Blog, Couture

L’aristo.

Il y a une marque que j’affectionne particulièrement, ODV. A chaque fois que la créatrice sort un nouveau patron, j’ai l’impression qu’elle la créé pour moi, moi, moi ! En plus, ses patrons tombent toujours nickel, ils sont très bien ajustés, les indications sont très clairs, les tutoriels sur le blog sont très bien faits etc. Je vous jure que c’est vrai et que ce que j’écris est ce que vous aurez quand vous achèterez un patron pour la modique somme de 5 euros.

Il me restait un bon mètre cinquante de sweat bordeaux toujours acheté aux marchés des tissus de Lyon. Et je voulais recycler mon fameux haut burda tant le tissu était doux et méritait mieux que du recyclage. J’ai donc trouvé le patron parfait, l’Aristo

Une forme simple, mais tout l’originalité du modèle vient de son col, ses poches et ses manchettes. Bien sûr qu’il est un doudou. Depuis le temps que je couds, vous savez que c’est ma priorité. J’ai essayé de régler les éclairages afin que vous vous rendiez compte de la couleur, sachant que le bordeaux a du mal à se laisser photographier. 

Voilà les manchettes et les poches. Le seul souci est que mon jersey rayé était bien plus mou que le sweat bordeaux. J’ai donc entoilé pour que les manchettes tiennent bien. Mon entoilage a permis de rendre le tissu non élastique. 

Ce n’est pas seulement une robe sweat, il y a aussi une pince dans le dos pour féminiser l’ensemble. 

Le seul ajustement que j’ai fais est de rallongé le buste de 5,5cm au niveau de la ligne 1, selon les indications du patron, et tout tombe parfaitement. La robe m’arrive un peu au-dessus du genou, c’est parfait. 

Que dire de plus sur ce patron qui m’a enthousiasmé ? Euh, que je vais en coudre un autre. 

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, la robe se monte rapidement. J’ai juste du rallonger une ligne du patron. Rien de bien méchant. Ah, j’ai appris à coudre un bouton. Et encore, il faut que je m’exerce car « peut mieux faire », c’est sûr. 

Confort : I love it. 

Style : Original n’est-ce pas ? La combinaison des deux couleurs met bien en valeur les découpes et le col. 

Economie : 5 euros de patron, 10 euros le mètre de sweat, j’en avais 1m50, restes d’un projet mal cousu et j’ai pu tailler toutes mes pièces dedans d’ailleurs et j’étais bien contente. 

Finitions : Juste la recouvreuse en noir pour les ourlets doubles et les surpiqûres sur les manchettes. Mais comme presque tout a été cousu à la surjeteuse, les finitions intérieurs sont impeccables. 

Publicités
Blog, Couture

Une jupe arumisée.

Vous avez bien vu que ma robe arum n’allait pas. Mais ça m’embêtait de jeter le tissu. C’est quand même un joli satin de coton élasthane et j’adore la couleur. Du coup, j’ai coupé vers la taille, créé une ceinture, posé un zip invisible du côté droit de la jupe et voilà ! J’ai même utilisé le haut de la robe pour couper la ceinture. Donc ma robe pas tellement portable, a été recyclée en jupe.

Jupe maison de face

Jupe maison zip

Je l’ai terminée il y a longtemps, mais je ne la prends en photo que maintenant. Par contre, je ne l’ai portée qu’une seule fois. Et en fait, sa couleur, rouge/rose, très vibrante, impossible à prendre en photo va en fait avec pas mal de chose : du blanc, du noir, du marine, voire même un vert menthe. Ici, j’ai tenté le combo avec des collants épais, mais pour moi, c’est plus une jupe de demi-saison. Peut-être un a priori sur la couleur ? Je porte ce genre de couleur bien vive surtout pendant les beaux jours.

Jupe maison de dos

Je ne suis pas sûre que la forme soit celle qui m’aille le mieux, mais je dois avouer que j’aurai peut-être du la reprendre sur les côtés afin de creuse un peu la taille. Tant pis ! C’est une jupe confortable, avec une couleur superbe et qui m’a sauvée de la déception d’un projet. C’est déjà pas mal comme cahier des charges ?

