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Cape Burda, le retour.

Est-ce que vous vous souvenez de ma cape Burda ? Mais siiiii, l’article est !

Une jolie cape dans un superbe drap de laine, avec des grandes poches, une capuche immense et des finitions moches au biais…

Ce n’était pas ma plus grande réussite mais elle valait le coup que je la sauve.

Voici donc la cape Burda 2.0. Ou version 2. Exit la capuche, les finitions moches… Bonjour le col et les fils mousse Madeira.

On le voit ici, je n’ai pas cousu de petite agrafe (la flemme ?) et donc, le col rebique. Je suis vraiment contente de ce col exclusif, patronné uniquement pour moi. Et en tout cas, je préfère un joli col à une capuche inutile. Je ne mets jamais de capuche, j’ai des bonnets et/ou des parapluies. Donc pour moi, elle est inutile ^^

Le col, je l’adore.
L’ampleur.

Le tissu est très beau mais ne marque pas du tout au fer. Cela ne se voit pas, mais j’ai bien repassé cette cape avant les photos et j’ai bien mis une pattemouille et de la vapeur. Le résultat est n’est pas vraiment concluant !

La cape vue de dos et j’aime bien que l’ourlet soit un peu en forme de vaguelette. Cela permet à la cape de bouger alors que le biais l’avait fait se raidir. Le tombé est plus souple.

Impossible de coudre une parmenture pour cacher la couture d’assemblage du col, alors je me suis fendue d’un biais à la main, à point invisible. Et vous voyez bien le surjet 4 fils en gris, qui se fond harmonieusement au tissu. Sur les photos, il apparaît gris, mais la vérité vraie ? Il est mauve. En tout cas, cela m’a rassurée de pouvoir finir la cape comme ça, car j’avais déjà dégarni les marges de couture et j’avais un peu peur de ne pas avoir suffisamment de tissu.

Ici, la couleur est bien rendue. Le point de satin aurait du être bien plus couvrant mais pour cela il aurait fallu utilisé de l’avalon. Sorte de film hydrosoluble qui lisse et rend régulier le point de satin et/ou le roulotté. Sauf que… je me suis posée la question de savoir comment me débarrasser du film car qui dit hydrosoluble, dit forcément trempage dans l’eau. Or, je ne suis pas fan de plonger un tissu de cette qualité dans de l’eau. Sachant que la laine est surtout nettoyée à sec. Bien sûr, mon essai sur une chute était parfait, le point était bien plus couvrant. Je pense que j’ai été un peu anxieuse à l’idée de faire cette finition, après tout, cela pouvait ruiner tout mon projet. J’ai, sans doute, été un peu trop rapide.

Cette cape n’est pas parfaite loin de là, mais j’en suis très contente car j’ai pu la sauver et je pense qu’en l’état, elle est portable. Ce qui n’était pas le cas avant. Elle est chaude ce qui n’est pas négligeable en ces temps bien frisquets sur Lyon.

Bilan :

Techniques : travail de création du col auquel j’ai assisté. Je dois avouer que le patronage ne me tente pas pour le moment.

Confort : chaud, douillet… un bonheur tout doux !

Style : J’adore la forme et la couleur.

Economie : Comme dit dans l’article posté en 2017, pas de budget pour Burda, 30€ de tissu et sans doute 30€ de mercerie (pressions, cordonnet, fil mousse…) j’hallucine sur le prix de la mercerie en général !

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Podcast : La couture et moi, épisode 9.

Bonjour, voilà mon neuvième podcast qui revient sur mes projets de décembre 2020.

Dans ce podcast, je parle de plusieurs projets :

  • ma cape Burda.
  • la veste Serra de Pauline Alice.
  • du blog In the mood for couture qui donne une excellent tuto pour doubler une veste.

Bonne écoute !

https://anchor.fm/s/47bf684/podcast/rss

Blog, Couture

Pantalon dressed.

