Blog, Couture

Tag couture, partie 3

Et voilà la dernière partie de ce tag couture. Bonne lecture !

17) Bonne ou mauvaise élève : en repassage ? en bâti ? en couture à la main ?

Je suis une bonne élève en repassage. Je trouve qu’il s’agit d’une étape essentielle. Au début, je ne repassais rien, mais j’ai suivi un cours Craftsy où la prof disait que le repassage servait à de jolies finitions mais aussi à sceller les coutures. Depuis, je repasse systématique. Je bâti à la main presque tous mes zip. Dès que je ne le fais pas, je trouve qu’il y a un décalage et je n’aime pas. Par contre, je suis une très mauvaise élève en couture à la main, parce que je suis nulle, n’ayons pas peur des mots. Vraiment. Je trouve mes points moches et le résultat très maladroit.

18) As-tu un graal, une pièce que tu n’as pas encore osé coudre ?

J’ai très peur de coudre une braguette et une patte de boutonnage. Il parait que je me fais une montagne de pas grand chose, d’après d’autres couturières amateurs et je pense qu’elles ont raison. Donc j’aimerai bien franchir le pas.

19) As-tu déjà patronné ?

Non. Je me sens encore trop novice et en plus ça ne m’intéresse pas plus que ça. Je trouve qu’il y a des personnes bien plus douées que moi qui s’y sont mis et je suis admirative de leur travail. Je crois que le patronage, c’est un peu beaucoup de maths et de géométrie et honnêtement, il s’agit de deux matières dans lesquelles j’avais des difficultés à l’école, donc bon…

20) Quel est l’ouvrage dont tu es la plus fière ?

Ma robe Vogue de Louis Antoinette Paris. C’est la robe dont je suis la plus fière, la plus confortable et avec laquelle j’ai reçu le plus de compliments. C’est également la robe où j’ai soigné les finitions et j’en suis très contente.

21) Et ton pire boulet, ton ratage le plus complet ?

Ma première chardon. La faute au tissu, acheté sur internet. Une fois terminée, je me suis rendue compte que le tissu se désagrégeait sans l’aide de personne autour des coutures. J’étais en rage. J’ai récupéré le zip et je l’ai jetée.

22) Quelle est la pièce que tu couds le plus ?

Une robe. C’est le vêtement qui m’a motivée pour commencer la couture de vêtements. Je voulais une robe d’hiver manches longues, et pendant l’hiver 2015, c’est comme si je cherchais un mouton à 5 pattes. Impossible d’en trouver dans le commerce. Alors qu’il n’y a pas plus classique dans une garde-robe. Du coup, c’est ce que je couds le plus. En plus, je trouve que c’est pratique dans une garde-robe. Pas besoin de trouver un haut et un bas qui vont bien ensembles, une robe et c’est tout.

23) Couds-tu pour toi ou pour les autres ?

Pour moi. Je n’ai pas une productivité de dingue, donc je passe en priorité et en plus, ça me stresse de coudre pour les autres. Quand même pour qu’un vêtement cousu soit mettable, il faut faire des ajustements. Alors déjà, pour moi, faire des ajustements peut être compliqué, je n’imagine pas pour les autres.

24) Fais-tu encore les magasins pour acheter ou juste pour attraper les idées ?

Même si je tente la garde-robe handmade, oui, je fais encore les magasins. J’ai eu besoin d’un pantalon confortable et je n’allais pas attendre de pouvoir me le coudre, je n’aurai pas eu mon pantalon avant au moins un an. J’ai préféré l’acheté.

25) Tu couds pour tous les jours et/ou pour les grandes occasions ?

Je couds pour tous les jours. C’est une grande satisfaction de m’habiller handmade. C’est un objectif de toute façon.

26) Un « gadget » dont tu ne te passerais plus ?

Mon découd-vite. Et le pire est que je ne l’ai pas acheté pour la couture mais pour des vêtements du commerce car grâce à sa pointe, je pouvais rentrer des petites mailles sautées.

27) Pour finir, une anecdote couturesque (ou plusieurs !!)