 

Bilan :

Techniques : Redessiner une taille, poser un zip invisible. Toujours un challenge pour moi.

Confort : L’élasthane rend cette jupe bien portable en toute circonstances.

Style : La couleur fait vraiment le style de cette jupe.

Economie : 0€ il s’agit du recyclage d’une jupe et j’avais le zip en stock.

Finitions : Correct. De simples surjets et quelques points à la main.

 

 

 

 

 

Blog, Couture

Mon défi Burda #2… ahem ! (novembre 2018)

Bon, on se dit tout ?

Comme le mois précédent, je participe au défi burda organisé par Zélie Décousue. J’ai choisi un simple tee-shirt du mois d’août 2018, le modèle n° 118A, et en plus, il s’agissait d’un workshop. Autant dire que j’étais détendue. Et bien je n’aurai pas du.

Voilà.

Haut rayé burda raté fit général

Alors non je ne l’ai pas fini quand j’ai vu ce que ça donnait. J’ai sacrifié un joli coupon de jersey de coton incroyablement doux et soyeux avec dans l’idée de jouer sur le sens des rayures. Autant dire que j’étais écoeurée.

En me référant aux mesures de Burda, j’ai coupé une taille 44. Les patrons Burda sont ceux qui me donnent le moins de souci d’ajustement, tout tombe très bien. Par contre, en regardant le patron décalqué, je me suis dis que le tee-shirt allait être grand et pas vraiment moulant comme sur les photos de présentation. Qu’à cela ne tienne, je me suis abstenue de rajouter les marges de couture. J’ai bien fait, il est informe et bien trop grand. L’encolure en particulier est un désastre.

Haut rayé burda l'encolure

Je laisse l’encolure se placer toute seule : elle tombe. Bizarrement, la manche aurait été presqu’étroite. Alors qu’elle aussi est coupée en taille 44 et que sur le papier, les mesures avaient l’air d’être bonne.

Je n’ai pas compris non plus la bande décorative froncée sur le devant. Même en respectant les mesures, elle est bien trop longue et pas assez large pour que les fronces soient significatives.

Haut rayé burda surplus du haut

Il y a au moins 3cm en trop, que je pince dans mes doigts, sinon elle baille carrément et ce n’est pas très esthétique.

Bref, un gros ratage.

 

Bilan :

Techniques : J’ai voulu coudre le tee-shirt à la surjeteuse mais dans le workshop, Burda montre le montage de ce vêtement à la machine à coudre. Est-ce que ça a changé quelque chose ?

Confort : Alors aucun confort parce que le tee-shirt s’est retrouvé au recyclage, mais c’est dommage parce que le jersey était doux et soyeux.

Style : Sur le papier, super sympa, dans les faits : aucun.

Economie : 10 euros le mètre sur une laize de 160. Je pense que j’en avais un bon mètre 30.

Finitions : Juste du surjet 4 fils.

 

 

Blog, Couture

Mon défi Burda #0

Avant de coudre mon Mon défi Burda #1, j’ai commencé un gilet, que j’aurai du blogger en septembre, mais ça aurait été triché, parce que je ne l’avais pas fini.

J’avais donc acheté un tissu type sweat au marché aux tissus de Lyon, un rose et un vert. Le rose a donné le sweat Evidence et comme le vert n’avait pas tellement d’élasticité non plus, je ne voulais pas refaire la même erreur et avoir le même fit général, même si celui que j’ai fais ne me déplaît pas, on ne peut pas parler d’une belle réussite. Il aurait fallu vraiment adapter le patron et je n’ai pas les compétences. Donc, j’ai trouvé dans mon Burda du mois de Juillet 2018, un gilet à manches kimonos avec des plis sur les épaules.

Veste burda verte de face

Il s’agit d’un gilet avec manches kimono et une encolure arrondie. Le gilet est assez court et les manches kimono assez larges.