Lors de l’achat du livre Dressed, j’ai tout de suite eu un gros coup de coeur pour le pantalon. En tant que tel, ce n’est pas un vêtement trop difficile à coudre, mais c’est peut-être l’une des pièces du vestiaire qui demande le plus d’ajustements. Et le pantalon dressed m’est apparue comme un bon premier essai : ce n’est pas un pantalon ajusté et la taille élastiquée permet un grand confort et surtout pardonne les petites imperfections.

Pour ce modèle, j’ai cousu une toile et si la fourche était correcte et me permettait de m’assoir, j’ai estimé qu’il fallait quand même l’abaisser de 3 à 5 cm. Finalement, je me suis décidée pour 3.

J’ai cousu une première version dans un chambray bleu clair et je l’ai porté tout le mois de septembre. Je ne vous le présente pas ici car il est rangé avec toute ma garde-robe d’été. Par contre, je savais que j’en voulais un autre pour les temps plus froids. J’avais dans mon stock un tissu, une sorte de maille souple mais pas trop élastique. Je précise que le modèle est fait pour du chaîne et trame. Mais j’ai fait un essai dans un petit bout de tissu et je n’ai pas eu besoin de point élastique, la couture au point droit a suffit.

J’adore ce modèle mais je dois avouer que la version chambray est nettement mieux. Ici, ce tissu gris foncé à pois est une espèce de polyester duveteux, dont le toucher n’est pas sans rappeler la flanelle. Par contre, il ne tient pas chaud du tout. Ce n’est pas ma version d’hiver rêvée !

Ici je vous présente des photos pour le fit et vous allez voir qu’il y a beaucoup de plis. Cela vient de la mollesse de mon tissu.

Pantalon de face qui montre bien le côté « mou » du tissu.
Le pantalon est décontracté.

J’apprécie beaucoup ce patron et je trouve qu’il s’agit d’un bon basique. C’est un peu le principe du livre d’ailleurs. Si ce patron a une coupe décontractée, mon tissu donne une impression de… lâcheté ? Vous constatez que le pantalon a l’air trop grand, trop large, trop tout… Pourtant je vous assure que non. Ma seule explication est la mollesse du tissu.

Pantalon de dos.

Ce que j’apprécie aussi dans ce modèle c’est la taille élastiquée. D’habitude je me méfie d’un élastique à la taille qui fronce trop et qui ajoute du volume là où ce n’est pas souhaitable. Ici, il y a quelques fronces mais pas trop, bref, un juste équilibre.

Pantalon de dos après m’être assise.

Je me suis demandée si je pouvais porter ce pantalon au travail et j’ai eu un gros doute, vite balayé par l’état de mon séant après m’être assise. Je n’ai pas d’autre expression, à part « ça pendouille ». Ce n’est pas des plus esthétique et dans cette version, clairement, le confort l’a emporté sur le style.

J’ai coupé le pantalon dans 1m30 de tissu car il avait une largeur de 1m60. C’est plutôt économique ! La seule chose qui n’a pas pu rentrer ce sont les poches. J’ai donc décidé de les coudre dans un tissu contrastant. D’ailleurs, voilà une petite réflexion personnelle : j’aime les poches, je les trouve très pratiques et je suis contente que Deer&Doe propose souvent des poches assez grandes pour mettre des mouchoirs, un portable et des clés.

Détail des poches.

Au cours de ma couture, je me suis rendue compte que le pantalon allait être un peu court. La version « été » en chambray étant portée sans chaussette, cela n’avait pas grande importance. Du coup, pour économiser de la longueur de tissu, j’ai décidé de coudre un ourlet rapporté et d’utiliser le même tissu que pour les poches. Je suis ravie de ce détail.

Ourlets rapportés cachés.

Bilan :

Techniques : Aucune apprise.

Confort : Très confortable. Mais pas suffisamment chaud pour un pantalon d’hiver.

Style : Aucun ! Une forme avachie et un effet loose qui s’accentue tout au long de la journée. Ce n’est pas un pantalon que je porte à l’extérieur mais plutôt pour me sentir bien chez moi. Le tissu est très très doux au porter.

