Blog, Couture

Mon plantain hacké.

Depuis un an, j’organise un café couture. C’est juste un moment où l’on se rencontre entre couturières amateurs. Au début, on se voyait dans un restaurant ou autour d’un verre. Depuis quelques mois, on se retrouve chez Les Machines à Coudre de Patricia, autour de machines à coudre. Je ne garantis pas notre productivité mais on papote couture et c’est très sympa. Petit à petit, les liens se resserrent et ça c’est cool. Il y a parmi nous des personnalités très différentes et nous sommes aussi de niveaux très différents en couture, certaines étant réellement expérimentées et bien plus aguerries que moi par exemple ! Je suis enchantée de ce café couture, il est exactement tel que je le voulais : rencontrer plein de personnalités différentes, que je n’aurai pas forcément contacté dans ma vie quotidienne. La couture c’est ça aussi : des jolies rencontres !

Une de nos membres (Carole, pour ne pas la citer) a eu une super idée : prendre le patron plantain (gratuit), de Deer and Doe et de le hacker, mot angliciste pour dire transformer. Chacune avec notre version lors de notre dernière rencontre de l’année, le 22 juin !

Pour mon plantain, je n’ai pas eu une inspiration de dingue. J’avais un tissu acheté lors de la vente Brin de talent, que j’avais choisi pour un plantain manche longue. Il s’agit d’un imprimé assez présent. Donc, impossible de faire n’importe quoi avec. J’ai donc rangé ce projet dans un coin de ma tête et de mon salon. Ah oui, j’ai découpé ce projet pendant les vacances de février. Je l’ai cousu début juin. Oui. Je sais. C’est en cousant ma sirocco noire que l’inspiration m’est venue. Il me restait une bonne chute de jersey noir et dedans, j’ai coupé la bande d’encolure, des poignets et une bande pour le bas. Le propre du plantain est d’avoir un bas assez évasé. Du coup, j’ai eu l’idée de le resserrer.

De face…
De dos (floue, mais pourquoi ? )

Je ne voulais pas qu’il y est une trop grande différence entre les circonférences du plantain et de mes hanches, j’ai donc découpé une bande en ne la serrant pas trop. Cela dit, je le porterai plutôt comme ça :

J’avais aussi coupé des manches 3/4. Du coup, je les ai rallongé avec des poignets. Pour la largeur, j’ai pris les mesures des poignets du gilet complicité. Ils sont peut-être un peu trop larges et les manches ne sont pas bouffantes du coup, mais elles sont faciles à vivre et confortables. Elles complètent bien la manche et peuvent se retrousser sans souci.

Et vous voyez bien l’imprimé en plus !

Bilan :

Techniques : Aucune.

Confort : Ai-je besoin de parler du confort de ce modèle ?

Style : J’adore le style et le tissu. Le seul souci c’est qu’il va falloir attendre l’automne pour le porter.

Economie : Patron gratuit. 1,3m d’un tissu un peu cher (je ne me souviens plus du prix, il va falloir que je commence à les noter !) Il s’agit d’un jersey labellisé bio, bien ferme et d’une très très belle qualité. Mais de mémoire, il n’était pas donné. J’avais craqué sur l’imprimé alors je l’avais acheté quand même.

Finitions : Entièrement monté à la surjeteuse. Et avec les bandes de poignets et du bas, le montage est encore plus rapide que d’habitude.

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Sirocco, la combinaison qui a donné chaud.

Je sais, parfois j’ai des titres… moyens.

J’ai donc cousu une autre sirocco de Deer and Doe. Alors elle n’est pas ratée, mais elle aurait pu l’être.

De face…
De dos… et les manches ont rebiqué en plus !
De profil.

Enchantée de ma première version, j’ai décidé d’en coudre une autre. J’en voulais une noire, exactement comme celle cousue par la marque. Je me suis dis qu’elle serait plus facile à porter que celle au tissu tropical et chargé. J’ai pris le même tissu, à savoir un jersey 100% coton de chez Rascol et en plus labellisé bio, parfait. A la réception de la commande, comme d’habitude avec Rascol, pas de surprise : emballée soigneusement et les produits sont conformes à la description du site.En plus, avec les autres membres de mon café couture, nous avons fait une commande groupée, donc pas de frais de port.

Pour en revenir au tissu, j’étais très contente car c’est un jersey superbe, avec de la tenue, ferme sans être rigide et assez fin. Cela aurait du être un projet assez simple, cousu rapidement… Mon patron était prêt. Mais j’ai réfléchi. C’est bien de réfléchir mais parfois, il vaut mieux éviter. C’est ce que j’aurai du faire. J’ai enchaîné les boulettes et les mauvaises décisions.

Pour ma petite défense, le tissu m’a déconcertée. C’est donc un jersey de coton. Qui dit jersey de coton, dit tissu qui roulotte. Mon tissu roule vers l’intérieur. Donc ça a été une galère pour l’épingler, mais aussi pour le couper et le coudre (sinon ce n’est pas drôle). Il a fallu que je sois attentive pour bien poser les bords à plat afin qu’ils soient bien pris dans les surjets. J’ai du refaire un surjet à la ceinture.

