Couture

L’impatiente, le retour !

Après avoir posté un article où je parlais de mes projets en retard et surtout que c’était la faute de… moi-même, j’ai décidé de voir comment fonctionnait le retardateur de mon appareil photo. Là, je n’ai aucun excuse tellement c’est simple. Bon, vous avez la vision de ma porte d’entrée et de mon couloir. J’ai choisi cette partie de l’appart parce que c’est le seul mur blanc et que j’adore la tapisserie violette pailletée choisie par ma maman, mais c’est une autre histoire !

Donc, ce modèle, l’impatiente de Mlm Patrons, que j’ai déjà cousu ici, une valeur sûre. Vite cousu pour un effet boeuf ! C’était la première fois que je cousais de la viscose. D’ailleurs, ce tissu a toute une histoire, en lien avec mon post aussi tardif dans l’année.

Tout d’abord, je l’ai reçu grâce à une année de couture, Sonia. Il s’agit d’un blog que je suis, ainsi que son compte Instagram. Durant le mois de mars 2016, elle a lancé toute une réflexion sur la couture éthique et la façon que nous avons de bien utiliser nos tissus. Cela m’a fait réfléchir, en particulier sur mon stock de tissu. J’ai donc un stock de tissu assez restreint et tous ont un patron qui les attend.  Dans le cadre de ce mois de réflexion, Sonia donnait des coupons de tissus à condition que nous postions sur Instagram le patron que nous voulions coudre dedans. C’est comme ça que j’ai pu avoir ce très beau coupon de viscose. j’y ai tout de suite vu une Impatiente.

Sans plus attendre, les photos :

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Le modèle est toujours aussi bien ! La viscose est d’une grande qualité et elle est très agréable à porter. Je porte ce haut souvent et je reçois des compliments à mon travail et même de ma famille. Donc, tout va bien. J’ai eu la bêtise de découper le devant à l’envers. Le motif est composé de petites fleurs grises et elles ont donc la tête en bas sur une partie du vêtement. Il n’y a que moi qui le voit, mais ça m’agace quand même un peu.

C’était la deuxièmes fois que je cousais ce patron et j’étais très sûre de moi. Résultat, il n’y a eu que des galères ! Je voulais le coudre tout en coutures anglaises, ce qui a complètement déformé les emmanchures. Il a fallu découdre et recoudre. Ce qui m’a finalement aidé a été l’utilisation de ma vieille surjeteuse Berthe. Ce projet a été son chant du cygne, car j’ai le regret de dire qu’ensuite, elle n’a plus jamais voulu marcher.

Bilan :

Techniques : comme pour la première impatiente, je me suis lancée toute seule et j’ai utilisé ma sujeteuse.

Confort : hyper confortable. Gros coup de coeur pour cette viscose qui glisse sur le corps et qui lui donne un côté lisse et confortable. Cela n’a pas été trop facile à couper, mais tout de même plus que le crêpon. La viscose était d’une grande qualité, car même en cousant et décousant, elle n’a pas bougé.

Style : contrairement à l’impatiente en crêpon kaki, celle-là, grâce à son tombé, à son motif, est plus « habillée ». Je l’ai déjà écrit, mais elle ne me vaut que des compliments. Elle est hyper confortable.

Economie : patron je l’avais déjà + tissu donné + du fil mais je ne sais toujours pas le ratio des cônes.

Il s’agit de mon dernier article 2016, mais je voulais absolument le poster afin de prouver à Sonia que j’avais VRAIMENT cousu son tissu !

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Jdr

En cette fin d’année 2016… le jeu de rôle.

Bonjour,

Dernière partie du bilan de 2016. Le jeu de rôle a une grande place dans ma vie. Je le pratique intensément depuis 10 ans maintenant, j’ai joué à beaucoup de jeu avec beaucoup de groupes différents, je commence à avoir des opinions sur ce que j’aime et ce que j’aime pas. Quand je dis opinions, j’entends « des avis argumentés ».

