Couture, Podcast

Podcast : La couture et moi, épisode 10

Bonjour, voilà un nouveau podcast audio.

Je vous parle de deux réalisations :

La jupe Salomé de Coralie Bijasson

Basic Three de la Jolie Girafe.

Très bonne écoute !

Episode 10 : La couture et moi, épisode 10. La couture et moi.

Je vous présente mes réalisations couture de janvier 2021. 
  1. Episode 10 : La couture et moi, épisode 10.
  2. Episode 9 : Couture de Décembre 2020 et bonne année 2021 !
  3. Episode 8 : Le retour, la réapparition, la reprise…
  4. Episode 7 : Bilan de l'année 2019.
  5. La couture et moi. (Trailer)
Blog, Couture

Veste Serra.

Il me semble que c’est pendant l’été 2019 que nous avons décidé de coudre la veste Serra. quand je dis « nous », je veux dire les filles du café couture et moi. J’ai des manteaux pour l’hiver et j’aime porter une veste légère pendant la demi-saison. Il y a quelques années, j’avais acheté une veste un peu style parka chez H&M. Je l’ai usée jusqu’à la corde (on voit des TROUS dans le tissu et la doublure sort par l’extérieur !) Avec une fierté mal placée de couturière, j’ai affirmé haut et fort que je ne rachèterai pas de veste, je me la coudrai ! J’avais très très envie de coudre le Kelly’s anorak de Closet Core Pattern. En plus, une amie l’avait déjà cousu et nous en avait fait un très bon retour. Affaire pliée.

Finalement, comme vous pouvez le deviner avec le titre de cet article, nous avons choisi un autre patron, la veste Serra de Pauline Alice.

Sur le papier, cette veste a tout pour plaire :

  • son côté versatile : 3 possibilités parka, trench et blouson
  • son côté unisex : pas de pince poitrine
  • son côté confortable : manches raglan.
Veste de face.

Finalement je l’aime bien ma veste mais ce projet fut difficile à mener et ne m’a pas apporté beaucoup de plaisir dans sa confection.

Après l’achat du patron, j’ai rapidement trouvé mon tissu : une gabardine mauve chez Agnès B à 7euros le mètre. J’étais trop contente de la couleur et du prix du tissu… pour la doublure ? Un bemberg gris de mon stock. Pour ma veste, je me suis décidée pour une version A, la parka, mais alors une version rapide sans capuche, sans poche poitrine et sans coulisse à la taille. Toute cette histoire partait bien et puis en fait non. Les premiers retours sur la couture de cette veste furent… mauvais en fait. Beaucoup de bidouillages et pas trop d’explication. Du coup, ma motivation a reçu un gros coup d’arrêt ! La preuve, il a fallu attendre novembre-décembre 2020 pour m’y mettre.

Alors, c’est un patron très complet et cela se voit dans le nombre de planches comprises dans la pochette. Mais comme il n’y a pas de liste des pièces à décalquer… Vous étalez vos feuilles et puis vous décalquer après avoir scruter chaque pièce tracée. Ça prend beaucoup, beaucoup de temps ! Beaucoup (une demi-journée). Les pièces sont nommées en anglais. Je sais que c’est un détail, mais ça m’a agacé.

Une autre demi-journée pour couper le tissu et thermocoller les pièces. Et enfin, après tout ça, je peux commencer à coudre…

En lisant le livret d’explications, on commence les poches. C’est très simple et bien expliquer. Normal, c’est le début. Ensuite, on coud le tissu principal et la doublure. Enfin, on assemble le tout.

Les poches

Tout d’abord la couture des manches raglan. Il y a une pince sur les épaules. La pince est trop courte en tout cas pour moi et donne un vilain bec à l’épaule. En même temps, dans les explications, ce n’est pas indiquer de la coudre en arrondi, lorsque j’ai vu le vilain bec qu’elle formait, j’ai décousu recousu en allongeant la pince et en l’élargissant de 2cm.

J’ai trouvé les explications assez peu convaincantes et il y a des erreurs un peu partout (le col est plus long d’un côté que de l’autre…) Le bidouillage est nécessaire, en particulier pour la couture du zip. Normalement, le zip a une sous-patte et une patte de boutonnage. Impossible de savoir comment coudre tout ça. Je n’ai pas compris les explications données. Ma solution ? Et bien ne pas coudre ni de sous-patte, ni de patte de boutonnage. Du coup, mon zip est visible. Et il mesure 60cm. Si vous regardez bien les photos, il monte sur le col. Or, dans la pochette patron, il y a une erreur de corrigée : au lieu d’un zip de 60cm, il est recommandé d’en prendre un de 70. Je trouve ça bizarre parce que qu’avec une longueur de 70cm, il n’y a pas de place pour coudre l’ourlet du bas.