J’ai monté les poches à l’envers. Oui oui. Puis j’ai fais des sous-piqûres sur l’endroit (ça s’appelle des sur-piqûres, du coup !). Il a fallu coudre et découdre. Mon tissu étant de bonne qualité, il n’y a pas eu de trou mais découdre du fil noir sur du noir, ça m’a arrachée les yeux. Et puis j’ai sans doute déformer le tissu à force de tirer dessus. Du coup, les poches sont vraiment moches. Elles ne sont pas plaquées et elles godaillent.

Dans beaucoup d’articles sur cette combinaison, la plupart des couturières parlent des poches. J’ai pourtant cousu ma laminette mais j’ai du aussi tirer dessus à un moment et j’ai fais froncé le tissu. Mon jersey noir est beaucoup plus ferme que mon jersey tropical très mou (celui de la première sirocco). Le rendu est forcément différent. Pour conclure, la poche godaille et je vais vivre avec. Une fois que je mets mon téléphone dans la poche, le poids la leste et elle se plaque.

Ensuite, j’ai décidé de ne pas suivre mon intuition. Pour ma première version, j’avais fais un ajustement : j’avais rallongé de 2cm le haut. Pour cette version-là, j’ai estimé que ce n’était pas nécessaire. Pourquoi ? Parce que. Je n’ai pas de réponse. Je vous l’ai dis, parfois, je réfléchi. Je pensais que la taille était haute. Là je me rends bien compte qu’en fait, les vêtements me vont mieux lorsqu’ils sont à ma taille naturelle, un peu en dessous des côtes. Du coup, avec un buste trop court pour ma morphologie, le décolleté se place mal. Il est très très profond, bien plus que celui de ma première version. Et en plus, il s’écarte quand je marche. Bonjour l’indécence.

Lorsqu’on enlève 2cm en haut, il y a des conséquences en bas : et oui, mes jambes sont un peu courtes. C’est une combinaison 7/8.

Par contre, un motif de satisfaction, les finitions. Au lieu d’utiliser le mode recouvrement de mon Ovation, j’ai utilisé ma machine à coudre. Ma chère Pfaff, équipée d’une aiguille stretch, a un point de jersey juste superbe. Bien plus joli que ma précédente machine. Je n’ai pas fait de gros plan sachant que noir sur noir, ça n’est pas visible.

Je suis quand même déçue de cette combinaison même si je vais la porter quand même. Enfin, après avoir cousu une petite pression au niveau du décolleté quand même !

Bilan :

Techniques : Aucune.

Confort : Toujours aussi confortable.

Style : Toujours aussi stylée.

Economie : Patron déjà en ma possession et le coton environ 10euros le mètre, 1,8m = 18 euros de tissu.

Finitions : Montage surjeteuse et machine à coudre.

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Un gilet long et rayé.

Aucune originalité dans le titre. Il sera bien question d’un gilet long et rayé.

J’avais déjà cousu ce patron : le gilet complicité des Bobines Patterns. J’ai bien aimé la coupe et finalement, je le porte assez souvent. Alors j’ai décidé d’en avoir d’autres peut-être un peu plus facile à porter que du lamé doré (parfois mon âme disco se fait la malle !). J’ai eu envie de tester la version longue. Elle est vraiment longue puisque le gilet m’arrive mi-cuisse.

Elle floue (la photo), je ne sais pas pourquoi.

Très sincèrement, je ne suis pas sûre d’assumer porter des rayures horizontales. Mais j’ai acheté ce tissu 3 francs 6 sous à la vente privée Avona. Il y avait très peu de mailles alors je n’ai pas trop fait la fine bouche. En plus, il y a du lurex dans les rayures noires. Soit je le porte avec des vêtements unis soit je porte à la maison.

Rien à redire sur ce patron. Je l’ai déjà cousu, j’ai donc le patron décalqué à mes mesures, il a juste fallu que je coupe le tissu et que je l’assemble, je pense que, montre en main, il m’a fallu moins de deux heures pour le coudre et pourtant, je suis une couturière lente. Toutefois, deux détails : de un, j’ai carrément géré les raccords (ch’uis hyper fière !).

Là aussi la photo est floue. Mais c’est pas le plus important, l’important ce sont les rayures !

De deux, j’ai raccourci la bande d’encolure pour la fermer avant de coudre les ourlets. Je trouve la finition plus propre. Je ne voulais pas que l’ourlet du bas du gilet traverse aussi le col.

Cette bande d’encolure… !

Bilan :

Techniques : Aucune.

Confort : Je l’ai porté à la maison, il fait le job, confortable et chaud. Donc, je suis contente.

Style : Le style j’adore, le tissu je ne suis pas sûre.

Economie : Patron déjà en ma possession. Environ 1,8m de tissu à 2,50 euros le mètre, un gilet pour moins de 5 euros. Je pense que c’est du 100% acrylique mais de qualité.

Finitions : Entièrement monté à la surjeteuse. Pour l’ourlet du bas, j’ai eu une flemme incroyable de passer en mode recouvreuse et j’ai utilisé ma machine à coudre et un point élastique (le point éclair allongé) et je suis très satisfaite.

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Mon défi Burda #8 (juin 2019)

Voilà mon projet cousu dans le cadre du défi Burda organisé par Zélie Décousue.