Veste burda verte une manche

C’est un gilet gourmand en tissu car les manches sont comprises dans la pièce à découper. En fait, il y a juste 3 pièces : un dos et deux endroits à assembler. Ce qu’il y a de joli dans ce modèle ce sont les plis sur les épaules. Ils sont irréguliers car je les ai juste bâti assez mollement je dois dire et à la main. Alors au moment de l’assemblage, les plis se sont placés où ils ont voulu. Mais en fait, ça ne me dérange pas plus que ça.

Veste burda verte les deux manches

Il a une forme un peu molle et semble s’ajuster au hasard, mais il est douillet et m’enveloppe bien surtout dans les soirées un peu fraîches de l’automne.

Veste burda verte de dos au pli

Par contre, dans Burda, ils coupent la pièce dos au milieu et demandent de faire une couture d’assemblage. Mais je ne voulais pas d’une couture en plein milieu dos alors j’ai juste coupé au pli.

Veste burda verte dos

Que les manches soient larges ne me gênent pas au contraire. Elles sont suffisamment courtes pour ne pas me gêner.

Gilet burda de profil

Par contre, il faut que je remonte les épaules tout le temps pour bien le placer.

 

Bilan :

Techniques : J’ai tout assemblé à la surjeteuse et j’ai cousu les ourlets au point de chaînette avec mon Ovation.

Confort : Hyper confort !

Style : Un peu trop loose pour moi. Et puis la couleur est quand même intense à porter. Du coup, pour le moment, je le porte surtout à la maison. Il va me falloir des petits hauts de couleur unie. Mais c’est un détail.

Economie : 10 euros le mètre. 130cm sur une laize de 160cm. J’ai bien rentabiliser mon coupon par contre.

Finitions : Le point de chaînette pour changer des doubles recouvrements.

Blog, Couture

Un sweat évidence sans tenir compte des instructions. Ca donne quoi ?

Inutile de vous faire lanterner, ça donne les années 60. Enfin, ce que je pense être les années 60. Certaines mauvaises langues diraient que ça donne un (joli) ratage. Et c’est vrai qu’il est joli mon sweat…

On revient au mois d’août 2018. Tout va bien, je couds pour l’été, je me sens bien. Et là, je me rends compte que je n’ai pas de sweat pour les soirées un peu frâiches. Bon à Lyon, il fait juste 35 tout le temps, on n’a pas de soirée fraîche. Mais j’ai prévu la Normandie cet été, j’y crois. J’avais envie de me commander un patron de gilet et j’avais acheté du sweat au marché des tissus de Lyon. Mais là, je me suis dis (oui des fois je me parle à moi-même, ce n’est jamais concluant, il faut que j’arrête !) :

 » Mais pourquoi je commanderai un patron de gilet, j’ai besoin d’un sweat… « 

« Mais pourquoi j’achèterai un patron de sweat, j’ai déjà le super sweat Evidence des Bobines Patterns. Il est déjà décalqué à la bonne taille… « 

Petit rappel, ma robe Evidente Evidence., je l’ai portée tout l’hiver et j’étais très triste de la ranger pour l’été tant elle est confortable et bien pensée. Donc le sweat, tiré du même patron, me paraissait une valeur sûre… Dans les instructions, les Bobines conseillent un tissu maille avec au moins 30% d’élasticité. Donc j’ai tâté le sweat qui sommeillait dans mon stock depuis mai 2018. Je l’ai étiré. Elasticité nulle. Zéro. Y EN A PAS !

Est-ce que ça m’arrête ? NON !

On continue ma bonne dame ! Voilà le résultat :

Sweat Evidence général

Il est rose, il est beau. Je vous jure que c’est vrai, je n’en ai que des compliments. Les gens, c’est à dire, mes amis, ma famille et mes collègues trouvent que la couleur est ravissante (et ils ont raison !). Je l’ai cousu tout à la surjeteuse et sans aucun souci. Je me suis dis :

« Mais ça passe crème ! »

En fait, non. Ca ne passe pas quand il a fallu poser les bandes d’encolure, de poignet et du bas. Et je n’ai pas eu du tout le réflexe de faire des ourlets à la recouvreuse. Je suis disciplinée (quand ça m’arrange). Sur le patron, c’est écrit : on fait des bandes, Je fais des bandes. J’ai vraiment galéré et j’ai du redécoupé ce que j’ai pu pour obtenir une dimension correcte aux poignets (évidemment, il ne me restait que très peu de tissu après le découpage des pièces principales *rires*).

