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Mon défi Burda #4 (février 2019)

Pour mon défi Burda du 1er février 2019, j’ai loupé celui de janvier, organisé par Zélie Décousue j’ai choisi la robe 118 du numéro de Décembre 2018. Une robe vintage d’inspiration des années 50.

Ce qui m’a attirée dans ce projet, ce sont les points techniques. Je suis clairement montée en exigence et j’avais envie de savoir si j’avais progresser en couture. Outre les empiècements à la taille, il y a des pinces dans le dos, devant et sur les manches ainsi que des goussets. Le côté vintage de la robe est accentué par l’ampleur de la jupe et sa longueur. D’ailleurs, je ne suis pas sûre de pouvoir la porter. Je n’ai aucune idée sur les chaussures qui peuvent aller avec sachant que je ne porte pas de talon (oui, j’ai déjà essayé et je me suis cassée la figure avec un 3cm, ce n’est pas glorieux). J’ai aimé aussi les manches kimonos et le col officier. En plus, il y a une patte de boutonnage sur le devant et des boutonnières à coudre. Une première !

Voici le dessin technique :

Toujours pour rentabiliser mon stock, j’ai utilisé un jersey fin acheté lors d’une vente privée d’Agnès B. Un tissu de bonne qualité mais qui gratte quand même un peu. Cela a de l’importance parce que la robe n’est pas doublée. Je pense que dans les années 50, les femmes portaient un jupon et ou une combinaison. Il n’y avait donc pas besoin de doublure.

Comme vous le voyez, ce tissu est imprimé selon un motif particulier : les petits points blancs se resserrent ou s’espacent sur un fond noir. Selon Burda il fallait 3,60m de tissu et je confirme. C’est une robe très gourmande en tissu. Mais je n’avais que 3m et je voulais absolument qu’elle rentre. Il a donc fallu faire des choix : supprimer les fronces des empiècements de devant qui sont du coup plus étroit. Ensuite, il a fallu faire le deuil des raccords de motifs. Ne cherchez pas, il n’y en a pas.

L’ouverture de la robe est située devant. En suivant bien les instructions de Burda, j’ai pu coudre ma première patte de boutonnage. C’est assez facile, en tout cas, j’ai compris. J’ai bien entoilé cette partie par contre. J’ai choisi des boutons bottines (j’avoue que le prix des boutons m’a stupéfiée) que j’ai cousu à la main et j’ai fais des boutonnières grâce à ma Pfaff et c’était juste parfait. Par contre, le bouton sur le col n’est pas passé. Un léger surplus de tissu a empêché le pied boutonnière de glisser sur le tissu. J’ai tenté 2 ou 3 fois et, ne voulant pas abîmer davantage mon tissu, j’ai cousu une pression.

Je suis très contente de mes boutons et de la facilité avec les quelles j’ai pu coudre mes boutonnières, en tenant compte de la largeur et de l’épaisseur des boutons.



En fait, je me rends compte que j’adore les robes bien amples. Je ne suis pas sûre que cette robe m’aille cela dit, mais parfois en couture, il ne faut pas seulement coudre utilitaire mais aussi coudre plaisir et clairement, je me suis éclatée à réaliser ce vêtement. Pourtant, ce fut compliqué car cette robe se coud à la machine à coudre en utilisant un tissu maille. Et le point éclair, soit un zig zag très étroit met du temps. Impatiente, j’ai utilisé le point de sécurité de mon Ovation pour coudre les deux côtés. J’ai hésité à faire les ourlets au point de recouvrement et je n’ai pas osé. Je pense que j’ai eu tord car mes ourlets au point éclair ne sont pas très jolis, surtout sur les épaisseurs. En plus, mon tissu, qui se comportait plutôt bien, a décidé de devenir fuyant au moment des finitions. On va dire que c’est de sa faute… Bon, je dis la vérité : je n’ai pas assez épinglé. Mais pour ma défense, je n’avais pas assez épinglé non plus pour coudre les côtés et il s’est bien tenu. Pour les ourlets, que ce soit les poignets ou la jupe, mon tissu a tenté de s’échapper de dessous le pied-de-biche, le gueux ! Il a fallu le mater (difficilement) et l’obliger à rester en ligne.

Bilan :

Techniques : Ce n’est pas une robe si difficile à coudre. Burda la note quand même 3/5. Je pense que c’est parce qu’elle demande beaucoup de minutie et de précision. Il a fallut coudre des goussets et pas mal de pinces. Tout tombe très bien, normal, c’est Burda, mais pour arriver à un joli résultat, il faut vraiment être précis. Ayant des soucis dans ce domaine et étant une ancienne adepte de l’à-peu-près, je suis restée vigilante et sincèrement, je suis fière de moi.

Confort : Elle est confortable sans aucun doute. Mais quand même, elle gratouille. Sur les photos, je porte cette robe sans combinaison et sans jupon.