Le même que le mois dernier… mais en blouse. J’ai joué la facilité et comme je n’étais pas satisfaite des finitions de la robe du mois dernier, surtout au niveau du col, j’ai voulu récidiver. C’est quand même une version de feignasse puisqu’en plus d’avoir supprimer les épaulettes, j’ai aussi enlevé les poches de devant. J’aime sa forme loose mais qui reste soutien-gorge compatible.

J’ai assemblé les pièces du patron en faisant attention aux marges de couture et j’ai coupé à 10cm en dessous de la ligne du raccord, qui correspond, à peu de chose de près, à la taille naturelle. Mais du coup, elle est un peu courte. Je pensais avoir de la marge, mais pas tant que ça, il ne faut pas que je monte les bras trop haut.

Avant de coudre les pièces, j’ai décidé de surjeté toutes mes pièces avant assemblage. J’ai soigneusement fixé mon col et cousu à la main le rabat intérieur. Mes finitions sont nickels, j’ai eu un grand moment de satisfaction. Ma patte de boutonnage aussi est (presque) propre. J’ai utilisé mon pied à surjet. En calant le tissu contre la petite tige de fer, en déplaçant mon aiguille, j’ai pu coudre une surpiqûre très propre et régulière. Par contre, je n’ai pas compris les instructions Burda (comme pour la robe du mois dernier), et j’ai mal terminé ma patte de boutonnage. Ca m’embête bien. Et c’est en faisant les photos que je me suis rendue compte de la marche à suivre. Il faut juste que je trouve le courage de découdre et recoudre.

Mon tissu : du polyester d’une vente privée Avona. Je ne suis pas fan du polyester (serai-je snob ?), mais je dois avouer que je suis très satisfaite de ce tissu. Il s’est cousu très facilement, marque correctement au fer et surtout, n’est pas étouffant. je l’ai porté toute une journée, pas mal au soleil, et je n’ai pas plus transpiré que ça. Comme quoi, il y a polyester et polyester. Celui-ci est de qualité. Il est d’une couleur pastel, parme (c’est pour ça que je l’ai acheté, dès qu’il y a du violet quelque part…) un peu chiné blanc. Il est joli.

Toujours lors de cette vente privée, j’ai pu acheter des boutons, je trouve que la couleur est pile poil dans les tons. Je trouve que cette couleur et ces boutons donnent à ma blouse un petite côté vieillot (dixit ma maman) mais je la porterai quand même avec plaisir. Coudre des boutonnière avec ma machine est juste un rêve.

Bilan :

Techniques : Des finitions correctes pour mon col. J’adore faire des boutonnières avec ma machine !

Confort : Toujours aussi agréable.

Style : J’adore ce style de blouse un peu loose du coup.

Economie : 1,3m de tissu (2 euros le mètre !) les boutons étaient vendus dans un énorme sachet à 3 euros (!), du coup, je suis ressortie de cette vente avec tout un assortiment de bouton !

Finitions : Je pense que ce qui me convient le mieux est de surjeter les pièces avant. Ce qui va me demander de placer mes repères à la craie au lieu de faire des petits crans.

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Mon défi Burda #7 (mai 2019)

Je sais je suis en retard pour mon défi Burda du mois de mai, organisé par Zélie Décousue.

Je vous présente mon défi Burda, la robe 119 du numéro d’avril 2019. J’avais l’oeil sur ce modèle dès que j’ai reçu le magazine et en plus, SB Créations dans son podcast, d’avril (je crois) en a fais une très belle version tunique. Je gardais en stock une viscose turquoise achetée 2 euros le mètre au magasin Stop Tissus lors de mes trois jours à Paris fin août 2018, elle était parfaite pour ce projet. C’est une viscose d’un poids moyen avec un beau tombé. Je constate tout de même qu’elle va boulocher. Tant pis ! Il s’agit d’une robe chemise à manche kimono. Les boutons ne sont pas prévus pour aller jusqu’en bas, il y a donc une jolie ouverture sur le devant.

J’ai simplifié ce modèle quand même. Ma couleur, je ne sais pas si elle rend bien sur les photos, est très lumineuse, profonde et très turquoise. Je ne voyais pas une autre couleur possible. Le blanc tranchait vraiment beaucoup trop. J’ai décidé d’enlever les parties en couleur contrastée et j’ai enlevé les épaulettes et la ceinture. Je trouvais que tout en turquoise faisait un peu monobloc pour le coup.

Je suis très contente de ce projet parce que la robe est très belle et je suis à la fois très mécontente car les finitions ne sont pas du tout à la hauteur de ce que je pourrais faire. Pourtant, pareil, elles ont été simplifiées. J’ai juste surjeté et ensuite cousu. Pas de couture anglaise par exemple. Par contre, je suis contente des poches plaquées sur la poitrine, pareil, il a fallu un peu de minutie, mais pas de souci majeur (et j’ai compris les explications du magazine ! ). Non, là où je suis vraiment mécontente, c’est pour le col, la patte de boutonnage et l’ourlet du bas.

Je n’ai pas lu les instructions Burda jusqu’au bout et j’ai cousu la patte de boutonnage avant l’ourlet. Du coup, au moment de faire l’ourlet du bas, j’ai du découdre ma patte sur au moins 10 cm, coudre l’ourlet et ensuite, recoudre la patte. Rien de bien méchant, mais ça m’a agacée. Heureusement que ma machine fait des jolis points, on distingue à peine le raccord. Ensuite, l’ourlet du bas, il y avait un embu mais j’ai refusé de prendre mon temps et j’ai plié au fer et cousu. Du coup, il y a des plis mais sur l’intérieur. Cela ne se voit pas de l’extérieur, c’est ce qui compte.

