Blog, Couture

Podcast : La couture et moi, épisode 4.

Bonjour, 

Voilà le quatrième épisode de mon podcast, où je vous parle de mes projets d’automne. 

Bonne écoute ! 

https://anchor.fm/talpanoe/episodes/Episode-4-e2p80q

Publicités
Blog, Couture

L’aristo.

Il y a une marque que j’affectionne particulièrement, ODV. A chaque fois que la créatrice sort un nouveau patron, j’ai l’impression qu’elle la créé pour moi, moi, moi ! En plus, ses patrons tombent toujours nickel, ils sont très bien ajustés, les indications sont très clairs, les tutoriels sur le blog sont très bien faits etc. Je vous jure que c’est vrai et que ce que j’écris est ce que vous aurez quand vous achèterez un patron pour la modique somme de 5 euros.

Il me restait un bon mètre cinquante de sweat bordeaux toujours acheté aux marchés des tissus de Lyon. Et je voulais recycler mon fameux haut burda tant le tissu était doux et méritait mieux que du recyclage. J’ai donc trouvé le patron parfait, l’Aristo

Une forme simple, mais tout l’originalité du modèle vient de son col, ses poches et ses manchettes. Bien sûr qu’il est un doudou. Depuis le temps que je couds, vous savez que c’est ma priorité. J’ai essayé de régler les éclairages afin que vous vous rendiez compte de la couleur, sachant que le bordeaux a du mal à se laisser photographier. 

Voilà les manchettes et les poches. Le seul souci est que mon jersey rayé était bien plus mou que le sweat bordeaux. J’ai donc entoilé pour que les manchettes tiennent bien. Mon entoilage a permis de rendre le tissu non élastique. 

Ce n’est pas seulement une robe sweat, il y a aussi une pince dans le dos pour féminiser l’ensemble. 

Le seul ajustement que j’ai fais est de rallongé le buste de 5,5cm au niveau de la ligne 1, selon les indications du patron, et tout tombe parfaitement. La robe m’arrive un peu au-dessus du genou, c’est parfait. 

Que dire de plus sur ce patron qui m’a enthousiasmé ? Euh, que je vais en coudre un autre. 

Bilan :

Techniques : Pas grand chose, la robe se monte rapidement. J’ai juste du rallonger une ligne du patron. Rien de bien méchant. Ah, j’ai appris à coudre un bouton. Et encore, il faut que je m’exerce car « peut mieux faire », c’est sûr. 

Confort : I love it. 

Style : Original n’est-ce pas ? La combinaison des deux couleurs met bien en valeur les découpes et le col. 

Economie : 5 euros de patron, 10 euros le mètre de sweat, j’en avais 1m50, restes d’un projet mal cousu et j’ai pu tailler toutes mes pièces dedans d’ailleurs et j’étais bien contente. 

Finitions : Juste la recouvreuse en noir pour les ourlets doubles et les surpiqûres sur les manchettes. Mais comme presque tout a été cousu à la surjeteuse, les finitions intérieurs sont impeccables. 

Blog, Couture

Mon défi Burda #3 (décembre 2018)

J’ai cousu 

Pour mon défi Burda organisé par Zélie Décousue, j’ai choisi une grosse pièce, c’est à dire, un manteau. J’étais persuadée que je n’avais pas choisi un modèle trop compliqué. C’est un modèle de demi-saison, donc le tissu  n’a pas à être trop épais. Et en effet, même s’il n’a pas de trop grandes difficultés pour moi, il est long à coudre. Je l’ai cousu en plusieurs séances et avec l’aide de ma chère prof de couture. Voilà la bête : 

Il est beau !! Si si, il est beau !

Lors d’un vide-atelier via Instagram, j’ai pu mettre la main sur 3m de crêpe dit de laine d’une improbable couleur rose saumon. Impossible à voir en photo bien sûr. Parfois mon manteau est vraiment rose, parfois il tire sur un rose-orange. J’avais ce tissu depuis un an, je me souviens de la date exacte de l’achat, le 3 septembre 2017 (pourquoi ai-je retenu cette date ? )  Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout que le tissu était texturé. Et il fallait assumer la couleur. Finalement, en achetant le Burda d’août 2018, j’ai eu un vrai coup de foudre pour le manteau proposé, le modèle 117. Et c’était pas gagné vu le tissu utilisé par le magazine. Bref, je l’ai décalqué, ajusté un peu la carrure des épaules d’un cm. J’ai coupé le tissu, il ne m’en est rien resté. J’aime bien avoir peu de chutes. 

