Couture

L’ensemble pyjama.

Après avoir parlé du pantalon et de la veste, il est temps de vous montrer l’ensemble !

Pyjama ensemble

Je suis très contente du tissu et de mon choix de couleur contrastante. Les boutons et le passepoil ressortent bien. Il est largement perfectible. On voit d’ailleurs que les deux pans de la veste ne sont pas à la même hauteur. J’ai eu un peu de mal pour replier deux fois l’ourlet à l’endroit des parmentures (cela fait plus d’épaisseur). Comme je commençais à en avoir un peu soupé de ce projet, j’ai forcé et cela  se voit.

Pyjama ensemble profil

Le pyjama est froissé parce que je l’ai lavé et non repassé et surtout parce que j’ai pris les photos de l’ensemble au saut du lit, je vous épargne ma tête de hibou non réveillé.

Pyjama ensemble extension

Je suis très contente de ne pas avoir cousu les pinces poitrines et dos. Il aurait été trop étroit. Là, je suis contente de son confort et de la taille choisit. Par contre, je ne m’explique pas la longueur des manches, elles me tombent largement sur les mains. Cela dit, ce n’est pas très grave.

Je suis très contente d’avoir cousu ce pyjama. De un, parce que j’en ai vraiment besoin. La plupart de mes pyjamas sont en train de mourir de leur belle mort, de deux, cela fait un projet boulet fini et j’en suis contente. Il m’aura quand même fallu plus d’un an pour le coudre.

Bilan :

Techniques : poser un passepoil, le raccorder, faire une boutonnière (gros stress !)

Confort : Le tissu est doux et confortable. Et il tient bien chaud.

Style : Ni trop large, ni trop étroit. J’ai modifié les pinces de la veste (je n’en ai cousu aucune)

Economie : patron (en stock) mais qui m’a coûté 9,9€. C’est le tissu qui a coûté le plus cher, il était à plus de 20€ du mètre mais je n’ai pas gardé la note. Le passepoil, ramené de New York m’a coûté 1,48$ (pas grand chose, donc).

Coup de coeur ? Finalement oui. Je suis une grade fan des pyjamas et il va falloir que je m’en couse d’autres. A part les modifications de la veste et le fait que je préfère qu’un pantalon ait une coulisse pour les élastiques, je suis plus familiarisée avec le patron et je pense pouvoir me souvenir du montage du col et ainsi insérer un passepoil. Je comptais investir dans le Caroline’s Pyjamas de Closet Case Pattern, surtout parce que toute la blogo en parle en bien, mais finalement je vais attendre. J’aimerai quand même rentabiliser un peu mon patron.

Il s’agit du projet dont je suis la plus fière à ce jour. Ce n’est certainement pas le vêtement qui me vaudra le plus de compliment, les finitions sont trèèèès largement perfectibles mais il aura été la source de plusieurs enseignements :

  • Plus de question de couper un projet et d’attendre un an pour le coudre. Oui je répète cette phrase comme un mantra et la répéterai jusqu’à ce que mon stock de projets en attente soit épuisé, ça arrive tout doucement, il me reste deux robes.
  • J’ai arrêté de vouloir la perfection d’un coup. A un moment, je ne voulais pas coudre ce pyjama parce que je voulais de finitions impeccables. C’est bien beau tout ça, mais à un moment, si je ne pratique pas (si je ne couds pas, donc), il y a très peu de chance pour que je m’améliore. Donc voilà, j’arrête de me poser des limites mentales, j’arrête de vouloir coudre comme une pro, je n’en suis pas une, je suis une débutante améliorée et je dois faire avec.
  • Parmi les finitions mal faites, entre autre, j’ai foiré le raccord manches-poignet tant j’étais concentrée sur la pose du passepoil (mais lui, je l’ai bien raccordé). N’ayant pas surjeté toutes mes pièces, j’ai parfois oublié mais je trouve que surjeté après n’est pas mal non plus (quand on oublie pas, évidemment), cela permet de pouvoir travailler avec les crans de montages indiqués sur le patron, ils servent VRAIMENT à quelque chose. Joséphine, aka ma singer, a foiré les points sur le col (il y avait plusieurs épaisseurs, dont du thermocollant). Après un moment d’incrédulité, j’ai changé l’aiguille et tout est rentré dans l’ordre. En farfouillant sur la blogo, j’ai appris qu’une aiguille se changeait tous les 2-3 projets, j’en suis à pratiquement une demi-douzaine (honte, honte !), il était donc temps de la changer.
  • Je ne m’en suis pas si mal sortie ! En lisant les instructions de montage fournies avec le patron, j’ai vécu un grand moment de solitude. Finalement, en observant bien une veste de pyjama du commerce reconvertie en chiffon à poussière, je suis arrivée à mes fins ce qui m’indiquent quand même que j’ai progressé en couture (soulageeeeement !). Mon assemblage n’est peut-être pas orthodoxe (comment le savoir ?) mais il a marché !
Publicités
Jdr

Sens, partie 1.