L’année rôlistique 2016 a suivi mon état d’esprit. La première partie de l’année a été synonyme d’ennui. Je me suis inscrite à une campagne qui s’est finie très vite, pour mon grand soulagement (l’Anneau Unique) et  j’ai suivi une mini-campagne dont je n’ai pas profité (Delta Green), je le regrette encore. Il y a eu la mise en place de one-shot et une campagne Star Wars, version edge. Si je dois me souvenir de ces 6 premiers mois, je dirai que je me souviens de mon ennui et de mon arrogance. L’ennui guette à chaque coin de table et c’est lorsqu’il devient permanent qu’il devient un problème. Mon arrogance vient de mon état d’esprit. Lorsque je parle d’arrogance, c’est ma tendance naturelle à critiquer sans proposer de solution. Être uniquement dans la critique ne fait rien avancer. Il y a eu bien sûr des one-shot savoureux et qui ont valu le coup, heureusement d’ailleurs.

 La deuxième partie de l’année a été plus dynamique. Tout d’abord, nous avons repris NBA devenu DG (je tease non ? je prépare un gros article sur NBA) et ça, c’est très bien. Puis j’ai mis fin à la campagne Warhammer qui me pesait tant. Enfin, j’ai fini la campagne Star Wars qui a été très bien (je prépare aussi un article). J’ai trouvé un très bon groupe, sympa et marrant. J’espère pouvoir rejouer avec eux.

Mon problème récurrent en jdr ? Les horaires ! Je me lève vers 6h en semaine et du coup, je me couche vers 22h. Donc en pleine partie de jdr, à 22h, il n’y a plus personne. je baille et j’ai des moments où j’ai très très envie de dormir. L’idéal serait l’après-midi. Mais ça bloque tout un après-midi. Bref, un dilemme sans solution.

J’ai eu aussi de belles rencontres en jdr. J’espère continuer à en faire.

Les bonnes résolutions 2017 ? Il n’y en a qu’une, elle revient d’ailleurs depuis au moins 5 ans : maîtriser une ou plusieurs parties.

Mes projets 2017 dans le jeu de rôle ? Maîtriser une plusieurs parties… Continuer Delta Green, partir en week-end jdr (gros challenge pour moi !), continuer à m’amuser aussi, si besoin est de le préciser.

Couture

En cette fin d’année 2016… La couture

Bonjour,

je poste tout de suite la deuxième partie de mon bilan de l’année 2016. Celui-là est consacré à la couture. Pourquoi la couture ? Pour deux raisons :

– parce que je l’ai découvert en janvier 2016.

– parce qu’elle a sauvé mon année. Oui, je peux l’affirmer.

J’ai commencé la couture en achetant un cours Craftsy et en cousant la nuit du 31 décembre. Je me souviens très bien de mon état d’esprit ce soir-là, je n’avais pas du tout envie de sortir ou de faire la fête, je voulais être seule et occupée. J’ai fais un sac à anses, je l’ai toujours. Puis ensuite, la couture d’accessoires ne me satisfaisant pas, je suis partie trouver quelqu’un qui pouvait m’aider à passer le cap et à m’apprendre à coudre des vêtements. Je n’ai plus arrêté depuis. j’ai cousu et terminé 9 pièces qui se répartissent comme suit :

  • 1 jupe droite.
  • 4 robes
  • 3 hauts
  • 1 bas de pyjama
  • 1 jupe

Le positif  de ces vêtements : je les mets tous. Ils font partis intégrante de ma garde-robe et j’en suis assez contente. Evidemment, le bas de pyjama a ma préférence tellement il est doudou… Non en fait, il y a aussi deux robes que je mets sans arrêt tellement elles sont confortables.

Le négatif de ces vêtements : sans avoir eu de gros ratage, certains sont très limites parce que j’ai fais un mauvais choix de tissu. Mais ça aussi cela s’apprend. Certains n’ont pas non plus les finitions espérées. Je me suis rendue compte que les finitions comptaient beaucoup pour moi, malheureusement. Je dis ça, parce que sinon, je m’en tirerai vraiment bien.

Ma pratique de la couture s’améliore doucement. Je sais faire plus de choses et c’est un peu plus facile pour moi. Bon, il y a des choses qui doivent encore progresser parce que je ne pratique pas assez. Il faut que je sois patiente et persévérante. Je sais désormais mieux choisir mes tissus et les formes de vêtements qui me vont, c’est encourageant.