Economies : Le livre a coûté 28 euros, l’impression des patrons, environ 38 euros. Il me semble que le patron me revient à 7€ et quelques et je l’ai déjà utilisé, donc pour cette version, le patron est gratuite. Le tissu m’a gentiment été donné (donc n’a rien coûté), le tissu contrastant m’a coûté 5€. Donc pour le moment le prix de revient de mon pantalon est de… 5 euros. Ça va !

Finitions : J’ai eu une obsession des poches. Je ne supporte pas les finitions proposées car je n’arrive pas à surjeter correctement en courbe. Comme Deer&Doe a des marges de 1,5cm, j’ai cousu mes poches, coupé à 0,5cm l’une des épaisseurs de la marge de couture et rabattue l’autre. Puis j’ai cousu une surpiqure. Cela m’a donné une finition propre et impeccable. Evidemment, c’est plus long.

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Une chemise.

Il s’agit du modèle M6649 de Mc Call’s.

Ce n’est pas souvent que je couds un patron des Big Four. C’est comme ça que l’on appelle les grandes marques de patrons américaines. Ces patrons demandent des connaissances en couture, même si les explications peuvent suffire. Il y a des schémas. Personnellement, je m’affole vite en couture et je préfère avoir trop d’explications que pas assez. Donc j’étais contente d’avoir un cours en vidéo. Cela dit, je suis quand même très contente de ce patron. Certes, il a fallu faire quelques ajustements, mais maintenant, mon patron est prêt à être cousu plusieurs fois. La coupe est excellente et intemporelle.

J’ai choisi ce modèle pour la seule raison que je l’avais en ma possession suite à l’achat d’un cours Craftsy sur les blouses et ses différentes transformations. Ensuite ce qui m’a emballée c’est que je pouvais tracer le patron directement avec mon bonnet (D). Pas besoin d’ajustement pour la poitrine;

J’ai soigneusement pris mes mesures et je les ai comparées avec celles prises sur le patron (en n’oubliant pas d’enlever les marges de couture). Ce qui m’a menée à la taille 16. Ensuite, j’ai décidé d’utiliser un très vieux tissu de mon stock, 3m de coton vichy blanc et rouge, acheté à mes débuts en couture chez les Coupons de Saint-Pierre. Résultat, un tissu 100% coton, hyper facile à coudre, qui marque bien au fer.

Le modèle est décrit comme une chemise ample, avec une patte de boutonnage devant, un empiècement-dos et une forme arrondie. Pour moi, cette chemise avait tous les codes nécessaires : des pinces horizontales, des pinces verticales dans le dos, des poignets, des fentes indéchirables, col et pied de col. Il a quand même fallu que j’abaisse mes pinces de 2cm, parce que je mesure 1m74. Pour moi, c’est un ajustement presque automatique.

Parce que je suis une feignasse, pour me simplifier la vie, j’ai décidé de ne pas faire de raccord et de couper certaines pièces dans le biais (c’était prévu par le patron, sur les pièces, il y a l’indication droit-fil et l’indication de coupe dans le biais). D’accord on mange plus de tissu mais honnêtement, je suis ravie de l’avoir fait, cela donne à ma chemise du charme et surtout, je n’ai pas eu à me soucier des raccords (mais je pense l’avoir déjà dit !).

Col et patte de boutonnage dans le biais.

J’avoue avoir pris un plaisir extraordinaire à coudre cette chemise. J’ai bien pris mon temps, je me suis appliquée etjJe suis partie dans une sorte de voyage initiatique, oui le terme n’est pas rien, dans lequel je me suis retrouvée. J’ai toujours du plaisir à coudre, j’adore avoir le vêtement fini sous mes yeux, mais là je peux dire que coudre a été une source de calme, de quasi-méditation. Coudre un petit peu, de 20 minutes en 20 minutes, avoir l’esprit et les mains occupés par un seul projet, mais quel bonheur ! Cela m’a pas mal aidé lors de ces quelques mois bien rudes.

