Boann, je t’aime.

Cela fait plus d’une semaine que je n’ai rien écrit sur ce blog, mais c’était pour la bonne cause : j’étais occupée à chercher du tartan en Écosse. Une fois ce dernier trouvé et acheté, je peux vous présenter sereinement mon nouveau projet Couture. Celui-là aussi a été cousu avant mon voyage à New York, et j’en ai déjà pas mal profité.

En Juillet, à la dernière vente de destockage de tissus Agnès B, j’ai mis la main sur un très beau jersey bleu marine avec de fines rayures dorées. Le tissu est lourd, épais et très doux. Il me fallait un patron qui le mette en valeur, alors je l’ai mis de côté. Quelques mois plus tard, j’ai tout de suite eu un coup de foudre pour le modèle Boann d’Urban Fairy Patterns.

Alors tout d’abord, je suis fan d’Elsa. Elle m’a rendue accro à ses podcast vidéo et son enthousiasme pour la couture est juste hyper rafraichissant. De plus, sur sa chaîne Youtube, elle a filmé des tutos qui m’ont rendu de fiers services. Lorsqu’elle nous a présenté ses deux premiers patrons, je les ai adoré et acheté immédiatement. Parmi eux, il y avait la robe Boann. Une robe doudou en jersey, de coupe très féminine, mais non moulante pour cacher ce qu’il faut quand il faut.

boann-de-face

Que dire de plus ? Assemblage à la surjeteuse, ourlet à la double-aiguille, un peu de laminette pour coudre les épaules et les renforcer… En deux heures à peine. Aussitôt cousue, aussitôt portée. Lorsque je la mets, je me sens invincible. Je sais qu’elle me va très bien. C’est la pièce cousue pour laquelle j’ai eu le plus de compliments, même de la part des élèves qui m’ont dit que j’étais élégante « pour une fois ». On passe sur le « pour une fois », hein ?

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Je mets ici mon encolure, parce que c’est la partie que j’appréhendais le plus et ça s’est passé impec. Il faut dire qu’Elsa a filmé tout un sew along sur la robe, où elle donne pleins d’explications pour qui n’a jamais cousu de jersey, sa chaîne est une vraie mine, je vous dis !

details-raccords-boann

Par contre, autant j’ai pu faire les raccords au découpage, autant lors de l’assemblage à la surjeteuse, il y a eu un décalage. Rien de bien méchant, mais c’est contrariant. Plus tard, en écoutant un podcast de Céline (MadebyCelinette), elle a dit qu’elle assemble à la machine avant de passer à la surjeteuse pour éviter ce fameux décalage. La prochaine fois, c’est ce que je ferai, quitte à bâtir à la main.

Bilan :

Techniques : euh… les raccords ? Et encore, c’est raté !

Confort : tissu très facile à coudre et à porter

Style : J’adore !

Economie : patron 8€ + tissu 5€ le mètre, et il en fallu 2m, de mémoire. Donc, coût total 18€.

Coup de coeur ? Oui j’en veux d’autres ! En rouge, en chiné gris, à paillettes et je veux essayer le modèle avec la jupe patineuse.

Quand acharnement rime avec gros ratage quand même.

Oui, le titre ne rime pas, je sais, il faut quand même continuer à lire l’article^^

Lorsque j’ai décidé de remplir mon blog de mes créations coutures, je savais que tôt ou tard j’aurai à poster un ratage. Ce moment est venu. Et il est magnifique; et coûteux. Oui, tant qu’à faire !

Je vous présente donc, la Parisienne de la marque Louis Antoinette Paris.

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Là, je demande un miracle afin que ma robe se transforme en quelque chose de portable. Ma demande est restée vaine ! Mais reprenons depuis le début. Attention, pavé !

Lorsque j’ai débuté la couture, j’ai tout de suite été attirée par les marques de patrons indépendants. Je n’ai jamais cousu du Burda (dit comme ça, ça fait snob, désolée). J’ai aussi commencé à suivre des comptes Instagram et des blogs. Parmi eux, il y a My Dress Made, très connue sur la blogo et à juste titre. Elle coud divinement et en plus, je suis fan de ses choix de tissus. En parcourant son blog, j’ai vu qu’elle avait réalisé plusieurs Parisienne et franchement, j’ai eu un énorme coup de coeur pour le patron. En regardant le site de la marque, j’ai vu que le patronage était fait pour une stature d’1m70 et comme je mesure 1m74, ça m’a paru facile de faire des ajustements. J’ai donc investi dans le patron. Puis, je l’ai gardé sous le coude parce que j’estimais mon niveau trop débutant pour le coudre (j’avais tord).