Mes bonnes habitudes : Je commence à soigner mes finitions. L’achat de la babylock a été d’une grande aide c’est vrai. J’aime que mes vêtements soient corrects à l’intérieur comme à l’extérieur. je ne laisse plus de coutures à cru et je fais de la couture à la main si besoin. Je galère sur mes finitions parce que je n’ai pas encore bien l’habitude, mais ça aussi, je peux voir les progrès au fur et à mesure.

Mes mauvaises habitudes : qui, je le précise me rendent folle moi-même. Il faut que je les change pendant cette nouvelle année, c’est un impératif. J’ai toujours eu plusieurs encours. C’est presque un mode de fonctionnement. Je déteste ça, je déteste vraiment ça. Tout d’abord, pourquoi plusieurs projets ? Parce que je pars bille en tête dans un nouveau vêtement et hop, je me rends compte que je n’ai pas toutes les fournitures. Donc, je passe à un autre projet. Ou alors, il manque un ourlet à une robe, comme je n’aime pas les faire, je passe à un autre projet.

Pourquoi est-ce que je déteste avoir plusieurs projets en cours ? Parce que cela nuit à ma concentration. J’ai l’impression que je passe sur un projet, que je n’en profite pas. Je vais vous donner un exemple très concret. j’ai acheté à la vente d’Agnès B, un très beau tissu légèrement stretch à rayures très fines. Idéal pour une jolie robe d’été. J’avais le patron, un vogue, et la robe s’annonçait magnifique. J’ai tellement attendu pour la coudre, je n’avais pas la doublure, que le tissu s’est légèrement déformé et qu’il faut que je recoupe tout le corsage. Il est trop grand d’au moins une taille. C’est à me rendre folle !

Ma deuxième mauvaise habitude découle de la première. Comme je traine sur mes projets, je les finis un peu à l’arrache et je pense que mes finitions s’en ressentent. Je veux de belles finitions, qui rendent mon vêtement agréable à porter et solide.

Un gros gros regret… Un seul, ce n’est pas si mal, si ? Ne pas arriver à prendre de jolies photos. Je n’ai pas les compétences, c’est sûr. En plus, je n’arrive pas à photographier correctement des vêtements. Je suis seule pour me prendre en photo et ce n’est pas simple. Mon appartement, que j’adore pour de multiples raisons, n’est pas lumineux. J’aurai du recevoir un mannequin pour Noël, j’ai préféré recevoir un sac à main, c’est la vie ! Donc je n’ai pratiquement pas blogué les vêtements cousus. Du coup, pourquoi avoir un blog ? Je n’ai pas encore trouvé une réponse ferme. mais j’ai le blog pour encore 10 mois, j’espère la trouver d’ici là.

Voici la partie bonnes résolutions. Normalement, je n’en fais pas parce que je ne les tiens pas. Mais là, c’est pour changer de mauvaises habitudes. Donc, je vais faire un effort (j’espère ! ) : COUDRE UN PROJET A LA FOIS. On va dire que c’est ma profession de foi pour l’année qui s’annonce ! Deuxième résolution (ben oui, j’ai mis un pluriel) : bloguer les vêtements.

Blog

En cette fin d’année 2016… le perso.

Bonjour,

Comme je suis pas mal de blogs, tous ont commencé à faire le rétrospective de l’année écoulée, alors je me prête aussi à l’exercice. Finalement, ce n’est pas plus mal et je préfère lire ce genre d’articles que regarder les émissions de télévision dédiées à cette année 2016. Cet article risquant d’être assez long, j’ai décidé de le divisé en plusieurs parties. Voilà la partie pompeusement appelée vie personnelle.

Sans entrer dans les détails, ce n’est pas le propos ici, je peux dire que l’année 2016 se découpe en deux. Une première partie tendue où j’étais mécontente un peu de tout. Je pense avoir frôlé le burn-out encore une fois, sauf que là, j’ai vraiment eu peur. Au travail, cela n’allait pas du tout et quoi qu’on en pense, on passe suffisamment d’heures au taf pour que ce dernier ait de l’importance. J’avais des relations tendues avec mes collègues et avec le recul, je m’aperçois aussi que c’était en grande partie de ma faute, mea culpa ! Les vacances d’été ont été une très grosse coupure et m’ont obligé à prendre du recul afin de me protéger. La deuxième partie de l’année a donc été plus sereine et source de satisfaction et de remotivation.

