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Un sweat évidence sans tenir compte des instructions. Ca donne quoi ?

Inutile de vous faire lanterner, ça donne les années 60. Enfin, ce que je pense être les années 60. Certaines mauvaises langues diraient que ça donne un (joli) ratage. Et c’est vrai qu’il est joli mon sweat…

On revient au mois d’août 2018. Tout va bien, je couds pour l’été, je me sens bien. Et là, je me rends compte que je n’ai pas de sweat pour les soirées un peu frâiches. Bon à Lyon, il fait juste 35 tout le temps, on n’a pas de soirée fraîche. Mais j’ai prévu la Normandie cet été, j’y crois. J’avais envie de me commander un patron de gilet et j’avais acheté du sweat au marché des tissus de Lyon. Mais là, je me suis dis (oui des fois je me parle à moi-même, ce n’est jamais concluant, il faut que j’arrête !) :

 » Mais pourquoi je commanderai un patron de gilet, j’ai besoin d’un sweat… « 

« Mais pourquoi j’achèterai un patron de sweat, j’ai déjà le super sweat Evidence des Bobines Patterns. Il est déjà décalqué à la bonne taille… « 

Petit rappel, ma robe Evidente Evidence., je l’ai portée tout l’hiver et j’étais très triste de la ranger pour l’été tant elle est confortable et bien pensée. Donc le sweat, tiré du même patron, me paraissait une valeur sûre… Dans les instructions, les Bobines conseillent un tissu maille avec au moins 30% d’élasticité. Donc j’ai tâté le sweat qui sommeillait dans mon stock depuis mai 2018. Je l’ai étiré. Elasticité nulle. Zéro. Y EN A PAS !

Est-ce que ça m’arrête ? NON !

On continue ma bonne dame ! Voilà le résultat :

Sweat Evidence général

Il est rose, il est beau. Je vous jure que c’est vrai, je n’en ai que des compliments. Les gens, c’est à dire, mes amis, ma famille et mes collègues trouvent que la couleur est ravissante (et ils ont raison !). Je l’ai cousu tout à la surjeteuse et sans aucun souci. Je me suis dis :

« Mais ça passe crème ! »

En fait, non. Ca ne passe pas quand il a fallu poser les bandes d’encolure, de poignet et du bas. Et je n’ai pas eu du tout le réflexe de faire des ourlets à la recouvreuse. Je suis disciplinée (quand ça m’arrange). Sur le patron, c’est écrit : on fait des bandes, Je fais des bandes. J’ai vraiment galéré et j’ai du redécoupé ce que j’ai pu pour obtenir une dimension correcte aux poignets (évidemment, il ne me restait que très peu de tissu après le découpage des pièces principales *rires*).

Les coutures des bandes des poignets ne sont pas du tout en face de la couture des manches.

La bande qui finit le bas du sweat le rétrécit un peu vers le bas.

Sweat évidence un peu serré

Je ne sais pas si on s’en rend compte dans le fit général, mais je le sens quand je le porte.

Et puis, le changement le plus évident est le col. J’ai tenté d’assembler la bande d’encolure prévue dans le patron et il a fallu forcer un peu parce qu’il y avait pas mal d’embu. A force de tirer, j’ai pété une aiguille. Alors sachant que la marque de ma surjeteuse est Babylock, ça m’a secouée (première fois que j’ai cassé une aiguille de surjeteuse !) Du coup, j’ai recoupé le col, qui est en deux parties (je vous avais dis qu’il me restait très peu de chutes ?) et je l’ai cousu un peu comme j’ai pu. Résultat, il se tient tout droit.

Sweat évidence col

C’est pour cela que je lui trouve un petit air rétro. Cela dit, je l’aime beaucoup. C’est un patron tellement confortable !

Sweat évidence manches

Le confort des manches kimonos !! Et vous voyez, j’ai eu un souci parce que les manches sont un peu courtes. Ce que je n’avais pas sur ma robe. En tout cas, il fait le job. Il est douillet et bien chaud et c’est ce que je lui demandais. En plus, j’ai craqué sur la couleur du tissu et finalement, c’est elle que j’ai acheté. Il aurait pu être mieux, sans aucun doute, mais il aurait pu être pire.

Allez, une dernière !

Sweat évidence de profil

 

Bilan :

Techniques : Est-ce que redessiner à la diable des bandes de finitions est une technique ?

Confort : Tellement douillet !

Style : Tellement douillet ! Et la couleur me va bien et je l’aime beaucoup.

Economie : 10 euros le mètre et j’ai du utiliser 140 cm, mais sur une laize de 160 cm. Donc, 15 euros.

Finitions : Maladroites. C’est clair. Par contre, la couture de ce sweat a été super simple et très rapide. Finalement, ce qui a été le plus long, a été de réfléchir sur « comment finir mon sweat avec des bandes de finitions non étirables ». Par contre, je le referai c’est sûr. Avec un bon tissu, ça sera top, top, top !

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Mon défi Burda #1

J’ai décidé de me lancer dans un défi Burda organisé par Zélie Décousue. Tous les premiers du mois, il faut poster un vêtement d’un magazine Burda. J’ai entendu parler de ce défi à longueur des podcasts de Sandrine, alias SB Créations J’ai estimé que faire ce petit challenge était possible et me motiverait tout au long de l’année.