Lors de ma visite au CSF, j’ai fais un caprice et j’ai acheté une somptueuse flanelle de laine de chez France Duval-Stalla. Elle est magnifique ! Lavable à 30 degrés en machine, en plus. Pas bon marché (26€ le mètre) mais le tissu le valait et le vaut toujours. Jusqu’ici tout va bien, ça ne va pas durer.

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Mon tissu est tellement beau !

J’ai lu les instructions données par Louis Antoinette Paris. Oui mesdames, mesdemoiselles, je lis toujours les instructions de tissu. Mais là, j’avais envie d’interpréter. Donc, quand il aurait fallu lire le livret d’explications et les mots « drap de laine très fin », moi, j’ai interprété « tout tissu ». Parce que la flanelle achetée est épaisse. Très. Mais je me suis dis : « pas grave, la robe aura de la tenue ». Vous le sentez, là, le fail qui s’amorce ?

Donc, je rentre du CSF, je décatis mon tissu, je décalque le patron, je rassemble ma mercerie, je découpe mes pièces, bref, tout est normal. Je surjette tout, là aussi aucun souci, la babylock avale la flanelle sans sourciller. Lors de l’assemblage, c’est là que les ennuis commencent. Le tissu étant tellement épais et mou, que ma MAC, Joséphine, a regimbé. Il a fallu faire quelques réglages, mais c’est passé. Ouf, plus de peur que de mal. J’ai cousu l’essentiel de la robe rapidement et je me suis immédiatement rendue compte de deux choses :

  • impossible de passer les manches. Soit j’ai des gros bras, soit… donc j’ai rajouté une bande de 3cm sous les manches (découdre et recoudre, épisode 1). Esthétiquement, c’est pas ça, mais je me suis dis « c’est sous les bras, non ? Ca ne se verra pas »
  • Je me suis aussi rendue compte que j’étais très serrée dans le dos. J’ai un gros dos ou quoi ? Je me suis dis qu’au moment de poser le zip, je rognerai sur les marges de coutures. Rêve ma fille, rêve !

A ce moment, j’aurai pu m’arrêter, me poser, réfléchir, prendre les bonnes décisions. Mais non. J’ai continué. Je me suis concentrée sur les finitions, j’allais tout donner sur les finitions. Le tissu et le modèle le méritaient. Bonne décision, n’est-ce pas ? Donc, j’ai décidé de finir les ourlets au biais noir. Pour justifier cette décision, je me suis dit qu’ainsi les manches, les ourlets du haut et du bas de la robe garderaient un peu plus de longueur. Le tissu s’est rigidifié immédiatement et le tombé de la robe est devenu « bizarre », encore plus que le rendu final. J’ai ôté le biais (découdre et recoudre, épisode 2), ce qui a raccourci la jupe et le haut d’autant, exactement ce que je voulais éviter, passons.  Bon, c’était le moment de faire un deuxième essayage : les bras passent, parfait. Par contre, le reste… tissu super confortable et moelleux, genre doudou, mais moulant, moulant ! Un tombé rigide qui donne à la robe un côté… moche. Je ne vois pas trop quel autre mot choisir.

Là aussi j’aurai pu m’arrêter. Mais non, surtout pas. J’ai continué parce que mon tissu le valait bien et le modèle aussi. Une phrase que j’ai répété dans ma tête comme une litanie pendant tout ce temps passé sur ce projet. J’ai posé le zip en faisant le deuil de son invisibilité, afin de gagner 2 cm. Je précise que je l’ai posé deux fois (découdre et recoudre, épisode 3) pour finir par le poser à la main. Et là, ça a passé, la robe ferme, je n’ai pas un gros dos finalement, moment soulagement !

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La fin du zip est bizarre, c’est normal, elle n’a pas été cousu.

Il a fallu faire les ourlets du haut, du bas et des manches. Je n’ai pas pu plier mon tissu deux fois. D’un, cela raccourcissait de trop, de deux, cela faisait de gros boudins de tissus aux extrémités. J’ai donc fais les ourlets directement après les surjets. Je précise que j’ai fais lesdits ourlets à la main, dur labeur !

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Attitude blasée de découragement !