J’ai eu de la chance d’avoir mes amis auprès de moi. Et là aussi ça n’a pas été simple. L’amitié étant à double sens, certaines de mes amies très proches ont eu de très gros soucis personnels, il a fallu les soutenir. Je l’ai fait sans arrière pensée et avec, je l’espère, dévouement. Du coup, il a fallu aussi faire des choix, car soutenir les amies c’est bien, ne pas couler pour continuer à le faire, est un indispensable aussi. C’est une leçon que j’ai eu beaucoup de mal à apprendre, voilà pourquoi je le précise ici.

Cette année a été aussi une année de rupture. Des personnes sont entrées dans ma vie, pas par effraction, je les ai laissés entrer et parfois même à bras ouverts. Pourquoi ? Parce que rencontrer d’autres personnes est assez passionnant et que la nature humaine est incroyable ! Et il arrive un moment où il faut faire le tri. Certains nouveaux sont restés, il y a eu de très très belles rencontres. D’autres ont exigé de moi une fidélité, une amitié incompréhensibles après quelques mois seulement. Ceux-là, il a fallu leur dire au revoir.

Il y a eu aussi les personnes qui sont sorties de ma vie parce que la leur a prit des tournants inattendus. C’est comme ça. j’en ai ressenti parfois de la peine, parfois du soulagement, c’est selon.

Voilà en tout cas une année 2016 où j’assume tous mes choix et qui a été d’une incroyable richesse humaine.

Si je laisse de côté mon ressenti côté boulot/amis, il me reste d’autres activités, un peu plus calmes. J’ai recommencé à lire, c’est une grande victoire. A lire de la fiction, je veux dire et je me suis remise au sport.

Donc, les bonnes résolutions que j’aimerai tenir pour 2017 se résume par un mot : CONTINUER : continuer à faire du sport, continuer à lire, continuer à rencontrer des gens, continuer à aimer mon métier, continuer mes loisirs qui sont devenus des soupapes de sécurité, des moyens de me sentir bien… Oui, c’est plutôt pas mal.

Couture

Je couds ma gare-robe capsule 2017

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C’est une fabuleuse idée de Clo. Sur un an, coudre 12 pièces qui composeront le coeur d’une garde-robe cohérente et hand-made. Ce genre de projet me parle. Je couds depuis presqu’un an et c’est l’amour fou. Mais je pars dans tous les sens, tellement il y a de nouvelles choses à découvrir. Alors cette liste va m’aider à me canaliser. En plus, elle permet de couvrir tous les vêtements !!

Voici les travaux demandés.

  • Haut en chaîne et trame. Avec des manches longues, courtes ou pas de manche. Seule obligation : un tissu non extensible. Je vais me rajouter une difficulté : J’aimerai  faire un haut pour l’été, un haut pour l’hiver. De toute façon, j’ai besoin des deux.

 

  • Haut en jersey. Seule obligation : un tissu extensible. Il me vient des idées de matelassé douillet.

 

  • Une chemise. Avec une patte de boutonnage et un col. La pièce qui me fait un peu peur.

 

  • Une jupe. Pareil, j’augmente la difficulté en voulant en faire une droite et une plus ample. Hiver ou été, cela m’est égale.

 

  • Un short. Toute sorte de modèle : avec des boutons, une braguette, ou pas. Je ne porte pas de short, mais un bon vieux bermuda… Pour l’été, en lin, plutôt pratique.

 

  • Pantalon. La deuxième pièce qui me fait peur à cause de la pose de la braguette.

 

  • Combinaison. L’autre pièce que je ne porte pas. Ca sera une pièce, euh, pour la difficulté. Peut être à garder pour la fin.

 

  • Robe. Alors là, ça va être trop dur de choisir !! On va dire au moins 3. Une robe pour l’été, une pour l’hiver et une en jersey. Rien que ça !

 

  • Manteau : selon les consignes, en lainage épais et chaud, et doublée. Bref, quelque chose de vraiment pour l’hiver.

