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Mon défi Burda #6 (avril 2019)

Je vous présente mon défi Burda d’avril 2019. Toujours organisé par Zélie décousue. Heureusement qu’il y a ce défi. En ce moment, c’est compliqué de coudre. Mon travail me prend beaucoup de temps et je suis fatiguée. Mon Sewjo se fait un peu la malle en ce moment et c’est un peu compliqué de le remobiliser. Donc, je suis contente de participer à ce défi, il me donne une échéance bien utile pour coudre et décidément, les patrons Burda sont ceux qui taillent le mieux pour moi. Je n’ai fais aucun ajustement pour celui-là. Il s’agit de la chemise 113 du numéro de mars 2019. Déjà le deuxième patron cousu de ce magazine.

Pour l’occasion j’ai utilisé une nouvelle méthode pour recopier le puzzle Burda. Tout bêtement le papier carbone Burda. J’ai craqué et j’ai acheté des feuilles de carbone rouge. Finalement, je pense que c’est la méthode qui me convient le mieux. La plus rapide et la moins fatigante. J’ai rajouté ensuite les marges de couture de 1,5 comme d’habitude. Au vu de la forme générale de la chemise, j’ai estimé que la rallonger n’était pas nécessaire, j’ai eu raison. Enfin, voilà la bêêêête !

Sympa, hein ? Moi aussi je trouve.

Cela faisait longtemps que je voulais m’attaquer à la chemise. Mais je n’avais pas le courage et plutôt peur. C’est comme un Everest à gravir. Quelques détails me préoccupaient : la patte de boutonnage, le montage du col et pied de col ainsi que les finitions intérieures. J’ai aimé et choisi ce modèle pour quelque chose de précis : les manches. Elles ont deux plis et se terminent uniquement avec des bracelets de manche. Je ne voulais pas gérer les poignets et les ouvertures.

Voilà le dessin technique. Je ne suis pas sûre d’avoir vu une différence entre le modèle A et B.
Vous remarquerez que pour une fois, Burda a utilisé un tissu neutre qui met en valeur le vêtement. C’est suffisamment rare pour être souligné ! La jupe graou par contre…

On voit bien ici les jolies rayures satinées de mon tissu à défaut de voir la couleur exacte.

J’ai utilisé un tissu rayé de popeline rose qui passe mal à l’appareil photo. Je l’ai acheté lors d’un vide-atelier organisé par Louise des « Lubies de Louise » sur IG. J’en avais 4 mètres et dans le descriptif donné par Louise, elle disait que le tissu était parfait pour une chemise. Elle avait raison.

J’ai beaucoup aimé la forme liquette de la chemise. Et vous voyez qu’elle est plutôt longue et sa forme un peu large, mais elle est à ma taille. Les épaules tombent très bien et même si je suis à l’aise, je ne flotte pas dedans.

J’avoue une grande fierté devant mon ourlet.

En tout cas, je la porte le plus souvent rentrée dans mon pantalon du commerce. Et elle va nickel.

Les boutons tranchent plus que ce que la photo ne montre.
L’empiècement de dos tombe impec’
Finalement, les manches 3/4 sont celles que je préfère.

Je la trouve seyante même sous un simple gilet.

Il s’agit d’un gilet du commerce acheté lors d’un voyage à l’étranger et que j’aime d’amour.
Je l’aime autant que ma chemise !

Quand on fait ses vêtements soi-même, on découvre les joies du sur-mesure. C’est la première fois que je porte une chemise dans laquelle je me sens bien. J’entends par là qu’elle n’est pas étriquée aux épaules ou ne me bride pas la poitrine. Je pense que le temps des chemises est venu, shirt is coming !

Les finitions intérieures ! J’en suis fière vu le travail qu’elles m’ont demandée. Patience et minutie sont devenues les deux mots de ma devise couturesque.

J’ai soigné les finitions intérieures de ma chemise en surjetant toutes mes coutures. L’empiècement intérieur donne un rendu très propre. Sur le dessus, je l’ai cousu à point invisible à la main pour un rendu impeccable. Je n’arrive pas encore à gérer la couture dans une autre couture.

Je n’ai pas voulu prendre de risque. La couture main est un peu plus précise qu’une couture dans une précédente couture à l’aveugle. Je n’ai eu besoin que d’un épisode d’Hercule Poirot pour y arriver.

Bilan :

Techniques : Les finitions intérieures et extérieurs, la patte de boutonnage, le col et pied de col. Finalement, ce n’est pas si difficile. Il faut être minutieuse et prendre son temps. Quand au col et pied de col… Burda demande de les assembler et ensuite de le coudre au corps de la chemise. Je n’ai rien compris. Du coup, j’ai été voir ce que préconisait le patron vitamine d’Ivanne S. que je n’ai toujours pas cousu (honte ! honte !) et ainsi, j’ai compris comment coudre ce col. Pour faire bonne mesure, je l’ai entièrement surpiqué. J’ai aussi cousu 5 boutons en omettant de poser celui plus petit sur le col. Vu que je ne le ferme jamais, j’ai estimé que ce n’était pas nécessaire. C’est ma chère Théodora (ma màc) qui a géré les boutonnières et elle l’a fait très bien et toute seule en plus.

Confort : Très confortable, comme je l’ai dis. Le tissu est un peu rigide mais du coup, il a été facile à coudre.

Style : Et bien, je la trouve très bien. Je la trouve de forme classique mais les manches lui donne un petit quelque chose de différent. J’ai eu du mal à choisir un fil de la bonne couleur. Ma chemise est de couleur parme. Selon la lumière, elle plus rose ou plus mauve. J’ai donc utilisé un fil rose un peu plus orangé. Par contre, on ne voit pas trop le contraste sauf sur les boutonnières.

Par contre, je ne voulais pas utilisé des boutons d’un rose différent. J’ai préféré trancher carrément avec du violet.

Economie : 2m de tissu à 4 euros. Bref, pas grand chose. Je n’ai pas voulu acheté des boutons, j’en avais en stock acheté sur le défunt site desboutons.com. Voilà pourquoi ils sont violets.

Finitions : J’ai tout surjeté avec l’Ovation, vu que je ne suis pas une pro des coutures anglaises. Comme je l’ai dis, j’ai préféré coudre à la main les coutures rabattues de l’empiècement extérieur. J’ai eu aussi un peu de mal à coudre l’ourlet du bas de par la forme liquette de la chemise. Il faut gérer les arrondis. J’ai donc piqué à 1cm. Ce qui a facilité la mise en forme par le fer. J’ai fais un double-repli et cousu au plus près.

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12 réflexions au sujet de “Mon défi Burda #6 (avril 2019)”

  1. Bravooooo! Cela me rappelle la 1ère fois que j’ai cousu une chemise …Ce fût un exercice très formateur qui m’a permis d’appendre plein de nouvelles techniques. Quelques années plus tard, j’avoue que j’ai toujours un peu peur quand j’aborde le montage du col. En tout cas, tu peux être fière de toi car elle tombe vraiment bien.

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