Cela fait quelques temps que je réfléchis beaucoup sur le magazine Burda. C’est compliqué, les instructions peuvent me rendre perplexe, mais je couds depuis quelques années déjà et j’ai moins peur. Et puis les modèles tombent parfaitement sur moi. Je suis rarement déçue et j’ai très peu de retouches à faire mise à part la longueur. Mine de rien, c’est agréable de ne pas devoir faire systématiquement des ajustements.

Je voulais commencé dès le mois de septembre, mais je n’avais pas terminé mon projet, à cause d’une rentrée sur les chapeaux de roues. Alors, je me suis décidée pour poster le 1er octobre 2018. Je suis partie sur un vêtement sûr, mon short Burda, que j’avais déjà cousu ici. Je pensais honnêtement que cela allait rouler tout seul et bien non. J’ai moins bien compris les explications la deuxième fois que la première. Que voulez-vous ! Enfin le voilà, dans un superbe satin de coton de l’Atelier de la Création. C’est le tissu de ma robe Arum. Il m’en restait suffisamment pour un deuxième projet.

 

Je suis toujours aussi fan de la couleur et surtout du confort absolu et de la qualité de ce tissu. J’ai quand même modifié quelques petites choses. J’ai enlevé le lien. Dans mon précédent bermuda, je l’ai cousu et je m’en serre assez peu. Ici, je n’avais plus assez de tissu et comme il ne m’empêche pas de porter mon short… Le montage de la ceinture s’en est trouvé simplifié du coup. Je l’ai pliée en deux dans la longueur, cousu les petits bords et assemblée. J’ai raccourci le vêtement pour qu’il m’arrive au-dessus du genou. Je voulais un short un peu long ou un bermuda un peu court, n’en ayant pas dans ma garde-robe. Je ne sais pas s’il est censé se porter large mais en tout, c’est comme ça que je le porte moi ! En plus, l’élasthane le rend vraiment vraiment confortable.

 

Short Burda général

Short Burda derrière

Il y a un pli dans le dos, mais ça passe.

C’est le prix à payer pour un vêtement loin du corps. 

 

 

Short Burda de profil

La taille de devant s’abaisse. Je n’avais pas remarqué ça avant les photos. 

 

Short Burda mains dans les poches

 

Les poches, surpiquées sur le devant,

petit détail que j’ai beaucoup aimé sur mes deux versions. 

J’ai quand même fait une grosse boulette sur ce short. J’ai coupé les devants un par un. Mais sans retourner le patron. Il a fallu que je coupe et rajoute un morceau discrètement à l’intérieur de la jambe. Il ne se voit presque pas. Mais j’ai été à deux doigts de tout ficher à la poubelle. Evidemment, j’ai fini ce projet au moment où il fait à nouveau frais sur Lyon. Tant pis, je le ressortirai avec plaisir l’été prochain.

 

Bilan :

Techniques : A nouveau la braguette. C’est toujours aussi simple !

Confort : Crapuleux. Je ne le sens pas sur moi.

Style : Un peu trop large, un peu trop loose… Peut-être pas le vêtement le plus élégant de ma garde-robe mais pour l’été, aller en montagne, à la campagne ou traîner en ville, il ira très bien et j’adore toujours autant la couleur.

Economie : Il s’agit d’un reste de tissu, un grand reste, cela dit. Je dirai, environ une vingtaine d’euros. Zip compris. Ca reste plus que correct.

Finitions : Pas très jolies. Il a fallut que je couse une agrafe à la main et que je bricole pour fermer la couture. Je peux nettement faire mieux.

Couture

Arum. La déception.

Cela faisait un certain temps que je louchais sur la robe Arum de Deer and Doe. Quand je dis, un certain temps, c’est sûr puisque je parle ici de mes débuts en couture. Je me disais que j’étais bien bête d’essayer de coudre des vêtements compliqués alors que cette robe était facile et surtout jolie. J’ai mis du temps, mais j’ai acheté à l’Atelier de la Création un superbe satin de coton, avec un peu d’élasthane et d’une couleur à tomber ! Un rose framboise profond, somptueux. J’ai aussi acheté le patron de la robe d’occasion. Je voulais une jolie robe pour reprendre le travail, alors je me suis dis : combo gagnant.

Tellement jolie, des découpes superbes, et quand vous allez sur Instagram ou la blogo, je peux vous garantir que vous ne trouverez que de très belles cousettes. Donc je pose la question, solennellement : Que c’est-il passé, nom de nom ??? J’avais de si grands espoirs sur cette robe !

J’ai sélectionné avec soin ma taille en me basant sur les mesures du vêtement fini et j’ai sélectionné une taille 44. J’ai rallongé la robe pour qu’elle m’arrive aux genou, j’ai légèrement allongé le buste pour que les découpes princesses aillent bien, bref… ça m’a pris du temps mine de rien ! Voilà le résultat :

Robe Arume rouge fit général

Voilà le fit général. 

Robe Arum rouge de dos

Le dos, qui va bien.