Je suis très fière de cette chemise. Elle est très confortable, ne tire pas, se place bien… Les joies du sur-mesure! Très souvent, une chemise du commerce m’engonce à la poitrine ou aux épaules. Ici, elle tombe impeccable.

De profil.
Les poignets arrivent là où il faut !
Même en levant les bras, tout va bien !
On voit bien la forme cintrée (et accessoirement que je suis un peu bossue !)

Autre sujet de satisfaction, en plus d’avoir un bon patron de base à refaire infiniment, ce sont les finitions. Elles sont parfaites. La chemise est entièrement cousue en coutures rabattues, sur les côtés, les épaules, même les emmanchures.

Rendu très propre !
Les fentes indéchirables.

Bilan :

Techniques : coutures rabattues, pattes de boutonnage et surtout, pose d’un col et pied de col. Et ça demande quand même de la minutie et de la précision.

Confort : Hyper confortable, vive le sur-mesure.

Style : Cela me donne un petit côté plus apprêté que mes éternels tee-shirts à manches longues.

Economie : Patron obtenu dans le cadre d’un abonnement et sincèrement, je ne me souviens plus du pris du tissu acheté il y a trop longtemps. Les boutons ont été acheté au poids, donc pas cher non plus.

Finitions : Très très propres, j’adore !

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Podcast : La couture et moi, épisodes 7 et 8.

Je viens de réaliser que je n’ai pas posté le lien de l’épisode 7 (il date en plus !),

Le voilà : https://anchor.fm/talpanoe/episodes/Episode-7–Bilan-de-lanne-2019-eajeid

Et enfin, le dernier épisode, le huitième : https://anchor.fm/talpanoe/episodes/Episode-8–Le-retour–la-rapparition–la-reprise-encdir

Bonne écoute.

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Revenir, en douceur.

Je viens de voir que mon dernier article a été publié en janvier 2020. Et nous sommes en décembre de la même année.

Je m’excuse de cette absence auprès lecteurs qui passent par ici. L’année 2020, une année difficile à tous points de vue. Et je ne parle pas de la situation sanitaire avec notre première pandémie du XXIè siècle : j’ai changé de travail, je suis passée du lycée professionnel au collège, j’ai changé de programme, de classe d’âges, de situation professionnelle… Je suis encore en transition et ce n’est pas évident.

Mon père est décédé aussi cette année et c’est ce qui rend 2020 si particulière. Je ne vais pas m’appesantir sur cet évènement, ce n’est pas le propos de ce blog, je vais juste me souvenir qu’il aimait tout ce que j’aimais, dont la couture, qu’il était fier de tout ce que je faisais, dont la couture et qu’il aurait aimé que je continue à partager ce que je fais. Je vais donc réactiver ce blog, j’ai justement des choses à partager avec vous.

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Ivy Pinafore.

Encore un coup de coeur ! Mais pas pour une collection, pour un seul patron. Je vous présente l’Ivy Pinafore, de la marque Jennifer Laure Handmade. Ce nom peut se traduire par « la robe chasuble lierre ». Une de mes amies l’a cousue, du coup, moi aussi (je ne pouvais pas « l’emprunter », on ne fait pas du tout la même taille). C’est un patron coup de coeur et je suis vraiment contente de sa réalisation. Mais du coup, attention à l’avalanche de photos !

J’adore cette forme de robe. Mais vraiment ! Cela a un côté régressif, n’est-ce pas ? Je sais que j’ai porté une robe de ce genre étant petite. Maintenant, je suis grande et j’en veux d’autres.

Voilà ce que dit la marque à propos de ce patron : deux silhouettes très différentes, une ligne A, évasée, et une ligne plus proche du corps, la chasuble transforme la tenue quotidienne en une vêtement confortable et féminin avec des possibilités pour chacun. Les bretelles à bouton peuvent être utilisées ou bien encore, cousue au corps du vêtement et être purement décoratives. Les surpiqûres peuvent ressortir délicatement ou offrir un certain contraste. Cette robe est entièrement doublée et il y a des poches sur les côtés. La robe peut se porter avec des bottines pour sortir ou avec des baskets pour un look plus sport !

