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Ivy Pinafore.

Encore un coup de coeur ! Mais pas pour une collection, pour un seul patron. Je vous présente l’Ivy Pinafore, de la marque Jennifer Laure Handmade. Ce nom peut se traduire par « la robe chasuble lierre ». Une de mes amies l’a cousue, du coup, moi aussi (je ne pouvais pas « l’emprunter », on ne fait pas du tout la même taille). C’est un patron coup de coeur et je suis vraiment contente de sa réalisation. Mais du coup, attention à l’avalanche de photos !

J’adore cette forme de robe. Mais vraiment ! Cela a un côté régressif, n’est-ce pas ? Je sais que j’ai porté une robe de ce genre étant petite. Maintenant, je suis grande et j’en veux d’autres.

Voilà ce que dit la marque à propos de ce patron : deux silhouettes très différentes, une ligne A, évasée, et une ligne plus proche du corps, la chasuble transforme la tenue quotidienne en une vêtement confortable et féminin avec des possibilités pour chacun. Les bretelles à bouton peuvent être utilisées ou bien encore, cousue au corps du vêtement et être purement décoratives. Les surpiqûres peuvent ressortir délicatement ou offrir un certain contraste. Cette robe est entièrement doublée et il y a des poches sur les côtés. La robe peut se porter avec des bottines pour sortir ou avec des baskets pour un look plus sport !

Ce qui m’a aussi bien plu dans ce patron ce sont les mesures. La taille de référence est pour une personne de 1m70 et il y a une adaptation pour bonnet D. Je mesure 1m74 et je fais un bonnet D. Quelle bonne coïncidence. Je n’ai eu aucun ajustement à faire.

Pour coudre ma robe, j’ai choisi de la coudre en jean Agnès B et je l’ai doublée avec une jolie flanelle de coton. Du coup, point bonus, ma robe, même sans manche, est assez chaude.

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J’ai choisi la forme la plus proche du corps car mon tissu est assez raide. La forme A, évasée a besoin d’un tissu plus souple.

Au milieu devant, il y a une couture. J’ai décidé de la coudre rabattue. Je m’en faisais une montagne, mais en fait, les explications sont très claires et tout s’est très bien passé. Je suis vraiment contente d’avoir choisi cette finition car mon tissu jean s’effilochait beaucoup. Il était impossible d’avoir cette finition au dos, car il cintre la robe, justement pour la rapprocher du corps. J’ai donc surjeté à 4 fils et cousu normalement.

J’ai vécu un moment de solitude absolue pour coudre les poches prises dans la couture de côté. Alors, attention, ce n’est pas le patron en cause, mais moi. J’ai pourtant cousu des tas de poches prises dans les coutures de côté, mais là, je n’ai pas été capable de les coudre correctement, cela plissait ou il y avait des micro-ouvertures. Et pour cause, il y avait 2,5cm de décalage entre les poches devant et dos. Une fois déplacée, comme de bien entendu, tout a roulé. Par contre, il a fallu que je ferme les sacs des poches et qu’ensuite je finisse les côtés.

On voit un pli sur le côté près de la poitrine, mais en fait, j’ai porté cette robe avant de la prendre en photo pour voir comment elle vivait afin de la présenter la plus réellement possible. Ce pli a disparu après un petit coup de fer à vapeur.

Comme je vous l’ai écris, la robe est entièrement doublée. La voilà. Il y a une très belle finition. La doublure est attachée à un yoke en tissu prinicpal, ici du jean et aux emmanchures.

J’ai utilisé un cordonnet pour les surpiqûres. Comme je ne voulais pas investir dans une couleur spéciale, j’ai pris ce que j’avais en stock. En plus, je me suis dis que si je n’arrivais pas à faire une surpiqûre régulière, cela se verrait moins en violet foncé sur du jean foncé. Au final, j’adore mes surpiqûres. Ma machine un peu moins. Elle n’a pas aimé le cordonnet qui a fait des bêtises au niveau de la canette. Il s’est emmêlé. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. J’ai pensé à allonger mon point de 4 alors que je couds habituellement un point de 3.

J’ai cousu des boutons violets et j’ai fais des boutonnières. Mais je ne les utilise pas, je passe la robe par ma tête et ça va très bien.

Bilan :

Techniques : Je ne pensais pas écrire ça un jour : les poches prises dans la doublure. La couture rend humble ! J’ai appris à faire des surpiqûres en cordonnet et une couture rabattue.

Confort : Très confortable. Je ne sens pas du tout la raideur du tissu utilisé.

