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Do you speak Burda ?

Il y a longtemps, très longtemps… non, il y a deux ans en vérité, j’ai mis au rebut un pantacourt en lin, de couleur naturelle. Il a vécu sa vie et m’a rendue de grands services en étant léger pendant les grosses chaleurs, en étant d’une couleur qui aille avec toutes les autres. Mais il est mort de sa belle mort, troué et usé jusqu’à la trame et au-delà. L’an dernier, il a fallu faire sans. Je n’étais pas motivée pour coudre une quelconque garde-robe d’été (je rappelle qu’il faisait 38 degrés à Lyon).

 Etant un bourreau de l’éducation nationale prof, les mois de juillet et d’août sont des mois de vacances où je traîne en vieux tee-shirt et vieux shorts usés, à la maison, à la campagne… Vous voyez bien pourquoi la couture d’été ne me motivait pas. Je vais même avouer que je n’achète presque jamais Burda des mois de juin à septembre. C’est dire ! Et puis, je ne sais pas pourquoi, cette année, la motivation est venue. Aurai-je des envies de style ? De mode ? Moi-même je suis choquée ! Me voilà donc exhumant mon seul et unique Burda d’été, soit celui de juillet 2016, acheté et jamais vraiment lu. Là, je tombe en arrêt sur le modèle 107-108. Soit un bermuda/short. Coup de foudre total ! En plus, expliqué en workshop. Ca m’a rassurée parce que parfois, les explications de Burda sont assez obscures. Il paraît que c’est un langage spécial et qu’il faut savoir le décrypter. Alors, vous, do you speak Burda couramment ?

Pour aller avec ce bermuda rêvé, justement, dans mon stock, vient d’entrer à l’insu de mon plein gré, un peu de lin fin, d’une couleur appelée bleu chinois, soit un très joli bleu foncé. Je l’ai acheté sur la boutique l’étoffe des héros. Les planètes sont alignées, non ? Il m’a quand même fallu un après-midi pour recopier le patron. Pourtant, comme le vêtement est proposé en workshop (soit un cours illustré), le patron apparaît en rose et doit donc être plus facile à recopier. Lolilol ! Si vous me permettez. J’ai terminé les bras en l’air, à tenter de recopier avec le plus d’exactitude possible le patron appliqué sur une fenêtre tellement il y avait des lignes partout qui se coupaient et se croisaient. On va dire que coudre permet de faire de l’exercice, n’est-ce pas ? Puis j’ai coupé mon tissu. Un des coupons faisait 1,3m mais je pense que le lin rétrécit vraiment au lavage parce que normalement, j’aurai eu de la marge, là, c’est rentré tout juste et j’ai du découper les doublures des poches dans un reste de seersucker bleu et blanc.

Je vous laisse avec des photos de face et de dos (on voit bien que je commence à me voûter). Les couleurs ne ressortent absolument pas. J’en ai fais plusieurs avec des éclairages différents mais ça ne donne rien. Du coup, je pense qu’il va me falloir investir dans des luminaires spécifiques. Je verrai à la rentrée. Mais je poste quand même ces photos pour que vous puissiez voir le fit. Je n’ai pas repassé le vêtement non plus parce que le lin se froisse mais le tombé reste très joli, je trouve.

Bermuda lin bleu face

(je viens de voir que j’ai oublié de couper un fil qui dépasse, vous m’excuserez)

 

Bermuda lin bleu dos

Rien à dire sur la couture. Elle a été très rapide et surtout archi simple. Je ne sais pas si c’est parce que le bermuda est noté 2 étoiles et demi, ou parce que je suis plus douée, mais j’ai tout compris et j’ai tout réussi. Une mention spéciale pour le montage de braguette expliqué par Burda. Très très simple, bien plus simple que pour le pantalon kaki de Modes et Travaux. J’en ai été épatée.