Veste de profil.
Le bavolet. J’aime beaucoup !

Il y a eu aussi des soucis de repères un peu partout et je ne compte pas faire ici la liste de ces petites contrariétés. Mais je vais vous dire comment ma prof de couture m’a permis de régler ça : on épingle les épaules et on coupe tout ce qui dépasse. Et c’est ce que j’ai fait.

Une fois la veste en tissu principale cousue, il faut coudre la doublure. Pareil, petits soucis/incompréhension/bidouillage… Il y a des pinces d’épaules mais trop petites, il y a un pli d’aisance trop petit aussi (est-il utile ?). La doublure est trop longue et du coup, les revers de manches et de l’ourlet sont trop étroits.

Intérieur très propre.

Si je résume bien, une fois cousu le tissu principal et la doublure, il faut bien finir la veste en assemblant les deux. Et là, le sentiment de solitude revient. Du coup, j’ai décidé de ne pas utiliser le livret d’explication mais le tuto de blog inthemoodforcouture.com (j’espère qu’elle me pardonnera de la nommer dans cet article) et enfin, enfin, j’y suis arrivée.

Revers très petits.

Quelques conseils si vous souhaitez coudre cette veste : lorsque vous allez l’essayer une première fois, ne pas paniquer si la veste paraît trop petite. Une fois la doublure assemblée et les marges de couture dégarnies, tout rentre dans l’ordre.

Les manches raglan paraissent incroyablement longues, il ne faut pas les couper. Pareil, une fois la doublure posée, les manches prennent la bonne longueur. Cela dit, si vous voulez coudre cette veste, pas de souci, mais je vous souhaite de vous faire la main sur une veste mieux expliquée (type le manteau magnesium d’Ivanne S. par exemple).

Bilan 

Techniques : Est-ce que le bidouillage compte comme une technique ?

Confort : La veste est confortable, pas de souci de ce côté-là.

Style : J’aime beaucoup ce style. Normalement, il y aurait du avoir des pressions posées sur cette veste, je n’en ai pas mis vu que je n’étais pas sûre de la finir et de la porter. En fait, pour moi, cette veste est une toile. Parce que je pense la refaire cette veste. Dans longtemps, parce que je suis un peu traumatisée par ma réalisation, donc je vais attendre un moment.

Economie : 4m de tissu à 7€/m = 28euros (et vu comment le tissu bouloche dès l’étape du découpage, ça ne vaut pas plus), le patron pochette = 18€. Le zip est un zip compris dans un pack couture lidl donc il n’a pas coûté cher. Ça fait une veste à 48 euros, c’est assez intéressant. Cela dit, je reste perplexe face à un patron de 18 euros qui a des explications moins claires qu’un magazine Burda à 6,5€.

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Cape Burda, le retour.

Est-ce que vous vous souvenez de ma cape Burda ? Mais siiiii, l’article est !

Une jolie cape dans un superbe drap de laine, avec des grandes poches, une capuche immense et des finitions moches au biais…

Ce n’était pas ma plus grande réussite mais elle valait le coup que je la sauve.

Voici donc la cape Burda 2.0. Ou version 2. Exit la capuche, les finitions moches… Bonjour le col et les fils mousse Madeira.

On le voit ici, je n’ai pas cousu de petite agrafe (la flemme ?) et donc, le col rebique. Je suis vraiment contente de ce col exclusif, patronné uniquement pour moi. Et en tout cas, je préfère un joli col à une capuche inutile. Je ne mets jamais de capuche, j’ai des bonnets et/ou des parapluies. Donc pour moi, elle est inutile ^^

Le col, je l’adore.
L’ampleur.

Le tissu est très beau mais ne marque pas du tout au fer. Cela ne se voit pas, mais j’ai bien repassé cette cape avant les photos et j’ai bien mis une pattemouille et de la vapeur. Le résultat est n’est pas vraiment concluant !

La cape vue de dos et j’aime bien que l’ourlet soit un peu en forme de vaguelette. Cela permet à la cape de bouger alors que le biais l’avait fait se raidir. Le tombé est plus souple.

Impossible de coudre une parmenture pour cacher la couture d’assemblage du col, alors je me suis fendue d’un biais à la main, à point invisible. Et vous voyez bien le surjet 4 fils en gris, qui se fond harmonieusement au tissu. Sur les photos, il apparaît gris, mais la vérité vraie ? Il est mauve. En tout cas, cela m’a rassurée de pouvoir finir la cape comme ça, car j’avais déjà dégarni les marges de couture et j’avais un peu peur de ne pas avoir suffisamment de tissu.