Les coutures des bandes des poignets ne sont pas du tout en face de la couture des manches.

La bande qui finit le bas du sweat le rétrécit un peu vers le bas.

Sweat évidence un peu serré

Je ne sais pas si on s’en rend compte dans le fit général, mais je le sens quand je le porte.

Et puis, le changement le plus évident est le col. J’ai tenté d’assembler la bande d’encolure prévue dans le patron et il a fallu forcer un peu parce qu’il y avait pas mal d’embu. A force de tirer, j’ai pété une aiguille. Alors sachant que la marque de ma surjeteuse est Babylock, ça m’a secouée (première fois que j’ai cassé une aiguille de surjeteuse !) Du coup, j’ai recoupé le col, qui est en deux parties (je vous avais dis qu’il me restait très peu de chutes ?) et je l’ai cousu un peu comme j’ai pu. Résultat, il se tient tout droit.

Sweat évidence col

C’est pour cela que je lui trouve un petit air rétro. Cela dit, je l’aime beaucoup. C’est un patron tellement confortable !

Sweat évidence manches

Le confort des manches kimonos !! Et vous voyez, j’ai eu un souci parce que les manches sont un peu courtes. Ce que je n’avais pas sur ma robe. En tout cas, il fait le job. Il est douillet et bien chaud et c’est ce que je lui demandais. En plus, j’ai craqué sur la couleur du tissu et finalement, c’est elle que j’ai acheté. Il aurait pu être mieux, sans aucun doute, mais il aurait pu être pire.

Allez, une dernière !

Sweat évidence de profil

 

Bilan :

Techniques : Est-ce que redessiner à la diable des bandes de finitions est une technique ?

Confort : Tellement douillet !

Style : Tellement douillet ! Et la couleur me va bien et je l’aime beaucoup.

Economie : 10 euros le mètre et j’ai du utiliser 140 cm, mais sur une laize de 160 cm. Donc, 15 euros.

Finitions : Maladroites. C’est clair. Par contre, la couture de ce sweat a été super simple et très rapide. Finalement, ce qui a été le plus long, a été de réfléchir sur « comment finir mon sweat avec des bandes de finitions non étirables ». Par contre, je le referai c’est sûr. Avec un bon tissu, ça sera top, top, top !

Blog, Couture

Mon défi Burda #1 (octobre 2018)

J’ai décidé de me lancer dans un défi Burda organisé par Zélie Décousue. Tous les premiers du mois, il faut poster un vêtement d’un magazine Burda. J’ai entendu parler de ce défi à longueur des podcasts de Sandrine, alias SB Créations J’ai estimé que faire ce petit challenge était possible et me motiverait tout au long de l’année.

Cela fait quelques temps que je réfléchis beaucoup sur le magazine Burda. C’est compliqué, les instructions peuvent me rendre perplexe, mais je couds depuis quelques années déjà et j’ai moins peur. Et puis les modèles tombent parfaitement sur moi. Je suis rarement déçue et j’ai très peu de retouches à faire mise à part la longueur. Mine de rien, c’est agréable de ne pas devoir faire systématiquement des ajustements.

Je voulais commencé dès le mois de septembre, mais je n’avais pas terminé mon projet, à cause d’une rentrée sur les chapeaux de roues. Alors, je me suis décidée pour poster le 1er octobre 2018. Je suis partie sur un vêtement sûr, mon short Burda, que j’avais déjà cousu ici. Je pensais honnêtement que cela allait rouler tout seul et bien non. J’ai moins bien compris les explications la deuxième fois que la première. Que voulez-vous ! Enfin le voilà, dans un superbe satin de coton de l’Atelier de la Création. C’est le tissu de ma robe Arum. Il m’en restait suffisamment pour un deuxième projet.