Je dois avouer que ce bermuda a été une couture-plaisir. Vous voyez, comme quand vous cousez que tout tombe bien. Les coutures sont simples, tout s’emboîte à la perfection et quand vous passez le vêtement, aucun ajustement n’est à faire. Je dois avouer que j’ai peu cousu de patrons Burda, mais à chaque fois, le vêtement est toujours bien tombé sans aucun ajustement à part la longueur des ourlets. Donc, oui, recopier Burda est fastidieux, parfois les explications sont obscures, mais en même temps, je gagne du temps car je n’ai jamais du modifier mon patron. Certains autres patrons me demandent presqu’une demi-journée de travail entre le décalquage et modifications. J’ai choisi la taille 44 qui correspond au tableau des mesures, je n’ai pas de regret car je déteste être serrée à la taille et j’aime être confortable dans mes vêtements surtout eux d’été. Par contre, j’ai eu un petit moment de frayeur. Je termine mes surjets en les brûlant. D’habitude, le fil de polyester s’enflamme et s’éteint rapidement. Et bien pas là, sous mes yeux stupéfaits, j’ai vu mon lin s’enflammer et brûler, heureusement sur les marges de couture. Je dois avouer que j’en suis rester bête. Je regardais le lin brûler, fascinée. Jusqu’à ce que je reprenne mes esprits éteigne le feu. Et j’ai eu de la chance, je l’ai brûlé sur ma planche à repasser ignifugée. Donc, il faut que je trouve un moyen aussi simple pour finir les surjets. Je trouve assez galère de rentrer les fils avec une grosses aiguille.

Lin brûlé

 

Bilan :

Techniques : La pose si simple de la braguette, la couture astucieuse des passants de ceinture.

Confort : Hyper confortable. Je deviens accro aux vêtements faits sur mesure. Je rajouterai que les patrons Burda sont ceux qui me demandent le moins de travail : aucun ajustement à faire, à part la longueur pour certain. Ici rien de rien. Le modèle est fait pour une stature de 1,68m. J’ai juste rallongé les jambes de 3cm. Et vous pouvez le voir, il n’est pas trop court.

Style : Tellement intemporel pour l’été. Très bien adapté pour les grosses chaleurs grâce au lin. Il se porte en ville comme en vacances à la campagne. Je suis ravie.

Economie : 1,3m de lin à 15euros, un zip à 3 euros. Je ne compte pas le patron qui fait parti d’un magazine. Le Bermuda me revient donc à 18 euros.

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Pantalon lin kaki de chez Modes et Travaux

Dans ma (longue) liste d’Everest personnel, il y avait le pantalon et la braguette. C’est à l’occasion de la sortie d’un hors-série Modes et Travaux (je crois celui de mai, à vérifier, mais le magazine a fait le tour de la blogo couture) que j’ai eu le coup de foudre pour le pantalon. Et en plus, ce projet me permettait de liquider un coupon de lin kaki acheté il y a 2 ans environ, lorsque je débutais la couture et que j’avais programmé un voyage à Paris spécialement pour aller aux coupons de Saint-Pierre (véridique). Bon, j’avais aussi embarqué une copine dans l’histoire et on avait passé deux bons jours. Par contre, j’ai bien fais de décatir mon tissu parce que lin rétrécit pas mal et tout mon coupon y est passé.

Déjà, à l’époque, je rêvais d’un pantalon en lin. Je trouve que c’est une matière parfaite pour les grosses chaleurs. Ici, ce lin est un peu épais. Je l’ai déjà porté mais plutôt en soirée et il sera parfait pour la demi-saison.

Bref, voilà la bête :

Pantalon lin kaki face

L’originalité du modèle vient du lien à nouer devant et des grosses fronces au-dessus d’icelle (le lin se froisse, la preuve en image ci-dessus).

Je n’ai pas eu de difficultés majeurs lors de la cousette de ce pantalon et très peu d’ajustements. Par contre, j’ai juste eu des surprises : il y a un petit souci dans les mesures de la parmenture de la ceinture, il a fallu que je rajoute deux petites bandes de tissus sur les côtés, sinon, il y avait un manque. Et je ne pense pas que c’était volontaire.

Une autre surprise : la ceinture. Il a fallu que j’enlève près de 8 cm de largeur, sinon, elle ne passait pas par les passants. Enfin, au sujet des-dits passants, les instructions sont… lacunaires. « Coudre à 1,5cm, couper les surplus, retourner ». Impossible. Du coup, j’ai juste plié en deux, replié vers le milieu les bords et fait deux surpiqûres. Là, j’ai eu mes passants. Mais je me suis énervée pas mal. J’ai tenté le retourne-biais, l’épingle à nourrice, attacher un fil… rien. Je pense que ces deux petits détails n’auraient posé aucune difficulté avec un tissu plus fluide, mais le pantalon présenté dans le magazine est EN LIN, comment ont-ils fait ?