 

  • Une veste. Un gilet maille ou un blouson demi-saison.

 

  • Lingerie. Je dirai bien des culottes pour le fun. Je n’ai pas trop envie d’investir dans l’achat de fournitures de soutien-gorge. Bon, il y a aussi un pyjama. Un d’hiver ? un d’été ? A voir ! Parce qu’il y a le pyjama Wear Lemonade plutôt sympa. Sauf que je ne suis pas sûre de vouloir de la viscose pour dormir.

 

  • Maillot de bain. Oulah, la catégorie qui me laisse la plus perplexe. On verra aussi à l’usage. Ca dépendra aussi du tissu trouver.

 

Je ne sais pas combien de pièces je vais réellement coudre cette année, 12 ? Plus de 12 ? Je vais me rajouter une contrainte majeure : SOIGNER LES FINITIONS, mais vraiment, vraiment. Faire de ces 12 pièces le coeur d’une garde-robe hand-made de qualité !

Jdr

La campagne Warhammer. Point final.

Il arrive un moment où certaines choses bien acquises ne le sont pas, finalement. J’avais commencé la campagne de Warhammer en terrain sûr. Après des débuts houleux, elle avait prit son rythme de croisière. Je jouais avec des joueurs que je connaissais, avec qui je joue d’autres campagnes… Donc pour moi, c’était la sécurité, avec un contrat social clair et défini : du respect et de l’amusement. Tout ce que doit être une partie de jeu de rôle, non ? Je ne vais pas te faire languir, Ô lecteur, j’ai quitté cette campagne.

Un bref résumé s’impose : il s’agissait de Warhammer classique, c’est à dire un groupe d’aventuriers prêts à partir à l’aventure dans un monde médiéval fantastique. Nous ne sommes pas complètement des héros, mais des héros en devenir, et pour le devenir, on va en chier grave. Soyons clairs, quoique non spécialiste de l’univers, je le connais suffisamment bien pour le savoir. Pas de souci, j’ai signé des deux mains. Pas tout à fait avec mon sang quand même (sinon je n’aurai jamais pu quitter la table, comme quoi j’ai bien fait).

L’ambiance générale autour de la table. Je ne peux pas donner une date précise, mais plutôt une ambiance insidieuse qui se met en place petit à petit. On ne fait plus guère attention à ce qui se dit à la table et l’ennui, ce vieil ennemi du jdr arrive. J’en suis réduite à regarder mon portable pour ne pas m’endormir. Parfois regarder les réseaux sociaux est la seule façon de ne pas poser ma tête sur la table pour un petit somme. Bien sûr il y a plusieurs raisons à cet ennui, je vais les détailler ici.

L’histoire. Oui, une partie de jdr commence par une histoire. Nos héros vivent des aventures. C’est le propre de leur existence, le propre de notre présence autour d’une table. Et c’est là que ça devient une aventure, quand nous décidons de la créer tous ensemble, Mj et joueurs. Nous allons prendre notre quête auprès d’un pnj. Ici, ça sera toujours le même, le baron. Nous sommes dans l’Empire et il nous fournit du travail, de l’argent et un toit. Tout au long de nos quêtes, nous rencontrons d’autres pnj, comme le baron, ou alors des sous-fifres du baron. Mais c’est là que les choses commencent à se gâter. Notre Mj recycle les personnages abandonnés par les autres joueurs et les tourne en ridicule. Un des fiers guerriers devient une espèce de pleurnichard qui ne rêve que de peignoirs de soie. L’un des aspirants prêtres de Sigmar devient monsieur-pipi dans un temple, un voleur hobbit devient aubergiste… Et j’en passe. Cela m’a fortement contrariée. D’un parce que même si des joueurs ont quitté la table, leur personnages ont droit à un respect élémentaire ; de deux, cela montre quand même une nature particulièrement rancunière de la part du Mj. C’est pas très joli joli tout ça.