Je n’ai pas fais cette robe en une fois, mais sur plusieurs mois. Je pense que je l’ai débutée en décembre, terminée/abandonnée en février, lorsque je me suis rendue compte que cette robe ne serait jamais portable. Il m’a fallu tout ce temps pour faire le deuil de ce projet, je me suis obstinée, acharnée même, et, en rédigeant cet article, je réfléchis à mes actions et je me demande quand est-ce que j’aurai pu/du m’arrêter ? Est-ce que j’aurai pu sauver mon tissu ? Au milieu de toutes ces erreurs, il me reste un énorme regret, vous savez, comme un rendez-vous manqué : j’ai loupé le coche avec un superbe patron.

Si vous allez sur le site de la marque, vous verrez que le patron est classé en niveau intermédiaire. Moi, je m’estime encore débutante et franchement, vous pouvez y aller les yeux fermés. Il est simple grâce à des instructions très très claires. J’ai trouvé le montage astucieux et la robe a un effet incroyable. J’ai tout tenté pour pallier mon mauvais choix de tissu, bien trop épais, trop rigide aussi. Mais malheureusement, c’est l’erreur originelle et je n’ai rien pu faire.

Ce tissu aussi méritait mieux. Je ne parle pas ici du prix. Certes il était coûteux et doit toujours l’être mais ce n’est pas  de ça dont il est en question, c’est  sa qualité. Un tissu de cette sorte aurait du être cousu pour un projet adapté et qui en valait la peine : un blouson ? Une veste de demi-saison ? Un manteau ?

Ce projet m’a pris la tête pendant plusieurs mois et ça m’a un peu enlevé ma motivation pour coudre. J’ai traîné ce projet comme un boulet. J’ai eu du mal à passer à autre chose, aussi dans un désir de réduire la liste des mes encours.

Bilan :

Techniques : montage tissu/doublure

Confort : tissu très moelleux, très doux.

Style : A cause du tissu, elle me moule trop et je n’assume pas. Il faut sans arrêt tirer sur le tissu pour le mettre en place.

Economie : patron 15,90€ + tissu 26€ le mètre, et il en fallu 1,8m, de mémoire. Donc, coût total 62,70€. C’est le vêtement le plus cher que j’ai cousu pour le moment.

Coup de coeur ? Oui quand même. Je compte la refaire parce qu’elle est facile à coudre et fait un effet boeuf. En tout cas, cette première Parisienne a fini à la poubelle. J’ai essayé de garder quelques morceaux de tissu. Je ne sais pas ce que j’en ferai mais ça me fait moins mal au coeur.

Moralité : toujours lire les explications (ne pas les interpréter) et faire confiance au créateur quant au choix du tissu : un lainage fin, c’est un lainage fin !

Je couds ma garde-robe capsule : Février

Lorsque je me suis lancée dans la couture de ma garde-robe capsule 2017 (article ici), j’avais de grands projets. Je ne dis pas que je ne les ai plus, je me suis juste rendue compte que la réalité peut être différente.

Sans me chercher d’excuse, mon mois de Février a été tendu : fatigue, fatigue et fatigue… un certain manque de motivation, le retour du tricot… Rien ne m’a donné envie de coudre (et puis des projets boulets, dont je vous parlerai par la suite, qui m’ont bien bloqué). Bon, en plus, je suis en vacances pendant une semaine, à New York, voyez, donc pas trop envie d’emmener une MAC avec moi. Comme j’allais être juste en temps, je me suis dit, il me faut un projet facile et rapide et comme j’avais besoin d’une jupe en jersey facile à vivre… Le choix était vite fait. Une brume pardi ! Surtout que j’avais déjà fais la toile. Va pour une Brume ! Et bon, puisque ça va être facile, je vais en coudre deux, grâce aux jerseys de l’Atelier de la Création, achetés à l’AEF.

J’avais dis facile… Voyons voir. Définition du Larousse : Qui se fait sans effort, qui ne présente aucune difficulté. La blague !

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En voilà une ! En noir, toute assemblée à la surjeteuse. Elle est surpiquée et a un ourlet double. Et  avec elle, c’est là que les ennuis ont commencé. 

Elle a été défaite deux fois. Parce que j’ai monté la ceinture envers sur endroit. 2 fois. Oui, 2 fois ! J’ai donc décousu et recousu les surjets 2 fois, je répète (dur labeur !) Ah, et puis, Joséphine, ma MAC, n’a pas aimé ce jersey, la coquine. Elle l’a avalé à plusieurs reprises. Impossible de faire un ourlet double correct. A nouveau, coudre, découdre. A un moment il a fallu donné un coup de ciseaux pour libérer le tissu avalé par les griffes de la machine. Mais ça a fait un trou ! Bonheur ! Du coup, j’ai découpé et rajouté une pièce en dessous de la ceinture pour avoir la bonne longueur.