Enfin, la cerise sur la robe : le col. Rien de difficile, il s’agit d’un col officier sans pied de col. Ultra simple ! J’ai cousu comme Burda me l’a dit, la partie extérieure du col sur l’encolure et ensuite j’ai plié au fer et surpiquer tout autour. Et bien je n’aurai pas du. J’ai confondu l’extérieur et l’intérieur du col (oui c’est possible), du coup, la partie entoilée extérieure se retrouve à l’intérieur. Puis je n’aime pas trop la surpiqûre tout autour du col, mais j’ai un peur d’abîmer le tissu en décousant tout. Surtout que cette surpiqûre… comment dire !? Tout m’est arrivée avec cette surpiqûre : j’ai mal épinglé l’intérieur de mon col. Un fois fini, j’ai pu constater que des parties du col intérieur n’étaient pas cousues du tout. J’ai décousu, recousu… DEUX FOIS !!!! Il aurait été tellement plus simple de plier au fer et de coudre à la main ! La deuxième fois, mon fil d’aiguille a cédé. Au bout milieu d’une couture, sinon quel est l’intérêt ! Bref, ce col est correct mais pour moi, il n’est pas du tout à la hauteur de ce que je peux faire. Et c’est ce qui m’agace le plus dans ce projet. Je vois bien que je progresse en couture. Je suis plus exigeante et je m’efforce de faire de jolies finitions. C’est à cela qu’un vêtement fait-main se singularise et bien là, non. Je suis un peu déçue de moi-même pour le coup. Mais la robe reste jolie et portable.

Je ne trouvais pas de bouton de la bonne couleur alors j’ai eu l’idée de poser des pressions avec ma pince Prym. C’était la première fois que j’en posais et c’est vraiment facile. Je vais en poser partout maintenant ! Mais j’ai du attendre l’arrivée desdites pressions que je voulais métalliques et transparentes. Voilà la raison de mon retard.

Je trouve que cela rend mieux que blanc !

Je suis tout de même contente de cette robe que je vais porter avec plaisir (quand il fera chaud parce qu’ici, en ce moment, il fait froid !). J’hésite quand même à faire une ceinture :

Bilan :

Techniques : La patte de boutonnage et le col. Je commence à savoir faire. Maintenant, il va falloir soigner les finitions !

Confort : Très agréable à porter, j’adore !.

Style : J’adore ce genre de robe et je pense même en coudre une autre, peut-être parme. Et je suis assez fan du rendu avec les pressions.

Economie : 2m de tissu 6 euros en tout, les pressions 4,5 euros. Bref, pas grand chose.

Finitions : J’ai tout surjeté avec l’Ovation et je crois que tout a été dit dans l’article. Mais quand même, peut mieux faire !


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Des fleurs pour Anémone.

(J’avoue m’être investie dans le titre !).

Voilà encore une Anémone, la jupe de Deer and Doe qui a été retirée de la collection permanente (je n’ai toujours pas compris pourquoi). C’est la jupe parfaite. J’en avais déjà cousu une ici. Avec les peplum. Je ne vais pas redire ici tout le bien que je pense de cette jupe, elle est parfaite : elle est en forme de A, finalement ma forme préférée et elle est doublée, les finitions sont donc impec’.

Tout a débuté par ce tissu, ce magnifique velours fleuri. Je l’ai acheté chez Brin de talent, une boutique de Décines. Je voulais uniquement acheté des jerseys mais quand j’ai vu ces fleurs, j’ai craqué tout de suite. Comme il s’agissait d’un velours un peu coûteux, je ne voulais pas prendre un métrage trop important. Une jupe était parfaite.

Comme à chaque fois que je couds un patron une deuxième fois, je fais des erreurs bêtes et largement évitable. J’ai posé le zip invisible comme une débutante et j’ai fais des finitions un peu cochonnes. j’ai aussi oublié de surjeté une couture. Je ne pense pas que ce soit si grave, mais c’est contrariant, surtout que j’ai largement l’habitude de surjeté mes bords maintenant. La seule explication que j’ai trouvé à ma distraction, c’est le temps. J’ai cousu ce projet sur une longue période et ça ne me réussit pas. Je voulais le coudre pendant le café-couture que j’organise une fois par mois. Je pensais que ce serait un projet simple et sans prise de tête. Je pense toujours que c’est le cas, mais ça ne m’a pas réussit. Et puis j’ai cousu cette jupe en parallèle d’un autre patron et je me rends compte que je suis vraiment devenue mono-projet.

Toutes mes photos sont uniquement là pour montrer mon tissu !

Bilan :

Techniques : J’ai très bien réussi la pose du zip invisible dans le tissu principal. Mais j’ai mal fixé la doublure.

Confort : Impec’. Pour mon ego, je tiens à préciser que j’ai cousu cette jupe une taille en-dessous. Elle reste quand même bien confortable et j’ai du jeu à la taille. Je n’en demande pas tant.

Style : Je l’adore. Mais je n’ai pas pu encore la porter. J’ai mis un temps fou à la coudre par manque de sewjo, de motivation… du coup, il fait très beau et c’est clairement une jupe d’hiver.