 

Je ne ressemble pas à grand-chose dans cette robe. Le dos va à peu près, le devant, pas du tout ! Il est informe et les choses ont empiré lorsque j’ai décidé de faire un essayage. Impossible de passer les bras. Attention, je ne dis pas que je ne pliais pas les bras, j’ai dis que je ne passais pas les bras dans les manches. Donc, forcément, la robe n’était pas portable. J’ai réfléchi, me suis demandés si je devais ôter les manches. Puis j’ai décidé de rogner sur les marges de coutures. Dieu merci, chez Deer and Doe, elles sont de 1,5cm. J’ai cousu en laissant 0,5cm de marge, c’est peu. Mais du coup, plus de souci pour passer les manches, n’est-ce pas ? On voit bien que je porte la robe.

Par contre, coudre sur les marges de couture a engendré d’autres soucis : le moins grave, ça m’a donnée d’horribles finitions. J’ai pourtant réglé ma surjeteuse sur le surjet le plus étroit, mais ça a été compliqué. Or désormais, ne pas faire de jolies finitions me donne le sentiment d’avoir rater mon vêtement. Le souci le plus grave est que mes modifications ont déformé l’encolure. Et bien sûr, je ne suis pas suffisamment expérimentée pour avoir anticiper ce qui suit : la parmenture n’allait plus sur l’encolure et je me suis retrouvée avec de l’embu. Que je n’ai pas su gérer, soyons honnête. Je n’ai même pas su d’où venait ce surplus de tissu. C’est après avoir tout cousu, vu que c’était laid, que je me suis posée pour réfléchir un peu sur cette encolure.

Surtout que… dans le livret d’explications, il était noté que l’on pouvait soit finir avec une parmenture, soit finir avec un biais. Je préfère de beaucoup la finition avec un biais. J’ai fouillé dans mes chutes, trouvé un tissu plus clair et fin, fabriqué mon biais et posé. Impossible de poser correctement mon biais. Quand ça veut pas, ça veut pas. Du coup, voulant finir la robe avant de partir en vacances, j’ai rageusement découpé ma parmenture, thermocollée, assemblée et cousu.

 

Robe Arum rouge de face

Petit zoom sur l’encolure.

 

Bilan :

Techniques : Il aurait fallu que je sache comment élargir des manches kimonos… Je ne savais pas. Ca se voit !

Confort : Je ne peux rien dire car je n ‘ai pas porté la robe.

Style : Elle ne ressemble à rien sur moi. Un sac. Et ça ne peut pas rendre justice au patron.

Economie : 12 euros de patrons et 30 euros de tissu. J’ai remarqué que je loupe toujours les vêtements que je couds dans les tissus les plus chers.

Finitions : Simplement surjetée. Ourlet à la machine. Je ne suis pas tellement contente avec mes finitions.

Couture

Une (grosse) floraison

Ah, y a de la fleu-fleur. Et de la bien voyante… Depuis mes débuts en couture, je suis assez mal à l’aise avec les tissus imprimés. Je les trouve voyants et je ne suis pas sûre de les assumer au quotidien. Je couds essentiellement de la rayure pour le challenge des raccords, mais depuis quelques temps, je ne sais pas, peut-être suis-je plus sûre de moi ? J’ai envie de tenter les motifs. Au marché des tissus, j’ai acheté des jerseys à motifs et j’adore les porter. C’est au même endroit que j’ai trouvé ce coupon. J’ai été sans force devant le prix (pour le coup, il n’était pas très cher). Je me suis dis que le fond gris lui donnait un côté neutre. J’aime le rouge et j’ai trouvé que les coquelicots lui donnaient un air estival. Je voulais me coudre deux plantains dedans et puis j’ai décidé de tenter le coup de la robe plantain. Tout le monde l’a cousue et le tuto est sur le site de Deer and Doe. Je n’en ai pas fait une robe baby-doll, parce que je ne trouve pas que cette forme m’avantage. J’ai donc juste abaissé la ligne de taille en me basant sur la Indis. La jupe a été formée avec deux rectangles et j’ai froncé à l’aide du framilastic.

Petit aparté à ce sujet. J’ai tenté les fronces avec le différentiel de ma surjeteuse, ça a été un gros échec. Le framilastic a parfaitement rempli sa fonction. Par contre, j’ai commis une erreur bête. Je l’ai posé au jugé. Si c’était à refaire, je mettrai des repères à chaque quart de tissu pour mieux répartir les fronces. Là, elles sont réparties au petit bonheur la chance. J’ai justement eu de la chance, ça ne se voit pas trop et finalement le résultat ne paraît pas trop irrégulier.

Robe plantain coquelicots

La forme  générale

Robe plantain coquelicots les fronces

Les coquelicots sont énooormes. Mais je les trouve très beaux. 

Robe plantain coquelicots de dos

Le dos. Je n’ai fais aucun raccord. 

Robe plantain coquelicots fit général

Être à l’aise, c’est important. 

Robe plantain coquelicots tissu

La taille est basse, à savoir en-dessous de ma taille naturelle. 

Robe plantain coquelicots encolure

Encolure remontée de 2,5cm.

