Blog, Couture

Ivy Pinafore.

Encore un coup de coeur ! Mais pas pour une collection, pour un seul patron. Je vous présente l’Ivy Pinafore, de la marque Jennifer Laure Handmade. Ce nom peut se traduire par « la robe chasuble lierre ». Une de mes amies l’a cousue, du coup, moi aussi (je ne pouvais pas « l’emprunter », on ne fait pas du tout la même taille). C’est un patron coup de coeur et je suis vraiment contente de sa réalisation. Mais du coup, attention à l’avalanche de photos !

J’adore cette forme de robe. Mais vraiment ! Cela a un côté régressif, n’est-ce pas ? Je sais que j’ai porté une robe de ce genre étant petite. Maintenant, je suis grande et j’en veux d’autres.

Voilà ce que dit la marque à propos de ce patron : deux silhouettes très différentes, une ligne A, évasée, et une ligne plus proche du corps, la chasuble transforme la tenue quotidienne en une vêtement confortable et féminin avec des possibilités pour chacun. Les bretelles à bouton peuvent être utilisées ou bien encore, cousue au corps du vêtement et être purement décoratives. Les surpiqûres peuvent ressortir délicatement ou offrir un certain contraste. Cette robe est entièrement doublée et il y a des poches sur les côtés. La robe peut se porter avec des bottines pour sortir ou avec des baskets pour un look plus sport !

Ce qui m’a aussi bien plu dans ce patron ce sont les mesures. La taille de référence est pour une personne de 1m70 et il y a une adaptation pour bonnet D. Je mesure 1m74 et je fais un bonnet D. Quelle bonne coïncidence. Je n’ai eu aucun ajustement à faire.

Pour coudre ma robe, j’ai choisi de la coudre en jean Agnès B et je l’ai doublée avec une jolie flanelle de coton. Du coup, point bonus, ma robe, même sans manche, est assez chaude.

.

J’ai choisi la forme la plus proche du corps car mon tissu est assez raide. La forme A, évasée a besoin d’un tissu plus souple.

Au milieu devant, il y a une couture. J’ai décidé de la coudre rabattue. Je m’en faisais une montagne, mais en fait, les explications sont très claires et tout s’est très bien passé. Je suis vraiment contente d’avoir choisi cette finition car mon tissu jean s’effilochait beaucoup. Il était impossible d’avoir cette finition au dos, car il cintre la robe, justement pour la rapprocher du corps. J’ai donc surjeté à 4 fils et cousu normalement.

J’ai vécu un moment de solitude absolue pour coudre les poches prises dans la couture de côté. Alors, attention, ce n’est pas le patron en cause, mais moi. J’ai pourtant cousu des tas de poches prises dans les coutures de côté, mais là, je n’ai pas été capable de les coudre correctement, cela plissait ou il y avait des micro-ouvertures. Et pour cause, il y avait 2,5cm de décalage entre les poches devant et dos. Une fois déplacée, comme de bien entendu, tout a roulé. Par contre, il a fallu que je ferme les sacs des poches et qu’ensuite je finisse les côtés.

On voit un pli sur le côté près de la poitrine, mais en fait, j’ai porté cette robe avant de la prendre en photo pour voir comment elle vivait afin de la présenter la plus réellement possible. Ce pli a disparu après un petit coup de fer à vapeur.

Comme je vous l’ai écris, la robe est entièrement doublée. La voilà. Il y a une très belle finition. La doublure est attachée à un yoke en tissu prinicpal, ici du jean et aux emmanchures.

J’ai utilisé un cordonnet pour les surpiqûres. Comme je ne voulais pas investir dans une couleur spéciale, j’ai pris ce que j’avais en stock. En plus, je me suis dis que si je n’arrivais pas à faire une surpiqûre régulière, cela se verrait moins en violet foncé sur du jean foncé. Au final, j’adore mes surpiqûres. Ma machine un peu moins. Elle n’a pas aimé le cordonnet qui a fait des bêtises au niveau de la canette. Il s’est emmêlé. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. J’ai pensé à allonger mon point de 4 alors que je couds habituellement un point de 3.

J’ai cousu des boutons violets et j’ai fais des boutonnières. Mais je ne les utilise pas, je passe la robe par ma tête et ça va très bien.

Bilan :

Techniques : Je ne pensais pas écrire ça un jour : les poches prises dans la doublure. La couture rend humble ! J’ai appris à faire des surpiqûres en cordonnet et une couture rabattue.

