Couture

Je couds ma garde-robe capsule : Mars.

Bonjour/Bonsoir !

Alors voilà le résultat de mes efforts du mois de mars dans le cadre de ma couture de garde-robe capsule. On va passer par quelques lignes gênantes, toujours les mêmes depuis 3 mois : Oh, j’ai pas eu le temps, blablabla, j’ai été très occupée au mois de mars, blablabla, j’étais fatiguée… blablabla… Pour ma défense, ce n’est pas complètement faux. J’ai fais un super voyage à New York, il faut que je vous en parle d’ailleurs, un autre voyage en Ecosse avec le lycée et les élèves, et j’ai chopé une saleté de virus qui m’a mise à plat. Et la couture dans tout ça ? Rien, nada, wallou. Rien de rien. Aucune envie, aucune motivation. Magnifique comme introduction, magnifique dans le projet n’est-ce pas ? Et bien, rien que l’idée de louper mon mois, alors que je me suis engagée m’a propulsée hors de mon canapé et m’a obligée à me remettre à table avec Joséphine. J’ai quand même épuisée mes cartouches de projets faciles. Alors j’ai quand même du réfléchir un peu. Il y a un an, j’avais acheté un coupon de coton gratté dont je suis tombée en amour. Il y a des petites fleurs, alors que voulez-vous ? J’avais décidé de me coudre un ensemble de pyjama selon le même patron que mon projet de pantalon bleu doudou, ici. Il s’agit d’un patron McCall’s. Je sais, j’ai un peu triché, c’est un projet découpé en mars 2016 qui ne devrait pas prendre place dans le cadre de ce challenge, mais tant pis. Le projet est intéressant et puis j’avais envie de le coudre pour deux raisons : toujours mon côté, « je finis les encours », le tissu est une mourance et je l’aime à la folie !

Donc, il y a un an, j’ai coupé mon pyjama et ensuite je l’ai rangé dans un sac à projet et je suis passée à autre chose. Normal. A New York, j’ai acheté du biais rouge en pensant à ce pyjama, toujours dans un coin de ma tête. Et j’ai décidé de le coudre et ça n’a pas été sans mal. Pourquoi ? Parce que le patron ne donne que des instructions très sommaires.

Je vous présente donc le projet lingerie de ma garde-robe capsule du mois de mars !

Pantalon pyjama de face

Pas la peine de montrer ma tête de bon matin, n’est-ce pas ?

Le tissu n’est-il pas magnifique ? Acheté à la maison des tissus à Vaise.

Donc, le montage en lui-même n’a pas posé de souci, par contre, poser l’élastique, sans ceinture prévue, ça a été du bricolage mais je m’en suis plutôt bien sortie. Je sais maintenant que je préfère coudre une ceinture à la taille mais ma quantité de tissu était tellement juste que je ne pouvais pas.

J’ai aussi décider de poser un peu de passepoil. Je l’ai choisi rouge. Je l’ai posé grâce à mon pied pour zip et c’est passé, mais honnêtement, je ne sais pas trop comment. La chance du débutant ?

Pyjama passepoil

J’ai trouvé un super tuto sur internet pour relier les deux bouts du passepoil, le voilà ici. Et une dernière photo pour mettre en valeur les fleufleurs ! Et ma mug, très révélatrice de mes matins…

pyjama 3:4

Mais, là, vous pouvez dire : Oh wait ! N’était-il pas question d’un ENSEMBLE pyjama ?

*rires gênés* Oui, en effet !

Alors, où est la veste ?

Ben toujours découpée. Je n’ai pas eu le temps matériel de la coudre. (Et en plus j’ai sacrément la trouille parce que je ne sais pas du tout comment m’y prendre : il y a des boutonnières à faire à la machine, je n’en ai jamais fais. Ah et j’aimerai poser un passepoil le long du col, jamais fait non plus. Ah, mais au fait, je n’ai jamais posé de col non plus… Donc, beaucoup trop d’étapes aléatoires. Pour le moment, je furète sur internet afin de me renseigner et la veste sera cousue ce mois-ci. Mais je veux pouvoir prendre mon temps et la coudre correctement. C’est ça quand on est couturière débutante, tout est un peu un Everest !