Ici, la couleur est bien rendue. Le point de satin aurait du être bien plus couvrant mais pour cela il aurait fallu utilisé de l’avalon. Sorte de film hydrosoluble qui lisse et rend régulier le point de satin et/ou le roulotté. Sauf que… je me suis posée la question de savoir comment me débarrasser du film car qui dit hydrosoluble, dit forcément trempage dans l’eau. Or, je ne suis pas fan de plonger un tissu de cette qualité dans de l’eau. Sachant que la laine est surtout nettoyée à sec. Bien sûr, mon essai sur une chute était parfait, le point était bien plus couvrant. Je pense que j’ai été un peu anxieuse à l’idée de faire cette finition, après tout, cela pouvait ruiner tout mon projet. J’ai, sans doute, été un peu trop rapide.

Cette cape n’est pas parfaite loin de là, mais j’en suis très contente car j’ai pu la sauver et je pense qu’en l’état, elle est portable. Ce qui n’était pas le cas avant. Elle est chaude ce qui n’est pas négligeable en ces temps bien frisquets sur Lyon.

Bilan :

Techniques : travail de création du col auquel j’ai assisté. Je dois avouer que le patronage ne me tente pas pour le moment.

Confort : chaud, douillet… un bonheur tout doux !

Style : J’adore la forme et la couleur.

Economie : Comme dit dans l’article posté en 2017, pas de budget pour Burda, 30€ de tissu et sans doute 30€ de mercerie (pressions, cordonnet, fil mousse…) j’hallucine sur le prix de la mercerie en général !

Blog, Couture

Pantalon dressed.

Lors de l’achat du livre Dressed, j’ai tout de suite eu un gros coup de coeur pour le pantalon. En tant que tel, ce n’est pas un vêtement trop difficile à coudre, mais c’est peut-être l’une des pièces du vestiaire qui demande le plus d’ajustements. Et le pantalon dressed m’est apparue comme un bon premier essai : ce n’est pas un pantalon ajusté et la taille élastiquée permet un grand confort et surtout pardonne les petites imperfections.

Pour ce modèle, j’ai cousu une toile et si la fourche était correcte et me permettait de m’assoir, j’ai estimé qu’il fallait quand même l’abaisser de 3 à 5 cm. Finalement, je me suis décidée pour 3.

J’ai cousu une première version dans un chambray bleu clair et je l’ai porté tout le mois de septembre. Je ne vous le présente pas ici car il est rangé avec toute ma garde-robe d’été. Par contre, je savais que j’en voulais un autre pour les temps plus froids. J’avais dans mon stock un tissu, une sorte de maille souple mais pas trop élastique. Je précise que le modèle est fait pour du chaîne et trame. Mais j’ai fait un essai dans un petit bout de tissu et je n’ai pas eu besoin de point élastique, la couture au point droit a suffit.

J’adore ce modèle mais je dois avouer que la version chambray est nettement mieux. Ici, ce tissu gris foncé à pois est une espèce de polyester duveteux, dont le toucher n’est pas sans rappeler la flanelle. Par contre, il ne tient pas chaud du tout. Ce n’est pas ma version d’hiver rêvée !

Ici je vous présente des photos pour le fit et vous allez voir qu’il y a beaucoup de plis. Cela vient de la mollesse de mon tissu.

Pantalon de face qui montre bien le côté « mou » du tissu.
Le pantalon est décontracté.

J’apprécie beaucoup ce patron et je trouve qu’il s’agit d’un bon basique. C’est un peu le principe du livre d’ailleurs. Si ce patron a une coupe décontractée, mon tissu donne une impression de… lâcheté ? Vous constatez que le pantalon a l’air trop grand, trop large, trop tout… Pourtant je vous assure que non. Ma seule explication est la mollesse du tissu.

Pantalon de dos.

Ce que j’apprécie aussi dans ce modèle c’est la taille élastiquée. D’habitude je me méfie d’un élastique à la taille qui fronce trop et qui ajoute du volume là où ce n’est pas souhaitable. Ici, il y a quelques fronces mais pas trop, bref, un juste équilibre.

Pantalon de dos après m’être assise.

Je me suis demandée si je pouvais porter ce pantalon au travail et j’ai eu un gros doute, vite balayé par l’état de mon séant après m’être assise. Je n’ai pas d’autre expression, à part « ça pendouille ». Ce n’est pas des plus esthétique et dans cette version, clairement, le confort l’a emporté sur le style.

J’ai coupé le pantalon dans 1m30 de tissu car il avait une largeur de 1m60. C’est plutôt économique ! La seule chose qui n’a pas pu rentrer ce sont les poches. J’ai donc décidé de les coudre dans un tissu contrastant. D’ailleurs, voilà une petite réflexion personnelle : j’aime les poches, je les trouve très pratiques et je suis contente que Deer&Doe propose souvent des poches assez grandes pour mettre des mouchoirs, un portable et des clés.