Confort : Très confortable. Je ne sens pas du tout la raideur du tissu utilisé.

Style : J’adore les robes chasubles en fait. il faut que je me retienne pour ne pas la porter tous les jours.

Economie : Patron à 12,99$NZ soit 7,78 euros, honnêtement, ça vaut le coup ! Tissu en jean Agnès B à 5 euros le mètre. j’avais déjà le cordonnet et les boutons. Le tissu de doublure ? Je ne me souviens pas du prisx je l’ai acheté lors d’un vide atelier. Du coup, 17 euros 78… à peu près.

Finitions : Surjet 4 fils et couture rabattue.

Blog, Couture

Une jupe qui tourne.

Je ne sais plus trop quand j’ai commencé cette jupe, sans doute vers le mois de novembre 2019 mais je sais que je l’ai terminée en 2020. Il m’aura fallu plus d’un mois pour la coudre. Je vous rassure, il s’agit d’un modèle pensé pour les débutantes, facile et rapide à coudre, sauf si, comme moi, vous attendez pour terminer les ourlets que l’envie vous vienne. J’ai rarement envie de coudre des ourlets. Ceci expliquant cela.

Je vous présente la Fiore skirt de Closet Case Pattern. Elle fait partie de la collection Roma, collection pensée pour les débutantes par la marque. Il s’agit d’une jupe de forme A, avec une taille haute. Elle a plusieurs options. Ici, j’ai décidé de coudre la version boutonnée devant.

Je l’ai cousu sans aucune difficulté, deux choses seulement :

  • la ceinture était trop courte de 2cm. Il m’a fallu la recouper. Attention, je ne pense pas que cela soit une erreur de la marque, mais j’ai du mal découpé mon pdf.
  • elle est cousue dans un velours côtelé bleu d’Agnès B. Ce tissu est un peu épais et sans aucun doute un peu trop rigide. Cela amplifie la forme de la jupe.

On voit bien sur cette photo, prise alors que je bouge un peu, le placement de la jupe, on voit bien comment le velours épais rigidifie la jupe et cela forme une ligne un peu trop… euh, présente ?

A ma grande consternation, je vois une marque de craie tailleur sur la patte de boutonnage. Il n’y en avait pas lorsque j’ai passé la jupe !

Le point commun des vêtements de cette collection sont les détails qui prennent un peu de place. ici, ce sont les poches plaquées. Elles sont imposantes (et pratiques !). Personnellement, cela a été le petit détail que j’ai aimé.

Bilan :

Techniques : Même si ma machine gère bien les boutonnières, j’avoue être toujours un peu anxieuse. Ici, j’ai eu peur de manquer de fil. J’ai juste eu la bonne quantité.

Confort : C’est une jupe cousue à mes mesures, elle est donc forcément confortable. La jupe n’est pas doublée.

Style : J’adore les poches et la forme en A. Ce qui me gêne, c’est la rigidité du velours. Je l’ai déjà portée cela dit mais pas pour aller au travail, pour voir des amies, sortir etc. J’ai très envie de la refaire mais dans sa version la plus fluide (qui, malheureusement, n’a pas de poche).

Economie : Patron faisant partie d’une offre de la marque (38 euros les 3 patrons) j’ai utilisé 1,80m de tissu de mon stock, à 5 euros le mètre soit 9 euros. Les boutons viennent d’une vente privée 3 euros le sac, autrement dit, ils m’ont coûté des cacahuètes.

Finitions : J’ai fais comme d’habitude, j’ai réalisé un surjet 4 fils. Le tissu était tellement rigide que je n’ai même pas envisagé de faire des coutures anglaises. Peut-être avec un tissu fluide ? Une des versions de la jupe recommande une viscose.

Blog, Couture

Pourquoi je blogue ?

Permettez-moi de vous souhaiter de très bons voeux pour l’année 2020.

L’année 2019 a été un gros bouleversement pour moi. Changement de beaucoup de choses dans ma vie. Si je suis plus heureuse, j’ai moins de temps pour moi et moins de temps pour coudre. Mais ce n’est que temporaire, alors je prends mon mal en patience. Je ne sais pas si j’aurai le temps de faire un bilan 2019 comme les autres années, on verra bien.