J’avais hésité entre court et long. J’ai évidemment décidé de la faire longue. Résultat, je ressemblais à une bonne soeur. Je l’ai donc recoupé et du refaire un ourlet double. Je vous ai dit que Joséphine n’aimait pas faire l’ourlet double avec ce Jersey ? 

En tenue, elle est un peu large et ultra-confortable. Je l’adore (heureusement, vu le mal que j’ai eu).

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(Oui je l’ai porté pendant mes 9h d’avion. Et oui, elle va très bien avec des Ugg). Bref, il m’a fallu presqu’une journée pour la coudre. J’étais dépitée. Ou maso, parce que j’ai remis le couvert immédiatement.

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Elle a été pliée en 2 heures, grand max ! Toute assemblée à la surjeteuse, sans souci autre que le montage de la ceinture endroit contre envers (oui j’ai fais la même erreur que pour la brume noire, oui j’ai décousu/recousu encore une fois). Joséphine a avalé le jersey et fait sans rechigner les ourlets doubles et les surpiqûres. Impec, je vous dis !

Bilan :

Techniques : euh… l’aiguille-double ?

Confort : Hautement confortables

Style : J’adore !

Economie : patron (en stock) + tissu 9€ le mètre, et il en fallu 2m, de mémoire. Donc, coût total des 2 jupes 18€.

Coup de coeur ? Oui, un énorme coup de coeur, je l’avais déjà dis dans un précédent article. Il y en aura d’autres !

Col = accident.

La première activité manuelle que j’ai pratiqué a été le tricot. C’est ma mère qui me l’a enseigné. Elle a beaucoup tricoté puis plus du tout. Elle a arrêté pour causes de douleurs dans le dos, entre autre. J’ai ainsi tricoté une foultitude d’écharpes, toutes aucunement portables.

Lorsque j’ai terminé mes études, j’ai décidé de reprendre le tricot, avec nonchalance et sans objectif fixe. Puis, j’ai découvert Craftsy et ses cours pour apprendre à tricoter en rond et le monde merveilleux des aiguilles circulaires. J’ai commencé à acheter des pelotes de laines. Le début de mon stock (émotion !). Puis, j’ai arrêté  pendant un long moment. J’avais toujours des pelotes et je voulais diminuer leur nombre. J’ai donc voulu tricoter le modèle Hexagone. Le motif m’a beaucoup plu et j’ai trouvé que pour me remette à l’ouvrage, c’était parfait. Un motif simple qui a beaucoup d’effet. En plus, je l’ai tricoté en méthode continentale (dur labeur). Comme je ne voulais pas racheter de la laine, j’ai fais avec ce que j’avais :  une laine Anny Blatt avec du chameau dedans (très douce) et deu baby alpaca (je ne me souviens plus de la marque, mais très douce aussi). Les couleurs allaient bien ensembles aussi. 

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Comme les deux fils ne sont pas de la même grosseur, le motif ressort mal, mais je m’en fiche, il est doux, me tient chaud et je l’adore !

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Il a traîné celui-là !  Je l’ai débuté vers le mois de septembre ! Début janvier, j’ai été obligé de rester allongée et presque immobile. Plus question de coudre. Mais comme je m’ennuyais ferme et que, d’une certaine façon, je suis devenue dépendante des ouvrages manuels, je m’y suis remise.  Je me suis jetée sur mon tricot comme une bouée de sauvetage et je l’ai fini en 3 jours. Après le blocage, il est devenu encore plus soyeux et j’ai plaisir à le porter. 

Cézembre en décembre.

Vous allez excusez le jeu de mot pourri, mais il était tellement facile celui-là !

Je ne présente pas la blouse Cézembre, elle a été cousue et recousue par toute la blogosphère. N’ayant aucune personnalité, j’ai suivi ! Elle a fait partie de mes cousettes éparpillées. C’est comme ça que je les appelle : lorsque je les ai coupées en octobre, cousues en novembre et finies en décembre. J’avais trouvé ce crêpe chez Mondial Tissu et il avait plein de petites fleurs et moi j’adore les petites fleurs. Je constate sur la photo que le motif semble légèrement hypnotisant, mais en fait, ça passe bien.

cezembre

J’aime beaucoup le tombé de cette blouse, ses découpes, son décolleté. Un peu moins ses parmentures qu’il m’a fallu coudre en ourlet invisible et à la main… mais bon, une jolie blouse, ça se mérite, non ? Elle est boulot-compatible, confortable, va avec une jupe, un jean…

J’ai pris la photo un dimanche après-midi, contre ma porte d’entrée, le seul coin bien blanc de l’appart, pour donner un peu de luminosité. Je ne porte même pas de collant sur la photo, j’avais trop la flemme.