Détail des poches.

Au cours de ma couture, je me suis rendue compte que le pantalon allait être un peu court. La version « été » en chambray étant portée sans chaussette, cela n’avait pas grande importance. Du coup, pour économiser de la longueur de tissu, j’ai décidé de coudre un ourlet rapporté et d’utiliser le même tissu que pour les poches. Je suis ravie de ce détail.

Ourlets rapportés cachés.

Bilan :

Techniques : Aucune apprise.

Confort : Très confortable. Mais pas suffisamment chaud pour un pantalon d’hiver.

Style : Aucun ! Une forme avachie et un effet loose qui s’accentue tout au long de la journée. Ce n’est pas un pantalon que je porte à l’extérieur mais plutôt pour me sentir bien chez moi. Le tissu est très très doux au porter.

Economies : Le livre a coûté 28 euros, l’impression des patrons, environ 38 euros. Il me semble que le patron me revient à 7€ et quelques et je l’ai déjà utilisé, donc pour cette version, le patron est gratuite. Le tissu m’a gentiment été donné (donc n’a rien coûté), le tissu contrastant m’a coûté 5€. Donc pour le moment le prix de revient de mon pantalon est de… 5 euros. Ça va !

Finitions : J’ai eu une obsession des poches. Je ne supporte pas les finitions proposées car je n’arrive pas à surjeter correctement en courbe. Comme Deer&Doe a des marges de 1,5cm, j’ai cousu mes poches, coupé à 0,5cm l’une des épaisseurs de la marge de couture et rabattue l’autre. Puis j’ai cousu une surpiqure. Cela m’a donné une finition propre et impeccable. Evidemment, c’est plus long.

Blog, Couture

Ivy Pinafore.

Encore un coup de coeur ! Mais pas pour une collection, pour un seul patron. Je vous présente l’Ivy Pinafore, de la marque Jennifer Laure Handmade. Ce nom peut se traduire par « la robe chasuble lierre ». Une de mes amies l’a cousue, du coup, moi aussi (je ne pouvais pas « l’emprunter », on ne fait pas du tout la même taille). C’est un patron coup de coeur et je suis vraiment contente de sa réalisation. Mais du coup, attention à l’avalanche de photos !

J’adore cette forme de robe. Mais vraiment ! Cela a un côté régressif, n’est-ce pas ? Je sais que j’ai porté une robe de ce genre étant petite. Maintenant, je suis grande et j’en veux d’autres.

Voilà ce que dit la marque à propos de ce patron : deux silhouettes très différentes, une ligne A, évasée, et une ligne plus proche du corps, la chasuble transforme la tenue quotidienne en une vêtement confortable et féminin avec des possibilités pour chacun. Les bretelles à bouton peuvent être utilisées ou bien encore, cousue au corps du vêtement et être purement décoratives. Les surpiqûres peuvent ressortir délicatement ou offrir un certain contraste. Cette robe est entièrement doublée et il y a des poches sur les côtés. La robe peut se porter avec des bottines pour sortir ou avec des baskets pour un look plus sport !

Ce qui m’a aussi bien plu dans ce patron ce sont les mesures. La taille de référence est pour une personne de 1m70 et il y a une adaptation pour bonnet D. Je mesure 1m74 et je fais un bonnet D. Quelle bonne coïncidence. Je n’ai eu aucun ajustement à faire.

Pour coudre ma robe, j’ai choisi de la coudre en jean Agnès B et je l’ai doublée avec une jolie flanelle de coton. Du coup, point bonus, ma robe, même sans manche, est assez chaude.

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J’ai choisi la forme la plus proche du corps car mon tissu est assez raide. La forme A, évasée a besoin d’un tissu plus souple.

Au milieu devant, il y a une couture. J’ai décidé de la coudre rabattue. Je m’en faisais une montagne, mais en fait, les explications sont très claires et tout s’est très bien passé. Je suis vraiment contente d’avoir choisi cette finition car mon tissu jean s’effilochait beaucoup. Il était impossible d’avoir cette finition au dos, car il cintre la robe, justement pour la rapprocher du corps. J’ai donc surjeté à 4 fils et cousu normalement.

J’ai vécu un moment de solitude absolue pour coudre les poches prises dans la couture de côté. Alors, attention, ce n’est pas le patron en cause, mais moi. J’ai pourtant cousu des tas de poches prises dans les coutures de côté, mais là, je n’ai pas été capable de les coudre correctement, cela plissait ou il y avait des micro-ouvertures. Et pour cause, il y avait 2,5cm de décalage entre les poches devant et dos. Une fois déplacée, comme de bien entendu, tout a roulé. Par contre, il a fallu que je ferme les sacs des poches et qu’ensuite je finisse les côtés.