Bilan :

Techniques : poser un passepoil, le raccorder.

Confort : Le tissu est super doux et confortable quoique fin. Donc parfait pour un pyjama de mi-saison.

Style : Un pyjama ! J’escompte de grandes heures de complicité entre nous !

Economie : patron (en stock) + tissu ? Je ne me souviens pas du prix exact, mais cher… presque 30€ le mètre, et pour tout le pyjama, veste comprise, il m’a fallu achetée 2m. Donc, l’ensemble revient à environ 60€. Ca ne sera pas un pyjama bon marché, mais il faut parfois se faire plaisir.

Coup de coeur ? Oui et non. Je répète ici, c’est un pyjama. Il faudra en coudre d’autres à terme, mais je n’attends rien d’un vêtement de nuit à part du confort.

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Couture

Boann, je t’aime.

Cela fait plus d’une semaine que je n’ai rien écrit sur ce blog, mais c’était pour la bonne cause : j’étais occupée à chercher du tartan en Écosse. Une fois ce dernier trouvé et acheté, je peux vous présenter sereinement mon nouveau projet Couture. Celui-là aussi a été cousu avant mon voyage à New York, et j’en ai déjà pas mal profité.

En Juillet, à la dernière vente de destockage de tissus Agnès B, j’ai mis la main sur un très beau jersey bleu marine avec de fines rayures dorées. Le tissu est lourd, épais et très doux. Il me fallait un patron qui le mette en valeur, alors je l’ai mis de côté. Quelques mois plus tard, j’ai tout de suite eu un coup de foudre pour le modèle Boann d’Urban Fairy Patterns.

Alors tout d’abord, je suis fan d’Elsa. Elle m’a rendue accro à ses podcast vidéo et son enthousiasme pour la couture est juste hyper rafraichissant. De plus, sur sa chaîne Youtube, elle a filmé des tutos qui m’ont rendu de fiers services. Lorsqu’elle nous a présenté ses deux premiers patrons, je les ai adoré et acheté immédiatement. Parmi eux, il y avait la robe Boann. Une robe doudou en jersey, de coupe très féminine, mais non moulante pour cacher ce qu’il faut quand il faut.

boann-de-face

Que dire de plus ? Assemblage à la surjeteuse, ourlet à la double-aiguille, un peu de laminette pour coudre les épaules et les renforcer… En deux heures à peine. Aussitôt cousue, aussitôt portée. Lorsque je la mets, je me sens invincible. Je sais qu’elle me va très bien. C’est la pièce cousue pour laquelle j’ai eu le plus de compliments, même de la part des élèves qui m’ont dit que j’étais élégante « pour une fois ». On passe sur le « pour une fois », hein ?

detail-encolure-boann

Je mets ici mon encolure, parce que c’est la partie que j’appréhendais le plus et ça s’est passé impec. Il faut dire qu’Elsa a filmé tout un sew along sur la robe, où elle donne pleins d’explications pour qui n’a jamais cousu de jersey, sa chaîne est une vraie mine, je vous dis !

details-raccords-boann

Par contre, autant j’ai pu faire les raccords au découpage, autant lors de l’assemblage à la surjeteuse, il y a eu un décalage. Rien de bien méchant, mais c’est contrariant. Plus tard, en écoutant un podcast de Céline (MadebyCelinette), elle a dit qu’elle assemble à la machine avant de passer à la surjeteuse pour éviter ce fameux décalage. La prochaine fois, c’est ce que je ferai, quitte à bâtir à la main.

Bilan :

Techniques : euh… les raccords ? Et encore, c’est raté !

Confort : tissu très facile à coudre et à porter

Style : J’adore !

Economie : patron 8€ + tissu 5€ le mètre, et il en fallu 2m, de mémoire. Donc, coût total 18€.

Coup de coeur ? Oui j’en veux d’autres ! En rouge, en chiné gris, à paillettes et je veux essayer le modèle avec la jupe patineuse.

Couture

Quand acharnement rime avec gros ratage quand même.