Le 1er janvier, j’ai eu la très bonne surprise de lire ce billet. J’adore les blogs ! J’aime aussi beaucoup Instagram, mais les blogs… ah, les longs articles détaillés, la jolie prose des blogueuses, la découverte d’univers si variés… J’ai toujours aimé ce mode de communication. J’ai tenu un blog, j’en ai créé plusieurs dès le début d’internet. Aucun n’a survécu, chacun ayant comme sujet principal mon obsession du moment. J’ai eu un blog de peinture, de scrapbooking, d’orchidées et de bonsaïs… J’ai eu un blog où je racontai un peu ma vie…

Mais du coup, pourquoi je blogue ?

Je ne me souviens plus quand est-ce que j’ai décidé de créer ce blog actuel. A l’origine, j’avais décidé d’y écrire tous mes centres d’intérêts : le diy (pâte de métal, tricot, crochet…) et le jeu de rôle. Puis j’ai commencé la couture.

Mais pourquoi je blogue ?

Euh, parce que ?

Non mais en vrai ?

Parce que lorsque j’ai commencé la couture, ce sont les blogs qui m’ont accrochées, fidélisé, donné envie… J’ai tellement envie de dire que c’est pour rendre à la blogo couture ce qu’elle m’a donnée. Mais en fait non.

Et donc, pourquoi je blogue ?

Pour des raisons très égoïstes. Parce que mon blog est mon journal. Ma mémoire. Je ne sais pas dessiné et je ne voulais pas investir dans une imprimante photo. Mais je voulais garder une trace de ce que je fais de mes mains. Alors je me suis dis que les photos ce serait bien. Parfois, je lis mon blog, je revois certains projets, je m’en souviens et cela me fait plaisir. C’est très égoïste, je l’avoue.

Pour écrire ce blog, je me tiens à une sorte de charte personnelle :

  • je blog toutes mes réalisations, les jolies, les réussites, les moches, les ratées…
  • j’essaie d’être la plus honnête possible mais en ayant un langage diplomatique… Inutile de blesser les gens.
  • J’essaie de montrer le vêtement après porté. Pour avoir un retour sur la forme et le style et pour montrer son vrai tombé.
  • Je ne montre pas ma tête ou très très rarement, étant mal à l’aise avec ça.

Ce qu’il faudrait améliorer pour ce blog :

  • Incontestablement la lumière. Il faudrait que j’investisse afin d’avoir de plus jolies photos : lumières, télécommande…
  • Faire des retours plus techniques.

Mais pourquoi je blogue sur la couture ?

Parce que la couture a pris une très très grande place dans ma vie. Je lis moins, je regarde moins la télé… mais je couds. Quand j’ai une après-midi de libre ou seulement quelques heures, je préfère coudre que me poser avec un bon bouquin… Cela aurait été l’inverse il y a quelques années seulement. La couture m’apporte… je ne sais pas trop, un apaisement, un but dans la vie, le moyen d’exprimer ma créativité… il y a beaucoup de raisons et je ne suis pas sûre de savoir vraiment pourquoi je couds. Peut-être parce que cela me rend heureuse, tout simplement. Et j’ai juste besoin de cette raison, n’est-ce pas ?

La couture, je le répète, est un loisir solitaire. On est seule face à sa machine. Personne ne coud autour de moi, dans ma famille ou mes amies proches. Alors les blogs m’ont permis aussi de communiquer avec des personnes qui adorent la couture aussi. La communauté couture est importante et tellement enrichissante !

Instagram contre les blogs.

Pour moi, non, cela est complémentaire. J’ai crée mon compte IG bien après le blog. J’y suis allée parce que beaucoup de blogueuses que je suivais avaient un compte IG également. Beaucoup d’ailleurs, ont préféré IG à la tenue de leur blog. Attention, je ne dis rien contre, les gens font ce qu’ils veulent et comme ils veulent. Il y a un côté très séduisant chez IG, le côté « immédiat » aussi est séduisant. Et puis, soyons honnêtes aussi, tenir un blog prend beaucoup de temps. Il faut faire les photos, sélectionner les photos, les retoucher, écrire l’article, le programmer si besoin et le publier puis faire un peu de pub sur les réseaux sociaux.

