Couture

Je couds ma garde-robe capsule : Février

Lorsque je me suis lancée dans la couture de ma garde-robe capsule 2017 (article ici), j’avais de grands projets. Je ne dis pas que je ne les ai plus, je me suis juste rendue compte que la réalité peut être différente.

Sans me chercher d’excuse, mon mois de Février a été tendu : fatigue, fatigue et fatigue… un certain manque de motivation, le retour du tricot… Rien ne m’a donné envie de coudre (et puis des projets boulets, dont je vous parlerai par la suite, qui m’ont bien bloqué). Bon, en plus, je suis en vacances pendant une semaine, à New York, voyez, donc pas trop envie d’emmener une MAC avec moi. Comme j’allais être juste en temps, je me suis dit, il me faut un projet facile et rapide et comme j’avais besoin d’une jupe en jersey facile à vivre… Le choix était vite fait. Une brume pardi ! Surtout que j’avais déjà fais la toile. Va pour une Brume ! Et bon, puisque ça va être facile, je vais en coudre deux, grâce aux jerseys de l’Atelier de la Création, achetés à l’AEF.

J’avais dis facile… Voyons voir. Définition du Larousse : Qui se fait sans effort, qui ne présente aucune difficulté. La blague !

brume-noir-de-face

En voilà une ! En noir, toute assemblée à la surjeteuse. Elle est surpiquée et a un ourlet double. Et  avec elle, c’est là que les ennuis ont commencé.

Elle a été défaite deux fois. Parce que j’ai monté la ceinture envers sur endroit. 2 fois. Oui, 2 fois ! J’ai donc décousu et recousu les surjets 2 fois, je répète (dur labeur !) Ah, et puis, Joséphine, ma MAC, n’a pas aimé ce jersey, la coquine. Elle l’a avalé à plusieurs reprises. Impossible de faire un ourlet double correct. A nouveau, coudre, découdre. A un moment il a fallu donné un coup de ciseaux pour libérer le tissu avalé par les griffes de la machine. Mais ça a fait un trou ! Bonheur ! Du coup, j’ai découpé et rajouté une pièce en dessous de la ceinture pour avoir la bonne longueur.

J’avais hésité entre court et long. J’ai évidemment décidé de la faire longue. Résultat, je ressemblais à une bonne soeur. Je l’ai donc recoupé et du refaire un ourlet double. Je vous ai dit que Joséphine n’aimait pas faire l’ourlet double avec ce Jersey ?

En tenue, elle est un peu large et ultra-confortable. Je l’adore (heureusement, vu le mal que j’ai eu).

brume-noir-profil

(Oui je l’ai porté pendant mes 9h d’avion. Et oui, elle va très bien avec des Ugg). Bref, il m’a fallu presqu’une journée pour la coudre. J’étais dépitée. Ou maso, parce que j’ai remis le couvert immédiatement.

brume-bleu-facebrume-bleu-profil

Elle a été pliée en 2 heures, grand max ! Toute assemblée à la surjeteuse, sans souci autre que le montage de la ceinture endroit contre envers (oui j’ai fais la même erreur que pour la brume noire, oui j’ai décousu/recousu encore une fois). Joséphine a avalé le jersey et fait sans rechigner les ourlets doubles et les surpiqûres. Impec, je vous dis !

Bilan :

Techniques : euh… l’aiguille-double ?

Confort : Hautement confortables

Style : J’adore !

Economie : patron (en stock) + tissu 9€ le mètre, et il en fallu 2m, de mémoire. Donc, coût total des 2 jupes 18€.

Coup de coeur ? Oui, un énorme coup de coeur, je l’avais déjà dis dans un précédent article. Il y en aura d’autres !

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Blog

Col = accident.

La première activité manuelle que j’ai pratiqué a été le tricot. C’est ma mère qui me l’a enseigné. Elle a beaucoup tricoté puis plus du tout. Elle a arrêté pour causes de douleurs dans le dos, entre autre. J’ai ainsi tricoté une foultitude d’écharpes, toutes aucunement portables.