Style : J’adore les robes chasubles en fait. il faut que je me retienne pour ne pas la porter tous les jours.

Economie : Patron à 12,99$NZ soit 7,78 euros, honnêtement, ça vaut le coup ! Tissu en jean Agnès B à 5 euros le mètre. j’avais déjà le cordonnet et les boutons. Le tissu de doublure ? Je ne me souviens pas du prisx je l’ai acheté lors d’un vide atelier. Du coup, 17 euros 78… à peu près.

Finitions : Surjet 4 fils et couture rabattue.

Blog, Couture

Une jupe qui tourne.

Je ne sais plus trop quand j’ai commencé cette jupe, sans doute vers le mois de novembre 2019 mais je sais que je l’ai terminée en 2020. Il m’aura fallu plus d’un mois pour la coudre. Je vous rassure, il s’agit d’un modèle pensé pour les débutantes, facile et rapide à coudre, sauf si, comme moi, vous attendez pour terminer les ourlets que l’envie vous vienne. J’ai rarement envie de coudre des ourlets. Ceci expliquant cela.

Je vous présente la Fiore skirt de Closet Case Pattern. Elle fait partie de la collection Roma, collection pensée pour les débutantes par la marque. Il s’agit d’une jupe de forme A, avec une taille haute. Elle a plusieurs options. Ici, j’ai décidé de coudre la version boutonnée devant.

Je l’ai cousu sans aucune difficulté, deux choses seulement :

  • la ceinture était trop courte de 2cm. Il m’a fallu la recouper. Attention, je ne pense pas que cela soit une erreur de la marque, mais j’ai du mal découpé mon pdf.
  • elle est cousue dans un velours côtelé bleu d’Agnès B. Ce tissu est un peu épais et sans aucun doute un peu trop rigide. Cela amplifie la forme de la jupe.

On voit bien sur cette photo, prise alors que je bouge un peu, le placement de la jupe, on voit bien comment le velours épais rigidifie la jupe et cela forme une ligne un peu trop… euh, présente ?

A ma grande consternation, je vois une marque de craie tailleur sur la patte de boutonnage. Il n’y en avait pas lorsque j’ai passé la jupe !

Le point commun des vêtements de cette collection sont les détails qui prennent un peu de place. ici, ce sont les poches plaquées. Elles sont imposantes (et pratiques !). Personnellement, cela a été le petit détail que j’ai aimé.

Bilan :

Techniques : Même si ma machine gère bien les boutonnières, j’avoue être toujours un peu anxieuse. Ici, j’ai eu peur de manquer de fil. J’ai juste eu la bonne quantité.

Confort : C’est une jupe cousue à mes mesures, elle est donc forcément confortable. La jupe n’est pas doublée.

Style : J’adore les poches et la forme en A. Ce qui me gêne, c’est la rigidité du velours. Je l’ai déjà portée cela dit mais pas pour aller au travail, pour voir des amies, sortir etc. J’ai très envie de la refaire mais dans sa version la plus fluide (qui, malheureusement, n’a pas de poche).

Economie : Patron faisant partie d’une offre de la marque (38 euros les 3 patrons) j’ai utilisé 1,80m de tissu de mon stock, à 5 euros le mètre soit 9 euros. Les boutons viennent d’une vente privée 3 euros le sac, autrement dit, ils m’ont coûté des cacahuètes.

Finitions : J’ai fais comme d’habitude, j’ai réalisé un surjet 4 fils. Le tissu était tellement rigide que je n’ai même pas envisagé de faire des coutures anglaises. Peut-être avec un tissu fluide ? Une des versions de la jupe recommande une viscose.

Blog, Couture

Pourquoi je blogue ?

Permettez-moi de vous souhaiter de très bons voeux pour l’année 2020.

L’année 2019 a été un gros bouleversement pour moi. Changement de beaucoup de choses dans ma vie. Si je suis plus heureuse, j’ai moins de temps pour moi et moins de temps pour coudre. Mais ce n’est que temporaire, alors je prends mon mal en patience. Je ne sais pas si j’aurai le temps de faire un bilan 2019 comme les autres années, on verra bien.

Le 1er janvier, j’ai eu la très bonne surprise de lire ce billet. J’adore les blogs ! J’aime aussi beaucoup Instagram, mais les blogs… ah, les longs articles détaillés, la jolie prose des blogueuses, la découverte d’univers si variés… J’ai toujours aimé ce mode de communication. J’ai tenu un blog, j’en ai créé plusieurs dès le début d’internet. Aucun n’a survécu, chacun ayant comme sujet principal mon obsession du moment. J’ai eu un blog de peinture, de scrapbooking, d’orchidées et de bonsaïs… J’ai eu un blog où je racontai un peu ma vie…

Mais du coup, pourquoi je blogue ?