Personnellement, ce qui me coûte le plus, ce sont les photos. Je suis seule pour les prendre. Mon appartement est génial, il est juste très très sombre. Donc je me cale un moment et il faut que j’ai plusieurs vêtements finis à prendre en photo. Chaque pose est ensuite vérifiée après chaque prise (j’utilise le retardateur de mon appareil, du coup, je fais des allers-retours entre mon appareil et mon spot photo). Ensuite, je copie les photos sur mon ordinateur, les retouches… Puis je les classe, rédige l’article etc.

Mon blog n’a pas une très grande audiance, ça ne me gêne pas. Je blog pour ma satisfaction personnelle avant tout. Mais lorsque j’ai reçu mon premier commentaire… comment dire ? Wahou ! Avoir des lecteurs, des abonnés n’était pas prévu, ce sont des jolis bonus.

Blog, Couture

Coudre du jersey dans le biais…

Je vous le dis tout de suite, c’est une très mauvaise idée…

Il s’agit du même patron que la tunique précédente en jersey gris. Il s’agit donc d’un modèle de la marque Simplicity. Si vous vous souvenez bien, la robe était coupée dans le droit-fil et « rebiquait ». Du coup, des couturières expérimentées m’avaient conseillée de la recoudre mais dans le biais. Il y a donc eu des ajustements :

  • Bernadette m’a descendue la taille à l’oeil. Vous avez bien lu, A L’OEIL !!! Elle m’a regardée et a modifié le patron et comme par hasard, la taille qu’elle a redessiné correspond exactement à MA taille naturelle… Truc de fou, n’est-ce pas !
  • Le col est en deux morceaux dans la longueur afin de tout caser dans mon coupon de tissu parce que je voulais l’économiser un peu. Le tissu est un jersey magnifique acheté chez Brin de talent, une boutique qui ne vend pas en ligne mais qui a des tissus incroyables. En plus, on est sur du jersey bio…

J’ai donc coupé le milieu devant et le milieu dos dans le biais, sans aucun souci. J’ai rajouté du thermocollant sur les lignes d’épaules, puis j’ai assemblé ainsi que les manches. Premier essayage, une horreur, l’emmanchure était trop basse d’au moins 2cm, les poignets de manches, larges d’autant. J’avoue avoir été très agacée mais j’ai pris mon courage à deux mains et décidé que j’étais débrouillarde. En fait, au vu de la beauté du tissu (et son prix !), j’ai persévéré. J’ai donc mis la robe sur l’envers et ensuite épinglé et redessiné l’emmanchure. J’ai cousu à la machine à coudre au point éclair et cela faisait une sorte de bec sur l’épaule. Mais j’avais mon surplus de tissu bien défini, j’ai donc décidé de donner un bel arrondi en supprimant ce bec causé par la couture par un coup de surjeteuse qui a redessiné l’emmanchure. Ça a marché sans problème.

Pour les manches, j’ai recousu dans la largeur, à hauteur du poignet et j’ai fais mourir la couture ajoutée dans la principale.

Ensuite, tout a roulé tout seul. Aucun problème, j’ai monté la robe au point de surjet 4 fils et l’ourlet du bas en point de recouvrement large. Ayant coupé dans le biais et ayant constaté un élargissement du vêtement, je me suis dis que j’allais laisser pendre la robe sur un cintre pendant 24h, cela a été 48h, finalement mais… surprise, surprise, je n’ai pas eu besoin de recouper le bas.

Je suis toujours aussi fan du col haut et des manches bouffantes.

Bilan :

Techniques : Couper du jersey dans le biais. Est-ce une bonne idée ? Je ne sais toujours pas.

Confort : Très confortable.

Style : Pour avoir coupé cette robe dans le biais, le bas de la robe fait une jolie ondulation. J’avoue que j’aime beaucoup, plus que le rajout d’un volant par exemple.

Economie : Patron déjà en ma possession. 2m80 de tissu à 18€75, ce qui fait une robe à 52€50, l’un des projets les plus chers jamais cousus mais cela reste raisonnable si on compare au prêt à porter.

Finitions : Recouvrement.

Blog, Couture

Tunique confortable (tellement !!!)

Dans un désert de création et de couture des mois de septembre, octobre et maintenant novembre (ça dure et c’est dur !), je me réconforte en achetant des magazines de couture inhabituels. Je suis très contente avec mon Burda mensuel. Bref, j’ai acheté le magazine Tendances Couture où les patrons sont de la marque Simplicity (mais je reviendrais sur les patrons indé/grandes marques plus tard). J’avais dans mon stock un jersey fin gris de chez Agnès B. Je voulais en faire un gilet Monceau de demi-saison, mais finalement, je me suis décidée pour une tunique. La numéro 26. La voilà.