Lorsque j’ai terminé mes études, j’ai décidé de reprendre le tricot, avec nonchalance et sans objectif fixe. Puis, j’ai découvert Craftsy et ses cours pour apprendre à tricoter en rond et le monde merveilleux des aiguilles circulaires. J’ai commencé à acheter des pelotes de laines. Le début de mon stock (émotion !). Puis, j’ai arrêté  pendant un long moment. J’avais toujours des pelotes et je voulais diminuer leur nombre. J’ai donc voulu tricoter le modèle Hexagone. Le motif m’a beaucoup plu et j’ai trouvé que pour me remette à l’ouvrage, c’était parfait. Un motif simple qui a beaucoup d’effet. En plus, je l’ai tricoté en méthode continentale (dur labeur). Comme je ne voulais pas racheter de la laine, j’ai fais avec ce que j’avais :  une laine Anny Blatt avec du chameau dedans (très douce) et deu baby alpaca (je ne me souviens plus de la marque, mais très douce aussi). Les couleurs allaient bien ensembles aussi.

col-dans-son-ensemble

Comme les deux fils ne sont pas de la même grosseur, le motif ressort mal, mais je m’en fiche, il est doux, me tient chaud et je l’adore !

detail-col

Il a traîné celui-là !  Je l’ai débuté vers le mois de septembre ! Début janvier, j’ai été obligé de rester allongée et presque immobile. Plus question de coudre. Mais comme je m’ennuyais ferme et que, d’une certaine façon, je suis devenue dépendante des ouvrages manuels, je m’y suis remise.  Je me suis jetée sur mon tricot comme une bouée de sauvetage et je l’ai fini en 3 jours. Après le blocage, il est devenu encore plus soyeux et j’ai plaisir à le porter.

Couture

Cézembre en décembre.

calauVous allez excusez le jeu de mot pourri, mais il était tellement facile celui-là !

Je ne présente pas la blouse Cézembre, elle a été cousue et recousue par toute la blogosphère. N’ayant aucune personnalité, j’ai suivi ! Elle a fait partie de mes cousettes éparpillées. C’est comme ça que je les appelle : lorsque je les ai coupées en octobre, cousues en novembre et finies en décembre. J’avais trouvé ce crêpe chez Mondial Tissu et il avait plein de petites fleurs et moi j’adore les petites fleurs. Je constate sur la photo que le motif semble légèrement hypnotisant, mais en fait, ça passe bien.

cezembre

J’aime beaucoup le tombé de cette blouse, ses découpes, son décolleté. Un peu moins ses parmentures qu’il m’a fallu coudre en ourlet invisible et à la main… mais bon, une jolie blouse, ça se mérite, non ? Elle est boulot-compatible, confortable, va avec une jupe, un jean…

J’ai pris la photo un dimanche après-midi, contre ma porte d’entrée, le seul coin bien blanc de l’appart, pour donner un peu de luminosité. Je ne porte même pas de collant sur la photo, j’avais trop la flemme.

Bilan :

Techniques : euh…

Confort : tissu très facile à coudre, une fois porté, j’ai quelques réserves sur le motif.

Style : J’adore ! Blouse facile à vivre et qui fait son effet.

Economie : patron 8€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1,5m, de mémoire. Donc, coût total 26€ je pense.

Coup de coeur ? Oui quand même. J’en veux d’autres pour l’été, à manches courtes. Et pour l’hiver, je compte en coudre d’autres, mais avec un joli passepoil, pour me donner un peu de difficulté.

Couture

Une galipette trop trop belle !

galipette-robe-devant

La mine épanouie, c’est cadeau ! Pourtant, j’adore cette robe !

Je vous l’ai déjà dit dans un précédent article, en Octobre 2016, il y avait à Lyon, le salon ID-Créatives. J’y suis allée avec une amie, qui voulait voir les fournitures de scrap. J’ai beaucoup scrappé et là, j’ai décidé un sérieux no-buy, je croule sous le matériel. J’y suis allée pour le plaisir des yeux, sans objectif d’achat. Juste pour passer un bon moment.

Donc, je déambulais dans les allées du salon, d’ailleurs contrairement au CSF le mois suivant, je peux vous dire que les allées d’ID-Créatives sont bien larges et bien vides… Aucun souci pour approcher des stands !