Pantalon lin kaki en pied

Il est hyper confortable et j’y suis bien à l’aise. Par contre, il faut bien placer la ceinture (je ne suis pas sûre d’y arriver complètement, d’ailleurs !). Parce que sinon, ça donne un pantalon sous la poitrine (genre Papi).

Pantalon lin kaki ceinture remontée

Bilan :

Techniques : La pose de la braguette (j’ai eu de l’aide et je ne suis même pas sûre d’avoir vraiment compris, à voir dans le futur). J’ai fais quelques points à la main pour fixer la parementure.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’adore le lin, j’adore le kaki, j’adore les pantalons larges. Peu importe si cette forme loose est peu flatteuse, je trouve que ce pantalon est à la fois cosy et pas trop casual.

Economie : Euh, le magazine 8,90 euros pour plein de patrons, 3m de lin à 15 euros. La braguette, 1,8 euros, donc prix imbattable.

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I love Babylock !

Lorsque j’ai décidé de me lancer sérieusement dans la couture, ou plutôt lorsque j’ai compris que la couture allait rester dans ma vie, j’ai fais l’acquisition d’une surjeteuse Babylock, la Enlighten. Elle s’appelait Lula et notre vie commune s’est très bien passée. Enfin, notre ménage à trois puisqu’il y a Joséphine avec nous. Joséphine, c’est ma machine à coudre.

Tout allait bien entre nous, Lula a été formidable, elle a fait des roulottés, cousu du jersey… par contre, j’avais toujours besoin de la machine à coudre pour les finitions à l’aiguille double. Pourquoi ai-je acheté une Babylock ? Sur les conseils de ma vendeuse Singer. J’ai acheté cette machine les yeux fermés, sans la voir. Elle n’était plus en exposition dans le magasin. Je sais, parfois je fais flipper.

Je ne l’ai jamais regretté. Le système d’enfilage automatique, la tension automatique aussi… D’une solidité à toute épreuve, aucun changement d’aiguille en plus d’un an d’utilisation, le couteau est comme neuf aussi. Je ne le répéterai jamais assez, avoir de bonnes machines changent la vie. Plus de galère, plus de souci, on peut se concentrer sur la couture tout de suite.

A l’occasion de la sortie d’une nouvelle machine Babylock, j’ai fais l’achat d’une combinée. A savoir une machine capable de réunir les fonctions d’une surjeteuse et d’une recouvreuse. J’étais pourtant persuadée de ne JAMAIS acheté une recouvreuse, vue que la machine à coudre gère superbement bien l’aiguille double, mais j’ai essayé l’Ovation lors du stage du gilet Complicité. Ca n’a rien à voir et je ne peux pas vous l’expliquer. Il faut tester. La recouvreuse, comment dire… elle donne de plus jolies finitions, la machine entraîne plus facilement le tissu, donc c’est plus rapide. Elle a un coût aussi, environ 3000 euros.

My God !!!!!

Je ne suis personne pour parler de prix, je ne sais pas si la machine le vaut, ce n’est pas le propos. Je sais juste que pour moi, il était impossible de mettre cette somme d’argent dans une machine, tant d’un côté financier, tant d’un côté moral. Je ne suis pas professionnelle, je ne suis qu’une petite amatrice, qui ne coud même pas tant que ça. Comment ai-je acheté l’Ovation, et bien parce qu’il s’agissait d’une occasion et très intéressante. Suite à la sortie de la Gloria, le marché de l’occasion pour l’Ovation a retrouvé une nouvelle vitalité. A mon avis, il ne durera pas longtemps, mais c’est égal, j’ai acheté mon nouveau bébé.

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J’ai eu deux heures de prise en main avec une personne qui connaît vraiment bien la machine. Et là, je l’apprivoise tout doucement. Mais du coup, j’ai acheté pas mal de jersey. Je pense que je vais bien m’en servir !

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Robe Clarisse et bilan couture…

Oui les deux sont liés. Attention, pavé !