Oui, le titre ne rime pas, je sais, il faut quand même continuer à lire l’article^^

Lorsque j’ai décidé de remplir mon blog de mes créations coutures, je savais que tôt ou tard j’aurai à poster un ratage. Ce moment est venu. Et il est magnifique; et coûteux. Oui, tant qu’à faire !

Je vous présente donc, la Parisienne de la marque Louis Antoinette Paris.

lap-devant

Là, je demande un miracle afin que ma robe se transforme en quelque chose de portable. Ma demande est restée vaine ! Mais reprenons depuis le début. Attention, pavé !

Lorsque j’ai débuté la couture, j’ai tout de suite été attirée par les marques de patrons indépendants. Je n’ai jamais cousu du Burda (dit comme ça, ça fait snob, désolée). J’ai aussi commencé à suivre des comptes Instagram et des blogs. Parmi eux, il y a My Dress Made, très connue sur la blogo et à juste titre. Elle coud divinement et en plus, je suis fan de ses choix de tissus. En parcourant son blog, j’ai vu qu’elle avait réalisé plusieurs Parisienne et franchement, j’ai eu un énorme coup de coeur pour le patron. En regardant le site de la marque, j’ai vu que le patronage était fait pour une stature d’1m70 et comme je mesure 1m74, ça m’a paru facile de faire des ajustements. J’ai donc investi dans le patron. Puis, je l’ai gardé sous le coude parce que j’estimais mon niveau trop débutant pour le coudre (j’avais tord).

Lors de ma visite au CSF, j’ai fais un caprice et j’ai acheté une somptueuse flanelle de laine de chez France Duval-Stalla. Elle est magnifique ! Lavable à 30 degrés en machine, en plus. Pas bon marché (26€ le mètre) mais le tissu le valait et le vaut toujours. Jusqu’ici tout va bien, ça ne va pas durer.

lap-gros-plan-tissu

Mon tissu est tellement beau !

J’ai lu les instructions données par Louis Antoinette Paris. Oui mesdames, mesdemoiselles, je lis toujours les instructions de tissu. Mais là, j’avais envie d’interpréter. Donc, quand il aurait fallu lire le livret d’explications et les mots « drap de laine très fin », moi, j’ai interprété « tout tissu ». Parce que la flanelle achetée est épaisse. Très. Mais je me suis dis : « pas grave, la robe aura de la tenue ». Vous le sentez, là, le fail qui s’amorce ?

Donc, je rentre du CSF, je décatis mon tissu, je décalque le patron, je rassemble ma mercerie, je découpe mes pièces, bref, tout est normal. Je surjette tout, là aussi aucun souci, la babylock avale la flanelle sans sourciller. Lors de l’assemblage, c’est là que les ennuis commencent. Le tissu étant tellement épais et mou, que ma MAC, Joséphine, a regimbé. Il a fallu faire quelques réglages, mais c’est passé. Ouf, plus de peur que de mal. J’ai cousu l’essentiel de la robe rapidement et je me suis immédiatement rendue compte de deux choses :

  • impossible de passer les manches. Soit j’ai des gros bras, soit… donc j’ai rajouté une bande de 3cm sous les manches (découdre et recoudre, épisode 1). Esthétiquement, c’est pas ça, mais je me suis dis « c’est sous les bras, non ? Ca ne se verra pas »
  • Je me suis aussi rendue compte que j’étais très serrée dans le dos. J’ai un gros dos ou quoi ? Je me suis dis qu’au moment de poser le zip, je rognerai sur les marges de coutures. Rêve ma fille, rêve !

A ce moment, j’aurai pu m’arrêter, me poser, réfléchir, prendre les bonnes décisions. Mais non. J’ai continué. Je me suis concentrée sur les finitions, j’allais tout donner sur les finitions. Le tissu et le modèle le méritaient. Bonne décision, n’est-ce pas ? Donc, j’ai décidé de finir les ourlets au biais noir. Pour justifier cette décision, je me suis dit qu’ainsi les manches, les ourlets du haut et du bas de la robe garderaient un peu plus de longueur. Le tissu s’est rigidifié immédiatement et le tombé de la robe est devenu « bizarre », encore plus que le rendu final. J’ai ôté le biais (découdre et recoudre, épisode 2), ce qui a raccourci la jupe et le haut d’autant, exactement ce que je voulais éviter, passons.  Bon, c’était le moment de faire un deuxième essayage : les bras passent, parfait. Par contre, le reste… tissu super confortable et moelleux, genre doudou, mais moulant, moulant ! Un tombé rigide qui donne à la robe un côté… moche. Je ne vois pas trop quel autre mot choisir.