Bilan :

Techniques : euh…

Confort : tissu très facile à coudre, une fois porté, j’ai quelques réserves sur le motif.

Style : J’adore ! Blouse facile à vivre et qui fait son effet.

Economie : patron 8€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1,5m, de mémoire. Donc, coût total 26€ je pense.

Coup de coeur ? Oui quand même. J’en veux d’autres pour l’été, à manches courtes. Et pour l’hiver, je compte en coudre d’autres, mais avec un joli passepoil, pour me donner un peu de difficulté.

Une galipette trop trop belle !

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La mine épanouie, c’est cadeau ! Pourtant, j’adore cette robe !

Je vous l’ai déjà dit dans un précédent article, en Octobre 2016, il y avait à Lyon, le salon ID-Créatives. J’y suis allée avec une amie, qui voulait voir les fournitures de scrap. J’ai beaucoup scrappé et là, j’ai décidé un sérieux no-buy, je croule sous le matériel. J’y suis allée pour le plaisir des yeux, sans objectif d’achat. Juste pour passer un bon moment.

Donc, je déambulais dans les allées du salon, d’ailleurs contrairement au CSF le mois suivant, je peux vous dire que les allées d’ID-Créatives sont bien larges et bien vides… Aucun souci pour approcher des stands !

Je vous avais déjà parlé de ma rencontre avec Eglantine et Zoé. Ce que je ne vous avais pas, c’est que je suis un peu devenue hystérique en voyant le stand. Je crois que j’ai même fais deux-trois tours sur moi-même !

Au début, Eglantine et Zoé ne vendait que des kits. Tout était dedans mais il n’y avait pas de patron papier. Le concept ne m’intéressait pas trop.  Là, il y avait du tissu et des patrons pochettes en vente sur le stand. En plus, la très bonne idée était d’avoir un portant avec les vêtements cousus dans les différents tissus. Gros coup de foudre sur un modèle, Galipette. Il m’avait tout l’air d’être un bon basique, très facile, une robe en plus. Du bonheur !

Ici je vous présente galipette sous sa forme de robe, en forme de A, mais au tombé magnifique ! Elle me permet de me sentir bien, même après les fêtes de fin d’année. Je n’ai fais aucune modification du patron, elle est parfaite comme ça. Sa réalisation a été super simple et en plus j’ai triché. Au moment de faire les ourlets des manches et du bas de la robe, j’ai été prise d’une flemme monumentale et, venant de recevoir ma nouvelle surjeteuse, j’ai décidé de la finir au roulotté, avec un fil gris, je trouve que cela illumine un peu la robe.

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Et voilà, on ne voit pas les excès des fêtes ! Cette robe ne fait pas partie de ma garde-robe capsule de 2017, je crois l’avoir cousu en décembre. Je sais, la bloguer si tard est honteux, mais que voulez-vous, les photos sont toujours compliquées à réaliser. Elle a déjà été souvent portée et je n’en ai eu que des compliments !

Parlons maintenant du tissu, aussi acheté le même jour. Comment dire… J’ADORE CE TISSU !!!!!! J’espère que vous entendez lisez mon enthousiasme. Il s’agit d’une polyviscose turquoise, bien lourde, qui ne nécessite pas de doublure, très simple à coudre, au toucher crêpe mais avec, comme une brillance, un soyeux superbe. Je n’ai pas résisté au plaisir de vous faire un gros plan sur le tissu.

gros-plan-tissu-galipette-robe

Bilan :

Techniques : à part l’ourlet roulotté…

Confort : tissu magnifique, très facile à coudre, qui ne s’effiloche pas, superbe, j’en veux d’autres !

Style : Très flatteur pour la silhouette ! Travail-compatible en tout cas, portée avec des collants opaques et des bottines.

Economie : patron 14€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1,8m. Donc, coût total 35,6€

Coup de coeur ? Certainement. J’adore ce modèle et je compte le refaire avec un tencel. En plus, ce ne sera pas pour moi mais pour une amie. Bon, par contre, je n’ai pas dis quand.

CSF vs AEF.

Sous ces initiales barbares se cachent les deux gros salons créatifs en France. Cette année, je me suis fait plaisir, je suis allée aux deux. Voilà mon compte-rendu.