Euh, je ne sais pas trop. Peut-être lorsque j’ai coupé ma deuxième Impatiente. Je n’ai pas fais attention que le motif avait un sens et donc je l’ai coupée à l’envers. Je me suis sentie très seule. Maintenant je fais très attention au sens de mes découpes.

Une anecdote un peu moins sympa : la première vente de tissus Agnès B sur Lyon à laquelle j’ai participé où l’une des clientes, venue avec une de ses amies et qui voulait mettre les mains sur chaque rouleau. A tel point que les autres clientes et moi-même avons du nous fâcher. Je me souviens être sortie de la boutique assez perplexe. Les vendeuses m’ont dit aussi que lors de ces ventes, les clientes peuvent devenir agressives et certaines en sont venues aux mains…

+ Taguer trois personnes

Je ne veux pas obliger les gens, mais si jamais des personnes se sentent motivées :

Coralie de La petite maison de Coco

Marine de Petit Poussin Bleu

et Prête à en découdre

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Blog, Couture

Tag couture, partie 2

Voilà la deuxième partie de ce tag. Bonne lecture !

7) Ta machine à coudre : aux petits soins ou à la va-comme-j’te- pousse ?

Je suis soigneuse habituellement et encore plus pour ma machine à coudre et ma surjeteuse. Les deux coûtent quand même une certaine somme, donc, oui, j’en prends soin. La MAC part en révision une fois par an et la surjeteuse est régulièrement nettoyée.

8) Surjeteuse ? Recouvreuse ?

J’ai beaucoup de chance, j’ai une surjeteuse Babylock. Ma machine à coudre n’a aucun souci pour gérer l’aiguille-double, alors pour le moment, j’estime que je peux me passer d’une recouvreuse.

9) Marque(s) de patrons préféré(s) ?

Oulah, c’est une question compliquée. J’achète Burda religieusement tous les mois mais au final, j’en couds très peu, mais j’aime le feuilleter. Il y a des tas de marques de patrons indépendants que j’adore… Je vais en citer deux. En premier Deer&Doe. Pour leurs patrons superbes et toujours réussis et leurs explications d’une grande clarté. Et puis, il y a Ivanne S. J’admire profondément cette créatrice parce que chacun de ses patrons est une mine d’information, un véritable cours de couture et en plus, un patron Ivanne S = tellement de modèles à créer sur une même base, que ça me donne parfois le tournis. J’attends avec impatience son modèle de chemise pour me lancer dans les pattes de boutonnages et dans ce genre de vêtements.

10) Matière préférée ?

Le jersey pour son confort et sinon la double gaze. Je suis dingue de cette matière : hyper douce, très agréable à travailler et à porter,

11) Où te fournis-tu ? (boutiques physiques ou internet)

Je privilégie les boutiques physiques parce que les fois où j’ai acheté sur internet, j’ai été horriblement déçue. Quoique le site Cousette.com m’a réconciliée avec la vente de tissu par internet. A voir donc. Mais de toute façon, j’aime toucher les tissus.

12) Ton stock de tissus : minimaliste ou indécent ?

Raisonnable. Il n’est pas minimaliste mais il ne déborde pas non plus. Cela dit, je pense que j’en ai trop et qu’il faut que je me bouge pour coudre plus. Mes tissus viennent essentiellement des ventes Agnès B, d’une vente de vide-atelier… Donc, ce sont des tissus que j’achète sans projet derrière, juste « au cas où » sachant qu’à 5€/m voir moins, je ne risque pas grand chose, mais quand même, ça commence à faire.

13) Et les livres et patrons ?

Je ne suis pas très livre et j’achète peu de patrons. Enfin, là, j’en ai acheté 3 dans un destash par IG. Je reste raisonnable par contre. Sinon, j’achèterai des patrons toutes les semaines. Il en sort vraiment beaucoup et ls sont tous plus beaux les uns que les autres. Surtout en voyant les réalisations qui fleurissent sur Instagram.

14) Comment choisis-tu tes tissus ? Et tes patrons ?

Souvent, je copie honteusement Instagram. J’ai encore beaucoup de mal à associer les tissus et les patrons et j’ai toujours un doute quand aux tissus imprimés. Donc je moutonne allègrement et sans honte aucune^^.