Au cours de toutes leur aventures, nos personnages se battent. Parfois un peu, parfois beaucoup. J’ai tendance à ne pas trop apprécier les combats. En particulier des combats traditionnels. Pour moi, un combat doit être dynamique et rapide. Dans la vie « réelle », on se bat en deux secondes, c’est très rapide. Le jdr, même s’il ne décrit pas la vie réellement réelle, ne peut pas faire l’impasse sur certaines bases. Comme un coup de feu. Il faut à peine 1 minute pour tirer au révolver. Lors d’une partie, cela peut prendre plus de 10 minutes et j’ai du mal à reconnaître la légitimité de cette action. Le pire sont des combats tour par tour, hélas présents dans beaucoup de jdr classique et auxquels ont été formés bon nombre de Mj. En plus, certains Mj, dont celui de cette campagne, hélas, font aussi jouer leur pnj les uns après les autres. Oui, vous avez bien lu, tous leurs Pnj, y compris les 10 gobelins qui traînent sur le chemin que vous avez emprunté. Ils vont jouer un par un. Leur tour va durer, quoi ? For ever ?

Bien, nous venons quand même de battre 10 gobelins. Cool, on a de l’xp, des pièces d’or, de nouvelles cicatrices, on a patiné nos armures davantage, tout va bien… Ah, non, 50 gobelins arrivent en plus. On a moins de points de vie. Ca va être plus dur… Pendant un moment, on envisage même de devoir refaire un perso et on se prépare à passer de vie à trépas. Toujours en restant héroïque, bien sûr. Heureusement, un nain sortit de nulle part vient prendre ses 10 secondes de gloire. Comme par hasard, il est équipé d’une hache magique, il tue les gobelins 10 par 10 ! Il n’a pas de souci de réussite aux dés, vraiment, il torche le combat en deux sec. Quelle chance on a eut ! Ou pas. Parce que ça recommence. Encore et encore et encore. Mais il y a pire. Oui, pire. Nous affrontons un grand ennemi. Ce combat sert à clore tout l’arc narratif. C’est un mage, accompagné de son dragon, un boss quoi ! Voyant qu’il peut nous écraser d’une main, il prend pitié de nous, et s’en va nous laissant en plan. Sauvés !

Je sais que, pour certains, c’est plutôt pas mal de garder un perso vivant. Mais pas pour moi. Cela montre juste que le Mj est incapable de doser ses quêtes. Tes joueurs sont de niveaux 3 ? Fais-leur jouer des quêtes de niveaux 3. Ne les fait pas affronter un dragon level 50. D’ailleurs, il faut vraiment être un héros particulièrement débile pour décider de tuer un dragon de niveau 50 quand on a débuté dans la carrière depuis 6 mois. Or, chacun de mes persos, celui de Warhammer compris, est intelligent. C’est une constante. Je ne pourrai jamais jouer un personnage stupide. Emportée et primaire, mais pas stupide. Donc, lui, il n’ira pas se jeter à la tête du premier dragon venu.

Comme nous l’avons vu, je n’aime pas le manque de rythme dans les combats, ça ralentit la narration inutilement. Mais on peut aussi ralentir une histoire en faisant lancer des dés, pour tout et rien. Par exemple, notre groupe est sur un sentier. Il cherche une piste. Ca tombe bien, un des persos est spécialisé dans le pistage. Oui mais il foire son jet de dés. Et là, on atteint le grandiose lorsque le Mj lui fait relancer les dés jusqu’à arriver au bon résultat. Oui, mes yeux ont saignés d’avoir vu cette scène ubuesque. Dans ce scénario, il était indispensable que le groupe trouve un indice. S’il est aussi indispensable, alors dans ce cas, il ne faut pas que sa découverte soit aléatoire. Le groupe trouve l’indice. Point. Là, il a fallu que le joueur relance ses dés 4 fois pour arriver à ce résultat. Et c’est arrivé plusieurs fois. Vraiment.

Donc, j’ai quitté cette table parce que je ne m’y retrouvais plus. Il n’y avait plus d’intérêt, plus d’amusements… Tant dans le fond : Warhammer sous sa forme la plus intransigeante, que dans la forme : une façon de masteriser vieillotte alors qu’il y a eu une grosse évolution de ce côté là. C’était devenue une corvée supplémentaire et il était hors de question que le jdr ne devienne que ça. Ca m’a soulagé de quitter la table mais ça m’a aussi un peu écoeuré. Ce n’est jamais positif de quitter une campagne sans l’avoir fini.