Dans un futur indéterminé, deux scientifiques, Myphos Quadria et Soren Sollipsis sont deux savants qui, en travaillant sur des runes trouvées sur Mars, découvrent que tout est déjà écrit. Il n’y a plus de mystère pour l’humanité. Cette découverte a des effets ravageurs sur le monde. Myphos devient un dieu et met en place deux ordinateurs Chaos et Rebirth qui surveillent toute l’humanité soit dans ce monde, soit dans l’Entre-Monde, un monde parallèle où tout est recréer.  Le monde devient totalitaire où la liberté ne signifie plus rien. Soren entre en clandestinité pour justement initier une Résistance qui tombe après quelques années de lutte.

Les quelques survivants, ainsi que des enfants, appelés des bugs, les seuls à ne pas avoir de réplique dans l’Entre-Monde, trouvent refuge dans une base du pôle nord et arrivent à échapper à la surveillance de Chaos et Rebirth. Nous jouons l’un de ces bugs.

Autour de la table, outre le Mj, il y avait 5 bugs :

  • Mass joue Archibald, un pilote n’aimant pas la violence.
  • Arciesis joue Thaddeus, un assassin, hacker, mutique, toujours accompagné de son ami imaginaire.
  • Orion joue un super héros, lecteur de comics, un combattant…
  • Orneen joue Ernst, passionné de sciences, membre influent de la Résistance
  • Moi, je joue Marie, médecin et combattante

La création du personnage a été très intéressante (et Dieu sait si je déteste créer mes persos). Nous avons du choisir un nom et un prénom, puis 20 faits dont 7 obligatoires. Il y a aussi des « faits de cellulis » c’est à dire des faits qui concernent directement les joueurs. Ces faits choisis peuvent impacter les persos.

Le système de jeu est très limpide et simple, il n’y a aucun jet de dés mais seulement une narration partagée et nous devons rebondir les uns après les autres, Mj compris.

La partie a été très intéressante. Il s’agissait d’un scénario d’introduction, une sorte de mise en bouche, avec beaucoup d’enquête. Mais j’ai vraiment aimé. Tout d’abord parce que je préfère les scénarii d’enquête au combat et ensuite, parce que la lutte totale de nos personnages contre les ordinateurs, contre cette vision totalitaire de la société m’a stimulée et donner envie de savoir comment tout allait se terminer.

Rejouer ? OUI j’aimerai bien continuer la campagne !!

Couture

Une veste pyjama… compliquée.

Dans cet article , je présente un pantalon de pyjama. Il lui manque la veste, évidemment. Je n’avais pas eu le temps de la coudre en mars et je n’ai pas pu l’intégrer dans mon projet « je couds ma garde-robe capsule 2017 ». Comme le bas, la veste a été coupée il y a presqu’un an et  roulée dans un sac à projet. J’ai décidé de la réanimer et de la finir. Je vous présente tout de suite le modèle :

Le patron choisit

Il s’agit d’un patron Mc Call’s et j’ai choisis l’ensemble veste manches longues et pantalon long. Avec boutonnière et passepoil et poches. Oui, il y a un an, j’étais ambitieuse en couture parce que je ne cousais pas dans la réalité mais dans ma tête, donc forcément, tout se passait bien. Maintenant, je couds pour de vrai. Donc ça se passe moins bien… forcément.

J’ai donc décidé de supprimé les poches et le passepoil autour du col, mais de le garder autour des poignets et des chevilles. En fait, ça c’est plutôt passé comme ça : Oh mince ! J’ai pas assez de passepoil pour poser tout autour du col, plus les poignets, plus les chevilles. Réponse de la Raison : tu vas dehors, tu vas chez Mondial Tissu, l’Atelier de la création, Toto tissus… tu vas en trouver plein ! En plus, c’est du rouge, une couleur quand même assez commune !  Réponse de la Flemme : non mais t’inquiète, laisse tomber, le passepoil ca va pas le faire. Comme la réponse de la Flemme allait de pair avec la Réponse du Sentiment de la couturière qui le sent pas, j’ai tranché : pas de passepoil autour du col.

Ce pyjama, je comptais le coudre avec de l’aide, aka une prof de couture. Cette dernière m’ayant fait faux-bond, je suis toute seule face à ce patron. Ce patron et ses instructions. Les instructions Mc Call’s. Les toutes toutes petites instructions. Les minuscules instructions « bizarres » de Mc Call’s. Bon, je les ai lu, plusieurs fois et honnêtement… bof, bof.

Alors, moi, j’ai commencé la couture avec une prof et les patrons indépendants hyper détaillés, avec des instructions longues comme le bras. Je sais que des couturières ont débuté avec Burda et elles ont toutes ma sincère admiration. Tout ça pour dire que moi, je ne suis pas une aventurière, mais j’aime suivre des directives claires et simples, et que je n’ai pas trouvé ça dans ce patron. Il a fallu que je me lance toute seule et j’ai eu une trouille énorme. J’ai pris en photo les différentes étapes au cas où ça intéresse quelqu’un.