 

Je suis toujours aussi fan de la couleur et surtout du confort absolu et de la qualité de ce tissu. J’ai quand même modifié quelques petites choses. J’ai enlevé le lien. Dans mon précédent bermuda, je l’ai cousu et je m’en serre assez peu. Ici, je n’avais plus assez de tissu et comme il ne m’empêche pas de porter mon short… Le montage de la ceinture s’en est trouvé simplifié du coup. Je l’ai pliée en deux dans la longueur, cousu les petits bords et assemblée. J’ai raccourci le vêtement pour qu’il m’arrive au-dessus du genou. Je voulais un short un peu long ou un bermuda un peu court, n’en ayant pas dans ma garde-robe. Je ne sais pas s’il est censé se porter large mais en tout, c’est comme ça que je le porte moi ! En plus, l’élasthane le rend vraiment vraiment confortable.

 

Short Burda général

Short Burda derrière

Il y a un pli dans le dos, mais ça passe.

C’est le prix à payer pour un vêtement loin du corps. 

 

 

Short Burda de profil

La taille de devant s’abaisse. Je n’avais pas remarqué ça avant les photos. 

 

Short Burda mains dans les poches

 

Les poches, surpiquées sur le devant,

petit détail que j’ai beaucoup aimé sur mes deux versions. 

J’ai quand même fait une grosse boulette sur ce short. J’ai coupé les devants un par un. Mais sans retourner le patron. Il a fallu que je coupe et rajoute un morceau discrètement à l’intérieur de la jambe. Il ne se voit presque pas. Mais j’ai été à deux doigts de tout ficher à la poubelle. Evidemment, j’ai fini ce projet au moment où il fait à nouveau frais sur Lyon. Tant pis, je le ressortirai avec plaisir l’été prochain.

 

Bilan :

Techniques : A nouveau la braguette. C’est toujours aussi simple !

Confort : Crapuleux. Je ne le sens pas sur moi.

Style : Un peu trop large, un peu trop loose… Peut-être pas le vêtement le plus élégant de ma garde-robe mais pour l’été, aller en montagne, à la campagne ou traîner en ville, il ira très bien et j’adore toujours autant la couleur.

Economie : Il s’agit d’un reste de tissu, un grand reste, cela dit. Je dirai, environ une vingtaine d’euros. Zip compris. Ca reste plus que correct.

Finitions : Pas très jolies. Il a fallut que je couse une agrafe à la main et que je bricole pour fermer la couture. Je peux nettement faire mieux.

Couture

Arum. La déception.

Cela faisait un certain temps que je louchais sur la robe Arum de Deer and Doe. Quand je dis, un certain temps, c’est sûr puisque je parle ici de mes débuts en couture. Je me disais que j’étais bien bête d’essayer de coudre des vêtements compliqués alors que cette robe était facile et surtout jolie. J’ai mis du temps, mais j’ai acheté à l’Atelier de la Création un superbe satin de coton, avec un peu d’élasthane et d’une couleur à tomber ! Un rose framboise profond, somptueux. J’ai aussi acheté le patron de la robe d’occasion. Je voulais une jolie robe pour reprendre le travail, alors je me suis dis : combo gagnant.

Tellement jolie, des découpes superbes, et quand vous allez sur Instagram ou la blogo, je peux vous garantir que vous ne trouverez que de très belles cousettes. Donc je pose la question, solennellement : Que c’est-il passé, nom de nom ??? J’avais de si grands espoirs sur cette robe !

J’ai sélectionné avec soin ma taille en me basant sur les mesures du vêtement fini et j’ai sélectionné une taille 44. J’ai rallongé la robe pour qu’elle m’arrive aux genou, j’ai légèrement allongé le buste pour que les découpes princesses aillent bien, bref… ça m’a pris du temps mine de rien ! Voilà le résultat :

Robe Arume rouge fit général

Voilà le fit général. 

Robe Arum rouge de dos

Le dos, qui va bien.