J’ai eu un vrai coup de foudre pour la robe Clarisse de Chez Machine en regardant le podcast de Lise Tailor. La robe présentée était magnifique et je l’ai tout de suite imaginée en double-gaze. J’adore ce tissu. Ce n’est pas si difficile à coudre et c’est surtout très agréable à porter. Ici, c’est une double-gaze de Cousette. Il s’agit d’un échange et je tiens à souligner la gentillesse et le professionnalisme de cette boutique en ligne. En effet, j’avais commandé une superbe viscose, que je n’ai jamais reçu suite à un vol en boîte aux lettres. Et oui, nos boîte aux lettres sont régulièrement visitées et pillées, tout le quartier le savait, sauf moi, bon maintenant, moi aussi je le sais. Cousette a gentiment proposé un avoir parce que le tissu n’était plus en stock (j’avais la rage contre mon voleur, non, en fait, je crois que j’ai toujours la rage contre lui !). J’ai un peu laissé traîné mais lorsque les nouveautés pour l’été sont arrivées, j’ai été sans force devant cette couleur. Et quand j’ai reçu le tissu, j’étais encore plus contente. Seul mini-souci, il est un peu transparent, mais pas de souci, parce que mon patron désignée, la robe Clarisse, est doublée, du moins son haut.

Le tissu et le retour du soleil m’ont vraiment motivée à me bouger pour coudre ma jolie robe. J’ai donc imprimé le patron, je l’ai assemblé et j’ai procédé à des ajustements. Je mesure 1m74 et je voulais que la robe tombe correctement. J’ai mis une demi-journée pour faire les modifications. Et encore, impossible de savoir la stature du patron. Ce n’est pas dans le livret et je n’ai pas trouvé l’information sur le site. Donc, j’ai fais un peu au jugé. Le lendemain, je me suis fiée au tableau des mesures et j’ai coupé une taille 44. La seule chose que j’ai modifié c’est la largeur des manches, maintenant je ne prends plus de risque. J’ai commencé à coudre le haut et la doublure. Les découpes princesses et les pinces tombaient plutôt bien, tant mieux.

Par hasard, lors de l’atelier pour coudre mon gilet Complicité, j’ai rencontré la prof de couture qui officie au magasin. Je ne sais pas pourquoi, j’ai eu un bon ressenti et j’ai pris rendez-vous pour qu’elle m’explique enfin comment poser un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. Je suis arrivée avec ma robe pour un cours d’une durée de 2h et je suis restée la journée. La prof m’a tout fait découdre, recoudre, surjeter au fur et à mesure, m’a expliquée le montage d’une robe et comment coudre un zip invisible, vraiment invisible et qui reste invisible. C’était long. Mais voilà le résultat.

Clarisse devantClarisse côté

Douche froide ! En enfilant la robe pour la première fois, j’ai trouvé un je-ne-sais-quoi qui n’allait pas. Tout simplement je trouve que la robe ne me va pas. Elle ne me convient pas. Je ne sais pas, je ne sais vraiment pas. La robe est belle, elle est bien finie, le tissu est sensationnel, mais non, ça ne va pas. Je flotte dans le haut de la robe, l’encolure n’est pas plaquée et selon mes mouvements, on peut voir ma bretelle de soutien-gorge. A l’inverse, la robe me moulerait presque au niveau du ventre et de la taille (alors que j’ai fais très attention à ces mesures parce que quand on a du ventre comme moi, on s’efforce de ne pas le mouler).

Clarisse mains dans les poches

Et puis, je ne sais pas, la jupe, pourtant évasée comme j’aime, ne me va pas tellement non plus. Est-ce la double gaze ? Mais pourtant, c’est un tissu plutôt mou…

Clarisse forme de la jupe

Cette robe m’a énormément fait réfléchir à ma façon de coudre. Enfin surtout sur ma manière d’acheter des patrons. Ah et sinon, après deux mauvaises expériences,  finalement j’ai repris des cours de couture. Cet hiver, j’avais l’impression de ne rien apprendre de plus en couture, d’être maladroite, de faire des erreurs bêtes et je commençais à perdre confiance en moi. Là j’étais très contente d’avoir une prof pour me guider. Sincèrement. J’ai eu l’impression de progresser. Si jamais j’avais du coudre cette robe toute seule, je pense que j’aurai vraiment eu du mal, tant j’ai décousu/recousu. Certaines des explications n’étaient pas très claires pour moi.