Si la tunique apparaît froissée, c’est qu’elle l’est ! Le repassage n’est pas mon point fort.

J’ai aimé sa coupe, son col cheminé et ses manches bouffantes.

J’ai cousu cette tunique sans aucun ajustement et dans le droit fil sans aucun problème. Elle aurait du être une robe avec l’ajout d’un volant mais n’ayant pas assez de tissu je me suis donc rabattue pour une tunique. Je la porte souvent sur un jean et je la trouve très confortable.

Par contre, il y a un petit détail qui me chagrine, c’est que la tunique est coupée dans le droit fil et fait donc des petits pics de part et d’autre. Et la taille est trop haute par rapport à ma taille naturelle.

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, je l’ai montée à la surjeteuse au point de chaînette et surjet 3 fils.

Confort : Très confortable.

Style : J’aime ce genre de vêtement, pratique et sympa à porter. Je l’ai refait en robe et cela fera l’objet d’un autre article.

Economie : 2m de tissu à 7 euros le mètre, soit 14 euros la tunique. Le magazine a du me coûter 6 euros pour plein de patrons, donc…

Finitions : Ourlets zigzag à la machine à coudre.

PS : Pour ce patron j’ai décidé d’utiliser une nouvelle méthode pour recopier mes patrons : le plastique couvre-livre. C’est très agréable pour recopier mais le souci est que c’est très désagréable à épingler.

Blog, Couture

Gilet Monceau

Où étais-je passée ? C »est bien évidemment la question que vous vous posez tous, vu que je reviens avec un article sur le gilet Monceau que tout le monde connaît et a déjà cousu.

Bien, j’ai une vie professionnelle qui a changé depuis septembre avec une certaine charge de travail. La couture, qui me manque, a du être mise de côté. Je n’ai pas beaucoup pu coudre depuis deux mois, à part des petits projets sans réel points techniques ou de difficultés particulières, je vous les présente ici petit à petit en espérant rattraper mon retard sur le blog.

alors voilà, le gilet Monceau. Facile à faire et en plus, la créatrice a posé un pas-à-pas très bien fait sur sa chaîne YouTube. Je suis comblée par ce patron que j’ai mis tant de temps à coudre. Pour le réaliser, j’ai utilisé un joli sweat bleu ciel de la vente de tissus Agnès B. J’ai sans doute été un peu large quand au choix de la taille, j’ai coupé le 44, alors que le 42 aurait pu suffire, mais c’est vrai que c’est un modèle qui n’est pas très ajusté. C’est justement pour cela que j’aime ce modèle, je l’ai porté plusieurs fois sur des sous-pulls avec manches longues sans aucun problème pour la frileuse que je suis.

Evidemment, j’ai fais une boulette. Que serait un projet sans mon auto-sabotage ??? En fait, j’ai fais deux boulettes, mais l’une est moins ma faute. Reprenons.

Trouvant que le gilet était un peu trop long, j’ai décidé de le raccourcir « au jugé ». Ça n’a pas marché. Le bas de mon gilet est un peu irrégulier. C’est de ma faute, je me flagelle.

La deuxième boulette est lors de la pose des pressions. J’en ai loupé une. Elle est fermement plantée dans ma bande de boutonnage et je la laisse, j’ai peur de déchirer le tissu. Je n’ai eu aucun souci avec les autres. Sans doute ma main n’a pas été suffisamment assurée au moment de la pose.

Bilan :

Techniques : J’ai tout assemblé à la surjeteuse et fait les ourlets à la recouvreuse. Ma pince Vario de Prym m’a une fois de plus impressionnée. Malgré les épaisseurs, elle a posé les pressions sans sourciller.

Confort : Très confortable et cocooning.

Style : Une forme pas trop près du corps, ce qui me convient et un sweat très doux, une cobo gagnante.

Economie : 2m à 7euros le mètre. Ce qui m’a coûté le plus cher ont été les pressions nacre. Autour de 8 euros achetées en mercerie. Internet est plus économique cela dit.

Finitions : Recouvreuse. je n’avais pas de fil bleu ciel alors j’ai pris un fil gris très clair et il va trèsbien.