 

Bilan :

Techniques : Faire des fronces sur du jersey en me servant de Framilastic. Pas si évident.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’aime ce genre de robe et les fleurs ne jurent pas pour l’été. Je suis toujours partie de mon patron plantain avec l’encolure modifiée.

Economie : Patron gratuit et 12€ de tissu.

Finitions: Surjeteuse et recouvreuse. Impec’

Et vous ? Vous osez l’imprimé, la couleur ? Vous osez plus depuis que vous cousez, ou pas ?

 

Couture

Plantains divers et variés !

Comme le titre de l’article l’annonce, voici mes plantains d’été. J’ai constaté un cruel manque de petits tee-shirts jolis dans ma garde-robe. Lorsque l’on coud, voilà un souci qui peut se régler facilement. Parmi tous les tee-shirts sortis ces derniers temps parmi les marques de patron, je reste fidèle au plantain de Deer&Doe. Ce patron, je crois que tout le monde l’a cousu. En tout cas, il a été le premier vêtement maille que j’ai cousu. Je l’aime beaucoup et je décline à l’infini: manches courtes, longues, 3/4… le seul petit inconvénient est l’encolure que je trouve un peu trop basse pour moi, qui aime les vêtements travail-compatible. Qu’à cela ne tienne, j’ai remonté le point le plus bas de l’encolure de 2,5cm et l’ai redessinée au jugé. En m’efforçant de respecter l’arrondi. Pour pouvoir coudre la bande d’encolure, il fallait que je la raccourcisse. Pour cela, j’ai calculé en pourcentage. La bande de finition fait 88% de l’encolure. Donc, j’ai réduit la nouvelle bande de façon à ce qu’elle mesure 88% de l’encolure remontée. Ca a plutôt bien marché et je vous présente le résultat.

 

Plantain Pissenlits

Plantain de jersey de coton gris (marché des tissus de Lyon, 10€/m)

Plantain vert

Plantain de jersey de coton vert (marché des tissus de Lyon, 10€/m)

Plantain viscose violet face

Jersey de viscose acheté lors d’un vide-atelier (2€ le coupon). Ce plantain m’a servie de toile pour la modification de l’encolure.

Plantain viscose violet de dos

Il y avait suffisamment de ce jersey pour que je couse 2 plantains. Finalement, je trouve le jersey de viscose très agréable à porter au quotidien. Très léger, il a passé l’épreuve canicule sans problème

 

Bilan :

Techniques : Raccourcir une bande d’encolure élastique. Pour faire ce travail à la chaîne (j’ai cousu tous mes plantains à la suite), je me suis servie de ma merveilleuse Ovation de Babylock. Y a pas à dire, une recouvreuse, c’est bien pratique quand même.

Confort : Idéal. Et puis j’aime le jersey de coton même si finalement, le jersey de viscose est très agréable. Je précise qu’il s’agit ici de « l’ancienne » version. C’est à dire avec des marges comprises de 1,5cm. Même si j’ai coupé une taille 38, j’ai utilisé des marges de 6,5mm.

Style : Idéal pour l’été. Près du corps et s’évasant sur les hanches, tout ce qu’il me faut.

Economie : Le marché aux tissus de Lyon était cher, 10 euros le mètre de jersey. Bref, j’ai économisé les frais de port.

Finitions: Il faut que je trouve une aiguille à laine en métal pour pouvoir bien rentrer mes fils de surjet. J’ai renforcé mes coutures épaules soit avec de la laminette, soit avec une sorte de renfort (je ne sais pas ce que c’est : couleur blanche et non élastiqué).

Couture

Robe Indis, robe chouchou…

Voici ma jolie robe d’été cousue dans une superbe viscose d’Atelier Brunette. Il s’agit du modèle Indis d’Urban Fairy Patterns. Je suis fan, fan d’Elsa que j’ai connu grâce à sa chaîne de couture sur YouTube. Elle a été la première à lancer des podcasts de couture et puis ensuite, elle a diversifié ses vidéos en enregistrant des trucs et astuces, que je trouve très pédagogique. Ensuite, elle a lancé sa marque de patron. Petit à petit, il y en a de plus en plus. Il y a au moins un an, elle a lancé un patron de robe Indis parfaite pour l’été. J’ai tout de suite craqué sur ce modèle que j’ai mis plus d’un an à coudre. Je vous le présente ici.

Indis de face

Il s’agit d’une robe de forme loose, avec de multiples possibilités de longueur de manches, 3/4, longues, de forme de jupes : demi-cercles, froncés. On peut aussi raccourcir la robe pour en faire une blouse avec une basque. Moi, je voulais une robe d’été que je pouvais porter pendant les grosses chaleurs, donc, pas trop prêt du corps, mais qui reste quand même un peu élégante. Normalement, la robe se coud avec une lavallière, mais je l’ai ôté parce qu’il s’agit ici d’une première version.

En plus, j’étais tombée en amour avec la collection d’été d’Atelier Brunette, Moonstone Pink. Je l’ai achetée chez Lil Weasel et je voyais bien une robe Indis dans ce tissu. Bref, du coup, comme je voulais ce tissu je l’ai acheté, mais c’est une viscose cher. Très cher, par rapport à mon budget habituel. Du coup, j’ai acheté le métrage pour une version sans lavallière, avec la jupe froncée, la robe la moins gourmande en tissu et la moins coûteuse du coup.