15) Que fais-tu des chutes ?

Je jette au recyclage mes chutes de tissus. Parfois je garde des grands morceaux pour éventuellement coudre un fond de poche ou une doublure de trousse (il faut que j’en couse, c’est pour ça). Mais au bout d’un moment, je m’en débarrasse.

16) Une diète d’achat (ou no-buy) est-elle envisageable ?

Eventuellement mais pas pour le moment. Il y a le marché aux tissus à Lyon fin mai, je verrai à ce moment.

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Tag couture, partie 1.

Il va falloir vraiment dépoussiérer ce blog, mais je suis toujours là ! Après un certain passage à vide et presque deux mois sans couture, je reprends tout doucement le chemin de la machine. C’est la première longue période pendant laquelle je ne couds pas. La faute à des projets peu satisfaisant, je n’arrive pas à faire les photos d’ailleurs, mais il faut absolument que je trouve le temps de les blogger, et une vie professionnelle qui s’est accélérée comme toujours au mois de mars.

Enfin, me voilà de retour avec un article complètement différent : un tag couture.

Je suis une grande fan des podcast couture que je regarde régulièrement sur Youtube. Depuis quelques mois, toutes mes podcasteuses préférées tournent des vidéos spécialement pour ce tag et j’adore les regarder. N’étant pas suffisamment courageuse/sûre de moi/intrépide/photogénique (vous choisissez), je ne compte pas ouvrir une chaîne Youtube pour répondre à ce tag, alors voilà, je le fais par le biais de mon blog. Comme il y a pas mal de questions, je pense que je vais découper ce tag en plusieurs parties.

C’est parti !

1) Pourquoi ? Comment as-tu commencé ?

J’ai commencé la couture le 31 décembre 2015. C’est assez précis. A l’époque je m’intéressais pas mal au diy (tricot, scrap, perles, fimo…) et je tournais un peu autour de la couture. Une de mes amies m’a proposée de m’apprendre une pochette d’Ipad, j’ai accepté et j’ai détesté. Mais vraiment détesté. Je ne l’ai même pas fini. Puis, un jour, sur un coup de tête, j’ai acheté une machine et surtout un cours spécial débutante sur Craftsy  pour coudre un sac. j’ai acheté deux coupons de tissus patchwork et je me suis lancée. Je n’ai plus arrêté depuis. Comme quoi, parfois, dans la vie, c’est une question de timing. Je pense aussi que j’ai commencé la couture à un moment où ma vie ne tournait qu’autour du professionnel et je ne voulais pas ça du tout. Comme je fais un métier quand même intellectuel, je pense que j’avais un gros besoin de faire quelque chose de manuel.

2) Que t’apporte la couture ?

Tellement de choses ! Tout d’abord un grand apaisement. Quand je suis seule en face de ma machine, il faut que je sois concentrée et minutieuse sur ce que je fais. Du bonheur ! J’adore fabriquer quelque chose. Quoique je ne sois pas sûre qu’utiliser ce verbe soit juste. De la fierté ! Avoir terminé un ouvrage, c’est toujours un moment de fierté. Mais la couture c’est aussi pas mal de frustration !

3) Te souviens-tu de ton premier ouvrage ?

Je l’ai toujours ce sac Craftsy.

Sac Craftsy

Le tissu ne tient pas (il aurait fallu que je l’entoile) mais mes coutures sont droites. Et je me souviens surtout de l’avoir cousu en une soirée et que cela a été le bonheur intégral. Là je me suis dit que je tenais quelque chose.

4) Une séance de couture, c’est comment ?

Avec la télé ou un podcast audio. Je ne peux pas travailler si je n’ai pas un son quelconque qui me coupe un peu de l’extérieur. Je couds mais je n’ai pas une grande résistance, je ne peux pas coudre plusieurs heures d’affilées. Toutes les deux heures, il faut que je fasse une pause, que je grignote, que je boive un thé… Au début, j’avais besoin de longues plages horaires, aujourd’hui je m’efforce de découper mes ouvrages en plus petites étapes pour coudre plus régulièrement.

5) Un endroit dédié ?