 

Je ne ressemble pas à grand-chose dans cette robe. Le dos va à peu près, le devant, pas du tout ! Il est informe et les choses ont empiré lorsque j’ai décidé de faire un essayage. Impossible de passer les bras. Attention, je ne dis pas que je ne pliais pas les bras, j’ai dis que je ne passais pas les bras dans les manches. Donc, forcément, la robe n’était pas portable. J’ai réfléchi, me suis demandés si je devais ôter les manches. Puis j’ai décidé de rogner sur les marges de coutures. Dieu merci, chez Deer and Doe, elles sont de 1,5cm. J’ai cousu en laissant 0,5cm de marge, c’est peu. Mais du coup, plus de souci pour passer les manches, n’est-ce pas ? On voit bien que je porte la robe.

Par contre, coudre sur les marges de couture a engendré d’autres soucis : le moins grave, ça m’a donnée d’horribles finitions. J’ai pourtant réglé ma surjeteuse sur le surjet le plus étroit, mais ça a été compliqué. Or désormais, ne pas faire de jolies finitions me donne le sentiment d’avoir rater mon vêtement. Le souci le plus grave est que mes modifications ont déformé l’encolure. Et bien sûr, je ne suis pas suffisamment expérimentée pour avoir anticiper ce qui suit : la parmenture n’allait plus sur l’encolure et je me suis retrouvée avec de l’embu. Que je n’ai pas su gérer, soyons honnête. Je n’ai même pas su d’où venait ce surplus de tissu. C’est après avoir tout cousu, vu que c’était laid, que je me suis posée pour réfléchir un peu sur cette encolure.

Surtout que… dans le livret d’explications, il était noté que l’on pouvait soit finir avec une parmenture, soit finir avec un biais. Je préfère de beaucoup la finition avec un biais. J’ai fouillé dans mes chutes, trouvé un tissu plus clair et fin, fabriqué mon biais et posé. Impossible de poser correctement mon biais. Quand ça veut pas, ça veut pas. Du coup, voulant finir la robe avant de partir en vacances, j’ai rageusement découpé ma parmenture, thermocollée, assemblée et cousu.

 

Robe Arum rouge de face

Petit zoom sur l’encolure.

 

Bilan :

Techniques : Il aurait fallu que je sache comment élargir des manches kimonos… Je ne savais pas. Ca se voit !

Confort : Je ne peux rien dire car je n ‘ai pas porté la robe.

Style : Elle ne ressemble à rien sur moi. Un sac. Et ça ne peut pas rendre justice au patron.

Economie : 12 euros de patrons et 30 euros de tissu. J’ai remarqué que je loupe toujours les vêtements que je couds dans les tissus les plus chers.

Finitions : Simplement surjetée. Ourlet à la machine. Je ne suis pas tellement contente avec mes finitions.

Couture

Une (grosse) floraison

Ah, y a de la fleu-fleur. Et de la bien voyante… Depuis mes débuts en couture, je suis assez mal à l’aise avec les tissus imprimés. Je les trouve voyants et je ne suis pas sûre de les assumer au quotidien. Je couds essentiellement de la rayure pour le challenge des raccords, mais depuis quelques temps, je ne sais pas, peut-être suis-je plus sûre de moi ? J’ai envie de tenter les motifs. Au marché des tissus, j’ai acheté des jerseys à motifs et j’adore les porter. C’est au même endroit que j’ai trouvé ce coupon. J’ai été sans force devant le prix (pour le coup, il n’était pas très cher). Je me suis dis que le fond gris lui donnait un côté neutre. J’aime le rouge et j’ai trouvé que les coquelicots lui donnaient un air estival. Je voulais me coudre deux plantains dedans et puis j’ai décidé de tenter le coup de la robe plantain. Tout le monde l’a cousue et le tuto est sur le site de Deer and Doe. Je n’en ai pas fait une robe baby-doll, parce que je ne trouve pas que cette forme m’avantage. J’ai donc juste abaissé la ligne de taille en me basant sur la Indis. La jupe a été formée avec deux rectangles et j’ai froncé à l’aide du framilastic.