Ce qui m’a aussi bien plu dans ce patron ce sont les mesures. La taille de référence est pour une personne de 1m70 et il y a une adaptation pour bonnet D. Je mesure 1m74 et je fais un bonnet D. Quelle bonne coïncidence. Je n’ai eu aucun ajustement à faire.

Pour coudre ma robe, j’ai choisi de la coudre en jean Agnès B et je l’ai doublée avec une jolie flanelle de coton. Du coup, point bonus, ma robe, même sans manche, est assez chaude.

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J’ai choisi la forme la plus proche du corps car mon tissu est assez raide. La forme A, évasée a besoin d’un tissu plus souple.

Au milieu devant, il y a une couture. J’ai décidé de la coudre rabattue. Je m’en faisais une montagne, mais en fait, les explications sont très claires et tout s’est très bien passé. Je suis vraiment contente d’avoir choisi cette finition car mon tissu jean s’effilochait beaucoup. Il était impossible d’avoir cette finition au dos, car il cintre la robe, justement pour la rapprocher du corps. J’ai donc surjeté à 4 fils et cousu normalement.

J’ai vécu un moment de solitude absolue pour coudre les poches prises dans la couture de côté. Alors, attention, ce n’est pas le patron en cause, mais moi. J’ai pourtant cousu des tas de poches prises dans les coutures de côté, mais là, je n’ai pas été capable de les coudre correctement, cela plissait ou il y avait des micro-ouvertures. Et pour cause, il y avait 2,5cm de décalage entre les poches devant et dos. Une fois déplacée, comme de bien entendu, tout a roulé. Par contre, il a fallu que je ferme les sacs des poches et qu’ensuite je finisse les côtés.

On voit un pli sur le côté près de la poitrine, mais en fait, j’ai porté cette robe avant de la prendre en photo pour voir comment elle vivait afin de la présenter la plus réellement possible. Ce pli a disparu après un petit coup de fer à vapeur.

Comme je vous l’ai écris, la robe est entièrement doublée. La voilà. Il y a une très belle finition. La doublure est attachée à un yoke en tissu prinicpal, ici du jean et aux emmanchures.

J’ai utilisé un cordonnet pour les surpiqûres. Comme je ne voulais pas investir dans une couleur spéciale, j’ai pris ce que j’avais en stock. En plus, je me suis dis que si je n’arrivais pas à faire une surpiqûre régulière, cela se verrait moins en violet foncé sur du jean foncé. Au final, j’adore mes surpiqûres. Ma machine un peu moins. Elle n’a pas aimé le cordonnet qui a fait des bêtises au niveau de la canette. Il s’est emmêlé. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. J’ai pensé à allonger mon point de 4 alors que je couds habituellement un point de 3.

J’ai cousu des boutons violets et j’ai fais des boutonnières. Mais je ne les utilise pas, je passe la robe par ma tête et ça va très bien.

Bilan :

Techniques : Je ne pensais pas écrire ça un jour : les poches prises dans la doublure. La couture rend humble ! J’ai appris à faire des surpiqûres en cordonnet et une couture rabattue.

Confort : Très confortable. Je ne sens pas du tout la raideur du tissu utilisé.

Style : J’adore les robes chasubles en fait. il faut que je me retienne pour ne pas la porter tous les jours.

Economie : Patron à 12,99$NZ soit 7,78 euros, honnêtement, ça vaut le coup ! Tissu en jean Agnès B à 5 euros le mètre. j’avais déjà le cordonnet et les boutons. Le tissu de doublure ? Je ne me souviens pas du prisx je l’ai acheté lors d’un vide atelier. Du coup, 17 euros 78… à peu près.