Le CSF, ou le salon Création et Savoir-Faire. L’un des premiers salons créatifs auquel j’ai été. C’était en novembre 2006 à Paris. J’habitais alors en Région parisienne et avec une amie, nous y sommes allées. On y a passé la journée et j’ai le souvenir d’un salon immense et sans fin. Il s’appelait encore Marie-Claire Idées. 

Novembre 2016, je suis au taquet : mon tgv est tôt et me permet d’arriver pratiquement à l’ouverture du salon. Première grosse désillusion : il est tellement plus petit que dans mon souvenir ! C’est injuste parce que justement, je le compare à un souvenir. Une fois remise de ma déception, je regarde un peu autour de moi, c’est bien mieux. Il y a des stands à foison, des exposants surmenés, et plein, plein, plein de tentations. Mon budget est très serré, donc le salon se fait très rapidement. J’ai quand même un beau butin, je me sens privilégiée et très contente. Par contre, même en y allant le jeudi, la foule était très dense. Il a fallu faire la queue pour avoir accès aux stands et certaines personnes étaient pressées et plutôt sans gêne. Mais à mon avis, cela ne tient pas qu’au salon mais à Paris, tout simplement.

Février 2017, l’AEF, c’est à dire l’Aiguille en Fête. J’y vais avec une amie. C’est la première fois que je vais dans ce salon. Il y a énormément de monde, mais par pic. Pas tout le temps. Les stands sont accessibles, les gens plutôt disponibles et commerçants, tout va bien. Par contre, certaines marques bien parisiennes ne sont pas au salon le premier jour. Elles ne viendront qu’à partir de la fin de semaine. C’est dommage, je trouve. Il n’y a que les arts du fil, donc, on a vu pas mal de fournitures de broderies. Ca m’a donnée envie de m’y mettre, surtout que certains stands sont magnifiquement décorés.

Bilan : est-ce que j’y retournerai ? Oui sans aucun doute, mais sous plusieurs conditions. La première et la plus importante : le budget. Aller dans un salon sans pouvoir dépenser un minimum, ou avec un budget trop bas, n’a pas trop de sens pour moi. Je prends toute une journée pour y aller, je paie mon train et l’aller-retour est quand même long. Donc, tant qu’à faire, autant rentabiliser. En plus, j’ai acheté des tissus/laines/mercerie/livres/patrons… directement auprès des boutiques. je ne les ai pas payés forcément moins cher, mais j’ai pu économiser tous les frais de ports et passer une belle journée. En plus, j’ai de quoi m’occuper, peut-être pas pour l’année mais presque.

Retourner aux deux salons ? Non je ne pense pas. Je  vais privilégier le CSF. J’ai bien aimé l’AEF, parce que je ne voulais que de la laine cette fois-ci, mes achats de tissu ayant été fait au CSF. Je pense que si j’avais du aller acheter des fournitures de couture à l’AEF j’aurai été déçue : pas de Aime comme Marie, pas de France Duval-Stalla, pas d’Atelier Brunette, d’Anna K. Bazar etc. Or, ces boutiques parisiennes, qui vendent en ligne,  sont très intéressantes pour moi. Au CSF, je n’ai fais que les effleurer des yeux, je veux pouvoir les retrouver et me fournir en direct.

Une toile brume

Après un plantain et sur ma lancée, ma surjeteuse ayant déjà des fils gris, j’ai décidé de finir ma jupe Brume. Grosse surprise.

Je n’ai jamais donné sa chance au patron. Lorsque je l’ai vu, pour la première fois, je me suis dis que ce n’était ni mon style ni à ma portée. J’ai quand même commandé le patron. Pourquoi ? Franchement, je ne sais pas. Peut-être parce que j’avais un coupon de jersey coton gris… Parce que j’aime me contredire moi-même…

Je l’ai découpé il y a de ça au moins deux mois et l’ai cousu à la surjeteuse aussi. Tout au long du processus, je me disais que la jupe me boudinerai et ne m’irait pas. ELLE EST GENIALE cette jupe ! Elle tombe super bien, elle est super confortable, elle fait une ligne du tonnerre, je ne lui trouve que des qualités. Elle est assemblée à la surjeteuse et finie à l’aiguille double.

Par contre, la jupe que j’ai terminée aujourd’hui, je ne sais pas si j’aurai le courage de la porter parce que tissu est très (trop ?) fin, du coup, elle me moule, pile comme il faut je suppose, mais vu que j’ai très peu l’habitude de porter des vêtements trop près du corps… Et il va falloir me  trouver un jersey un peu plus chaud, il fait froid sur Lyon. En tout cas, voilà un gros plan de la jupe devant et derrière, vous verrez qu’elle est très décente.