Indis de dos

Ici, vous voyez la robe de dos. Je l’ai enfilée et j’ai fais les photos dans la foulée. Comme vous pouvez le constater, la viscose se froisse, ce qui est normal, car c’est de la viscose, mais par contre, je ne trouve pas qu’elle se froisse plus qu’une autre. Après, je ne suis pas experte dans la couture de la viscose, ce n’est pas ma matière préférée. Par contre, pour celle-là, j’ai trouvé la matière incroyablement facile à coudre. A la fois épaisse et fluide. Avec un tombé juste parfait. Elle s’est coupée et cousue comme un rêve.

Indis de profil

Ici, il s’agit d’une photo de profil. La forme reste large mais pas complètement informe. Je ne voulais pas une forme trop loose, je ne suis pas sûre que ça aille à ma morphologie. Je me suis donc basée sur les mesures du vêtement fini et j’ai coupé une taille 42 au lieu de mon 44 habituel qui correspondait aux mesures de base. Et je ne le regrette pas, La robe reste seyante pour ma part tout en étant très confortable. Je l’ai portée un jour de fortes chaleurs, elle est validée.

Un petit mot sur le patron. Comme tous ceux d’Urban Fairy Patterns, c’est un bonheur à coudre car tout est prévu pour les ajustements. les lignes de longueurs sont clairement établies et les longueurs à rajouter aussi. C’est suffisamment rare pour le souligner

 

Bilan :

Techniques : Aucune. De la couture bonheur, sans rien changer. Le patron est nickel.

Confort : Pyjama secret !

Style : Idéal pour l’été. Mais je n’exclue pas de la recoudre pour la demi-saison.

Economie : 13,9 euros de patrons et 39,8 euros de tissu. Je pense qu’il s’agit de la robe la plus cher que j’ai jamais réalisé.

Finitions: Simplement surjetée. Ourlet à la machine.

 

 

Couture

Do you speak Burda ?

Il y a longtemps, très longtemps… non, il y a deux ans en vérité, j’ai mis au rebut un pantacourt en lin, de couleur naturelle. Il a vécu sa vie et m’a rendue de grands services en étant léger pendant les grosses chaleurs, en étant d’une couleur qui aille avec toutes les autres. Mais il est mort de sa belle mort, troué et usé jusqu’à la trame et au-delà. L’an dernier, il a fallu faire sans. Je n’étais pas motivée pour coudre une quelconque garde-robe d’été (je rappelle qu’il faisait 38 degrés à Lyon).

 Etant un bourreau de l’éducation nationale prof, les mois de juillet et d’août sont des mois de vacances où je traîne en vieux tee-shirt et vieux shorts usés, à la maison, à la campagne… Vous voyez bien pourquoi la couture d’été ne me motivait pas. Je vais même avouer que je n’achète presque jamais Burda des mois de juin à septembre. C’est dire ! Et puis, je ne sais pas pourquoi, cette année, la motivation est venue. Aurai-je des envies de style ? De mode ? Moi-même je suis choquée ! Me voilà donc exhumant mon seul et unique Burda d’été, soit celui de juillet 2016, acheté et jamais vraiment lu. Là, je tombe en arrêt sur le modèle 107-108. Soit un bermuda/short. Coup de foudre total ! En plus, expliqué en workshop. Ca m’a rassurée parce que parfois, les explications de Burda sont assez obscures. Il paraît que c’est un langage spécial et qu’il faut savoir le décrypter. Alors, vous, do you speak Burda couramment ?

Pour aller avec ce bermuda rêvé, justement, dans mon stock, vient d’entrer à l’insu de mon plein gré, un peu de lin fin, d’une couleur appelée bleu chinois, soit un très joli bleu foncé. Je l’ai acheté sur la boutique l’étoffe des héros. Les planètes sont alignées, non ? Il m’a quand même fallu un après-midi pour recopier le patron. Pourtant, comme le vêtement est proposé en workshop (soit un cours illustré), le patron apparaît en rose et doit donc être plus facile à recopier. Lolilol ! Si vous me permettez. J’ai terminé les bras en l’air, à tenter de recopier avec le plus d’exactitude possible le patron appliqué sur une fenêtre tellement il y avait des lignes partout qui se coupaient et se croisaient. On va dire que coudre permet de faire de l’exercice, n’est-ce pas ? Puis j’ai coupé mon tissu. Un des coupons faisait 1,3m mais je pense que le lin rétrécit vraiment au lavage parce que normalement, j’aurai eu de la marge, là, c’est rentré tout juste et j’ai du découper les doublures des poches dans un reste de seersucker bleu et blanc.

Je vous laisse avec des photos de face et de dos (on voit bien que je commence à me voûter). Les couleurs ne ressortent absolument pas. J’en ai fais plusieurs avec des éclairages différents mais ça ne donne rien. Du coup, je pense qu’il va me falloir investir dans des luminaires spécifiques. Je verrai à la rentrée. Mais je poste quand même ces photos pour que vous puissiez voir le fit. Je n’ai pas repassé le vêtement non plus parce que le lin se froisse mais le tombé reste très joli, je trouve.