Finitions : Surjet 4 fils et couture rabattue.

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Une jupe qui tourne.

Je ne sais plus trop quand j’ai commencé cette jupe, sans doute vers le mois de novembre 2019 mais je sais que je l’ai terminée en 2020. Il m’aura fallu plus d’un mois pour la coudre. Je vous rassure, il s’agit d’un modèle pensé pour les débutantes, facile et rapide à coudre, sauf si, comme moi, vous attendez pour terminer les ourlets que l’envie vous vienne. J’ai rarement envie de coudre des ourlets. Ceci expliquant cela.

Je vous présente la Fiore skirt de Closet Case Pattern. Elle fait partie de la collection Roma, collection pensée pour les débutantes par la marque. Il s’agit d’une jupe de forme A, avec une taille haute. Elle a plusieurs options. Ici, j’ai décidé de coudre la version boutonnée devant.

Je l’ai cousu sans aucune difficulté, deux choses seulement :

  • la ceinture était trop courte de 2cm. Il m’a fallu la recouper. Attention, je ne pense pas que cela soit une erreur de la marque, mais j’ai du mal découpé mon pdf.
  • elle est cousue dans un velours côtelé bleu d’Agnès B. Ce tissu est un peu épais et sans aucun doute un peu trop rigide. Cela amplifie la forme de la jupe.

On voit bien sur cette photo, prise alors que je bouge un peu, le placement de la jupe, on voit bien comment le velours épais rigidifie la jupe et cela forme une ligne un peu trop… euh, présente ?

A ma grande consternation, je vois une marque de craie tailleur sur la patte de boutonnage. Il n’y en avait pas lorsque j’ai passé la jupe !

Le point commun des vêtements de cette collection sont les détails qui prennent un peu de place. ici, ce sont les poches plaquées. Elles sont imposantes (et pratiques !). Personnellement, cela a été le petit détail que j’ai aimé.

Bilan :

Techniques : Même si ma machine gère bien les boutonnières, j’avoue être toujours un peu anxieuse. Ici, j’ai eu peur de manquer de fil. J’ai juste eu la bonne quantité.

Confort : C’est une jupe cousue à mes mesures, elle est donc forcément confortable. La jupe n’est pas doublée.

Style : J’adore les poches et la forme en A. Ce qui me gêne, c’est la rigidité du velours. Je l’ai déjà portée cela dit mais pas pour aller au travail, pour voir des amies, sortir etc. J’ai très envie de la refaire mais dans sa version la plus fluide (qui, malheureusement, n’a pas de poche).

Economie : Patron faisant partie d’une offre de la marque (38 euros les 3 patrons) j’ai utilisé 1,80m de tissu de mon stock, à 5 euros le mètre soit 9 euros. Les boutons viennent d’une vente privée 3 euros le sac, autrement dit, ils m’ont coûté des cacahuètes.

Finitions : J’ai fais comme d’habitude, j’ai réalisé un surjet 4 fils. Le tissu était tellement rigide que je n’ai même pas envisagé de faire des coutures anglaises. Peut-être avec un tissu fluide ? Une des versions de la jupe recommande une viscose.

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Pourquoi je blogue ?

Permettez-moi de vous souhaiter de très bons voeux pour l’année 2020.

L’année 2019 a été un gros bouleversement pour moi. Changement de beaucoup de choses dans ma vie. Si je suis plus heureuse, j’ai moins de temps pour moi et moins de temps pour coudre. Mais ce n’est que temporaire, alors je prends mon mal en patience. Je ne sais pas si j’aurai le temps de faire un bilan 2019 comme les autres années, on verra bien.

Le 1er janvier, j’ai eu la très bonne surprise de lire ce billet. J’adore les blogs ! J’aime aussi beaucoup Instagram, mais les blogs… ah, les longs articles détaillés, la jolie prose des blogueuses, la découverte d’univers si variés… J’ai toujours aimé ce mode de communication. J’ai tenu un blog, j’en ai créé plusieurs dès le début d’internet. Aucun n’a survécu, chacun ayant comme sujet principal mon obsession du moment. J’ai eu un blog de peinture, de scrapbooking, d’orchidées et de bonsaïs… J’ai eu un blog où je racontai un peu ma vie…

Mais du coup, pourquoi je blogue ?