Petit aparté à ce sujet. J’ai tenté les fronces avec le différentiel de ma surjeteuse, ça a été un gros échec. Le framilastic a parfaitement rempli sa fonction. Par contre, j’ai commis une erreur bête. Je l’ai posé au jugé. Si c’était à refaire, je mettrai des repères à chaque quart de tissu pour mieux répartir les fronces. Là, elles sont réparties au petit bonheur la chance. J’ai justement eu de la chance, ça ne se voit pas trop et finalement le résultat ne paraît pas trop irrégulier.

Robe plantain coquelicots

La forme  générale

Robe plantain coquelicots les fronces

Les coquelicots sont énooormes. Mais je les trouve très beaux. 

Robe plantain coquelicots de dos

Le dos. Je n’ai fais aucun raccord. 

Robe plantain coquelicots fit général

Être à l’aise, c’est important. 

Robe plantain coquelicots tissu

La taille est basse, à savoir en-dessous de ma taille naturelle. 

Robe plantain coquelicots encolure

Encolure remontée de 2,5cm.

 

Bilan :

Techniques : Faire des fronces sur du jersey en me servant de Framilastic. Pas si évident.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’aime ce genre de robe et les fleurs ne jurent pas pour l’été. Je suis toujours partie de mon patron plantain avec l’encolure modifiée.

Economie : Patron gratuit et 12€ de tissu.

Finitions: Surjeteuse et recouvreuse. Impec’

Et vous ? Vous osez l’imprimé, la couleur ? Vous osez plus depuis que vous cousez, ou pas ?

 

Couture

Plantains divers et variés !

Comme le titre de l’article l’annonce, voici mes plantains d’été. J’ai constaté un cruel manque de petits tee-shirts jolis dans ma garde-robe. Lorsque l’on coud, voilà un souci qui peut se régler facilement. Parmi tous les tee-shirts sortis ces derniers temps parmi les marques de patron, je reste fidèle au plantain de Deer&Doe. Ce patron, je crois que tout le monde l’a cousu. En tout cas, il a été le premier vêtement maille que j’ai cousu. Je l’aime beaucoup et je décline à l’infini: manches courtes, longues, 3/4… le seul petit inconvénient est l’encolure que je trouve un peu trop basse pour moi, qui aime les vêtements travail-compatible. Qu’à cela ne tienne, j’ai remonté le point le plus bas de l’encolure de 2,5cm et l’ai redessinée au jugé. En m’efforçant de respecter l’arrondi. Pour pouvoir coudre la bande d’encolure, il fallait que je la raccourcisse. Pour cela, j’ai calculé en pourcentage. La bande de finition fait 88% de l’encolure. Donc, j’ai réduit la nouvelle bande de façon à ce qu’elle mesure 88% de l’encolure remontée. Ca a plutôt bien marché et je vous présente le résultat.

 

Plantain Pissenlits

Plantain de jersey de coton gris (marché des tissus de Lyon, 10€/m)

Plantain vert

Plantain de jersey de coton vert (marché des tissus de Lyon, 10€/m)

Plantain viscose violet face

Jersey de viscose acheté lors d’un vide-atelier (2€ le coupon). Ce plantain m’a servie de toile pour la modification de l’encolure.

Plantain viscose violet de dos

Il y avait suffisamment de ce jersey pour que je couse 2 plantains. Finalement, je trouve le jersey de viscose très agréable à porter au quotidien. Très léger, il a passé l’épreuve canicule sans problème

 

Bilan :

Techniques : Raccourcir une bande d’encolure élastique. Pour faire ce travail à la chaîne (j’ai cousu tous mes plantains à la suite), je me suis servie de ma merveilleuse Ovation de Babylock. Y a pas à dire, une recouvreuse, c’est bien pratique quand même.

Confort : Idéal. Et puis j’aime le jersey de coton même si finalement, le jersey de viscose est très agréable. Je précise qu’il s’agit ici de « l’ancienne » version. C’est à dire avec des marges comprises de 1,5cm. Même si j’ai coupé une taille 38, j’ai utilisé des marges de 6,5mm.

Style : Idéal pour l’été. Près du corps et s’évasant sur les hanches, tout ce qu’il me faut.