Un pan de mon salon. Un plateau sur deux tréteaux Ikea qui sont modulables. La table est contre le mur sauf quand je couds parce que je n’aime pas coudre face à un mur. une partie de mes bibliothèques est utilisée pour stocker mes patrons et mes livres de coutures et mes tissus sont rangés dans des boîtes Ikea transparentes dans un placard mural.

6) Que pense ton entourage de la couture ?

Ils s’en foutent ! Mon entourage se demande pourquoi je me donne tant de peine alors qu’il suffirait que j’aille chez H&M. C’est la triste réalité. Au début, j’ai même du essuyé quelques moqueries. Du coup, je refuse de coudre pour mon entourage. De toute façon, je ne crois pas qu’il saurait apprécier les efforts et le travail qui se cachent derrière chaque ouvrage.

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Je couds ma garde-robe capsule 2017 : Le bilan.

Tout au long de l’année, j’ai cousu, enfin je me suis efforcée de coudre, ma garde-robe capsule 2017 selon une géniale idée de Clo. Le principe était simple, coudre un projet différent par mois. Pour rappel, j’avais détaillé mon projet ici.

12 mois, 12 pièces. J’en ai fais 6 :

  • Un haut en jersey, soit le plantain au le mois de Janvier
  • Une jupe Brume le mois de Février
  • Un pantalon de pyjama le mois de Mars pour la lingerie
  • Un haut chaîne et trame, la blouse Mélusine pour Avril
  • La robe Burda du mois d’Août
  • La cape Burda en guise de manteau pour Septembre.

Il manque :

  • La combinaison
  • Le chemise
  • La veste
  • Le maillot de bain
  • Un short
  • Le pantalon

Si je fais un bilan comptable, c’est un échec car je n’aurai réussi à mener que 6 projets sur 12. De plus, tous les projets dont la technique me faisait un peu peur ou bien que je ne porte pas habituellement se sont retrouvés abandonnés. Par exemple, la combinaison ou le maillot de bain n’ont pas de place dans ma penderie, je ne les ai pas cousu. Mais je n’ai pas trop chercher d’alternative à ces deux projets non plus.

Quant aux autres projets, ce sont les points techniques qui m’ont bloqué. Sur ce coup, j’ai été trouillarde, c’est aussi simple que ça. La patte de boutonnage ou la braguette me font peur, je l’avoue. De même, je ne suis pas encore à l’aise avec les zip et la pose des doublures. Ca va venir, c’est sûr, je vais m’y attaquer, mais cela n’a pas été pour cette année.

Si je fais un bilan couture, je suis assez contente. Chaque vêtement s’est naturellement intégré dans ma garde-robe et tous ont été portés plusieurs fois, lavés, repassés… En parallèle avec ce projet, j’ai aussi décidé de ne plus acheter de vêtements du commerce, mise à part les sous-vêtements, et pour le moment, je m’y tiens. Tous ces vêtements sont assez solides. Ce qui prouve que j’ai quand même réussi à m’améliorer dans la couture et les finitions. Au fur et à mesure de l’année, je précise aussi que j’ai commencé à m’intéressée aux ajustements et ils deviennent systématiques. J’ai de la chance, je ne suis pas trop cambrée, ma ligne d’épaule semble être normale également. Par contre, je suis grande : je dois faire attention à la stature, je vérifie que les pinces tombent bien et j’ai de gros bras, j’élargis systématiquement les manches, c’est vexant, mais ça marche. Mes vêtements ainsi cousus me demandent donc un peu plus de préparation mais comment dire, ils sont tellement confortables. C’est incroyable cette différence avec les vêtements du commerce !

Si je fais un bilan autre que couture et comptable, c’est à dire, le reste, le résultat est… incomparable. Ce challenge « Je couds ma garde-robe capsule 2017 » m’a permis de me poser en couture. Je m’explique : il fallait prévoir, choisir et réaliser 12 projets.

Prévoir, c’est peut-être ce qui a été le plus difficile. En effet, je suis partie en début d’année avec pas mal d’ambition. La réalité m’a rapidement rattrapée et certains projets étaient très simples et cousus rapidement pour tenir les délais. D’ailleurs, je me suis rendue compte que finalement, je marche bien aux échéances.