Tout d’abord, j’ai vu sur le patron que la veste avec deux pinces poitrines et deux pinces dans le dos. Ayant une vénération pour le confort que doit avoir tout pyjama, j’ai hurlé à l’hérésie ! Puis calmée, j’ai juste décidé de zapper les 4 pinces. La veste sera droite ou ne sera pas.

 

Alors, les photos ont un éclairage diffèrent et je m’en excuse, mais c’est le même tissu.

angle de la veste

Parmenture assemblée

Parmenture le long de la veste

J’ai assemblé la parmenture thermo-collée le long de la veste afin que le motif imprimé se voit proprement à l’intérieur. Je l’ai assemblée au début afin qu’elle soit prise dans la couture d’épaule et l’ourlet du bas, afin qu’elle reste bien plaquée. Je l’ai ensuite surfilée pour donner un aspect propre à l’ensemble. J’ai dégarni les marges de couture car elles étaient de 1,5 cm, j’ai aussi dégarni l’angle et j’ai bien repassé. J’ai fais ça sur les deux devants.

Ensuite, je suis passée aux manches. Depuis que je fais la méthode expliquée par Elsa dans ses sew along, je n’ai plus de problème pour répartir l’embu. Je vous link ici  sa chaîne Youtube.

Enfin, voilà, j’épingle les repères d’épaule, de devant et de derrière. Je couds avec la manche en bas, afin que les griffes d’entraînement avalent mieux le tissu, je glisse ma main entre les deux couches de tissus et je répartis avec mes doigts l’embu. Je couds à vitesse moyenne et ma manche s’assemble facilement et sans problème.

Montage des manches

Ensuite c’est posé le souci du col. j’ai rien compris aux explications. Donc j’ai reposé mon travail et j’y ai pensé. Longuement. Voilà comment j’ai procédé. Ce n’est certainement pas la méthode adéquate, mais ça a été la mienne.

Thermo collant sur le col

Tout d’abord, j’ai thermo-collé une des deux pièces à assembler du col. Mon thermo-collant est très fin et très souple. J’ai ensuite, au fer, plié sur 1cm, le bord qui allait être cousu à la veste.

Col cousu et à retourner

J’ai assemblé les deux parties du col mais j’ai dégarni les coutures afin d’éviter les sur-épaisseurs :

Col dégarnissage

J’ai ensuite décousu les coutures proches des bords sur quelques millimètres afin de prendre la veste en sandwich mais que les bords à crus ne se voient pas. D’ailleurs, vous pouvez voir que je les ai surfilé, même si mon tissu ne s’effiloche pas.

Col avec les bords rabattus à l'intérieur

Le voilà bien retourné et bien repassé, prêt à être cousu.

Col assemblé

Evidemment, je n’avais pas marqué les repères. Donc, j’ai marqué le milieu du col, marqué le milieu de la veste, posé le col à cheval, bien épinglé et cousu en lissant bien le tissu et en prenant mon temps. Honnêtement, le rendu n’est pas dégoutant.

Il ne me reste que les boutonnières à coudre et là, le trouillaumètre est de retour car je ne maîtrise pas du tout Joséphine (ma MAC) sur ce sujet. j’ai fais des essais mais je ne les trouve pas forcément concluant. Donc, j’ai attendu les vacances et du temps libre. J’ai fais des essais sur des chutes du tissu et je me suis lancée. J’ai pris comme modèle une ancienne veste de pyjama devenue un chiffon à vitre et j’ai marqué l’emplacement des boutonnières à la craie. Ensuite, j’ai été sur Joséphine, je l’ai lancé en croisant les doigts. J’avais quand même fais pas mal de test. C’est passé nickel !

Boutonnière

J’ai vérifié, au juger, la taille du bouton :

Boutonnière et bouton test taille

Ensuite, je les ai ouvert, ça marche ! Un peu serré, mais tout va bien, HOURRA !!!

Bouton dans boutonnière

Alors, oui, ce n’est pas le même rouge, mais j’étais motivée et je n’avais pas envie de devoir encore repousser la fin de cette veste, donc tant pis.

Ce que j’ai appris de cette cousette : il faut se lancer. Peu importe ce qui va se passe, c’est pas grave ! Rien n’est vraiment irréversible. J’ai beaucoup réfléchi à ça en pensant à ma façon de coudre mon col. Si jamais je dois le démonter, il me suffira juste de coudre une parmenture et l’ôter. Ca fera une  veste de pyjama moins jolie, mais portable.

L’importance du repassage. Pendant longtemps, j’ai toujours fais l’impasse sur le repassage. Là, j’ai vraiment vu son utilité. Grâce à mon fer, à moi les jolis angles, les coutures nettes.

Intérieur de la veste

L’ouverture des coutures permet une meilleure tenue de la veste. Je les ai quand même surfilées. Mon seul regret, ne pas avoir surfiler au fur et à mesure. Dommage.

Le prochain article sera le pyjama en entier porté. Il manque le passepoil aux manches et il faut que je couse les boutons.