Economie : Le marché aux tissus de Lyon était cher, 10 euros le mètre de jersey. Bref, j’ai économisé les frais de port.

Finitions: Il faut que je trouve une aiguille à laine en métal pour pouvoir bien rentrer mes fils de surjet. J’ai renforcé mes coutures épaules soit avec de la laminette, soit avec une sorte de renfort (je ne sais pas ce que c’est : couleur blanche et non élastiqué).

Couture

Robe Indis, robe chouchou…

Voici ma jolie robe d’été cousue dans une superbe viscose d’Atelier Brunette. Il s’agit du modèle Indis d’Urban Fairy Patterns. Je suis fan, fan d’Elsa que j’ai connu grâce à sa chaîne de couture sur YouTube. Elle a été la première à lancer des podcasts de couture et puis ensuite, elle a diversifié ses vidéos en enregistrant des trucs et astuces, que je trouve très pédagogique. Ensuite, elle a lancé sa marque de patron. Petit à petit, il y en a de plus en plus. Il y a au moins un an, elle a lancé un patron de robe Indis parfaite pour l’été. J’ai tout de suite craqué sur ce modèle que j’ai mis plus d’un an à coudre. Je vous le présente ici.

Indis de face

Il s’agit d’une robe de forme loose, avec de multiples possibilités de longueur de manches, 3/4, longues, de forme de jupes : demi-cercles, froncés. On peut aussi raccourcir la robe pour en faire une blouse avec une basque. Moi, je voulais une robe d’été que je pouvais porter pendant les grosses chaleurs, donc, pas trop prêt du corps, mais qui reste quand même un peu élégante. Normalement, la robe se coud avec une lavallière, mais je l’ai ôté parce qu’il s’agit ici d’une première version.

En plus, j’étais tombée en amour avec la collection d’été d’Atelier Brunette, Moonstone Pink. Je l’ai achetée chez Lil Weasel et je voyais bien une robe Indis dans ce tissu. Bref, du coup, comme je voulais ce tissu je l’ai acheté, mais c’est une viscose cher. Très cher, par rapport à mon budget habituel. Du coup, j’ai acheté le métrage pour une version sans lavallière, avec la jupe froncée, la robe la moins gourmande en tissu et la moins coûteuse du coup.

Indis de dos

Ici, vous voyez la robe de dos. Je l’ai enfilée et j’ai fais les photos dans la foulée. Comme vous pouvez le constater, la viscose se froisse, ce qui est normal, car c’est de la viscose, mais par contre, je ne trouve pas qu’elle se froisse plus qu’une autre. Après, je ne suis pas experte dans la couture de la viscose, ce n’est pas ma matière préférée. Par contre, pour celle-là, j’ai trouvé la matière incroyablement facile à coudre. A la fois épaisse et fluide. Avec un tombé juste parfait. Elle s’est coupée et cousue comme un rêve.

Indis de profil

Ici, il s’agit d’une photo de profil. La forme reste large mais pas complètement informe. Je ne voulais pas une forme trop loose, je ne suis pas sûre que ça aille à ma morphologie. Je me suis donc basée sur les mesures du vêtement fini et j’ai coupé une taille 42 au lieu de mon 44 habituel qui correspondait aux mesures de base. Et je ne le regrette pas, La robe reste seyante pour ma part tout en étant très confortable. Je l’ai portée un jour de fortes chaleurs, elle est validée.

Un petit mot sur le patron. Comme tous ceux d’Urban Fairy Patterns, c’est un bonheur à coudre car tout est prévu pour les ajustements. les lignes de longueurs sont clairement établies et les longueurs à rajouter aussi. C’est suffisamment rare pour le souligner

 

Bilan :

Techniques : Aucune. De la couture bonheur, sans rien changer. Le patron est nickel.

Confort : Pyjama secret !

Style : Idéal pour l’été. Mais je n’exclue pas de la recoudre pour la demi-saison.

Economie : 13,9 euros de patrons et 39,8 euros de tissu. Je pense qu’il s’agit de la robe la plus cher que j’ai jamais réalisé.

Finitions: Simplement surjetée. Ourlet à la machine.