Economie : patron déjà acquis et tissu cher ! Mais par contre, impossible de me souvenir du prix, j’ai reçu une facture globale. Cela dit, je ne regrette pas mon achat, parfois, il faut savoir se faire plaisir.

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Toile Sirocco.

Comme beaucoup, j’attends chaque collection de Deer and Doe comme un petit miracle deux fois par an. Je ne dis plus rien sur les modèles présentés. Même quand je n’ai aucun coup de coeur, je finis par trouver les patrons magnifiques au bout de quelques temps. Là par contre, rien à dire, j’ai adoré la combinaison Sirocco tout de suite.

Je n’ai jamais compris pourquoi les gens aiment les combinaisons. Perso, je les trouve peu pratiques : histoire de toilettes tout ça… Mais là, une combinaison en jersey, c’est le top. Bon, il faut toujours se déshabiller pour tout, mais en jersey, ça ne fait pas la même chose, bien plus simple.

Lors de mon petit séjour parisien fin août 2018, je suis allée chez Stop Tissus et j’ai trouvé ce jersey très improbable pour moi à 2€ le mètre. J’en ai pris 2m avec dans l’idée de sortir de ma zone de confort. Et j’ai tout de suite vu une combinaison sirocco dedans. J’ai décidé d’en faire une toile au cas où. Parce que mon jersey n’avait que 50% d’élasticité, et dans un seul sens, le bon. Et puis, le décolleté cache-coeur… méfiance méfiance. Le but n’étant pas d’exposer la mamelle à tout vent.

De plus, j’ai eu un doute au niveau des mensurations. Pour la poitrine, 96, soit une taille 44 qui va bien aussi pour les hanches (105). Mais, la taille… aïe, aïe… j’ai du ventre et si je me fie au tableau de mesures de Deer and Doe, je dois tailler une taille 46. Bref… la sagesse me dictait de faire une toile, voilà, c’est fait !

Voilà comment j’ai procédé. J’ai décalqué les pièces du corsage en taille 44 et j’ai rallongé de 2cm en plaquant les pièces sur moi et en décidant arbitrairement où devait se trouver la taille, j’ai choisi ma taille naturelle. J’ai cousu, assez facile, c’est Deer and Doe et tout est super bien expliqué et illustré. Bon, ma poitrine rentrait sans problème mais l’encolure baillait. J’ai eu un petit moment de solitude, mais avant de tout recommencer j’ai tiré un peu sur les bandes de tailles et j’ai vu que l’encolure se tendait. Bon, j’ai croisé les doigts et coupé le pantalon. Puis cousu.

Décolleté bien plaqué, tout va bien !

Voilà, le pantalon aussi se coud très aisément. En taille 44. Les jambes sont un peu larges pour moi, mais je suis à l’aise. La fourche du pantalon est basse, mais personnellement, ça ne me gêne pas. Par contre, je mesure 1m74, la stature du patron est de 1m68. Et bien, elle est plutôt longue.

ça tombe bien sur le pied.

Du coup, j’ai tenté le porter rouler et ça passe bien !

En tout cas, je dois avouer à quel point ce patron est incroyable. Il est parfait. Il met en valeur le décolleté, mais grâce à un jeu de plis, la combinaison efface le ventre. Je vous jure c’est vrai !

Je n’ai plus de ventre. La bande blanche bien visible c’est une des lisière mal imprimée du tissu.

Grâce aux plis et pinces du dos, la combinaison évite de faire sac, efface les fesses aussi (enfin moi, j’ai la fesse plate, oui on se dit tout sur ce blog…)

Les poches ❤

Les poches sont italiennes et bien intégrées dans le pantalon. Si j’ai beaucoup cousu à la surjeteuse, j’ai décidé de coudre les poches à la machine. Je ne voulais pas de sur-épaisseur. J’ai suivi les instructions de la marque. J’ai cousu au point éclair de ma machine les poches, fixé la laminette au point zig-zag large et ensuite j’ai sous-piqué au point zig-zag large en guise de sous-piqûre. Elles se plaquent bien, impec’. J’aime les grandes poches, j’en ai toujours besoin. On voit bien qu’avec le jeu de plis, les poches ne sont pas visibles, sauf à mettre les mains dedans.

Bilan :

Techniques : euh, pas grand chose… rallongement du corsage de 2cm, ça compte ?

Confort : Enorme point fort de ce modèle. Cet incroyable confort, ce pyama revendiqué comme tel, même par la marque. J’en suis émue. Vous connaissez ici mon amour des pyjamas secrets à porter en toutes circonstances.

Style : J’adore ce style mais par contre, je ne suis pas du tout sûre d’assumer le tissu. Il est très chargé, le motif feuilles n’est pas évident, en tout cas pour moi. Cela dit, maintenant que j’ai vérifié la portabilité des jambes longues, je pense que je vais la raccourcir. En combi-short, elle me paraît plus simple à porter. Je suis très satisfaite de ce modèle et je pense la recoudre.

Economie : Patron Deer and Doe en profitant de la promotion de lancement de -10%, soit 12,60 euros. Le tissu = 4 euros, c’est à dire des cacahuètes.

Finitions : Montage surjeteuse et machine à coudre et ourlets à la recouvreuse, sauf les jambes puisque elle est destinée à passer sous les ciseaux.