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Vous remarquerez le plantain qui couvre pudiquement tout le haut de la jupe. C’est encore compliqué pour moi de poster des photos des parties les plus charnues de mon anatomie. Ca viendra peut-être.

Je rêve maintenant de tenter la Brume longue.

Bilan :

Techniques : surjeteuse.

Confort : Tissu un peu trop fin.

Style : Très très flatteuse pour moi.

Economie : patron pochette à 14€ + tissu 12€ le mètre, et il en fallu 1m. Comme d’habitude, je ne me souviens pas du prix du fil et des surjets. Jupe = 26€

Mea Culpa pour un patron qui mérite qu’on lui donne sa chance !

Je couds ma garde-robe capsule 2017 : Janvier

Dans le cadre de « Je couds ma garde-robe capsule année 2017 », je n’avais pas d’idée par quoi commencer. Enfin si, mais j’ai manqué de temps. Le mois de Janvier a été un peu perturbé au point que tout envie de coudre m’a déserté pour un moment. En plus, je traîne un projet boulet couture   bref, rien pour m’encourager. Mais je suis plutôt bonne élève et je me suis engagée dans cette idée de coudre des pièces spécifiques durant les 12 mois de l’année, pas question d’être en retard dès janvier. J’ai donc chamboulé mon programme, trouvé de la motivation (aka un coup de pied dans mes propres fesses) et décidé de coudre un haut en jersey.

J’avais des idées de grandeurs, mais avec le temps qui passait, j’ai opté pour le plantain. Le patron était déjà prêt, assemblé et découpé, et mon tissu prêt aussi. Le temps de changer la couleur des fils de ma surjeteuse, et hop, une journée couture planifiée.

J’avais lu beaucoup de choses sur le plantain, comme quoi il s’agissait d’un modèle facile pour un premier ouvrage en jersey, qu’il faisait beaucoup d’effet etc. Bon, ne croyant que ce je vois, j’étais sceptique (et puis, bien échaudée par mon projet boulet, donc méfiante). La découpe du tissu a été une vraie galère, c’est quelque chose que je vais devoir travailler cette année : bien couper mon tissu et avec précision. L’assemblage à la surjeteuse a été un jeu d’enfant. Oui je sais, tout le monde le dit et l’a prouvé, mais, désolée si je rajoute ma pierre à un édifice déjà bien haut, j’étais stupéfaite. je n’arrêtais de me dire : mais c’est trop simple, mais c’est trop simple… Oui, c’est vraiment le cas. En tout cas, l’achat de la Babylock Enlighten a pris tout son sens.

Je vous présente donc la première pièce de ma garde-robe capsule de l’année 2017, pour le mois de Janvier, voici dans la catégorie haut en jersey : le plantain. 

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Le tissu est incroyablement doux et confortable. Les coutures ont l’air de rebiquer un peu, mais ça, c’est parce que je les ai mal repassées. Sinon, elles sont nickel. Même l’ourlet à la double-aiguille a été un jeu d’enfant. Ma chère Singer a avalé les finitions parfaitement. La seule fois où elle a opposé un « non » catégorique, est lorsque j’ai essayé de poser ma deuxième bobine sur le cône de la surjeteuse. Il a fallu que je la remette bien sur la machine à l’emplacement prévu. Du bonheur !

Le seul bémol est le tissu employé. Je ne compte plus les fois où je suis déçue par la qualité des tissus que j’emploie. Je l’ai acheté dans une boutique pourtant. Il est doux et soyeux, mais lors de l’assemblage, les points de la surjeteuse passe sur l’endroit. J’ai tout tenté, j’ai réglé la tension en plus ou en moins, ça n’a rien donné. C’est au repassage que j’ai pu bien lisser les coutures et faire ainsi disparaître les points de surjet.

En tout cas, voilà un gros plan du tissu que j’adore : gris à petits pois colorés !

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 Je n’avais pas vraiment besoin d’un nouveau tee-shirt manche longue (j’en ai déjà pas mal), mais je l’adore quand même.

Bilan :

Techniques : première couture à la surjeteuse, première utilisation de l’aiguille double.

Confort : tissu fin mais très très doux et confortable.

Style : Très flatteur pour la silhouette !