On voit un pli sur le côté près de la poitrine, mais en fait, j’ai porté cette robe avant de la prendre en photo pour voir comment elle vivait afin de la présenter la plus réellement possible. Ce pli a disparu après un petit coup de fer à vapeur.

Comme je vous l’ai écris, la robe est entièrement doublée. La voilà. Il y a une très belle finition. La doublure est attachée à un yoke en tissu prinicpal, ici du jean et aux emmanchures.

J’ai utilisé un cordonnet pour les surpiqûres. Comme je ne voulais pas investir dans une couleur spéciale, j’ai pris ce que j’avais en stock. En plus, je me suis dis que si je n’arrivais pas à faire une surpiqûre régulière, cela se verrait moins en violet foncé sur du jean foncé. Au final, j’adore mes surpiqûres. Ma machine un peu moins. Elle n’a pas aimé le cordonnet qui a fait des bêtises au niveau de la canette. Il s’est emmêlé. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. J’ai pensé à allonger mon point de 4 alors que je couds habituellement un point de 3.

J’ai cousu des boutons violets et j’ai fais des boutonnières. Mais je ne les utilise pas, je passe la robe par ma tête et ça va très bien.

Bilan :

Techniques : Je ne pensais pas écrire ça un jour : les poches prises dans la doublure. La couture rend humble ! J’ai appris à faire des surpiqûres en cordonnet et une couture rabattue.

Confort : Très confortable. Je ne sens pas du tout la raideur du tissu utilisé.

Style : J’adore les robes chasubles en fait. il faut que je me retienne pour ne pas la porter tous les jours.

Economie : Patron à 12,99$NZ soit 7,78 euros, honnêtement, ça vaut le coup ! Tissu en jean Agnès B à 5 euros le mètre. j’avais déjà le cordonnet et les boutons. Le tissu de doublure ? Je ne me souviens pas du prisx je l’ai acheté lors d’un vide atelier. Du coup, 17 euros 78… à peu près.

Finitions : Surjet 4 fils et couture rabattue.

Blog, Couture

Une jupe qui tourne.

Je ne sais plus trop quand j’ai commencé cette jupe, sans doute vers le mois de novembre 2019 mais je sais que je l’ai terminée en 2020. Il m’aura fallu plus d’un mois pour la coudre. Je vous rassure, il s’agit d’un modèle pensé pour les débutantes, facile et rapide à coudre, sauf si, comme moi, vous attendez pour terminer les ourlets que l’envie vous vienne. J’ai rarement envie de coudre des ourlets. Ceci expliquant cela.

Je vous présente la Fiore skirt de Closet Case Pattern. Elle fait partie de la collection Roma, collection pensée pour les débutantes par la marque. Il s’agit d’une jupe de forme A, avec une taille haute. Elle a plusieurs options. Ici, j’ai décidé de coudre la version boutonnée devant.

Je l’ai cousu sans aucune difficulté, deux choses seulement :

  • la ceinture était trop courte de 2cm. Il m’a fallu la recouper. Attention, je ne pense pas que cela soit une erreur de la marque, mais j’ai du mal découpé mon pdf.
  • elle est cousue dans un velours côtelé bleu d’Agnès B. Ce tissu est un peu épais et sans aucun doute un peu trop rigide. Cela amplifie la forme de la jupe.

On voit bien sur cette photo, prise alors que je bouge un peu, le placement de la jupe, on voit bien comment le velours épais rigidifie la jupe et cela forme une ligne un peu trop… euh, présente ?

A ma grande consternation, je vois une marque de craie tailleur sur la patte de boutonnage. Il n’y en avait pas lorsque j’ai passé la jupe !

Le point commun des vêtements de cette collection sont les détails qui prennent un peu de place. ici, ce sont les poches plaquées. Elles sont imposantes (et pratiques !). Personnellement, cela a été le petit détail que j’ai aimé.

Bilan :

Techniques : Même si ma machine gère bien les boutonnières, j’avoue être toujours un peu anxieuse. Ici, j’ai eu peur de manquer de fil. J’ai juste eu la bonne quantité.

Confort : C’est une jupe cousue à mes mesures, elle est donc forcément confortable. La jupe n’est pas doublée.

Style : J’adore les poches et la forme en A. Ce qui me gêne, c’est la rigidité du velours. Je l’ai déjà portée cela dit mais pas pour aller au travail, pour voir des amies, sortir etc. J’ai très envie de la refaire mais dans sa version la plus fluide (qui, malheureusement, n’a pas de poche).