Je vous avais déjà parlé de ma rencontre avec Eglantine et Zoé. Ce que je ne vous avais pas, c’est que je suis un peu devenue hystérique en voyant le stand. Je crois que j’ai même fais deux-trois tours sur moi-même !

Au début, Eglantine et Zoé ne vendait que des kits. Tout était dedans mais il n’y avait pas de patron papier. Le concept ne m’intéressait pas trop.  Là, il y avait du tissu et des patrons pochettes en vente sur le stand. En plus, la très bonne idée était d’avoir un portant avec les vêtements cousus dans les différents tissus. Gros coup de foudre sur un modèle, Galipette. Il m’avait tout l’air d’être un bon basique, très facile, une robe en plus. Du bonheur !

Ici je vous présente galipette sous sa forme de robe, en forme de A, mais au tombé magnifique ! Elle me permet de me sentir bien, même après les fêtes de fin d’année. Je n’ai fais aucune modification du patron, elle est parfaite comme ça. Sa réalisation a été super simple et en plus j’ai triché. Au moment de faire les ourlets des manches et du bas de la robe, j’ai été prise d’une flemme monumentale et, venant de recevoir ma nouvelle surjeteuse, j’ai décidé de la finir au roulotté, avec un fil gris, je trouve que cela illumine un peu la robe.

galipette-robe-de-cote

Et voilà, on ne voit pas les excès des fêtes ! Cette robe ne fait pas partie de ma garde-robe capsule de 2017, je crois l’avoir cousu en décembre. Je sais, la bloguer si tard est honteux, mais que voulez-vous, les photos sont toujours compliquées à réaliser. Elle a déjà été souvent portée et je n’en ai eu que des compliments !

Parlons maintenant du tissu, aussi acheté le même jour. Comment dire… J’ADORE CE TISSU !!!!!! J’espère que vous entendez lisez mon enthousiasme. Il s’agit d’une polyviscose turquoise, bien lourde, qui ne nécessite pas de doublure, très simple à coudre, au toucher crêpe mais avec, comme une brillance, un soyeux superbe. Je n’ai pas résisté au plaisir de vous faire un gros plan sur le tissu.

gros-plan-tissu-galipette-robe

Bilan :

Techniques : à part l’ourlet roulotté…

Confort : tissu magnifique, très facile à coudre, qui ne s’effiloche pas, superbe, j’en veux d’autres !

Style : Très flatteur pour la silhouette ! Travail-compatible en tout cas, portée avec des collants opaques et des bottines.

Economie : patron 14€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1,8m. Donc, coût total 35,6€

Coup de coeur ? Certainement. J’adore ce modèle et je compte le refaire avec un tencel. En plus, ce ne sera pas pour moi mais pour une amie. Bon, par contre, je n’ai pas dis quand.

Blog, Couture

CSF vs AEF.

Sous ces initiales barbares se cachent les deux gros salons créatifs en France. Cette année, je me suis fait plaisir, je suis allée aux deux. Voilà mon compte-rendu.

Le CSF, ou le salon Création et Savoir-Faire. L’un des premiers salons créatifs auquel j’ai été. C’était en novembre 2006 à Paris. J’habitais alors en Région parisienne et avec une amie, nous y sommes allées. On y a passé la journée et j’ai le souvenir d’un salon immense et sans fin. Il s’appelait encore Marie-Claire Idées. 

Novembre 2016, je suis au taquet : mon tgv est tôt et me permet d’arriver pratiquement à l’ouverture du salon. Première grosse désillusion : il est tellement plus petit que dans mon souvenir ! C’est injuste parce que justement, je le compare à un souvenir. Une fois remise de ma déception, je regarde un peu autour de moi, c’est bien mieux. Il y a des stands à foison, des exposants surmenés, et plein, plein, plein de tentations. Mon budget est très serré, donc le salon se fait très rapidement. J’ai quand même un beau butin, je me sens privilégiée et très contente. Par contre, même en y allant le jeudi, la foule était très dense. Il a fallu faire la queue pour avoir accès aux stands et certaines personnes étaient pressées et plutôt sans gêne. Mais à mon avis, cela ne tient pas qu’au salon mais à Paris, tout simplement.