Bermuda lin bleu face

(je viens de voir que j’ai oublié de couper un fil qui dépasse, vous m’excuserez)

 

Bermuda lin bleu dos

Rien à dire sur la couture. Elle a été très rapide et surtout archi simple. Je ne sais pas si c’est parce que le bermuda est noté 2 étoiles et demi, ou parce que je suis plus douée, mais j’ai tout compris et j’ai tout réussi. Une mention spéciale pour le montage de braguette expliqué par Burda. Très très simple, bien plus simple que pour le pantalon kaki de Modes et Travaux. J’en ai été épatée.

Je dois avouer que ce bermuda a été une couture-plaisir. Vous voyez, comme quand vous cousez que tout tombe bien. Les coutures sont simples, tout s’emboîte à la perfection et quand vous passez le vêtement, aucun ajustement n’est à faire. Je dois avouer que j’ai peu cousu de patrons Burda, mais à chaque fois, le vêtement est toujours bien tombé sans aucun ajustement à part la longueur des ourlets. Donc, oui, recopier Burda est fastidieux, parfois les explications sont obscures, mais en même temps, je gagne du temps car je n’ai jamais du modifier mon patron. Certains autres patrons me demandent presqu’une demi-journée de travail entre le décalquage et modifications. J’ai choisi la taille 44 qui correspond au tableau des mesures, je n’ai pas de regret car je déteste être serrée à la taille et j’aime être confortable dans mes vêtements surtout eux d’été. Par contre, j’ai eu un petit moment de frayeur. Je termine mes surjets en les brûlant. D’habitude, le fil de polyester s’enflamme et s’éteint rapidement. Et bien pas là, sous mes yeux stupéfaits, j’ai vu mon lin s’enflammer et brûler, heureusement sur les marges de couture. Je dois avouer que j’en suis rester bête. Je regardais le lin brûler, fascinée. Jusqu’à ce que je reprenne mes esprits éteigne le feu. Et j’ai eu de la chance, je l’ai brûlé sur ma planche à repasser ignifugée. Donc, il faut que je trouve un moyen aussi simple pour finir les surjets. Je trouve assez galère de rentrer les fils avec une grosses aiguille.

Lin brûlé

 

Bilan :

Techniques : La pose si simple de la braguette, la couture astucieuse des passants de ceinture.

Confort : Hyper confortable. Je deviens accro aux vêtements faits sur mesure. Je rajouterai que les patrons Burda sont ceux qui me demandent le moins de travail : aucun ajustement à faire, à part la longueur pour certain. Ici rien de rien. Le modèle est fait pour une stature de 1,68m. J’ai juste rallongé les jambes de 3cm. Et vous pouvez le voir, il n’est pas trop court.

Style : Tellement intemporel pour l’été. Très bien adapté pour les grosses chaleurs grâce au lin. Il se porte en ville comme en vacances à la campagne. Je suis ravie.

Economie : 1,3m de lin à 15euros, un zip à 3 euros. Je ne compte pas le patron qui fait parti d’un magazine. Le Bermuda me revient donc à 18 euros.

Couture

Pantalon lin kaki de chez Modes et Travaux

Dans ma (longue) liste d’Everest personnel, il y avait le pantalon et la braguette. C’est à l’occasion de la sortie d’un hors-série Modes et Travaux (je crois celui de mai, à vérifier, mais le magazine a fait le tour de la blogo couture) que j’ai eu le coup de foudre pour le pantalon. Et en plus, ce projet me permettait de liquider un coupon de lin kaki acheté il y a 2 ans environ, lorsque je débutais la couture et que j’avais programmé un voyage à Paris spécialement pour aller aux coupons de Saint-Pierre (véridique). Bon, j’avais aussi embarqué une copine dans l’histoire et on avait passé deux bons jours. Par contre, j’ai bien fais de décatir mon tissu parce que lin rétrécit pas mal et tout mon coupon y est passé.

Déjà, à l’époque, je rêvais d’un pantalon en lin. Je trouve que c’est une matière parfaite pour les grosses chaleurs. Ici, ce lin est un peu épais. Je l’ai déjà porté mais plutôt en soirée et il sera parfait pour la demi-saison.

Bref, voilà la bête :

Pantalon lin kaki face

L’originalité du modèle vient du lien à nouer devant et des grosses fronces au-dessus d’icelle (le lin se froisse, la preuve en image ci-dessus).

Je n’ai pas eu de difficultés majeurs lors de la cousette de ce pantalon et très peu d’ajustements. Par contre, j’ai juste eu des surprises : il y a un petit souci dans les mesures de la parmenture de la ceinture, il a fallu que je rajoute deux petites bandes de tissus sur les côtés, sinon, il y avait un manque. Et je ne pense pas que c’était volontaire.