Economie : Patron faisant partie d’une offre de la marque (38 euros les 3 patrons) j’ai utilisé 1,80m de tissu de mon stock, à 5 euros le mètre soit 9 euros. Les boutons viennent d’une vente privée 3 euros le sac, autrement dit, ils m’ont coûté des cacahuètes.

Finitions : J’ai fais comme d’habitude, j’ai réalisé un surjet 4 fils. Le tissu était tellement rigide que je n’ai même pas envisagé de faire des coutures anglaises. Peut-être avec un tissu fluide ? Une des versions de la jupe recommande une viscose.

Blog, Couture

Pourquoi je blogue ?

Permettez-moi de vous souhaiter de très bons voeux pour l’année 2020.

L’année 2019 a été un gros bouleversement pour moi. Changement de beaucoup de choses dans ma vie. Si je suis plus heureuse, j’ai moins de temps pour moi et moins de temps pour coudre. Mais ce n’est que temporaire, alors je prends mon mal en patience. Je ne sais pas si j’aurai le temps de faire un bilan 2019 comme les autres années, on verra bien.

Le 1er janvier, j’ai eu la très bonne surprise de lire ce billet. J’adore les blogs ! J’aime aussi beaucoup Instagram, mais les blogs… ah, les longs articles détaillés, la jolie prose des blogueuses, la découverte d’univers si variés… J’ai toujours aimé ce mode de communication. J’ai tenu un blog, j’en ai créé plusieurs dès le début d’internet. Aucun n’a survécu, chacun ayant comme sujet principal mon obsession du moment. J’ai eu un blog de peinture, de scrapbooking, d’orchidées et de bonsaïs… J’ai eu un blog où je racontai un peu ma vie…

Mais du coup, pourquoi je blogue ?

Je ne me souviens plus quand est-ce que j’ai décidé de créer ce blog actuel. A l’origine, j’avais décidé d’y écrire tous mes centres d’intérêts : le diy (pâte de métal, tricot, crochet…) et le jeu de rôle. Puis j’ai commencé la couture.

Mais pourquoi je blogue ?

Euh, parce que ?

Non mais en vrai ?

Parce que lorsque j’ai commencé la couture, ce sont les blogs qui m’ont accrochées, fidélisé, donné envie… J’ai tellement envie de dire que c’est pour rendre à la blogo couture ce qu’elle m’a donnée. Mais en fait non.

Et donc, pourquoi je blogue ?

Pour des raisons très égoïstes. Parce que mon blog est mon journal. Ma mémoire. Je ne sais pas dessiné et je ne voulais pas investir dans une imprimante photo. Mais je voulais garder une trace de ce que je fais de mes mains. Alors je me suis dis que les photos ce serait bien. Parfois, je lis mon blog, je revois certains projets, je m’en souviens et cela me fait plaisir. C’est très égoïste, je l’avoue.

Pour écrire ce blog, je me tiens à une sorte de charte personnelle :

  • je blog toutes mes réalisations, les jolies, les réussites, les moches, les ratées…
  • j’essaie d’être la plus honnête possible mais en ayant un langage diplomatique… Inutile de blesser les gens.
  • J’essaie de montrer le vêtement après porté. Pour avoir un retour sur la forme et le style et pour montrer son vrai tombé.
  • Je ne montre pas ma tête ou très très rarement, étant mal à l’aise avec ça.

Ce qu’il faudrait améliorer pour ce blog :

  • Incontestablement la lumière. Il faudrait que j’investisse afin d’avoir de plus jolies photos : lumières, télécommande…
  • Faire des retours plus techniques.

Mais pourquoi je blogue sur la couture ?

Parce que la couture a pris une très très grande place dans ma vie. Je lis moins, je regarde moins la télé… mais je couds. Quand j’ai une après-midi de libre ou seulement quelques heures, je préfère coudre que me poser avec un bon bouquin… Cela aurait été l’inverse il y a quelques années seulement. La couture m’apporte… je ne sais pas trop, un apaisement, un but dans la vie, le moyen d’exprimer ma créativité… il y a beaucoup de raisons et je ne suis pas sûre de savoir vraiment pourquoi je couds. Peut-être parce que cela me rend heureuse, tout simplement. Et j’ai juste besoin de cette raison, n’est-ce pas ?

La couture, je le répète, est un loisir solitaire. On est seule face à sa machine. Personne ne coud autour de moi, dans ma famille ou mes amies proches. Alors les blogs m’ont permis aussi de communiquer avec des personnes qui adorent la couture aussi. La communauté couture est importante et tellement enrichissante !

Instagram contre les blogs.