Choisir aussi a été dur. Tant de patrons sortent tous les ans… Par contre, avec ce programme, j’ai pu m’extirper de la spirale « un jour, un patron ». Je ne suis pas en no-buy, ça marche peu pour moi, mais je me suis efforcée d’être raisonnable et de coudre en priorité les patrons déjà en ma possession.

Réaliser. Pas facile de se motiver pour coudre alors que zoner sur son canapé en regardant la télé est tellement plus facile. Attention, je ne juge pas les personnes qui zonent sur leur canapé en regardant la télé, chacun sa vie, chacun ses choix et tous sont respectables. Ici, je ne parle que de moi. Je me suis rendue compte que me forcer à coudre (oui, certains jours, il fallait que je me force à coudre, un comble lorsque l’on sait que la couture est un simple loisir pour moi) m’a sauvée. Je sais, écrire cela est un peu ridicule et/ou grandiloquent, mais c’est la vérité. Je rends grâce tous les jours d’être une personne créative et d’avoir découvert la couture. Certains jours, j’avais le choix entre broyer du noir, ressasser certaines choses ou coudre et honnêtement, coudre est une bien meilleure option. Coudre m’occupe, coudre m’aide à exprimer la partie créative en moi, coudre me rend fière de moi. J’ai quand même zoné devant la télé. Vous vous en doutiez, parce que sinon, j’aurai cousu mes 12 projets au lieu de 6^^.

En conclusion, je suis tellement, tellement contente de m’être engagée dans ce projet. Et comme dirai une certaine Cristina : et vive la couture ! Et vive la couture !

 

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Livres lus. Décembre 2017

Je me suis rendue compte que je lisais bien moins qu’avant. J’ai donc décidé de remédier à cet état de chose. Alors voilà un nouvel article pour une présentation mensuelle des livres que j’ai lu.

 

 

 

Ca c’est passé comme ça, d’Hillary Rodham Clinton. Un livre qui revient sur la campagne présidentielle américaine de 2016. Comment dire, passionnant à lire. Evidemment, c’est une vision partisane de ces élections et il y a peu de remise en question, il est surtout question de ce que les autres ont fait ou non. Mais je n’ai pas pu lâcher ce livre, je l’ai trouvé aussi inspirant. C’est un parcours extraordinaire que cette femme a mené.

La fille au révolver et la femme à l’insigne d’Amy Stewart. Il s’agit de deux livres d’une même série et ils se suivent. L’autrice a fait des recherches historiques sur les soeurs Kopp, dont l’héroïne Constance et en a tiré deux romans policiers. J’ai beaucoup aimé et je pense continuer à suivre cette série, parce qu’outre l’écriture, agréable, les histoires sont bien menées et les personnages attachants. A travers les enquêtes racontées, il y a aussi le portrait d’une certaine Amérique du début du 20ème siècle. La Première Guerre Mondiale est à peine effleurée, comme un évènement désagréable qui se passe en Europe. Il est ici question de la place des femmes, surtout lorsqu’elles ne sont pas mariées, lorsqu’elles ne rentrent pas dans les moules conventionnels. Le premier livre nous montre 3 femmes, 3 soeurs, harcelées par un voisin sous prétexte qu’il est un notable et comment elles réagissent (elles apprennent à tirer !). Le deuxième nous montre Constance, première femme employée dans une prison et en bonne voie pour devenir la première femme shérif adjoint.

Une femme simple et honnête de Robert Goolrick. Je n’aurai pas parier un centime sur ce livre ! Lorsque j’ai vu la couverture et le résumé, j’ai franchement cru qu’il s’agissait d’une espèce de livre sentimental, et bien pas du tout. Ici, l’intrigue, pleine de sous-entendue, nous emporte avec elle et je n’ai pas pu arrêter ce livre avant la fin. L’histoire n’est pas des plus compliquée mais tout de même… Elle nous offre des portraits d’hommes et de femmes saisissants et profonds. Le titre fait référence à une petite annonce que Ralph Truitt passe dans un journal. Il souhaite se remarier et demande donc, une femme simple et honnête. Catherine Land répond à cette annonce. Et je ne peux pas en dire plus. Mais je conseille fortement ce livre !