Blog, Couture

Cielo Top…

J’étais tellement contente de ma première robe Cielo, que j’ai décidé de coudre le top. Toujours manche courte. La marque suggère toute une variété de tissus en chaîne et trame, mais j’avais sous la main un jersey de lin avec assez peu d’élasticité et sans élasthane. J’ai fais des essais à la machine à coudre et j’ai pu utiliser un point droit.

Comme pour la robe, je suis fan et je l’adore. En plus, le jersey de lin est très confortable à porter. Je fais juste une petite parenthèse à propos de ce tissu. Je l’ai décati et là, la catastrophe, il y avait manifestement un apprêt qui m’a obligée à le relaver. Et là encore, en même temps que je le cousais, j’ai bien vu des amas de poussières grises (?) que j’ai gratté d’un coup d’ongle.

Cette fois, j’ai rallongé le top de 3cm, mais il reste court. J’aurai pu l’agrandir plus, mais partout, j’a vu ce top arriver à la taille, bref un top plutôt crop. Je préfère les hauts qui arrivent en dessous de ma taille, mais je trouve que la longueur est quand même bien pensé. Rallonger davantage lui enlèverai sa coupe, n’est-ce pas ?

En même temps, j’avoue que lever les bras en extension, le plus haut possible, je ne le fais qu’au yoga et ce top est trop joli pour être porter pendant un cours…

Bilan :

Techniques : J’ai utilisé la finition avec parmenture pour une question de métrage.

Confort : Très confortable et j’adore porter le jersey de lin.

Style : La forme est très différente. Autant pour la robe, le tissu, raide, lui donne une forme droite, autant la mollesse du jersey de lin donne un petit côté loose au top et j’avoue beaucoup aimé.

Economie : 1,3m de tissu à 7,99 euros le mètre, soit 10,38 euros. J’ai trouvé ce jersey de lin chez Toto à Lyon. Aucun regret sauf de ne pas en avoir acheter plus.

Finitions : Cousu à la machine à coudre et au point droit. Ensuite, j’ai surjeté.

Blog, Couture

Lytchee T-shirt de Waffle Patterns

Il y a quelques temps que j’ai l’oeil sur cette marque. Je n’avais jamais rien cousu mais lorsqu’en début d’été, la créatrice a sorti un tee-shirt à plis, je l’ai trouvé tellement irrésistible que je l’ai acheté sur une impulsion.

Il s’agit d’un top avec des petites manches kimono, des plis sur le devant, un effet un peu loose, une finition avec une bande d’ourlet et d’encolure. Et assez rapide à faire. J’ai choisi le modèle le plus simple, le col rond, pas en V.

Il a fallu caser ce patron dans 1,3m de jersey de lin turquoise très lumineux et magnifique qui ne rend pas en photo, mais ça vous avez l’habitude. J’ai donc du couper à plat en retournant mes pièces de patron au fur et à mesure et j’avoue que ce n’est pas la méthode que je préfère. Par contre, j’avais imprimé la taille 42 avec marges, voyant que ça ne rentrait pas, j’ai coupé les marges et cousu comme ça. C’est très légèrement étroit au niveau du bras gauche (#teamgrosbrasgauche), par contre, pour le reste, tout va bien. j’aime particulièrement la bande de finition du bas, ça fait gagner du temps.

Pareil, la bande d’ourlet ne rentrait pas dans le tissu, j’ai du la couper à la perpendiculaire au droit fil mais ça n’a rien changé au niveau de l’élasticité. Pareil pour la bande d’encolure. En plus, je me suis trompée. Je devait la coudre sur l’endroit pour qu’elle se tienne droite, mais je l’ai cousu sur l’envers. Je l’ai donc rabattue et surpiquer. J’aime beaucoup cette finition, plus que celle que je couds par habitude et facilité.

La photo les bras en extension et on voit bien que la longueur est bonne. Ensuite, ce qui m’a attiré dans ce modèle, les fameux plis, discrets tout en étant présents mais sans déséquilibrer l’ensemble.

Bilan :

Techniques : Les plis. J’ai toujours du mal à les coudre correctement, j’espère avoir réussi. La bande d’encolure rabattue.

Confort : Très confortable. Ah, ce jersey de lin !

Style : Je suis assez fan de ce modèle que je trouve très élégant même avec la mollesse du jersey de lin qui donne un petit côté loose. Je vais le refaire, c’est sûr, mais dans ce cas, je pense rajouter les marges de couture précédemment enlevées.