Une autre surprise : la ceinture. Il a fallu que j’enlève près de 8 cm de largeur, sinon, elle ne passait pas par les passants. Enfin, au sujet des-dits passants, les instructions sont… lacunaires. « Coudre à 1,5cm, couper les surplus, retourner ». Impossible. Du coup, j’ai juste plié en deux, replié vers le milieu les bords et fait deux surpiqûres. Là, j’ai eu mes passants. Mais je me suis énervée pas mal. J’ai tenté le retourne-biais, l’épingle à nourrice, attacher un fil… rien. Je pense que ces deux petits détails n’auraient posé aucune difficulté avec un tissu plus fluide, mais le pantalon présenté dans le magazine est EN LIN, comment ont-ils fait ?

Pantalon lin kaki en pied

Il est hyper confortable et j’y suis bien à l’aise. Par contre, il faut bien placer la ceinture (je ne suis pas sûre d’y arriver complètement, d’ailleurs !). Parce que sinon, ça donne un pantalon sous la poitrine (genre Papi).

Pantalon lin kaki ceinture remontée

Bilan :

Techniques : La pose de la braguette (j’ai eu de l’aide et je ne suis même pas sûre d’avoir vraiment compris, à voir dans le futur). J’ai fais quelques points à la main pour fixer la parementure.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’adore le lin, j’adore le kaki, j’adore les pantalons larges. Peu importe si cette forme loose est peu flatteuse, je trouve que ce pantalon est à la fois cosy et pas trop casual.

Economie : Euh, le magazine 8,90 euros pour plein de patrons, 3m de lin à 15 euros. La braguette, 1,8 euros, donc prix imbattable.

Couture

Robe Clarisse et bilan couture…

Oui les deux sont liés. Attention, pavé !

J’ai eu un vrai coup de foudre pour la robe Clarisse de Chez Machine en regardant le podcast de Lise Tailor. La robe présentée était magnifique et je l’ai tout de suite imaginée en double-gaze. J’adore ce tissu. Ce n’est pas si difficile à coudre et c’est surtout très agréable à porter. Ici, c’est une double-gaze de Cousette. Il s’agit d’un échange et je tiens à souligner la gentillesse et le professionnalisme de cette boutique en ligne. En effet, j’avais commandé une superbe viscose, que je n’ai jamais reçu suite à un vol en boîte aux lettres. Et oui, nos boîte aux lettres sont régulièrement visitées et pillées, tout le quartier le savait, sauf moi, bon maintenant, moi aussi je le sais. Cousette a gentiment proposé un avoir parce que le tissu n’était plus en stock (j’avais la rage contre mon voleur, non, en fait, je crois que j’ai toujours la rage contre lui !). J’ai un peu laissé traîné mais lorsque les nouveautés pour l’été sont arrivées, j’ai été sans force devant cette couleur. Et quand j’ai reçu le tissu, j’étais encore plus contente. Seul mini-souci, il est un peu transparent, mais pas de souci, parce que mon patron désignée, la robe Clarisse, est doublée, du moins son haut.

Le tissu et le retour du soleil m’ont vraiment motivée à me bouger pour coudre ma jolie robe. J’ai donc imprimé le patron, je l’ai assemblé et j’ai procédé à des ajustements. Je mesure 1m74 et je voulais que la robe tombe correctement. J’ai mis une demi-journée pour faire les modifications. Et encore, impossible de savoir la stature du patron. Ce n’est pas dans le livret et je n’ai pas trouvé l’information sur le site. Donc, j’ai fais un peu au jugé. Le lendemain, je me suis fiée au tableau des mesures et j’ai coupé une taille 44. La seule chose que j’ai modifié c’est la largeur des manches, maintenant je ne prends plus de risque. J’ai commencé à coudre le haut et la doublure. Les découpes princesses et les pinces tombaient plutôt bien, tant mieux.

Par hasard, lors de l’atelier pour coudre mon gilet Complicité, j’ai rencontré la prof de couture qui officie au magasin. Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un bon ressenti et j’ai pris rendez-vous pour qu’elle m’explique enfin comment poser un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. Je suis arrivée avec ma robe pour un cours d’une durée de 2h et je suis restée la journée. La prof m’a tout fait découdre, recoudre, surjeter au fur et à mesure, m’a expliquée le montage d’une robe et comment coudre un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. C’était long. Mais voilà le résultat.

Clarisse devantClarisse côté

Douche froide ! En enfilant la robe pour la première fois, j’ai trouvé un je-ne-sais-quoi qui n’allait pas. Tout simplement je trouve que la robe ne me va pas. Elle ne me convient pas. Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. La robe est belle, elle est bien finie, le tissu est sensationnel, mais non, ça ne va pas. Je flotte dans le haut de la robe, l’encolure n’est pas plaquée et selon mes mouvements, on peut voir ma bretelle de soutien-gorge. A l’inverse, la robe me moulerait presque au niveau du ventre et de la taille (alors que j’ai fais très attention à ces mesures parce que quand on a du ventre comme moi, on s’efforce de ne pas le mouler).