Février 2017, l’AEF, c’est à dire l’Aiguille en Fête. J’y vais avec une amie. C’est la première fois que je vais dans ce salon. Il y a énormément de monde, mais par pic. Pas tout le temps. Les stands sont accessibles, les gens plutôt disponibles et commerçants, tout va bien. Par contre, certaines marques bien parisiennes ne sont pas au salon le premier jour. Elles ne viendront qu’à partir de la fin de semaine. C’est dommage, je trouve. Il n’y a que les arts du fil, donc, on a vu pas mal de fournitures de broderies. Ca m’a donnée envie de m’y mettre, surtout que certains stands sont magnifiquement décorés.

Bilan : est-ce que j’y retournerai ? Oui sans aucun doute, mais sous plusieurs conditions. La première et la plus importante : le budget. Aller dans un salon sans pouvoir dépenser un minimum, ou avec un budget trop bas, n’a pas trop de sens pour moi. Je prends toute une journée pour y aller, je paie mon train et l’aller-retour est quand même long. Donc, tant qu’à faire, autant rentabiliser. En plus, j’ai acheté des tissus/laines/mercerie/livres/patrons… directement auprès des boutiques. je ne les ai pas payés forcément moins cher, mais j’ai pu économiser tous les frais de ports et passer une belle journée. En plus, j’ai de quoi m’occuper, peut-être pas pour l’année mais presque.

Retourner aux deux salons ? Non je ne pense pas. Je  vais privilégier le CSF. J’ai bien aimé l’AEF, parce que je ne voulais que de la laine cette fois-ci, mes achats de tissu ayant été fait au CSF. Je pense que si j’avais du aller acheter des fournitures de couture à l’AEF j’aurai été déçue : pas de Aime comme Marie, pas de France Duval-Stalla, pas d’Atelier Brunette, d’Anna K. Bazar etc. Or, ces boutiques parisiennes, qui vendent en ligne,  sont très intéressantes pour moi. Au CSF, je n’ai fais que les effleurer des yeux, je veux pouvoir les retrouver et me fournir en direct.

Couture

Une toile brume

Après un plantain et sur ma lancée, ma surjeteuse ayant déjà des fils gris, j’ai décidé de finir ma jupe Brume. Grosse surprise.

Je n’ai jamais donné sa chance au patron. Lorsque je l’ai vu, pour la première fois, je me suis dis que ce n’était ni mon style ni à ma portée. J’ai quand même commandé le patron. Pourquoi ? Franchement, je ne sais pas. Peut-être parce que j’avais un coupon de jersey coton gris… Parce que j’aime me contredire moi-même…

Je l’ai découpé il y a de ça au moins deux mois et l’ai cousu à la surjeteuse aussi. Tout au long du processus, je me disais que la jupe me boudinerai et ne m’irait pas. ELLE EST GENIALE cette jupe ! Elle tombe super bien, elle est super confortable, elle fait une ligne du tonnerre, je ne lui trouve que des qualités. Elle est assemblée à la surjeteuse et finie à l’aiguille double.

Par contre, la jupe que j’ai terminée aujourd’hui, je ne sais pas si j’aurai le courage de la porter parce que tissu est très (trop ?) fin, du coup, elle me moule, pile comme il faut je suppose, mais vu que j’ai très peu l’habitude de porter des vêtements trop près du corps… Et il va falloir me  trouver un jersey un peu plus chaud, il fait froid sur Lyon. En tout cas, voilà un gros plan de la jupe devant et derrière, vous verrez qu’elle est très décente.

devant-brume-et-plantainderriere-brume-et-plantain

Vous remarquerez le plantain qui couvre pudiquement tout le haut de la jupe. C’est encore compliqué pour moi de poster des photos des parties les plus charnues de mon anatomie. Ca viendra peut-être.

Je rêve maintenant de tenter la Brume longue.

Bilan :

Techniques : surjeteuse.

Confort : Tissu un peu trop fin.

Style : Très très flatteuse pour moi.

Economie : patron pochette à 14€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1m. Comme d’habitude, je ne me souviens pas du prix du fil et des surjets. Jupe = 26€

Mea Culpa pour un patron qui mérite qu’on lui donne sa chance !