Economie : Patron pdf à 9 euros environ (j’ai bénéficié d’une promotion lors de la sortie du patron). 1m30 à 7,99 euros/m soit 10,38 euros.

Finitions : Machine à coudre et surjet 3 fils.

Blog, Couture

Mon défi Burda #11 (septembre 2019), juste à temps !

Pfiou ! J’ai bien cru que je n’allais pas y arriver !

Voilà ma onzième participation (déjà !) au défi Burda organisé par Zélie décousue.

Voilà une veste du numéro d’août 2019. Je n’avais pas eu trop de coup de coeur pour ce modèle, mais je me suis dis que le modèle était rapide à décalquer, couper et coudre et que ce défi ne me prendrai pas trop de temps. Alors oui et non.

Il s’agit d’un modèle de veste boîte en crêpe, avec une fermeture asymétrique, avec de gros boutons. Les manches sont larges et finies par une série de pinces. Ce modèle est expliqué en workshop dans le magazine et ce n’était pas de trop.

Il y a 8 pièces à décalquer et j’ai utilisé une nouvelle méthode, à savoir utiliser du papier calque et je dois dire que c’est la solution la plus facile que j’ai trouvé pour le moment, surtout lorsqu’on parle des planches Burda. Il y en a de partout. Là, pas de souci. J’ai décalqué la taille 42 et je suis contente. J’aurai même pu la coudre avec une taille de moins, mais je n’ai pas osé car le vêtement fini se porte large.

De dos, on voit bien les emmanchures assez basses et bien loose. Le côté sympa, c’est qu’il n’y a pas d’embu. Les manches se montent facilement. Il y a pleins de jolis détails comme l’encolure arrondie ou les pinces de manches. La veste est très très bien finie, entièrement doublée avec parmentures de col, de devant et de poignets. D’ailleurs je m’inquiétais un peu pour les manches. Quand je les ai monter, je trouvais presque que mes mains avaient du mal à sortir, une fois finie, il n’y a aucun problème.

Comme je l’ai dis, je pensais que ce modèle serait facile à coudre et rapide mais en fait, j’ai tout de même mis du temps à réaliser ce modèle, en particulier avec toutes les petites pinces à coudre aux deux poignets en tissu principal et en doublure. Il a fallu fixer une partie de la doublure à la main.

Il y a 4 gros boutons et boutonnières. J’ai pris des boutons marrons foncés de mon stock parce que je trouvais qu’ils tranchaient, un peu comme le modèle. Mon tissu étant uni et gris clair, ils ressortent bien.

Bon, par contre, il y a eu un gros souci lorsque j’ai cousu la dernière boutonnière, celle la plus proche de l’encolure : en voulant l’ouvrir, mon découd-vite a rippé et a coupé quelques fils formant la boutonnière. J’étais écoeurée. J’ai appliqué de la colle blanche dessus et je croise les doigts pour que tout tienne.

Je suis tout de même contente de ma réalisation pour plusieurs raisons. La première, je suis contente d’avoir une petite veste dans ma garde-robe. D’habitude je n’en porte pas, mais bon, je ne suis pas contre cette idée. J’ai appris plein de petites choses en la cousant, en particulier la couture de la doublure et la finition avec la parmenture. Enfin, je suis juste contente d’avoir rendu à temps ma copie pour ce défi. Cette année, je ne pense pas avoir trop de temps pour coudre mais j’ai décidé que je ne pouvais pas laisser ma vie pro prendre toute la place. Alors je me suis fais un planning couture pour chaque semaine et j’y ai incorporé le défi Burda. Et je me suis rendue compte en cousant cette veste qu’avec un peu d’organisation, je peux y arriver. Coudre m’apaise et me rend heureuse, pas question de laisser tomber. Bon, j’avoue que je voulais poster vraiment ce vêtement aujourd’hui. J’ai donc été un peu vite sur les finitions.

Bilan :

Techniques : Mise en place d’une doublure bien intégrée dans la parmenture.

Confort : La veste est bien large et le bemberg la rend toute douce à l’intérieur.

Style : Je ne sais pas, je n’ai pas l’habitude de porter des vestes. A voir !

Economie : presque 2m de tissu de crêpe de polyester (2,5 euros le mètre !), un peu plus d’un mètre de bemberg à 1 euros le mètre. donc, 3,5 euros la veste. Les boutons viennent de mon stock et je les ai acheté avec d’autres dans une gros lot à 3euros le lot.

