Couture

La jupe Chardon, 2.

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J’ai profité d’un après-midi de libre et d’un poil de motivation pour prendre en photo la jupe Chardon 2ème du nom.

Donc, si vous vous souvenez bien, le dernier article de ce blog était aussi sur une jupe Chardon. Je m’y plaignais haut et fort de tissus bas de gamme et de jupe importable. La honte ne me tuant pas (ou mon inconscience ? ), j’avais porté l’Horreur pour aller travailler. Bien sûr, je n’ai eu aucun retour négatif (ce qui en dit long sur la façon dont mes collègues me voient ou sur ma vêture ordinaire !). A la fin de la journée, toutes les coutures étaient en train de lâcher. Soit la jupe était trop juste, soit je suis trop grosse pour la taille choisit, soit le tissu est… de piètre qualité. Je vous laisse juger de mon choix ! Dépitée, j’ai roulé la Chose à la poubelle, non sans avoir décousu le zip afin de le recycler.

Bref, je suis sortie des soldes de Mondial Tissus avec un chambray, couleur denim clair avec des petits pois blancs. Après l’échec de la Chardon 1, la rage au coeur, j’étais prête pour une Chardon 2.

En m’appliquant bien, j’ai pu faire rentrer toutes les pièces de la jupe dans un métrage plus court que celui demandé sur le patron. J’ai entièrement surfilé mes pièces, j’ai pris mon temps pour toutes mes coutures, j’ai soigné les coutures nervures des plis, j’ai posé ma fermeture éclair, toute seule, comme une grande… Et Tadam ! Une Chardon dont je peux être enfin fière !

Il y a quand même quelques imprécisions, mais cela vient, à mon sens, de ma pratique, je n’en suis pas encore à ma dizaine de jupes et parfois, mes coutures sont imprécises. Même en décousant/recousant, cela n’a pas changé grand chose.

Bilan :

Techniques : utilisation de la surjeteuse, pose du zip non-invisible, plis plats.

Confort : confortable, tissu doux et soyeux. La taille haute est hyper confortable. J’ai juste rallongé la jupe, Je la voulais travail-compatible.

Style : J’aime beaucoup les plis, qui font tout le charme de cette jupe. La taille haute me permet de cacher ce qu’il y a à cacher. J’aime aussi la couleur, qui s’accorde avec tout.

Economie : patron 0€ vu que je l’ai déjà+tissu, je crois environ 16,99 le m, et je crois n’avoir utiliser qu’1m puis qu’il me reste un coupon d’environ 30 cm+du fil que j’avais déjà+un zip, que j’avais déjà. Total à vue de nez, 20€.

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Couture

Une jupe Chardon et un retour.

Voilà 3 mois, d’après les statistiques de WordPress, que je n’ai rien écris sur ce blog. Ma foi, ça doit bien être ça.

Alors, oui j’ai été paresseuse et je n’ai pas fais beaucoup, beaucoup de choses. Mais surtout, il faut prendre en photos ce qui a été fait et là, les galères commencent. Je vis dans un super appartement, n’en doutez pas, mais sans mur blanc (autres que les portes), sans mur sans bibliothèque/armoires/fenêtres/commode/canapé etc. Donc il faudrait aller faire des photos dehors. Oui mais je ne me vois pas confier mon appareil photo à n’importe quel inconnu. Et puis de toute façon, je ne me vois pas me faire prendre en photos par un inconnu. Mes amis pouvant me rendre ce service sont occupés à avoir une vie, les bougres ! Donc, il y aura bien un article sur ce blog mais avec des photos moches, on ne peut pas tout avoir.

Oui, vu comme ça, on ne voit pas trop l’élégance de la jupe Chardon de Deer and Doe. Je ne vais même pas mettre un lien menant au patron, j’ai trop peur que la marque m’oblige à l’enlever. Pourtant, il faut me croire sur parole, la jupe est magnifique. Si si. Et si vous ne me croyez pas, allez faire un tour dans la blogosphère, vous allez en trouver des magnifaïques.

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Jetons un voile pudique sur cette bouse photo. Cette jupe a été mon projet boulet pendant tout l’été. J’en suis arrivée à ne plus la vouloir. Seul le fait que mes vêtements d’été me lâchent les uns après les autres pour cause d’usure, m’a obligée  à la finir.

Le tissu est horrible ! Lorsque je l’ai commandé sur internet, c’était censé être un chambray. Alors, je ne m’y connais pas très bien en tissu, mais selon la définition du chambray, j’aurai du me retrouver avec un tissu proche de denim mais bien plus léger. J’ai reçu un tissu proche de la popeline.

Bon, ce n’est pas très grave. Mais en plus c’est un tissu orgueilleux. Il ne daigne pas passer à la surjeteuse, à peine à la machine. J’ai donc réussi à faire des surjets très très moches, même en pianotant sur les réglages de tensions de fil de la machine (en crevant de trouille, je suis très intimidée par ma surjeuteuse). Ma fidèle MAC aussi a eu des difficultés à avaler ce tissu. J’ai du découdre plusieurs fois pour ne pas avoir des coutures gondolées. Sitôt fini les plis, je me suis rendu compte que le tissu a tendance déjà à s’effilocher  là où j’ai piqué.

Après une grande respiration et le serment que plus jamais je n’achèterai de tissu sur le net et sur cette boutique en particulier, j’ai tout de même décidé de finir la jupe. Et là, soyons honnête, là, j’ai fais mon boulet. J’ai acheté un zip bien trop grand et ai décidé de le  monter sans prendre en compte les instructions. Je n’ai pas fais de photo de ce grand moment, ma honte était trop grande. J’ai donc tout redéfait, remonté correctement le zip et fais des finitions à la main.

Elle est portable. Elle m’a surtout servie à faire une toile. La taille est la bonne, la coupe est flatteuse. Et du coup, j’ai acheté un très beau tissu natté pour la prochaine Chardon.

Tout en finissant ce projet boulet, je me suis rendue compte de plusieurs choses, et j’ai pris des résolutions :

  • du beau matériel est indispensable. En effet, si le résultat de ma couture est un truc informe, pas la peine de me donner du mal, le prêt-à-porter industriel me donnera le même résultat pour moins cher. Oui ce chambray n’était pas donné !
  • débuter un projet lorsque tout le matériel est réuni. Lorsque je dois laisser de côté une cousette pour x raisons, je la finis 3 mois plus tard, ce n’est pas tenable.
  • et donc ne faire qu’un projet à la fois. C’est moins ambitieux mais plus raisonnable. A un moment, j’avais pas moins de 5 projets couture et aucun d’eux n’est vraiment fini. Donc, là, je destock parce que j’ai la sensation d’être envahie.

J’ai fais d’autres cousettes durant l’été, il faudra que je vous en reparle.