La partie de chasse d’Isabel Colgate. J’ai lu ce livre parce que j’ai adoré le film Gosford Park et le scénariste, Julian Fellowes, a dit s’être inspiré de ce livre. En effet, j’ai bien vu la filiation. C’est un livre agréable à lire et qui est le reflet fidèle d’une certaine époque, 1913, mais aussi d’une certaine forme d’écriture. Pourtant écrit en 1980, j’ai eu l’impression de plonger dans des pages nostalgiques prônant un certain art de vivre, celui de l’aristocratie anglaise, balayée par la Première Guerre Mondiale. Il paraît qu’il s’agit d’un classique de la littérature anglaise et je veux bien le croire.

La poursuite de l’amour de Nancy Mitford. Publié en 1945, ce livre a connu un très grand succès grâce à l’écriture de son autrice, son sens de l’humour et parce qu’en sortant de la Seconde Guerre Mondiale, les gens avaient envie de lire un peu de littérature légère. Comme je peux les comprendre ! Parce qu’en effet, c’est un livre qui m’a fait du bien, détendu et distrait. Que demander de plus ?  Il s’agit des errances amoureuses de Linda, racontée par sa cousine Fanny. Errances car Linda ne veut que le grand amour et ne se satisfait pas de sentiments tièdes ou non passionnés.

Ce fut donc un mois où j’ai lu 6 livres. J’en ai aussi abandonné un : Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka. En fait, le livre ne raconte que des histoires collectives et reste très impersonnel. Il n’est que question que « nous sommes arrivés « , « certaines d’entre nous », « nos maris », « les autres ». Après presque la moitié du livre, je n’ai plus supporté ce genre d’écriture et j’ai arrêté.

 

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En cette fin d’année 2017… la couture.

Bonjour,

Mon bilan couture de cette année 2017 : ça me plaît toujours autant. Je dirai même plus, ça me plait infiniment ! Est-ce que la couture a sauvé mon année comme en 2016 ? Sans doute. Je me suis rendue compte que j’aimais apprendre de nouvelles choses et exécuter un travail manuel. La couture répond à ces deux critères.

Mes réalisations de cette année :

  • 5 hauts
  • 5 jupes
  • 3 robes
  • 1 pyjama
  • 1 cape
  • 1 ratage

Soit un total de 15 réalisations. C’est peu sur une période de 12 mois. je suis assez admirative des blogueuses qui arrivent à coudre 2-3 projets par mois, vraiment. Mais c’est plus que l’an dernier, 6 projets en plus. Je n’ai eu qu’un seul gros ratage, qui a fini à la poubelle.

Je les mets tous. Tous ces vêtements ont leur place dans ma garde-robe, je les porte pour aller au travail, pour rester chez moi…

Ma pratique de la couture s’est tout doucement améliorée. bon, c’est pas encore tout à fait ça, mais ça va venir. Je commence à prendre de bonnes habitudes : je fais des ajustements, je vérifie les mesures, je surjette systématiquement. Je suis également bien plus précise dans mes relevés de patron, mes découpes du tissu et donc dans l’assemblage. J’ai également pris conscience (il était temps !) de l’importance des crans de montage…

Mes mauvaises habitudes ont changé. Je n’ai plus qu’un seul projet en cours. Eventuellement je découpe plusieurs projets en même temps, mais c’est tout. Avant d’en commencer un autre, je termine celui d’avant. La seule mauvaise habitude qui me reste est ma conviction que quoique je fasse, ça va s’arranger, ce qui peut amener à l’obstination et à un gros ratage. C’est bon la confiance en soi, mais le bon sens, c’est mieux.

Une chose dont je suis mécontente est ma productivité. 15 vêtements à l’année c’est beaucoup trop peu. Du coup, mon blog aussi est un peu à l’abandon.