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Mon défi Burda #6 (avril 2019)

Je vous présente mon défi Burda d’avril 2019. Toujours organisé par Zélie décousue. Heureusement qu’il y a ce défi. En ce moment, c’est compliqué de coudre. Mon travail me prend beaucoup de temps et je suis fatiguée. Mon Sewjo se fait un peu la malle en ce moment et c’est un peu compliqué de le remobiliser. Donc, je suis contente de participer à ce défi, il me donne une échéance bien utile pour coudre et décidément, les patrons Burda sont ceux qui taillent le mieux pour moi. Je n’ai fais aucun ajustement pour celui-là. Il s’agit de la chemise 113 du numéro de mars 2019. Déjà le deuxième patron cousu de ce magazine.

Pour l’occasion j’ai utilisé une nouvelle méthode pour recopier le puzzle Burda. Tout bêtement le papier carbone Burda. J’ai craqué et j’ai acheté des feuilles de carbone rouge. Finalement, je pense que c’est la méthode qui me convient le mieux. La plus rapide et la moins fatigante. J’ai rajouté ensuite les marges de couture de 1,5 comme d’habitude. Au vu de la forme générale de la chemise, j’ai estimé que la rallonger n’était pas nécessaire, j’ai eu raison. Enfin, voilà la bêêêête !

Sympa, hein ? Moi aussi je trouve.

Cela faisait longtemps que je voulais m’attaquer à la chemise. Mais je n’avais pas le courage et plutôt peur. C’est comme un Everest à gravir. Quelques détails me préoccupaient : la patte de boutonnage, le montage du col et pied de col ainsi que les finitions intérieures. J’ai aimé et choisi ce modèle pour quelque chose de précis : les manches. Elles ont deux plis et se terminent uniquement avec des bracelets de manche. Je ne voulais pas gérer les poignets et les ouvertures.

Voilà le dessin technique. Je ne suis pas sûre d’avoir vu une différence entre le modèle A et B.
Vous remarquerez que pour une fois, Burda a utilisé un tissu neutre qui met en valeur le vêtement. C’est suffisamment rare pour être souligné ! La jupe graou par contre…

On voit bien ici les jolies rayures satinées de mon tissu à défaut de voir la couleur exacte.

J’ai utilisé un tissu rayé de popeline rose qui passe mal à l’appareil photo. Je l’ai acheté lors d’un vide-atelier organisé par Louise des « Lubies de Louise » sur IG. J’en avais 4 mètres et dans le descriptif donné par Louise, elle disait que le tissu était parfait pour une chemise. Elle avait raison.

J’ai beaucoup aimé la forme liquette de la chemise. Et vous voyez qu’elle est plutôt longue et sa forme un peu large, mais elle est à ma taille. Les épaules tombent très bien et même si je suis à l’aise, je ne flotte pas dedans.

J’avoue une grande fierté devant mon ourlet.

En tout cas, je la porte le plus souvent rentrée dans mon pantalon du commerce. Et elle va nickel.

Les boutons tranchent plus que ce que la photo ne montre.
L’empiècement de dos tombe impec’
Finalement, les manches 3/4 sont celles que je préfère.

Je la trouve seyante même sous un simple gilet.

Il s’agit d’un gilet du commerce acheté lors d’un voyage à l’étranger et que j’aime d’amour.
Je l’aime autant que ma chemise !

Quand on fait ses vêtements soi-même, on découvre les joies du sur-mesure. C’est la première fois que je porte une chemise dans laquelle je me sens bien. J’entends par là qu’elle n’est pas étriquée aux épaules ou ne me bride pas la poitrine. Je pense que le temps des chemises est venu, shirt is coming !

Les finitions intérieures ! J’en suis fière vu le travail qu’elles m’ont demandée. Patience et minutie sont devenues les deux mots de ma devise couturesque.

J’ai soigné les finitions intérieures de ma chemise en surjetant toutes mes coutures. L’empiècement intérieur donne un rendu très propre. Sur le dessus, je l’ai cousu à point invisible à la main pour un rendu impeccable. Je n’arrive pas encore à gérer la couture dans une autre couture.

Je n’ai pas voulu prendre de risque. La couture main est un peu plus précise qu’une couture dans une précédente couture à l’aveugle. Je n’ai eu besoin que d’un épisode d’Hercule Poirot pour y arriver.

Bilan :

Techniques : Les finitions intérieures et extérieurs, la patte de boutonnage, le col et pied de col. Finalement, ce n’est pas si difficile. Il faut être minutieuse et prendre son temps. Quand au col et pied de col… Burda demande de les assembler et ensuite de le coudre au corps de la chemise. Je n’ai rien compris. Du coup, j’ai été voir ce que préconisait le patron vitamine d’Ivanne S. que je n’ai toujours pas cousu (honte ! honte !) et ainsi, j’ai compris comment coudre ce col. Pour faire bonne mesure, je l’ai entièrement surpiqué. J’ai aussi cousu 5 boutons en omettant de poser celui plus petit sur le col. Vu que je ne le ferme jamais, j’ai estimé que ce n’était pas nécessaire. C’est ma chère Théodora (ma màc) qui a géré les boutonnières et elle l’a fait très bien et toute seule en plus.

Confort : Très confortable, comme je l’ai dis. Le tissu est un peu rigide mais du coup, il a été facile à coudre.