Style : Franchement, je ne l’ai pas cousue pour la porter. Juste pour le défi technique et je suis ravie. Par contre, je n’ai fais aucun ajustement. Selon le tableau de mesure Burda, j’ai cousu une taille 44 pour une stature de 1,68m. Je mesure 1,74m et je n’ai rien rallongé. Même les pinces tombent là où il faut. Je suis de plus en plus par Burda. D’accord, les explications ne sont pas faites pour les débutantes, mais ce sont les seuls patrons que je ne retouche jamais et qui me vont nickel !

Economie : Tissu Agnès B à 5€ le mètre, 3 mètres donc 15 euros et 7 boutons à 1,90 l’un. Une robe à 28,30 euros.

Finitions : Aucune doublure. Or il s’agit d’un jersey de laine, fin mais quand même, elle gratte. J’ai surjeté un maximum les coutures.

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15 réflexions au sujet de “Mon défi Burda #4 (février 2019)”

  1. Cette robe est idéale en ce moment avec ce grand froid ! Je la trouve seyante sur toi et j’approuve la couleur de ton choix de tissu, je trouve donc cette coupe élégante et chic, j’aime beaucoup ce style ! Perso, je pense que j’aurais fait toutes les coutures d’assemblage à la surjeteuse et les ourlets à la recouvreuse. En tout cas Bravo pour la partie technique, car il y a quand même beaucoup de détails qui ne sont pas faciles à gérer…

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    1. Merci ! Avec le recul, oui j’aurai dû utiliser davantage la surjeteuse mais comme Burda préconise l’emploi de la machine à coudre, je n’ai pas osé. C’est dommage. Bon, par contre le fil noir sur tissu noir fait qu’on ne voit pas grand chose mais moi je le sais et ça m’agace ! Mais je n’avais pas le courage de découdre le point éclair.

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  2. Je l’aime beaucoup. Elle est plus que portable; je la trouve élégante et confortable. Moi non plus je ne porte jamais de talon; l’hiver, avec une robe et des collants opaques, j’opte pour les bottines. J’ai du mal avec les bottes car j’ai de bons mollets et horreur d’être serrée, mais si tu as las jambes assez fines ou des bottes assez larges, c’est aussi un bon choix. Enfin ma fille, dont le conjoint n’est pas grand, met quant à elle, des chaussures un peu type ballerines.

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    1. C’est la première fois que j’ai une robe aussi ample alors je me pose des questions niveau style. Merci en tout cas . Vous m’avez donnée pleins de bonnes idée !

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  3. Je l’avais repérée cette robe, et je comprends bien ton idée de la coudre par défi technique. En effet, c’est une robe impressionnante. Peut-être pas facile à porter tous les jours, mais qui sais… des fois c’est chouette de porter des vêtements d’exception, juste pour aller au coin de la rue…

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    1. En fait, je l’ai cousue par impulsion. Je ne pensais pas la porter (je ne pensais à rien, tout court) et je n’ai fais aucun ajustement. Et quand je l’ai finie et essayée, elle m’allait parfaitement. Du coup, il faut que je me projette dedans…

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  4. Voilà une robe très originale. J’aime la façon dont tu as joué avec les différentes nuances du tissu. Alors un petit truc que j’utilise pour coudre la maille avec la machine à coudre (truc conseillé par ma prof de couture- rendons à césar ce qui est à césar). J’utilise un point zigzag très étroit et très haut. Donc 1mm de large et 3,5 à 4 de haut. Du coup ça ressemble à un point droit mais ça reste élastique. Ça fonctionne très bien.

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    1. Merci ! Et surtout merci pour l’astuce !! Moi j’ai utilisé le point éclair, 1mm de large mais 2,5 de longueur. Je vais faire des essais dans mes chutes avec une longueur de 4mm.

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    1. Merci ! Je dois avouer que cette robe m’a fait passée un cap en couture. Je suis devenue minutieuse et pointilleuse sur les finitions. La couture mène à la voie de la sagesse !

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  5. C’est une robe très élégante, donc pas forcément évidente à porter au quotidien. En tout cas, tu t’en es bien tirée car elle fait son effet. C’est bien de ne pas toujours faire dans l’utilitaire et de donner libre cours à son envie du moment : on est loin du concept « wardrobe architect » et c’est tant mieux !

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  6. Est ce que cette robe doit se faire uniquement en tissu extensible ? Moi, j’aimerais me la faire, peut-être plus courte, dans un tissu plus léger, à pois par exemple. Et coloré.
    Ou uni pour qu’on voit bien les détails de pinces, de goussets, de bande rapportée.
    Une belle expérience, en tous cas, que tu as faite en cousant cette robe exceptionnelle.

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    1. Bonjour, j’ai choisi les indications de Burda qui préconise un jersey. J’ai choisi l’exact tissu du modèle un jersey de laine. Mon tissu était quand même assez fin. Cela dit, avec l’ouverture sur le devant, je pense que la robe est tout à fait réalisable dans un tissu chaîne et trame.

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