Pour moi, non, cela est complémentaire. J’ai crée mon compte IG bien après le blog. J’y suis allée parce que beaucoup de blogueuses que je suivais avaient un compte IG également. Beaucoup d’ailleurs, ont préféré IG à la tenue de leur blog. Attention, je ne dis rien contre, les gens font ce qu’ils veulent et comme ils veulent. Il y a un côté très séduisant chez IG, le côté « immédiat » aussi est séduisant. Et puis, soyons honnêtes aussi, tenir un blog prend beaucoup de temps. Il faut faire les photos, sélectionner les photos, les retoucher, écrire l’article, le programmer si besoin et le publier puis faire un peu de pub sur les réseaux sociaux.

Personnellement, ce qui me coûte le plus, ce sont les photos. Je suis seule pour les prendre. Mon appartement est génial, il est juste très très sombre. Donc je me cale un moment et il faut que j’ai plusieurs vêtements finis à prendre en photo. Chaque pose est ensuite vérifiée après chaque prise (j’utilise le retardateur de mon appareil, du coup, je fais des allers-retours entre mon appareil et mon spot photo). Ensuite, je copie les photos sur mon ordinateur, les retouches… Puis je les classe, rédige l’article etc.

Mon blog n’a pas une très grande audiance, ça ne me gêne pas. Je blog pour ma satisfaction personnelle avant tout. Mais lorsque j’ai reçu mon premier commentaire… comment dire ? Wahou ! Avoir des lecteurs, des abonnés n’était pas prévu, ce sont des jolis bonus.

Blog, Couture

Coudre du jersey dans le biais…

Je vous le dis tout de suite, c’est une très mauvaise idée…

Il s’agit du même patron que la tunique précédente en jersey gris. Il s’agit donc d’un modèle de la marque Simplicity. Si vous vous souvenez bien, la robe était coupée dans le droit-fil et « rebiquait ». Du coup, des couturières expérimentées m’avaient conseillée de la recoudre mais dans le biais. Il y a donc eu des ajustements :

  • Bernadette m’a descendue la taille à l’oeil. Vous avez bien lu, A L’OEIL !!! Elle m’a regardée et a modifié le patron et comme par hasard, la taille qu’elle a redessiné correspond exactement à MA taille naturelle… Truc de fou, n’est-ce pas !
  • Le col est en deux morceaux dans la longueur afin de tout caser dans mon coupon de tissu parce que je voulais l’économiser un peu. Le tissu est un jersey magnifique acheté chez Brin de talent, une boutique qui ne vend pas en ligne mais qui a des tissus incroyables. En plus, on est sur du jersey bio…

J’ai donc coupé le milieu devant et le milieu dos dans le biais, sans aucun souci. J’ai rajouté du thermocollant sur les lignes d’épaules, puis j’ai assemblé ainsi que les manches. Premier essayage, une horreur, l’emmanchure était trop basse d’au moins 2cm, les poignets de manches, larges d’autant. J’avoue avoir été très agacée mais j’ai pris mon courage à deux mains et décidé que j’étais débrouillarde. En fait, au vu de la beauté du tissu (et son prix !), j’ai persévéré. J’ai donc mis la robe sur l’envers et ensuite épinglé et redessiné l’emmanchure. J’ai cousu à la machine à coudre au point éclair et cela faisait une sorte de bec sur l’épaule. Mais j’avais mon surplus de tissu bien défini, j’ai donc décidé de donner un bel arrondi en supprimant ce bec causé par la couture par un coup de surjeteuse qui a redessiné l’emmanchure. Ça a marché sans problème.

Pour les manches, j’ai recousu dans la largeur, à hauteur du poignet et j’ai fais mourir la couture ajoutée dans la principale.

Ensuite, tout a roulé tout seul. Aucun problème, j’ai monté la robe au point de surjet 4 fils et l’ourlet du bas en point de recouvrement large. Ayant coupé dans le biais et ayant constaté un élargissement du vêtement, je me suis dis que j’allais laisser pendre la robe sur un cintre pendant 24h, cela a été 48h, finalement mais… surprise, surprise, je n’ai pas eu besoin de recouper le bas.

Je suis toujours aussi fan du col haut et des manches bouffantes.

Bilan :

Techniques : Couper du jersey dans le biais. Est-ce une bonne idée ? Je ne sais toujours pas.

Confort : Très confortable.

Style : Pour avoir coupé cette robe dans le biais, le bas de la robe fait une jolie ondulation. J’avoue que j’aime beaucoup, plus que le rajout d’un volant par exemple.

Economie : Patron déjà en ma possession. 2m80 de tissu à 18€75, ce qui fait une robe à 52€50, l’un des projets les plus chers jamais cousus mais cela reste raisonnable si on compare au prêt à porter.

Finitions : Recouvrement.

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Tunique confortable (tellement !!!)