Je ne me souviens plus quand est-ce que j’ai décidé de créer ce blog actuel. A l’origine, j’avais décidé d’y écrire tous mes centres d’intérêts : le diy (pâte de métal, tricot, crochet…) et le jeu de rôle. Puis j’ai commencé la couture.

Mais pourquoi je blogue ?

Euh, parce que ?

Non mais en vrai ?

Parce que lorsque j’ai commencé la couture, ce sont les blogs qui m’ont accrochées, fidélisé, donné envie… J’ai tellement envie de dire que c’est pour rendre à la blogo couture ce qu’elle m’a donnée. Mais en fait non.

Et donc, pourquoi je blogue ?

Pour des raisons très égoïstes. Parce que mon blog est mon journal. Ma mémoire. Je ne sais pas dessiné et je ne voulais pas investir dans une imprimante photo. Mais je voulais garder une trace de ce que je fais de mes mains. Alors je me suis dis que les photos ce serait bien. Parfois, je lis mon blog, je revois certains projets, je m’en souviens et cela me fait plaisir. C’est très égoïste, je l’avoue.

Pour écrire ce blog, je me tiens à une sorte de charte personnelle :

  • je blog toutes mes réalisations, les jolies, les réussites, les moches, les ratées…
  • j’essaie d’être la plus honnête possible mais en ayant un langage diplomatique… Inutile de blesser les gens.
  • J’essaie de montrer le vêtement après porté. Pour avoir un retour sur la forme et le style et pour montrer son vrai tombé.
  • Je ne montre pas ma tête ou très très rarement, étant mal à l’aise avec ça.

Ce qu’il faudrait améliorer pour ce blog :

  • Incontestablement la lumière. Il faudrait que j’investisse afin d’avoir de plus jolies photos : lumières, télécommande…
  • Faire des retours plus techniques.

Mais pourquoi je blogue sur la couture ?

Parce que la couture a pris une très très grande place dans ma vie. Je lis moins, je regarde moins la télé… mais je couds. Quand j’ai une après-midi de libre ou seulement quelques heures, je préfère coudre que me poser avec un bon bouquin… Cela aurait été l’inverse il y a quelques années seulement. La couture m’apporte… je ne sais pas trop, un apaisement, un but dans la vie, le moyen d’exprimer ma créativité… il y a beaucoup de raisons et je ne suis pas sûre de savoir vraiment pourquoi je couds. Peut-être parce que cela me rend heureuse, tout simplement. Et j’ai juste besoin de cette raison, n’est-ce pas ?

La couture, je le répète, est un loisir solitaire. On est seule face à sa machine. Personne ne coud autour de moi, dans ma famille ou mes amies proches. Alors les blogs m’ont permis aussi de communiquer avec des personnes qui adorent la couture aussi. La communauté couture est importante et tellement enrichissante !

Instagram contre les blogs.

Pour moi, non, cela est complémentaire. J’ai crée mon compte IG bien après le blog. J’y suis allée parce que beaucoup de blogueuses que je suivais avaient un compte IG également. Beaucoup d’ailleurs, ont préféré IG à la tenue de leur blog. Attention, je ne dis rien contre, les gens font ce qu’ils veulent et comme ils veulent. Il y a un côté très séduisant chez IG, le côté « immédiat » aussi est séduisant. Et puis, soyons honnêtes aussi, tenir un blog prend beaucoup de temps. Il faut faire les photos, sélectionner les photos, les retoucher, écrire l’article, le programmer si besoin et le publier puis faire un peu de pub sur les réseaux sociaux.

