Couture

Je couds ma garde-robe capsule : août.

J’aurai aussi pu appeler mon article, la première fois que je couds du Burda. Ou encore, la robe pénible, ou encore enfin le retour à la couture, enfin un autre vêtement pour ma garde-robe capsule… Mais enfin, voilà, je vous la laisse admirer :

Robe Burda mai 2014 devant

Il s’agit de la robe Burda 105 de mai 2014. 

Il a fait très chaud sur Lyon cet été, dès le mois de Juin. La chaleur a sur moi un effet dévastateur : manque de motivation extrême et j’ai remarqué que c’est durant cette période que je suis la moins active et la moins créative. Cette année n’a pas dérogée à la règle. Toutefois, j’avais reçu cette merveille de chez Stragier :

Gros plan tissu Seersucker

Un très beau seersucker avec de fines rayures blanches et bleu clair. Evidemment, la photo ne rend rien, il faut (à nouveau) me croire sur parole. J’ai tout de suite vu une jolie robe d’été. Malheureusement, le tissu est très fin et transparent. Ce n’est pas parce que c’est l’été qu’il faut jeter sa pudeur par dessus les moulins. Ca m’étonnera toujours de la part des créateurs de patrons et des fabricants de tissus, cette ode à la transparence !

Dans mon idée de robe d’été, j’ai aussi décidé de me poser un petit challenge : poser un zip réellement invisible. J’ai donc commandé un ensemble de 32 pieds pour machine à coudre avec le pied pour fermeture éclair invisible.

Pour résumer, ma robe devait avoir deux obligations : une doublure et un zip invisible. Lucidement, j’ai estimé avoir besoin d’aide et je me suis décidée à prendre des cours de couture. Ca a été la course parce que ma prof partait en vacances début août, et moi, fin juillet. Donc j’ai du faire la robe en 4 séances.

Bilan : mitigée. Je m’explique. J’ai expliqué mon cahier des charges à la prof qui m’a sortie ce fabuleux modèle Burda, très joli, pour lequel j’ai eu un gros coup de foudre. J’ai beaucoup appris avec elle : j’ai appris à reporter un patron, à rajouter les marges de coutures (qui ne sont pas les mêmes dans tout le vêtement !), à correctement découper un tissu, à lire le Burda, à faire des ourlets sur un arrondi, mais je n’ai pas eu le temps d’apprendre à poser un zip invisible (en vrai, j’avais la rage). Alors, voilà ma robe, il y a du bon, du nettement moins bon.

Robe Burda mai 2014 ampleur

Vous avez vu l’ampleur, une robe qui touuuuurne ! Une robe de princesseue !!!! 

Les points positifs : j’ai appris à quel point c’est important de passer du temps sur le recopiage du patron et sur la découpe du tissu. Il faut de la rigueur car tout le tombé du vêtement se décide à ce moment.

Franchement Burda, c’est spécial. Les indications sont réellement un autre langage. Mais par contre, le patronage est top top top ! Ici, la robe est proposée en grande longueur, soit pour une personne mesurant 1m76 (je mesure 1m74) et ça tombe nickel ! Aucune retouche à faire, aucune pince à monter, descendre, aucune manche qui ne serre (#treamgrosbras), je suis très à l’aide dans la robe, c’est comme enfiler un pyjama en chaîne et trame.

Le montage Burda, je le disais, est un langage à part, mais en échange, ça donne des finitions incroyable ! La doublure du haut de la robe m’a fait galérer, mais galérer… J’ai décousu au moins 3 fois chaque manche et sa doublure (et en plus, je ne suis même pas sûre de pouvoir recommencer), mais le fini est impeccable et astucieux.

J’ai appris à coudre un ourlet sur un arrondi, tout est dans le repassage. Il y a des endroits où le tissu est vraiment coupé dans le biais, donc moins lisse.

Les points négatifs : la pose du zip. Poser un zip invisible avec le bon pied est vraiment un jeu d’enfant, par contre, poser la doublure ensuite, franchement, ça reste un mystère. Alors, j’ai bidouillé. J’ai positionné mon zip, plier au fer mon tissu pour avoir une finition correcte et j’ai cousu à la main pour que la couture reste invisible sur l’endroit. Donc, je ne peux pas dire que la robe est jolie à l’intérieur, parce que ma couture à la main est maladroite. Pour les finitions du zip, j’ai regardé des tutos sur internet et je me suis débrouillée.

j’ai également du coudre à la main le haut de ma doublure sur la taille de la jupe et là aussi, c’est maladroit (pour ne pas dire moche)

Robe Burda mai 2014 dos

En plus, sur la photo, on voit le zip, je vous jure qu’en fait non, il est invisible ! 

Il reste donc des imprécisions et des finitions un peu inégale, mais je l’aime beaucoup. J’ai mis du temps à la terminer, je l’ai commencée en juillet et finie fin août.

 

Bilan :

Techniques : travail sur le patron, la découpe du tissu, pose du zip

Confort : tissu assez fin et confortable.