Style : Et bien, je la trouve très bien. Je la trouve de forme classique mais les manches lui donne un petit quelque chose de différent. J’ai eu du mal à choisir un fil de la bonne couleur. Ma chemise est de couleur parme. Selon la lumière, elle plus rose ou plus mauve. J’ai donc utilisé un fil rose un peu plus orangé. Par contre, on ne voit pas trop le contraste sauf sur les boutonnières.

Par contre, je ne voulais pas utilisé des boutons d’un rose différent. J’ai préféré trancher carrément avec du violet.

Economie : 2m de tissu à 4 euros. Bref, pas grand chose. Je n’ai pas voulu acheté des boutons, j’en avais en stock acheté sur le défunt site desboutons.com. Voilà pourquoi ils sont violets.

Finitions : J’ai tout surjeté avec l’Ovation, vu que je ne suis pas une pro des coutures anglaises. Comme je l’ai dis, j’ai préféré coudre à la main les coutures rabattues de l’empiècement extérieur. J’ai eu aussi un peu de mal à coudre l’ourlet du bas de par la forme liquette de la chemise. Il faut gérer les arrondis. J’ai donc piqué à 1cm. Ce qui a facilité la mise en forme par le fer. J’ai fais un double-repli et cousu au plus près.

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Mon défi Burda #5 (mars 2019)

Je vous présente mon défi Burda de mars 2019, toujours organisé par Zélie décousue. C’est la blouse 104 du numéro de mars 2019. J’ai craqué pour les manches de ce modèle.

Elles sont froncées (donc bouffantes), mi-longues et finies par un bracelet

Pour coudre ce modèle, j’ai décidé d’utilisé un fabuleux tissu, en tout cas, moi je l’adore, un coton de sergé fin d’Ikatee. C’est en effet un tissu fin, un peu transparent, mais pas trop. En tout cas, belle qualité et il s’est cousu facilement.

Le mois de février a été un peu difficile et je n’avais pas tellement de motivation, du coup, j’ai cherché un modèle facile et hop, le Burda de mars me l’a servi sur un plateau. Cette blouse est très facile. Le seul point technique réside dans la pointe du V, mais un petit coup de ciseau est largement venue à bout de cette pseudo-difficulté.

Il y a en tout un dos, un devant, coupés au pli. Des manches, des bracelets de manche et la parmenture. Donc, peu de pièces et une blouse peu gourmande en tissu, 1,5m en tout car je n’ai pas cousu de ceinture.

On voit la forme loose.

J’ai coupé mon 44 habituel et elle me va. Elle est, de toute façon très loose et n’a pas de pince. Il n’y avait donc aucun ajustement à faire. Par contre, je la trouve plus élégante portée rentrée dans un pantalon (ou une jupe).

Le détail qui fait mouche sont les manches. J’adore cette longueur de manche alors qu’elle n’est pas pratique du tout, puis qu’elles arrivent au coude et qu’elles ont tendance à y rester lorsque j’ai bougé les bras.


Ce n’est pas grave, je l’adore. Je l’ai entièrement surjeté, n’étant pas très à l’aise dans les coutures anglaises et j’ai fixé les bracelets de manche à l’intérieur à point invisible à la main. Pour l’ourlet du bas, il s’agissait d’un tissu fin, j’ai donc utilisé un pied ourleur et c’est passé nickel !

Bilan :

Techniques : Aucune difficulté. La seule pression a été de terminer à temps, je l’ai cousu en quelques heures seulement.

Confort : Elle est confortable sans aucun doute. Le tissu est incroyablement soyeux.

Style : J’ai envie de reporter des pantalons et il va me falloir des petites blouses. Le tissu est superbe, il est gai et me donne des envies de printemps. Je pense en coudre d’autres. C’est un modèle intemporel, facile et rapide et peu gourmand en tissu, que demander d’autre !

Economie : 1,5m à 10€ les 50cm. Soit un total de 30 euros, l’un des tissus les plus chers que j’ai jamais cousu et je ne suis pas déçue. Heureusement !

Finitions : Aucun souci, le vêtement est propre à l’intérieur comme à l’extérieur.

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La robe des fêtes, cousue… après les fêtes.

Ma foi, on fait ce qu’on peut.

Tout est parti d’un tissu. J’avais en stock un très très beau velours milleraies, bleu marine, acheté lors d’une vente d’Angès B. Le tissu est incroyablement doux et soyeux, on a presque l’impression qu’il y a de la soie, mais impossible d’en savoir la composition, lors de ces ventes, les tissus sont justes posés à disposition. En tout cas, j’avais eu un coup de coeur et j’en ai acheté 3 mètres espérant coudre dedans une jupe droite et une veste parce que je rêve d’être une femme élégante habillée en tailleur, genre workin-girl, voyez-vous.

Bon, comme je ne suis pas une working-girl élégante, mon projet initial est tombé à l’eau, et à la place, j’ai choisis, la robe Ariel de la maison Victor. C’est un modèle très facile. Il s’agit d’une robe non doublée avec des découpes princesses, des manches courtes et une jupe demi-cercle, a priori tout ce que j’aime. 

Pour palier au côté sévère que peut avoir une robe entièrement bleu marine, j’ai choisi de border l’encolure et les poignets par un simple passepoil argent acheté à l’Atelier de la Création. 