Là où je pense vraiment m’être améliorée, ce sont les finitions. Ma prof a été intransigeante sur les finitions. Je me suis souvenue quand je débutais : les finitions avaient si peu d’importantes… Elles me faisaient perdre du temps pour finir mon vêtement. Alors qu’aujourd’hui, ce qui m’importe le plus, justement, ce sont les finitions. J’ai appris à les apprécier. Elles rendent le vêtement plus joli et plus durable. Et là, je vois bien que j’ai changé ma manière de coudre. Allez, je vais avoir l’audace de prétendre que j’ai progressé et du coup, bon bilan !

Clarisse intérieur

Et là, vous pouvez remarquer que j’ai fais les ajustements pour la robe et que j’ai oublié la doublure. Boulet !

Clarisse doublure haut

Le rendu est quand même plus joli

 

Clarisse doublure emmanchures

J’ai cousu la doublure aux emmanchures à la main. Avec des vrais points solides et jolis. j’étais fière. Et j’ai aussi cousu la doublure au zip de cette façon.

Clarisse doublure haut zip

Rendu impec’

 

Bilan :

Techniques : Coudre un zip invisible, coudre des jolis point à la main, surjeter en rond, arrêter un surjet, monter une robe…

Confort : La double-gaze est toujours aussi confortable à porter. L’encolure est trop lâche, la taille me serre, surtout vers la fin de la journée.

Style : euh, non, vraiment pas. Ce n’est pas une robe pour moi.

Economie : J’ai acheté le patron pour 9€ et j’ai commandé 2 mètres de double-gaze (il m’en reste un peu, pas de quoi faire un haut cependant) 29€, je crois que le zip valait 3€, cela met la robe à 41 euros.

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Un gilet complicité.

J’ai essayé de trouver un jeu de mot, mais non, restons simple et limpide. J’ai cousu un gilet Complicité des Bobines Patterns. Je ne vais pas à nouveau vous faire l’article de cette toute jeune marque de patrons, mais allez, je le dis et je le redis, j’adore cette marque pour leur philosophie : des patrons qui vont à toutes, simples à faire, confortables mais quand même stylés. En plus, les deux filles derrière sont justes adorables, je les apprécie beaucoup.

J’ai participé à un atelier couture qui aurait du avoir lieu en mars, je crois. Et là, impossible de maintenir l’atelier parce que dans leurs montagnes, il s’est juste mis à neiger 40 cm en moins de 2 heures. Du coup, l’atelier a été repoussé fin avril, et voilà ce que j’ai cousu : un gilet.

J’adore les gilets mais lui, il est parfait : longueur, top, col châle, top, joli arrondi, top, super simple à coudre même avec un tissu aussi improbable que le mien. Je l’ai acheté en Janvier 2018 à la vente Agnès B, donc 5€ le mètre, j’en ai pris deux. Jusqu’ici tout va bien. Le fait qu’il soit archi-brillant-doré, ne m’a même pas arrêtée, je devais planer à ce moment-là. Une fois arrivée à l’atelier, le tissu m’a fait mal aux yeux, je ne suis pas sûre d’assumer complètement. Mais bon, je n’avais que cette maille sous la main, alors quand faut y aller… Le gros souci a été de découvrir que ma laize n’était pas à 140, mais à 120 et il a fallu tout le talent de la prof pour finalement trouver de quoi finir mes découpes.

Gilet Complicité

Une fois le patron et le tissu découpés, comment dire… le gilet s’est cousu en moins d’une heure. Et en plus, j’ai testé une recouvreuse pour faire l’ourlet, j’en veux une maintenant !

Gilet Complicité les années 80

Et voilà le détail que j’adore : les manches, aucun embu, parfaitement ajustées mais avec la possibilité de porter quelque chose dessous, tout en restant hyper confortable !

Gilet Complicité les manches

Bilan :

Techniques : je cherche… L’ourlet à la recouvreuse, ça compte ? Ah si, j’ai aussi utilisé du fil mousse pour le boucleur supérieur de la sujeteuse, ça change quand même la régularité du surjet.

