dos alors j’ai juste coupé au pli.

Veste burda verte dos

Que les manches soient larges ne me gênent pas au contraire. Elles sont suffisamment courtes pour ne pas me gêner.

Gilet burda de profil

Par contre, il faut que je remonte les épaules tout le temps pour bien le placer.

 

Bilan :

Techniques : J’ai tout assemblé à la surjeteuse et j’ai cousu les ourlets au point de chaînette avec mon Ovation.

Confort : Hyper confort !

Style : Un peu trop loose pour moi. Et puis la couleur est quand même intense à porter. Du coup, pour le moment, je le porte surtout à la maison. Il va me falloir des petits hauts de couleur unie. Mais c’est un détail.

Economie : 10 euros le mètre. 130cm sur une laize de 160cm. J’ai bien rentabiliser mon coupon par contre.

Finitions : Le point de chaînette pour changer des doubles recouvrements.

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Mon défi Burda #1 (octobre 2018)

J’ai décidé de me lancer dans un défi Burda organisé par Zélie Décousue. Tous les premiers du mois, il faut poster un vêtement d’un magazine Burda. J’ai entendu parler de ce défi à longueur des podcasts de Sandrine, alias SB Créations J’ai estimé que faire ce petit challenge était possible et me motiverait tout au long de l’année.

Cela fait quelques temps que je réfléchis beaucoup sur le magazine Burda. C’est compliqué, les instructions peuvent me rendre perplexe, mais je couds depuis quelques années déjà et j’ai moins peur. Et puis les modèles tombent parfaitement sur moi. Je suis rarement déçue et j’ai très peu de retouches à faire mise à part la longueur. Mine de rien, c’est agréable de ne pas devoir faire systématiquement des ajustements.

Je voulais commencé dès le mois de septembre, mais je n’avais pas terminé mon projet, à cause d’une rentrée sur les chapeaux de roues. Alors, je me suis décidée pour poster le 1er octobre 2018. Je suis partie sur un vêtement sûr, mon short Burda, que j’avais déjà cousu ici. Je pensais honnêtement que cela allait rouler tout seul et bien non. J’ai moins bien compris les explications la deuxième fois que la première. Que voulez-vous ! Enfin le voilà, dans un superbe satin de coton de l’Atelier de la Création. C’est le tissu de ma robe Arum. Il m’en restait suffisamment pour un deuxième projet.

 

Je suis toujours aussi fan de la couleur et surtout du confort absolu et de la qualité de ce tissu. J’ai quand même modifié quelques petites choses. J’ai enlevé le lien. Dans mon précédent bermuda, je l’ai cousu et je m’en serre assez peu. Ici, je n’avais plus assez de tissu et comme il ne m’empêche pas de porter mon short… Le montage de la ceinture s’en est trouvé simplifié du coup. Je l’ai pliée en deux dans la longueur, cousu les petits bords et assemblée. J’ai raccourci le vêtement pour qu’il m’arrive au-dessus du genou. Je voulais un short un peu long ou un bermuda un peu court, n’en ayant pas dans ma garde-robe. Je ne sais pas s’il est censé se porter large mais en tout, c’est comme ça que je le porte moi ! En plus, l’élasthane le rend vraiment vraiment confortable.

 

Short Burda général

Short Burda derrière

Il y a un pli dans le dos, mais ça passe.

C’est le prix à payer pour un vêtement loin du corps. 

 

 

Short Burda de profil

La taille de devant s’abaisse. Je n’avais pas remarqué ça avant les photos. 

 

Short Burda mains dans les poches

 

Les poches, surpiquées sur le devant,

petit détail que j’ai beaucoup aimé sur mes deux versions. 

J’ai quand même fait une grosse boulette sur ce short. J’ai coupé les devants un par un. Mais sans retourner le patron. Il a fallu que je coupe et rajoute un morceau discrètement à l’intérieur de la jambe. Il ne se voit presque pas. Mais j’ai été à deux doigts de tout ficher à la poubelle. Evidemment, j’ai fini ce projet au moment où il fait à nouveau frais sur Lyon. Tant pis, je le ressortirai avec plaisir l’été prochain.

 

Bilan :

Techniques : A nouveau la braguette. C’est toujours aussi simple !

Confort : Crapuleux. Je ne le sens pas sur moi.

Style : Un peu trop large, un peu trop loose… Peut-être pas le vêtement le plus élégant de ma garde-robe mais pour l’été, aller en montagne, à la campagne ou traîner en ville, il ira très bien et j’adore toujours autant la couleur.

Economie : Il s’agit d’un reste de tissu, un grand reste, cela dit. Je dirai, environ une vingtaine d’euros. Zip compris. Ca reste plus que correct.

Finitions : Pas très jolies. Il a fallut que je couse une agrafe à la main et que je bricole pour fermer la couture. Je peux nettement faire mieux.