Personnellement, ce qui me coûte le plus, ce sont les photos. Je suis seule pour les prendre. Mon appartement est génial, il est juste très très sombre. Donc je me cale un moment et il faut que j’ai plusieurs vêtements finis à prendre en photo. Chaque pose est ensuite vérifiée après chaque prise (j’utilise le retardateur de mon appareil, du coup, je fais des allers-retours entre mon appareil et mon spot photo). Ensuite, je copie les photos sur mon ordinateur, les retouches… Puis je les classe, rédige l’article etc.

Mon blog n’a pas une très grande audiance, ça ne me gêne pas. Je blog pour ma satisfaction personnelle avant tout. Mais lorsque j’ai reçu mon premier commentaire… comment dire ? Wahou ! Avoir des lecteurs, des abonnés n’était pas prévu, ce sont des jolis bonus.

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Coudre du jersey dans le biais…

Je vous le dis tout de suite, c’est une très mauvaise idée…

Il s’agit du même patron que la tunique précédente en jersey gris. Il s’agit donc d’un modèle de la marque Simplicity. Si vous vous souvenez bien, la robe était coupée dans le droit-fil et « rebiquait ». Du coup, des couturières expérimentées m’avaient conseillée de la recoudre mais dans le biais. Il y a donc eu des ajustements :

  • Bernadette m’a descendue la taille à l’oeil. Vous avez bien lu, A L’OEIL !!! Elle m’a regardée et a modifié le patron et comme par hasard, la taille qu’elle a redessiné correspond exactement à MA taille naturelle… Truc de fou, n’est-ce pas !
  • Le col est en deux morceaux dans la longueur afin de tout caser dans mon coupon de tissu parce que je voulais l’économiser un peu. Le tissu est un jersey magnifique acheté chez Brin de talent, une boutique qui ne vend pas en ligne mais qui a des tissus incroyables. En plus, on est sur du jersey bio…

J’ai donc coupé le milieu devant et le milieu dos dans le biais, sans aucun souci. J’ai rajouté du thermocollant sur les lignes d’épaules, puis j’ai assemblé ainsi que les manches. Premier essayage, une horreur, l’emmanchure était trop basse d’au moins 2cm, les poignets de manches, larges d’autant. J’avoue avoir été très agacée mais j’ai pris mon courage à deux mains et décidé que j’étais débrouillarde. En fait, au vu de la beauté du tissu (et son prix !), j’ai persévéré. J’ai donc mis la robe sur l’envers et ensuite épinglé et redessiné l’emmanchure. J’ai cousu à la machine à coudre au point éclair et cela faisait une sorte de bec sur l’épaule. Mais j’avais mon surplus de tissu bien défini, j’ai donc décidé de donner un bel arrondi en supprimant ce bec causé par la couture par un coup de surjeteuse qui a redessiné l’emmanchure. Ça a marché sans problème.

Pour les manches, j’ai recousu dans la largeur, à hauteur du poignet et j’ai fais mourir la couture ajoutée dans la principale.

Ensuite, tout a roulé tout seul. Aucun problème, j’ai monté la robe au point de surjet 4 fils et l’ourlet du bas en point de recouvrement large. Ayant coupé dans le biais et ayant constaté un élargissement du vêtement, je me suis dis que j’allais laisser pendre la robe sur un cintre pendant 24h, cela a été 48h, finalement mais… surprise, surprise, je n’ai pas eu besoin de recouper le bas.

Je suis toujours aussi fan du col haut et des manches bouffantes.

Bilan :

Techniques : Couper du jersey dans le biais. Est-ce une bonne idée ? Je ne sais toujours pas.

Confort : Très confortable.

Style : Pour avoir coupé cette robe dans le biais, le bas de la robe fait une jolie ondulation. J’avoue que j’aime beaucoup, plus que le rajout d’un volant par exemple.

Economie : Patron déjà en ma possession. 2m80 de tissu à 18€75, ce qui fait une robe à 52€50, l’un des projets les plus chers jamais cousus mais cela reste raisonnable si on compare au prêt à porter.

Finitions : Recouvrement.