Plusieurs choses sur cette robe : Son montage est très facile et je l’ai trouvé peu gourmande en tissu (il me reste un bon mètre de velours), même avec la jupe assez ample. En plus, elle demande assez peu de fournitures, soit un zip de 60cm de long, Et là, j’ai appris pourquoi un zip doit faire au moins 60cm. Il doit permettre une ouverture suffisante pour passer les hanches et le fessier. ça a l’air évident, mais comme je n’avais jamais réfléchi à ça, moi j’avais prévu un zip de 40cm de long seulement. Bref. 

Je sais que le magazine La Maison Victor va à beaucoup de monde, mais décidément, leurs mesures me vont moins bien que celles de Burda. Par contre, si avec Burda je fais du 44, avec la Maison Victor, je fais du 42 et encore, je flotte un peu dedans. Cela dit, il a fallut faire des ajustements, alors qu’avec Burda, jamais. Il a fallu reprendre toute la poitrine, bien trop large. Il fallait la réduire de plus d’un cm tout en gardant la longueur des découpes princesses. ce fut dur et j’ai juste vu ma prof de couture s’y coller alors que je lui apportais tout mon soutien moral. Elle y a passé presque trois heures et je ne suis pas sûre de pouvoir expliquer ce que nous avons fait, mais en tout cas, après avoir moults fois mesurer, effacer, remesurer… il m’a semblé qu’on arrivait à quelque chose. J’ai coupé le tissu, assemblé le corsage et là, horreur, les emmanchures plissaient beaucoup ! Il y a eu un bref moment d’affolement avant de monter les manches qui, en tirant sur le tissu ont résolu ce problème, ouf ! Merci Julie (ma prof de couture !)

J’ai aussi décidé de rallonger les manches pensant qu’ainsi la robe serait plus chaude. J’ai mal pensé, car en enfilant mon manteau, les manches remontent et comme elles sont près du corps, elles me saucissonnent un peu pas mal les bras (oui, je sais, j’ai des bras grassouillets, j’assume), donc ce n’est pas spécialement agréable. Mais bon, sans manteau et sans veste, ça va très bien. En même temps, c’est une robe d’hiver, je ne me vois pas la porter sans manteau et/ou veste.

Ensuite, et bien, ça n’a été que du bonheur ! Le montage de la robe est en effet, facile et rapide. Une fois le corsage assemblé, on coud la jupe, on pose le zip, on coud les côtés, les parmentures et ensuite il ne reste que les finitions. 

Parlons justement des finitions. Cette robe ne m’a pas appris grand chose au niveau de son montage et des techniques employées. Avec mon pied zip invisible et mon pied passepoil, il n’y a plus de grandes difficultés. Mais j’ai quand même appris quelques petites choses : 
– les découpes princesses se surjettent fermées et au ras de la couture afin d’avoir le moins de tissu sur la poitrine. 
– les coutures de côté sont surjetées ouvertes, donc une par une. 
– j’ai appris à poser une parmenture de poignet, j’ai découpé une bade de 3cm de large, pris en sandwich le passepoil et ensuite retourné la bande à l’intérieur. J’ai fixé le tout au point invisible à la main. – un ourlet invisible à la main, c’est long quand la jupe est demi cercle. 
– j’ai fixé le bord de la parmenture repliée au bord du zip également. 

Les étapes pour coudre une robe : assembler le haut. 
Assembler la jupe au haut mais en laissant bien l’arrière ouvert. Coudre les épaules, poser le zip, les parmentures, les manches ensuite fermer les côtés. Faire les ourlets main ou machine. Robe terminée !

Alors à longueur d’article, je vous parle de la simplicité de cette robe, mais du coup, j’ai pris tout mon temps pour la coudre. Tellement que du coup, je l’ai fini après les fêtes et je l’ai porté pour l’anniversaire de mon père, soit début janvier. Mais du coup, même si je l’ai commencée en 2018, je l’ai fini en 2019. elle est donc mon premier projet 2019 ! Yeah !

Bilan :

Techniques : Modification d’une découpe princesse, bande rapportée au poignet, pose de passepoil au poignet et autour de l’encolure.

Confort : Ben… pas top. Le tissu est très raide. C’est un vrai velours sans élasthane. La robe a un aspect un peu raide et en plus, elle a des manches assez étroites qui vont avec le style de la robe. Je n’ai pas intérêt à grossir des bras. Du coup, moi qui aime flotter dans mes vêtements, ce n’est pas le cas avec cette robe ! Ce n’est pas une robe bien chaude et vu les températures froides actuellement, je ne l’ai pas encore portée. J’attends un peu.

Style : J’adore ce style de robe, mais je ne pense pas que la raideur du tissu lui rende complètement justice. Par contre, la combinaison bleu marine et argent lui donne un petit côté élégant qui ne m’est pas habituel. Je m’habille quand même dans un style très décontracté.

Economie : Patron d’un magazine. 2m de tissu à 5€ (soit 10 euros), un zip à 3,40 et deux mètres de passepoil, 4€ soit un total de 17,40 euros. C’est assez imbattable.

Finitions : Juste des surjets. Par contre, ourlets à la main. C’est long mais c’est long ! Par contre, je ne me voyais pas du tout coudre l’ourlet à la machine. Cela aurait enlevé un peu d’élégance à cette robe.