Il a des poches, des vraies ! 

En lisant le magazine, il me semblait comprendre les instructions et même s’il y avait pas mal de pièces, elles me paraissaient assez simples. Et en effet, ce manteau n’est pas difficile à coudre par contre il est exigeant. Il regorge de petits détails comme les plis des poches. les arrondis à bien négocier, une parementure bien présente et la gestion de la doublure. 

Tout d’abord le tissu. Comme j’avais des gros doutes sur la composition du crêpe, j’en ai brûlé une chute. Le tissu a bien plastifié, donc je pense qu’il y a pas mal de polyester. Mais en même temps, il a dégagé une certaine odeur de poulet grillé. Ce qui est le signe de la présence de laine. A mon avis, c’est un mélange laine et polyester. Je l’ai quand même lavé en machine à 40 degrés sans aucun souci. Pour la doublure, j’ai pris un tissu plus respirant, rapport au polyester. C’est un très joli satin de coton blanc acheté à la droguerie de Lyon, fin, brillant et très agréable à coudre. Le crêpe s’est révélé plus capricieux. Je pense que la triplure ne restera pas collée trop  longtemps, elle n’aime pas l’aspect irrégulier du crêpe. Et pour mettre en forme, il a fallu pas mal de vapeur.

Comme la parmenture ne voulait pas rester en place, j’ai sous-piqué. entièrement (un long labeur). Et là, miracle, elle s’est mise en place toute seule. Je me suis rendue compte que sous-piquer un tissu fin ne change pas grand chose, certes ça maintient mais là, avec un tissu épais, ça a été radicale : une parmenture bien rangée, n’attendant que la doublure. 

Ce manteau a quand même demandé de la précision. Il fallait que les coutures tombent bien et se croisent correctement. J’ai du reprendre les coutures des poches. Les découdre parce qu’il faut 3 points n’étaient pas là où ils auraient du être. Pour les manches aussi j’ai eu un souci mais là, c’est ma prof de couture qui a défait/refait, tant ça demandait de la minutie et d’adresse. Du coup, je sais que c’est ce que je vais devoir travailler : l’exactitude de mes coutures. 

La doublure. Je regrette de ne pas avoir poser un passepoil.
Le détail des manches

C’est quelque chose qui m’avait fait craquer : le joli arrondi des manches qui demande précision et couture à la main. 

Je l’aimeuh !

Ce que j’aime aussi dans ce manteau, ce sont les pinces de l’encolure. Ca lui donne un petit côté chic, enfin je trouve. 

Bilan :

Techniques : Redessiner la carrure d’épaule d’un cm. Ma carrure correspond à une taille 46, tout le reste à une taille 44. J’ai préféré décalquer la taille 44 et ajouter un cm aux épaules.

Confort : Je n’en sais rien. Je ne l’ai jamais porté. En plus, c’est un manteau de demi-saison et il fait trop froid actuellement pour le porter.

Style : Il faudra vraiment assumer cette couleur ! Je trouve les manches superbe et l’encolure aussi. Les poches à pli sont aussi très belles. Par contre, j’ai fait l’impasse sur la fermeture par agrafes. Au pire je les rajouterai à la main. 

Economie : 18€ les 3m de crêpe et 15€ les 2m et plus de satin de coton. 

Finitions : Manteau entièrement doublé. Je regrette juste de ne pas avoir surjeté au fur et à mesure. Burda ne l’indiquait pas dans ses instructions, pour les prochains patrons, je ferai plus attention. Mes tissus se tiennent et on ne voit rien grâce à la doublure mais je trouve quand même qu’un bon surjet 3 fils fait plus propre. J’ai également un peu trop serré mes points à la main, du coup le tissu est un peu tendu et cela se voit sur l’endroit. Rien de dramatique cela dit.