Je ne me souviens plus quand est-ce que j’ai décidé de créer ce blog actuel. A l’origine, j’avais décidé d’y écrire tous mes centres d’intérêts : le diy (pâte de métal, tricot, crochet…) et le jeu de rôle. Puis j’ai commencé la couture.

Mais pourquoi je blogue ?

Euh, parce que ?

Non mais en vrai ?

Parce que lorsque j’ai commencé la couture, ce sont les blogs qui m’ont accrochées, fidélisé, donné envie… J’ai tellement envie de dire que c’est pour rendre à la blogo couture ce qu’elle m’a donnée. Mais en fait non.

Et donc, pourquoi je blogue ?

Pour des raisons très égoïstes. Parce que mon blog est mon journal. Ma mémoire. Je ne sais pas dessiné et je ne voulais pas investir dans une imprimante photo. Mais je voulais garder une trace de ce que je fais de mes mains. Alors je me suis dis que les photos ce serait bien. Parfois, je lis mon blog, je revois certains projets, je m’en souviens et cela me fait plaisir. C’est très égoïste, je l’avoue.

Pour écrire ce blog, je me tiens à une sorte de charte personnelle :

  • je blog toutes mes réalisations, les jolies, les réussites, les moches, les ratées…
  • j’essaie d’être la plus honnête possible mais en ayant un langage diplomatique… Inutile de blesser les gens.
  • J’essaie de montrer le vêtement après porté. Pour avoir un retour sur la forme et le style et pour montrer son vrai tombé.
  • Je ne montre pas ma tête ou très très rarement, étant mal à l’aise avec ça.

Ce qu’il faudrait améliorer pour ce blog :

  • Incontestablement la lumière. Il faudrait que j’investisse afin d’avoir de plus jolies photos : lumières, télécommande…
  • Faire des retours plus techniques.

Mais pourquoi je blogue sur la couture ?

Parce que la couture a pris une très très grande place dans ma vie. Je lis moins, je regarde moins la télé… mais je couds. Quand j’ai une après-midi de libre ou seulement quelques heures, je préfère coudre que me poser avec un bon bouquin… Cela aurait été l’inverse il y a quelques années seulement. La couture m’apporte… je ne sais pas trop, un apaisement, un but dans la vie, le moyen d’exprimer ma créativité… il y a beaucoup de raisons et je ne suis pas sûre de savoir vraiment pourquoi je couds. Peut-être parce que cela me rend heureuse, tout simplement. Et j’ai juste besoin de cette raison, n’est-ce pas ?

La couture, je le répète, est un loisir solitaire. On est seule face à sa machine. Personne ne coud autour de moi, dans ma famille ou mes amies proches. Alors les blogs m’ont permis aussi de communiquer avec des personnes qui adorent la couture aussi. La communauté couture est importante et tellement enrichissante !

Instagram contre les blogs.

Pour moi, non, cela est complémentaire. J’ai crée mon compte IG bien après le blog. J’y suis allée parce que beaucoup de blogueuses que je suivais avaient un compte IG également. Beaucoup d’ailleurs, ont préféré IG à la tenue de leur blog. Attention, je ne dis rien contre, les gens font ce qu’ils veulent et comme ils veulent. Il y a un côté très séduisant chez IG, le côté « immédiat » aussi est séduisant. Et puis, soyons honnêtes aussi, tenir un blog prend beaucoup de temps. Il faut faire les photos, sélectionner les photos, les retoucher, écrire l’article, le programmer si besoin et le publier puis faire un peu de pub sur les réseaux sociaux.

Personnellement, ce qui me coûte le plus, ce sont les photos. Je suis seule pour les prendre. Mon appartement est génial, il est juste très très sombre. Donc je me cale un moment et il faut que j’ai plusieurs vêtements finis à prendre en photo. Chaque pose est ensuite vérifiée après chaque prise (j’utilise le retardateur de mon appareil, du coup, je fais des allers-retours entre mon appareil et mon spot photo). Ensuite, je copie les photos sur mon ordinateur, les retouches… Puis je les classe, rédige l’article etc.

Mon blog n’a pas une très grande audiance, ça ne me gêne pas. Je blog pour ma satisfaction personnelle avant tout. Mais lorsque j’ai reçu mon premier commentaire… comment dire ? Wahou ! Avoir des lecteurs, des abonnés n’était pas prévu, ce sont des jolis bonus.