Confort : Bien sûr ! Un autre doudou secret vient de rejoindre ma garde-robe ! Le tissu gratte un peu à cause de tout le brillant mais pas de beaucoup.

Style : J’adore ! Je n’attends que le marché aux tissus pour trouver du jersey et de la maille et en recoudre tout plein d’autres de différentes longueurs ! Une des autres stagiaires avaient une maille toute fine et légère parfaite pour l’été

Economie : patron compris dans le prix du stage. Tissu 5€ le mètre, j’en avais deux, donc le gilet m’est revenu à 10 euros.

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Une Petite Robe… projet compliqué.

Pour ne pas dire boulet ! Ca m’a rendue triste.

J’avais déjà cousu ce modèle ici et j’en étais plutôt contente. Je m’étais toujours dis que je la recoudrai un jour et que j’abaisserai les pinces de poitrine parce qu’elles sont placées trop haut et du coup le corsage est moins confortable que prévu. Ayant fait quelques progrès en couture, j’ai effectivement ajusté la robe, impec’ ! J’étais assez fière de moi. Me souvenant de quelques déboires au montage, j’ai fais plus simple, j’ai cousu la robe, la doublure et j’ai tout assemblé par l’encolure en finissant de raccorder les poignets en cousant à la main.

J’ai mis du temps à la coudre parce que j’ai bien vu que ça n’allait pas. J’essayais cette robe au fur et à mesure et j’ai constaté que même avec les pinces terminant au bon endroit, le corsage m’entrave lorsque je bouge les bras. Or, je gesticule pas mal quand même. La forme fait un peu sac. C’est très dommage. La première fois que j’ai cousu ce modèle, mes mesures correspondaient à la taille 42. A part les pinces, la robe tombait très bien, Je la porte encore régulièrement. Aujourd’hui, mes mesures correspondent plutôt à une taille 44 voir 46 à la taille. Je me suis mesurée et j’ai coupé le tissu. Mais comme pour ma jupe Anémone, j’ai changé de volume en quelques jours et du coup, plus rien n’allait. La robe flottait littéralement autour de moi. Mais j’ai décousu, re-mesurer, re-cousu… La couture est l’école de la patience, n’est-ce pas ? Et c’est là où les choses se sont corsées, en dépit de tout mon travail, la robe est mal ajustée : elle flotte au dessus des pinces poitrine, mes hanches sont bien au large, mais je me sens serrée près des emmanchures et du ventre où les mesures correspondent. Je ne comprends pas du coup où est-ce que j’ai fais des erreurs.

Un peu découragée, j’ai choisi de coudre un zip visible et il est correctement posé grâce à un pied spécial zip, très étroit.  Je suis assez fière de la forme de mon encolure, bien plus carrée que la première version cousue. Par contre, j’ai utilisé un lainage, reste d’un très (trop ?) long coupon acheté chez Agnès B. Outre le fait qu’il s’effilochait à grande vitesse, il n’a pas la même tenu qu’un satin de coton et l’encolure baille devant et derrière,  peut-être aurai-je du entoiler ? En bref, je suis un peu déçue par le tomber de cette robe. Ca ne m’empêchera pas de la porter l’hiver prochain cela dit.

La Petite robe en laine de faceLa Petite robe en lainde de dos

Bilan :

Techniques : Coudre un zip visible avec mon nouveau pied étroit spécial zip. C’est génial, ça va tout seul !

Confort : Et bien bof bof… A voir cet hiver. Mais je pense qu’elle sera chaude et j’aime l’idée d’avoir une jolie robe en laine pour l »hiver prochain. C’est chose faite.

Style : Je la trouve très austère du coup. Mais elle est aussi classique et intemporelle, à mon humble avis.

Economie : patron pdf 5,90€ utilisé  pour la deuxième fois+tissu 5€ le mètre, et il en fallu 2m et de la doublure 2m à 1€ le mètre aussi, le zip venait d’un vêtement recyclé, donc la robe m’a coûtée 14,95 euros.

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Une Anémone, patron regret mais joli patron.

C’est la reprise de la couture ! Après un mois de mars compliqué, je reprends le chemin de ce blog. J’ai quand même cousu durant avril, mais j’ai tardé à faire les photos, en même temps, vous allez voir, il y a eu des projets, qui sans être boulet, n’ont pas été totalement satisfaisants. Ainsi cette jupe Anémone.