Dans un désert de création et de couture des mois de septembre, octobre et maintenant novembre (ça dure et c’est dur !), je me réconforte en achetant des magazines de couture inhabituels. Je suis très contente avec mon Burda mensuel. Bref, j’ai acheté le magazine Tendances Couture où les patrons sont de la marque Simplicity (mais je reviendrais sur les patrons indé/grandes marques plus tard). J’avais dans mon stock un jersey fin gris de chez Agnès B. Je voulais en faire un gilet Monceau de demi-saison, mais finalement, je me suis décidée pour une tunique. La numéro 26. La voilà.

Si la tunique apparaît froissée, c’est qu’elle l’est ! Le repassage n’est pas mon point fort.

J’ai aimé sa coupe, son col cheminé et ses manches bouffantes.

J’ai cousu cette tunique sans aucun ajustement et dans le droit fil sans aucun problème. Elle aurait du être une robe avec l’ajout d’un volant mais n’ayant pas assez de tissu je me suis donc rabattue pour une tunique. Je la porte souvent sur un jean et je la trouve très confortable.

Par contre, il y a un petit détail qui me chagrine, c’est que la tunique est coupée dans le droit fil et fait donc des petits pics de part et d’autre. Et la taille est trop haute par rapport à ma taille naturelle.

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, je l’ai montée à la surjeteuse au point de chaînette et surjet 3 fils.

Confort : Très confortable.

Style : J’aime ce genre de vêtement, pratique et sympa à porter. Je l’ai refait en robe et cela fera l’objet d’un autre article.

Economie : 2m de tissu à 7 euros le mètre, soit 14 euros la tunique. Le magazine a du me coûter 6 euros pour plein de patrons, donc…

Finitions : Ourlets zigzag à la machine à coudre.

PS : Pour ce patron j’ai décidé d’utiliser une nouvelle méthode pour recopier mes patrons : le plastique couvre-livre. C’est très agréable pour recopier mais le souci est que c’est très désagréable à épingler.

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Gilet Monceau

Où étais-je passée ? C »est bien évidemment la question que vous vous posez tous, vu que je reviens avec un article sur le gilet Monceau que tout le monde connaît et a déjà cousu.

Bien, j’ai une vie professionnelle qui a changé depuis septembre avec une certaine charge de travail. La couture, qui me manque, a du être mise de côté. Je n’ai pas beaucoup pu coudre depuis deux mois, à part des petits projets sans réel points techniques ou de difficultés particulières, je vous les présente ici petit à petit en espérant rattraper mon retard sur le blog.

alors voilà, le gilet Monceau. Facile à faire et en plus, la créatrice a posé un pas-à-pas très bien fait sur sa chaîne YouTube. Je suis comblée par ce patron que j’ai mis tant de temps à coudre. Pour le réaliser, j’ai utilisé un joli sweat bleu ciel de la vente de tissus Agnès B. J’ai sans doute été un peu large quand au choix de la taille, j’ai coupé le 44, alors que le 42 aurait pu suffire, mais c’est vrai que c’est un modèle qui n’est pas très ajusté. C’est justement pour cela que j’aime ce modèle, je l’ai porté plusieurs fois sur des sous-pulls avec manches longues sans aucun problème pour la frileuse que je suis.

Evidemment, j’ai fais une boulette. Que serait un projet sans mon auto-sabotage ??? En fait, j’ai fais deux boulettes, mais l’une est moins ma faute. Reprenons.

Trouvant que le gilet était un peu trop long, j’ai décidé de le raccourcir « au jugé ». Ça n’a pas marché. Le bas de mon gilet est un peu irrégulier. C’est de ma faute, je me flagelle.

La deuxième boulette est lors de la pose des pressions. J’en ai loupé une. Elle est fermement plantée dans ma bande de boutonnage et je la laisse, j’ai peur de déchirer le tissu. Je n’ai eu aucun souci avec les autres. Sans doute ma main n’a pas été suffisamment assurée au moment de la pose.

Bilan :

Techniques : J’ai tout assemblé à la surjeteuse et fait les ourlets à la recouvreuse. Ma pince Vario de Prym m’a une fois de plus impressionnée. Malgré les épaisseurs, elle a posé les pressions sans sourciller.

Confort : Très confortable et cocooning.

Style : Une forme pas trop près du corps, ce qui me convient et un sweat très doux, une cobo gagnante.

Economie : 2m à 7euros le mètre. Ce qui m’a coûté le plus cher ont été les pressions nacre. Autour de 8 euros achetées en mercerie. Internet est plus économique cela dit.

Finitions : Recouvreuse. je n’avais pas de fil bleu ciel alors j’ai pris un fil gris très clair et il va trèsbien.