Economie : patron 0€ + tissu moins de 12€ le mètre, et il en fallu 1,5m. Comme d’habitude, je ne me souviens pas du prix du fil et des surjets. Donc, il m’a coûtée 18€

Coup de coeur ? Certainement. J’adore ce modèle et le referai si besoin.

Je couds ma garde-robe capsule 2017 : présentation de mon projet.

Suite aux articles de Clothilde, j’ai commencé à réfléchir à mes projets de couture pour l’année. Cela fait bien trois fois que je reprends la rédaction de cet article. Ce que je retiens : il y a des catégories pour lesquelles je bloque, je verrai donc plus loin dans l’année. Il y a des catégories sur lesquelles je suis dans l’incapacité de faire des choix. Bon, je ferai avec. On verra bien au fur et à mesure du projet, tant qu’il reste le plaisir de coudre et de voir nos progrès ensemble !

Je rajoute un challenge : coudre en priorité les patrons que j’ai déjà et les tissus faisant partis de mon stock.

J’ai classé mes patrons en évidents, qui font peur et challenge.

Parmi les évidents :

Un haut en chaîne et trame. Celui-là, il est pour janvier et ce sera la blouse Mélusine d’Urban Fairy. J’ai déjà acheté le biais et le tissu, ça sera celui-là. Cela faisait longtemps que j’avais envie de le coudre et ce modèle dedans était une évidence.

Un haut en jersey : Un plantain pardi ! Depuis le temps que j’ai envie de le coudre. Là, j’hésite entre deux tissus : un jersey fin gris et un jersey fin gris à petits pois colorés. Soyons fou : peut-être que je ferai les deux !!!!! Ca sera pour février.

Une robe. Rhaa lala ! La catégorie où trop de choix tue le choix. J’ai débuté la couture pour pouvoir me faire des robes !!! J’ai au moins 6 patrons de robes que je meurs d’envie de faire et j’ai toutes les fournitures pour au moins 4 d’entre elles. Ca sera pour Mars. Mais le choix sera rude : BoannPlume, Aime comme mystère saison 3, une robe d’été de Charlotte Auzou trouvée dans son livre pour les débutants. Et il y en a d’autres, je note juste ici les patrons pour lesquels j’ai les fournitures.

Une jupe : Je n’ai pas les patrons, pas encore, peut-être une ancienne jupe de Deer and Doe. Mais ça va dépendre de mes tissus. j’en ai deux : un natté de coton bleu marine et un pied de poule noir et gris Agnès B. A voir pour septembre.

Une vesteCannelle, je n’ai ni le patron, ni le tissu, mais cela fait trèèèèès longtemps que j’ai envie de le coudre. Ayant une surjeteuse de compète, ça me semble réalisable. Je le prévois pour Octobre et d’ici là, j’aurai acheté le patron et commencé à tournoyer autour des tissus maille ou matelassé.

Voici les patrons qui font peur. Je les appelle comme ça parce qu’ils sont un peu plus techniques et je reste quand même débutante.

Une chemisela Reina de Paulinealice. J’adore ce modèle et j’aimerai une version d’été. j’ai le tissu, le patron. Il me manque les boutons. Ca sera pour mai.

– Un manteau. Pour Novembre. J’ai déjà 2m de tissu en laine prune. Suffisamment pour le Ninot toujours chez Pauline Alice.

La lingerie. Pour décembre et ce sera un pyjama. J’ai le patron, un de Vogue, et le tissu, un coton gratté très doux.

Vient ensuite les patrons challenges. Je n’ai pas les patrons et pas les tissus. Je ne sais pas si je vais les coudre, tout simplement parce que je ne porte pas ce type de vêtement. Mais ce projet de garde-robe peut aussi aider à sortir de sa zone de confort. Donc…

Un short. pour Avril. Il faut voir la pause de la braguette.

La combinaison. Pour Juillet. Comment dire ? Ce n’est pas trop compatible avec moi, une combinaison. En plus, je trouve le vêtement peu élégant. Je sais que c’est la grosse mode pour la blogo, je ne comprends toujours pas.

Le Maillot de bain. j’en ai déjà quatre et je les sors 1 semaine par an. Alors en coudre un autre pour août… A voir aussi. Je n’ai même pas à coudre un cabas de plage ou un paréo, je vis loin de la mer/océan, j’y vais peu et je n’aime pas les piscines.

A travers ce projet, je me dis que c’est exactement ce qu’il me faut pour me discipliner un peu. Je serai obligée de soigner au petit poil au moins un projet par mois. Et puis mine de rien, j’ai cousu bien moins que 12 projets cette année.