Clarisse mains dans les poches

Et puis, je ne sais pas, la jupe, pourtant évasée comme j’aime, ne me va pas tellement non plus. Est-ce la double gaze ? Mais pourtant, c’est un tissu plutôt mou…

Clarisse forme de la jupe

Cette robe m’a énormément fait réfléchir à ma façon de coudre. Enfin surtout sur ma manière d’acheter des patrons. Ah et sinon, après deux mauvaises expériences,  finalement j’ai repris des cours de couture. Cet hiver, j’avais l’impression de ne rien apprendre de plus en couture, d’être maladroite, de faire des erreurs bêtes et je commençais à perdre confiance en moi. Là j’étais très contente d’avoir une prof pour me guider. Sincèrement. J’ai eu l’impression de progresser. Si jamais j’avais du coudre cette robe toute seule, je pense que j’aurai vraiment eu du mal, tant j’ai décousu/recousu. Certaines des explications n’étaient pas très claires pour moi.

Là où je pense vraiment m’être améliorée, ce sont les finitions. Ma prof a été intransigeante sur les finitions. Je me suis souvenue quand je débutais : les finitions avaient si peu d’importantes… Elles me faisaient perdre du temps pour finir mon vêtement. Alors qu’aujourd’hui, ce qui m’importe le plus, justement, ce sont les finitions. J’ai appris à les apprécier. Elles rendent le vêtement plus joli et plus durable. Et là, je vois bien que j’ai changé ma manière de coudre. Allez, je vais avoir l’audace de prétendre que j’ai progressé et du coup, bon bilan !

Clarisse intérieur

Et là, vous pouvez remarquer que j’ai fais les ajustements pour la robe et que j’ai oublié la doublure. Boulet !

Clarisse doublure haut

Le rendu est quand même plus joli

 

Clarisse doublure emmanchures

J’ai cousu la doublure aux emmanchures à la main. Avec des vrais points solides et jolis. j’étais fière. Et j’ai aussi cousu la doublure au zip de cette façon.

Clarisse doublure haut zip

Rendu impec’

 

Bilan :

Techniques : Coudre un zip invisible, coudre des jolis point à la main, surjeter en rond, arrêter un surjet, monter une robe…

Confort : La double-gaze est toujours aussi confortable à porter. L’encolure est trop lâche, la taille me serre, surtout vers la fin de la journée.

Style : euh, non, vraiment pas. Ce n’est pas une robe pour moi.

Economie : J’ai acheté le patron pour 9€ et j’ai commandé 2 mètres de double-gaze (il m’en reste un peu, pas de quoi faire un haut cependant) 29€, je crois que le zip valait 3€, cela met la robe à 41 euros.

Couture

Un gilet complicité.

J’ai essayé de trouver un jeu de mot, mais non, restons simple et limpide. J’ai cousu un gilet Complicité des Bobines Patterns. Je ne vais pas à nouveau vous faire l’article de cette toute jeune marque de patrons, mais allez, je le dis et je le redis, j’adore cette marque pour leur philosophie : des patrons qui vont à toutes, simples à faire, confortables mais quand même stylés. En plus, les deux filles derrière sont justes adorables, je les apprécie beaucoup.

J’ai participé à un atelier couture qui aurait du avoir lieu en mars, je crois. Et là, impossible de maintenir l’atelier parce que dans leurs montagnes, il s’est juste mis à neiger 40 cm en moins de 2 heures. Du coup, l’atelier a été repoussé fin avril, et voilà ce que j’ai cousu : un gilet.

J’adore les gilets mais lui, il est parfait : longueur, top, col châle, top, joli arrondi, top, super simple à coudre même avec un tissu aussi improbable que le mien. Je l’ai acheté en Janvier 2018 à la vente Agnès B, donc 5€ le mètre, j’en ai pris deux. Jusqu’ici tout va bien. Le fait qu’il soit archi-brillant-doré, ne m’a même pas arrêtée, je devais planer à ce moment-là. Une fois arrivée à l’atelier, le tissu m’a fait mal aux yeux, je ne suis pas sûre d’assumer complètement. Mais bon, je n’avais que cette maille sous la main, alors quand faut y aller… Le gros souci a été de découvrir que ma laize n’était pas à 140, mais à 120 et il a fallu tout le talent de la prof pour finalement trouver de quoi finir mes découpes.

Gilet Complicité

Une fois le patron et le tissu découpés, comment dire… le gilet s’est cousu en moins d’une heure. Et en plus, j’ai testé une recouvreuse pour faire l’ourlet, j’en veux une maintenant !

Gilet Complicité les années 80

Et voilà le détail que j’adore : les manches, aucun embu, parfaitement ajustées mais avec la possibilité de porter quelque chose dessous, tout en restant hyper confortable !

Gilet Complicité les manches

Bilan :

Techniques : je cherche… L’ourlet à la recouvreuse, ça compte ? Ah si, j’ai aussi utilisé du fil mousse pour le boucleur supérieur de la sujeteuse, ça change quand même la régularité du surjet.

Confort : Bien sûr ! Un autre doudou secret vient de rejoindre ma garde-robe ! Le tissu gratte un peu à cause de tout le brillant mais pas de beaucoup.

Style : J’adore ! Je n’attends que le marché aux tissus pour trouver du jersey et de la maille et en recoudre tout plein d’autres de différentes longueurs ! Une des autres stagiaires avaient une maille toute fine et légère parfaite pour l’été

Economie : patron compris dans le prix du stage. Tissu 5€ le mètre, j’en avais deux, donc le gilet m’est revenu à 10 euros.