Là aussi j’aurai pu m’arrêter. Mais non, surtout pas. J’ai continué parce que mon tissu le valait bien et le modèle aussi. Une phrase que j’ai répété dans ma tête comme une litanie pendant tout ce temps passé sur ce projet. J’ai posé le zip en faisant le deuil de son invisibilité, afin de gagner 2 cm. Je précise que je l’ai posé deux fois (découdre et recoudre, épisode 3) pour finir par le poser à la main. Et là, ça a passé, la robe ferme, je n’ai pas un gros dos finalement, moment soulagement !

lap-de-dos-zip

La fin du zip est bizarre, c’est normal, elle n’a pas été cousu.

Il a fallu faire les ourlets du haut, du bas et des manches. Je n’ai pas pu plier mon tissu deux fois. D’un, cela raccourcissait de trop, de deux, cela faisait de gros boudins de tissus aux extrémités. J’ai donc fais les ourlets directement après les surjets. Je précise que j’ai fais lesdits ourlets à la main, dur labeur !

lap-attitude-blasee

Attitude blasée de découragement !

Je n’ai pas fais cette robe en une fois, mais sur plusieurs mois. Je pense que je l’ai débutée en décembre, terminée/abandonnée en février, lorsque je me suis rendue compte que cette robe ne serait jamais portable. Il m’a fallu tout ce temps pour faire le deuil de ce projet, je me suis obstinée, acharnée même, et, en rédigeant cet article, je réfléchis à mes actions et je me demande quand est-ce que j’aurai pu/du m’arrêter ? Est-ce que j’aurai pu sauver mon tissu ? Au milieu de toutes ces erreurs, il me reste un énorme regret, vous savez, comme un rendez-vous manqué : j’ai loupé le coche avec un superbe patron.

Si vous allez sur le site de la marque, vous verrez que le patron est classé en niveau intermédiaire. Moi, je m’estime encore débutante et franchement, vous pouvez y aller les yeux fermés. Il est simple grâce à des instructions très très claires. J’ai trouvé le montage astucieux et la robe a un effet incroyable. J’ai tout tenté pour pallier mon mauvais choix de tissu, bien trop épais, trop rigide aussi. Mais malheureusement, c’est l’erreur originelle et je n’ai rien pu faire.

Ce tissu aussi méritait mieux. Je ne parle pas ici du prix. Certes il était coûteux et doit toujours l’être mais ce n’est pas  de ça dont il est en question, c’est  sa qualité. Un tissu de cette sorte aurait du être cousu pour un projet adapté et qui en valait la peine : un blouson ? Une veste de demi-saison ? Un manteau ?

Ce projet m’a pris la tête pendant plusieurs mois et ça m’a un peu enlevé ma motivation pour coudre. J’ai traîné ce projet comme un boulet. J’ai eu du mal à passer à autre chose, aussi dans un désir de réduire la liste des mes encours.

Bilan :

Techniques : montage tissu/doublure

Confort : tissu très moelleux, très doux.

Style : A cause du tissu, elle me moule trop et je n’assume pas. Il faut sans arrêt tirer sur le tissu pour le mettre en place.

Economie : patron 15,90€ + tissu 26€ le mètre, et il en fallu 1,8m, de mémoire. Donc, coût total 62,70€. C’est le vêtement le plus cher que j’ai cousu pour le moment.

Coup de coeur ? Oui quand même. Je compte la refaire parce qu’elle est facile à coudre et fait un effet boeuf. En tout cas, cette première Parisienne a fini à la poubelle. J’ai essayé de garder quelques morceaux de tissu. Je ne sais pas ce que j’en ferai mais ça me fait moins mal au coeur.

Moralité : toujours lire les explications (ne pas les interpréter) et faire confiance au créateur quant au choix du tissu : un lainage fin, c’est un lainage fin !