Il s’agit d’un patron Deer and Doe mais qui est sorti de leur collection et je ne comprends pas pourquoi. Il s’agit d’une jupe (presque) parfaite. Elle est entièrement doublée et donne une ligne juste formidable, je l’aime beaucoup et je suis très contente d’avoir acheté le patron au bon moment. Pour la coudre, j’ai choisi un coton bleu marine assez épais et tout s’est très bien déroulé.

Jupe Anémone péplums

Ici, je vous montre les petits péplums qui donnent tout son charme à cette jupe. Comme le tissu était assez épais, je n’ai pas osé faire un ourlet et les ai terminé avec un roulotté, la finition est plutôt correcte ainsi.

J’ai fais deux erreurs sur cette jupe :

  • J’ai oublié de sous-piquer la doublure et du coup, elle ressort. On le voit bien sur la photo ci-dessous. Il faut donc que je tire dessus par l’intérieur. Evidemment, je m’en suis rendue compte après avoir dégarnit mes marges de coutures (tissu épais, donc, dégarnissage obligatoire). Il faudrait que je la fixe avec une sur-piqûre, mais là, j’ai eu un peu la trouille, parce qu’une surpiqûre se voit et qu’il faut donc qu’elle soit impeccable et régulière.

Jupe Anémone et la doublure

  • La deuxième erreur, enfin ce n’en est pas vraiment une, est mon incapacité à coudre un zip réellement invisible. J’ai acheté pourtant un pied spécial, sans réel progrès. Pourtant, une fois posé, le zip me semble invisible et dès que j’ai lavé la jupe et l’ai porté, il se voit vraiment. Le zip invisible, ma némésis couture.

Jupe Anémon zip non invisible

Enfin, tout en adorant cette jupe, sa forme, son confort, je dois avouer ne pas être satisfaite de cette cousette, pour une raison très simple : mes mesures. Je n’ai aucun explication. Je me mesure toujours avant de choisir la taille de mon patron et j’ai coupé la taille 46 qui correspondait à mon tour de taille (moment de solitude quand même, taille 46 !). Je l’ai cousu et essayé, elle tombait nickel. Paf, 1 semaine plus tard, elle était bien trop grande. Il aurait fallu que je coupe une taille 42, voire 40. J’ai « dégonflé » en une semaine, je ne vois pas d’autres explications. Ce qui signifie aussi que je « gonfle » (contrariant, tout ça !). Bref, il aurait fallut découdre les côtés de la jupe et la doublure, recouper et recoudre et honnêtement, la Sainte Flemme m’est tombée dessus, tant pis. Je l’ai quand même porté pas mal de fois, en rentrant mon pull à l’intérieur de la taille. Ca passe.

Jupe Anémone trop grande

Bilan :

Techniques : Le zip invisible que j’ai raté. Doubler une jupe et là, il suffit de se laisser guider par le cahier technique de Deer and Doe qui est très bien fait, comme d’habitude.

Confort : Plutôt bon, surtout qu’elle est un peu trop large. Mais en plus, rien ne vaut le sur-mesure pour rendre un vêtement confortable.

Style : J’adore tout dans cette robe ! La longueur, les péplums, la forme…

Economie : patron 14€ + tissu : de mon stock et assez cher de mémoire, mais là, impossible de me souvenir du prix.

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Tag couture, partie 3

Et voilà la dernière partie de ce tag couture. Bonne lecture !

17) Bonne ou mauvaise élève : en repassage ? en bâti ? en couture à la main ?

Je suis une bonne élève en repassage. Je trouve qu’il s’agit d’une étape essentielle. Au début, je ne repassais rien, mais j’ai suivi un cours Craftsy où la prof disait que le repassage servait à de jolies finitions mais aussi à sceller les coutures. Depuis, je repasse systématique. Je bâti à la main presque tous mes zip. Dès que je ne le fais pas, je trouve qu’il y a un décalage et je n’aime pas. Par contre, je suis une très mauvaise élève en couture à la main, parce que je suis nulle, n’ayons pas peur des mots. Vraiment. Je trouve mes points moches et le résultat très maladroit.