Mes projets pour l’année 2018. Ou mes bonnes résolutions. Ma foi, toujours un peu la même chose : progresser, m’améliorer. Je rajouterai que ce ne sera possible que si j’augmente ma productivité. Voilà pourquoi je fais le pari de coudre au moins 2 vêtements par mois et de les bloguer. Plus spécifiquement, l’année 2018 sera l’année des défis : progresser dans la pose des zip (ma peur, mon challenge), coudre une chemise et un pantalon (avec la pose de la braguette). Parce que l’année 2017 m’a appris à ne plus avoir peur et que je peux me tromper. J’ai lu sur un blog qu’en couture, on ne gâche finalement que du tissu et j’ai trouvé cette phrase pleine de bon sens. Alors je vais dire que l’année 2018 est placée sous le signe du bon-sens.

 

 

 

 

 

 

Blog, Jdr

En cette fin d’année 2017… le jeu de rôle.

Bonjour,

Pour l’année 2017, mon bilan rôlistique va être assez court. Cette année a été un peu mouvementée. J’ai arrêté de jouer à droite et à gauche et j’ai arrêté beaucoup de campagnes ou parties qui ne me convenaient pas.

On peut dire que l’année se découpe en 2 parties.

De Janvier à Juin : finalisation. Certaines campagnes se sont arrêtées parce que l’on arrivait simplement à la fin des scénarios convenus donc…

De Juin à Décembre : plaisir. Seulement quelques parties et une seule campagne suivie.

J’ai aussi maîtrisé un peu. Ce fut plaisant et je pense continuer cette année.

 

 

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Joyeux Noël !

Si certains lecteurs passent par ici…

Je vous souhaite un joyeux Noël 2017. Je suis toujours mitigée quant aux fêtes de fin d’année. Elles représentent à la fois trop de famille, trop de solitude et trop de tout en fait. Malgré ça, je pense que Noël est un temps où il fait bon prendre le temps ou en perdre d’ailleurs, devant la télé, un bon livre, un bon goûter…

Quant à moi, mes fêtes se passeront avec de la famille proche et je suis reconnaissante d’avoir cette bouffée familiale dans l’année.

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NanoWrimo 2017

Le mois de novembre est le mois du Nano. Il s’agit d’un évènement, auparavant organisé uniquement sur le territoire américain et maintenant, dans le monde entier. Donc, le mois de novembre est le National Novel Writing Month. NanoWrimo pour les intimes.

Le but : écrire 50 000 mots en 30 jours. Début, le 1er novembre, fin, le 30 du même mois.

J’ai tenté de participer au Nano dès 2014, mais cette année-là n’a pas été la bonne, j’avais détaillé à fond mon histoire à travers un plan, mais rien n’a marché comme prévu et j’ai du abandonner 2 semaines après. Pour l’année 2015, pareil, j’ai mollement tenté de participé mais, non, encore un échec. L’année 2016 a été la bonne. Pourtant, il y avait le voyage scolaire à Glasgow, beaucoup de choses à faire mais j’ai réussi. Pour écrire mon histoire, je me suis servie d’un jeu anglais qui consiste à tirer au sort des situations de départ, de fin et quelques péripéties. Honnêtement, mon histoire, qui fait 51 000 mots, n’a aucun intérêt, mes personnages sont fades et sans relief et leurs aventures ne valent pas l’encre pour les écrire. J’ai passé un assez bon mois. Je me suis accrochée et j’ai réussi. Je me souviens avoir aimé écrire chaque jour. J’ai même terminé quelques jours avant la Deadline, j’en étais très contente et fière. C’est pour ça, que cette année, j’ai rempilé.

Le NanoWrimo 2017 s’est passé. J’ai voulu écrire dans un contexte de jeu de rôle. Dans le jdr « La lune et les douze lotus », l’auteur, John Grümph, a crée un univers cohérent et très riche, dans un univers de Sword and Sorcery. Pour aider à créer une partie, il a donné des tables d’évènements à tirer aux dés. J’adore ce principe et j’ai décidé d’écrire mon Nano grâce à ce livre. Tout à magnifiquement marché. Pendant les 10 premiers jours, j’ai écris presque 20 000 mots sans m’en rendre compte. J’ai aimé mon histoire et même encore maintenant, j’adore mes personnages. Par contre, l’écriture n’a été que souffrance. Mais réellement. J’ai détesté écrire chacun des 30 000 mots suivants. Je n’ai jamais réfléchi à mon histoire mais au temps qui passe. Je m’explique. A chaque fois que j’avais envie de faire quelque chose : de la couture, reprendre un peu de tricot, lire, regarder des films etc. dans ma tête, surgissait « Nano, Nano, tu dois écrire ton Nano ». Ça me paralysait complètement et m’empêchait de faire autre chose. C’est un peu le principe du Nano, tout lâcher et se dévouer corps et âme à l’écriture. Et bien, je me suis rendue compte que ça ne marche pas pour moi.