Finitions : Entièrement doublée et j’adore cette finition que je trouve plus longue mais bien plus jolie : doublure assembler sur parmenture. Je trouve que cela donne un fini incomparable.

Blog, Couture

Cielo ! Fantastico !

Cet été, Closet Case Pattern a sorti une collection « débutants compatibles », la « Rome Collection ». J’ai eu un énorme coup de coeur pour ces trois patrons et e l »ai immédiatement acheté pour une trentaine d’euros (j’ai bénéficié d’une offre de lancement avec une promotion -30%, je crois). J’ai tout de suite voulu tenter la Cielo dress à manches courtes. Il s’agit d’une robe droite avec des poches sur le devant. C’est le détail que j’ai le plus aimé. De plus, la robe comporte peu de pièces. D’ailleurs la pièce des poches avec ses arrondis m’a un peu laissée perplexe mais tout s’emboîte à la perfection, c’est un pur bonheur). J’ai lancé une opération impression à la chaîne (chaque patron arrive avec plusieurs options), j’ai ensuite assembler les pdf (ce que je déteste le plus, je crois), j’ai coupé et ensuite cousu.

La marque propose plusieurs bonnets et j’ai choisi le bonnet D en taille 10. Et c’est parfait en terme de carrure et de poitrine, je suis ravie, ravie… (un ajustement à ne plus faire, c’est trop bien !) Le vêtement fini mesure donc 113cm à la poitrine. C’est donc un vêtement avec une belle aisance positive sans faire un effet montgolfière.

J’avais un tissu en lin et polyester (à mon avis, plus de polyester que de lin, mais passons) d’un rouge brique (qui ne rend pas sur les photos, évidemment) à 2,5 euros le mètre. J’ai décidé de coudre ma robe dedans, sorte de toile portable. Je vous laisse voir le vêtement.

Je l’A-D-O-R-E, je l’A-D-O-R-E, je l’A-D-O-R-E… et je pourrai continuer à l’écrire. Cette robe est charmante, très agréable à porter, très agréable à coudre.

Je pense que je vais devenir une fan de Closet Case Pattern (une de plus !). Tout tombe parfaitement bien, mais vraiment tout. Les deux poches sur le devant ont un montage hyper astucieux et les finitions sont top. Je confirme que ces patrons ont été pensé pour les débutantes, il n’y a aucune difficulté, très peu de pièces à couper et à assembler… Pourtant il y a de jolis détails. Ainsi, si les poches font tout le style de la robe, de dos, on voit des petits empiècements aux épaules. Ce n’est pas grand chose, mais c’est à ce genre de petites choses que l’on trouve qu’un patron a ce petit quelque chose en plus.

Deux points à noter. J’ai cousu la robe telle qu’elle. Aucun ajustement, même au niveau de la taille. Le patron est fait pour une stature d’1m68, je mesure 1m74. Elle est donc assez courte.

Alors certes, je ne me balade pas tout le temps comme ça, mais dans ma profession, il m’arrive de lever les bras assez souvent, donc bon… ça fait très court !

Autre chose, si la carrure est bonne, je ressens une légère gêne en pose « génie ». Mais là, je ne prends pas cette position très souvent, alors ça passe.

Je trouve que la robe droite a de justes proportions : aucun effet montgolfière.

Les poches se plaquent bien sur le devant. Elles sont suffisamment profondes et larges pour être utiles tout en restant esthétiques. Les manches sont finies par un bracelet qui se redresse pour donner un petit revers. J’a-d-o-r-e aussi. Bref, un patron qui a tout juste.

Ici sur l’encolure, j’ai terminé par une bande de biais (ma finition préférée) mais pour les débutantes, des parmentures sont conseillées et comprises dans le patron.

Bilan :

Techniques : On va dire la pose d’un biais sur l’encolure. Je vais la refaire mais cette fois-ci je vais la rallonger de 6cm.

Confort : Très confortable ! Une robe droite. Par contre, mon tissu est un peu « piquant » et a un côté « plastique » qui ne rend pas cette robe aussi confortable qu’elle devrait être.

Style : Je trouve le style de cette robe parfaite. A la fois très casual et en même temps élégante.

Economie : 2m de tissu à 2,5 euros le mètre ! Soit une robe à 5 euros.

Finitions : Entièrement surjetée. Ourlet en double repli pour le bas.