Style : J’adore… La robe me fait penser à la côte est américaine. Elle est un peu trop décolleté pour le travail, il faudra épingler une petite modestie.

Economie : patron fourni et 2m à 7,99€/m (promotion stragier) soit une robe 16€ sans compter la mercerie.

Coup de coeur ? Même si j’aime ma robe et que j’en suis fière, je ne suis pas prête de la refaire. Je ne suis même pas sûre d’être au niveau pour la coudre. Je m’explique : ça a été une robe compliquée à faire et je ne suis pas sûre d’avoir apprécier la coudre. Peut-être ai-je eu les yeux plus gros que le ventre ? Je pense qu’un jour, je pourrai coudre ce genre de vêtements et y prendre plaisir. Mais là, je vais me concentrer sur des vêtements plus simples en soignant les ajustements et les finitions. Parce que ça, c’est important et c’est ce qui fait la différence entre un vêtement cousu pour soit et un vêtement cu commerce. Un vêtement bien ajusté et bien fini, outre le fait qu’il dure plus longtemps, est bien plus confortable. Je ne vous avais pas dis que mon mot-clé pour la rentrée était « confort » ?

 

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Blog, Couture

Exposition Dior, Paris 2017.

Je dépoussière un peu le blog car je n’ai rien à présenter que ce soit en couture, tricot/crochet ou jdr. L’été a été la source d’un manque de motivation totale à cause d’une chaleur et d’une humidité proche d’un climat tropical sur Lyon. J’ai profité d’un petit voyage, au frais, à Paris pour aller à l’exposition Dior, organisée pour les 70 ans de la maison.

Je ne peux pas dire que je sois fascinée par la mode et la haute couture, mais par contre, je suis fascinée par les savoirs-faire nécessaires dans ce domaine. Ce qui explique ce compte-rendu. J’ai été agréablement surprise par cette exposition que j’ai trouvé très complète. J’y ai appris beaucoup de choses sur la maison de couture, mais aussi sur les créateurs qui s’y sont succédés. De plus, la muséographie était intéressante. Ce n’était pas qu’un catalogue de robes mais un classement intelligent avec des thématiques transversales (les robes jardins, les robes Miss Dior…)  Et puis, je me suis rendue compte que chaque directeur artistique a eu une influence sur la maison tout en intégrant les classiques posés par le monsieur Dior. Du coup, je me suis demandée qui avait influencé qui : la maison Dior sur les créateurs, ou les créateurs sur la maison Dior ? Je ne crois pas qu’il y ait une seule réponse.

Mis bout à bout, le travail de chaque directeur artistique montre un incroyable fil conducteur : le goût de la silhouette. La ligne Dior est, en général, assez structurée. La femme Dior a une taille, des hanches, des épaules, une poitrine… Et cette ligne les met en valeur, mais tout en donnant une impression de confort.

Ce qui est intéressant aussi, dans l’exposition, on voit la taille des mannequins changer. Dans les années 50, elles ont des poses très travaillées, inspirées par les attitudes des danseuses classiques et doivent mesurer environ 1m60. Dans les années 80 ou 90, les robes sont créées pour des femmes d’au moins 1m80.

Je suis désolée pour la qualité des photos, je n’avais que mon Iphone 5s. Donc, je n’ai pas pu éliminer tous les reflets.

Ensemble iconique New Look

Voilà ce que je connaissais de Dior, l’ensemble iconique New Look qui a lancé la maison. Veste en shantung et jupe plissée en lainage. 

 

Robe Miss Dior pour Catherine Dior

Voici la robe Miss Dior, créée pour le parfum du même nom, inspirée par Catherine Dior, la petite soeur de monsieur Dior, qui fut aussi une résistante et ancienne déportée. Il s’agit d’une robe brodée de fleurs. 

 

Robe jardin

Voici un exemple de robe que j’ai beaucoup aimé, inspirée aussi par les jardins. Monsieur Dior aimait les jardins et beaucoup de directeurs artistiques qui lui ont succédé aussi apparemment. Je trouve le col magnifique. Il y a aussi un petit bout du fabuleux décor de papier réalisé pour cette partie de l’expo. 

 

Robe du soir brodées de perles

Une robe du soir incroyable ! Toujours inspirée d’une fleur et de ses pétales et entièrement brodées de perles. 

 

Ensemble de robes du soir trianon

Un détail de robes de la collection Trianon. Le plissé du dos est juste magnifique. 

 

Détail d'une robe par Simons

Voilà un détail du dos d’une robe par un des successeurs de monsieur Dior, Raf Simons. Je trouve le vêtement très structuré et un peu austère, ce qui fait davantage ressortir ce petit volant. 

 

Petite robe noir col claudine

Voilà une petite robe noir. Elle fait un peu orpheline, j’avoue, en lainage noir, mais j’adore le col claudine et je me dis que ce genre de robe, je pourrai la porter sans souci. Les autres robes, sincèrement, non : taille trop marquée pour ma morphologie ou tout simplement, je n’ai aucune occasion de porter une robe du soir !