A la fin, j’ai décidé de bloquer presque 2 jours et de me concentrer afin de finir. Chose faite jeudi 23 novembre 2017 à 13h00. Je ne peux pas expliquer le soulagement que j’ai ressenti lorsque j’ai atteint les 50 000 mots ! Le temps de terminer mon paragraphe, j’ai même atteint les 50 025 mots. Mon histoire n’est même pas totalement finie, mais je n’en ai rien eu à faire, seul comptait pour moi l’arrêt de l’obligation d’écrire tout le temps, tous les jours. Depuis, je suis béatement contente et je lis à nouveau, couds à nouveau…

Cette histoire m’a fait énormément réfléchir quant à ma réelle envie d’écrire. Je laisse tout ça un peu en suspens et j’ai décidé de prendre un peu de recul. Après avoir fait marcher ma tête, il est temps de recommencer à faire travailler mes mains.

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Pietr le Letton.

Il s’agit de la première enquête dans laquelle apparaît Maigret.

Résumé :

Le roman commence par le commissaire Maigret de la Première Brigade Mobile, prévenu de l’arrivée en France d’un célèbre escroc international, Pietr le Letton. Maigret se prépare à installer une filature dès sa descente du train, à la Gare du Nord. Pietr est, a priori, reconnaissable à son oreille. Sur le quai de la gare, un homme ressemblant à Pietr, se prépare à rejoindre son hôtel, le Majestic. Maigret ne peut le suivre immédiatement car un cadavre est découvert dans les toilettes d’un wagon. Il s’agit du sosie de Pietr.

Maigret se rend au Majestic et découvre que son suspect s’est installé dans une suite et qu’il a prit contact avec un millionnaire américain, un certain Mortimer-Livingston. Son enquête le conduit à Fécamp et à rencontrer une certaine Mme Swaan, mairée à un capitaine norvégien, qui travaille avec un armateur allemand, prêt-nom d’investisseurs américains. De retour à Paris, Maigret continue de se renseigner sur Pietr le Letton et entrevoit deux hommes en un seul : celui sûr de lui, habitué des palaces et des belles fréquentations, et le raté, habitué aux hôtels minables, proche d’une certaine Anna. Au cours de l’enquête, un des proches collaborateurs du commissaire, Torrence est abattu lors d’une filature. Le commissaire en fait une affaire personnelle. Les morts se multiplient : du petit escroc inconnu, en passant par un tueur professionnel, pour finalement aboutir à l’assassinat de Mortimer-Livingston et à un tir raté sur Maigret.

Finalement, il apprend que Pietr a un jumeau, Hans. Ce dernier, excédé par le traitement que lui inflige son frère, le tue et fini par se suicider.

Bilan :

Je crois que c’est la première fois que je lis ce roman. Il est… bizarre. Je trouve que le ton est très spécial, presque comme si ce n’était pas un Maigret. On voit un commissaire plus massif, énergique, assez solitaire. Même Mme Maigret n’est pas tout à fait la même. Le rythme n’est pas le même et certains détails changent : le commissaire fait partie de la brigade mobile, pas la brigade criminelle, Torrence meurt assassiné alors qu’il est bien vivant dans d’autres romans. On sent que Simenon ne maîtrise pas encore bien son personnage et qu’il est occupé à poser des bases pour ses futures histoires. Déjà affleure l’empathie de Maigret et sa capacité à écouter les confessions des meurtriers, à les comprendre et à dresser un implacable portrait humain. Ici, le meurtrier est un être faible, un raté qui ne semble pas avoir de volonté propre et qui est complètement soumis à son frère jumeau.