18) As-tu un graal, une pièce que tu n’as pas encore osé coudre ?

J’ai très peur de coudre une braguette et une patte de boutonnage. Il parait que je me fais une montagne de pas grand chose, d’après d’autres couturières amateurs et je pense qu’elles ont raison. Donc j’aimerai bien franchir le pas.

19) As-tu déjà patronné ?

Non. Je me sens encore trop novice et en plus ça ne m’intéresse pas plus que ça. Je trouve qu’il y a des personnes bien plus douées que moi qui s’y sont mis et je suis admirative de leur travail. Je crois que le patronage, c’est un peu beaucoup de maths et de géométrie et honnêtement, il s’agit de deux matières dans lesquelles j’avais des difficultés à l’école, donc bon…

20) Quel est l’ouvrage dont tu es la plus fière ?

Ma robe Vogue de Louis Antoinette Paris. C’est la robe dont je suis la plus fière, la plus confortable et avec laquelle j’ai reçu le plus de compliments. C’est également la robe où j’ai soigné les finitions et j’en suis très contente.

21) Et ton pire boulet, ton ratage le plus complet ?

Ma première chardon. La faute au tissu, acheté sur internet. Une fois terminée, je me suis rendue compte que le tissu se désagrégeait sans l’aide de personne autour des coutures. J’étais en rage. J’ai récupéré le zip et je l’ai jetée.

22) Quelle est la pièce que tu couds le plus ?

Une robe. C’est le vêtement qui m’a motivée pour commencer la couture de vêtements. Je voulais une robe d’hiver manches longues, et pendant l’hiver 2015, c’est comme si je cherchais un mouton à 5 pattes. Impossible d’en trouver dans le commerce. Alors qu’il n’y a pas plus classique dans une garde-robe. Du coup, c’est ce que je couds le plus. En plus, je trouve que c’est pratique dans une garde-robe. Pas besoin de trouver un haut et un bas qui vont bien ensembles, une robe et c’est tout.

23) Couds-tu pour toi ou pour les autres ?

Pour moi. Je n’ai pas une productivité de dingue, donc je passe en priorité et en plus, ça me stresse de coudre pour les autres. Quand même pour qu’un vêtement cousu soit mettable, il faut faire des ajustements. Alors déjà, pour moi, faire des ajustements peut être compliqué, je n’imagine pas pour les autres.

24) Fais-tu encore les magasins pour acheter ou juste pour attraper les idées ?

Même si je tente la garde-robe handmade, oui, je fais encore les magasins. J’ai eu besoin d’un pantalon confortable et je n’allais pas attendre de pouvoir me le coudre, je n’aurai pas eu mon pantalon avant au moins un an. J’ai préféré l’acheté.

25) Tu couds pour tous les jours et/ou pour les grandes occasions ?

Je couds pour tous les jours. C’est une grande satisfaction de m’habiller handmade. C’est un objectif de toute façon.

26) Un « gadget » dont tu ne te passerais plus ?

Mon découd-vite. Et le pire est que je ne l’ai pas acheté pour la couture mais pour des vêtements du commerce car grâce à sa pointe, je pouvais rentrer des petites mailles sautées.

27) Pour finir, une anecdote couturesque (ou plusieurs !!)

Euh, je ne sais pas trop. Peut-être lorsque j’ai coupé ma deuxième Impatiente. Je n’ai pas fais attention que le motif avait un sens et donc je l’ai coupée à l’envers. Je me suis sentie très seule. Maintenant je fais très attention au sens de mes découpes.

Une anecdote un peu moins sympa : la première vente de tissus Agnès B sur Lyon à laquelle j’ai participé où l’une des clientes, venue avec une de ses amies et qui voulait mettre les mains sur chaque rouleau. A tel point que les autres clientes et moi-même avons du nous fâcher. Je me souviens être sortie de la boutique assez perplexe. Les vendeuses m’ont dit aussi que lors de ces ventes, les clientes peuvent devenir agressives et certaines en sont venues aux mains…

+ Taguer trois personnes

Je ne veux pas obliger les gens, mais si jamais des personnes se sentent motivées :

Coralie de La petite maison de Coco

Marine de Petit Poussin Bleu

et Prête à en découdre