Blog, Couture

1001 perles, la jupe qui n’aurait pas du être…

Le titre est un peu un non-sens, je l’avoue.

Enchantée par le patron 1001 perles, j’ai décidé de la coudre dans un tissu contenant de la laine et de la doubler. L’an dernier, lors de la vente de tissu Agnès B, j’avais pris 1m d’un joli lainage fin à petits carreaux noirs et gris. Ayant plutôt bien réussi mes deux premières jupes ici et ici, j’ai eu des idées de grandeurs. J’ai décidé de poser un passepoil noir aux poches et à la ceinture. Bref, sur le papier, tout était bon : un patron maîtrisé et déjà cousu, un joli projet, n’est-ce pas ? Mais, comme vous le savez, ça ne marche pas comme ça dans la réalité…

La première difficulté (oui, il y en a eu plusieurs), a été un gros décalage dans la quantité de tissu entre les poches et le devant. Alors oui, dans mes autres versions, il y a eu aussi un petit souci, mais pas à ce point là. Bon, c’était facilement rattrapable, j’ai bien fixé les poches au devant et j’ai coupé au ras du haut de la jupe de devant.

 

La jupe était entièrement surfilée, le passepoil posé et j’étais sûre que cela allait donner un effet boeuf ! Mais c’est là qu’est survenue la deuxième difficulté : le tissu. A un moment, en manipulant la jupe, j’ai remarqué plusieurs petits trous :

Petit trou de tissu 1001 perlesGros plan trou tissu 1001 perles

Là, je me suis dis: mon dieu des mites !!!! En fait, non. Les griffes d’entraînement de la machine ont fait ces trous. Pas les mites. Donc, le tissu était tellement fragile qu’un passage sous le pied de biche l’écorchait et le déchirait. J’avais un mètre de tissu en tout et pour tout, il y avait plusieurs petits trous parsemant la jupe, je me suis souvenue que m’acharner sur un projet n’est pas spécialement positif, alors, la mort dans l’âme, je l’ai mis à la poubelle. La question que je me suis posée ensuite, était : que faire ? Choisir un autre tissu pardi !! Toujours de la même vente Agnès B, j’avais mis la main sur un joli lainage moins fluide, mais tout de même fin, avec un joli tombé et assez souple. J’avais tenté de coudre une robe Vogue et ça n’avait pas marché, la robe était informe et les retouches dépassaient de loin mes petites compétences. Il m’en restait tout de même plus de 3m. j’en avais pris en quantité parce que le tissu était parsemé de déchirures, bien visibles. J’en ai repéré quelques uns, j’ai appliqué mon patron et coupé le tissu. J’ai assemblé la jupe, posé un passepoil… Tout ça pour me rendre compte que deux petits trous s’étalaient en plein milieu de devant et de l’arrière de la jupe. J’ai serré les dents, recoupé mon tissu, décousu les poches et tout recousu. Sauf que l’énervement me prenant, j’ai décidé de laisser tomber le passepoil.

1001 perles laine 1

La jupe était presque finie, genre il manquait les ourlets et les smocks de la ceinture. Là, la machine, ma précieuse Joséphine a décidé de tomber en panne. Peut-être qu’elle aussi en avait assez de ce projet ? En tout cas, il a fallu mettre ce projet de côté le temps de la réparation. Je dois avouer que Singer a été très rapide puisqu’en 24 heures, je retrouvais ma machine impeccable. Du coup, pour que ce projet ne devienne pas un projet-boulet, j’ai fini les coutures manquantes et j’ai décidé de la bloguer dans la foulée. Et je me sens soulagée !! Vous n’avez pas idée.

1001 perles laine dos1001 perles laine 41001 perles laine 31001 perles laine 2

Je la porte ici avec ma blouse Cézembre en double gaze, que j’aime tellement. J’ai fais des essais : dessus, rentrée dans la ceinture… Je trouve que « rentrer » est plus joli.

Elle est toujours aussi confortable et le tissu choisi va très bien. J’ai donc doublée la jupe et je dois dire que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris dans le pas-à-pas. Je crois que j’ai fais quelques coutures de trop, mais elle est fixée. Je me suis souvenue pourquoi je détestais coudre le bemberg, même si j’avoue que le résultat est top.

Doublure 1001 perles.JPG

Bilan :

Techniques : utilisation d’un pied spécial qui permet de coudre dans une couture déjà exécuté. Mais comme il fait gagner du temps !!!! Après toutes ces péripéties, je ne voulais faire aucune couture main et bien, là, impec !

Confort : je ne vais pas revenir sur le confort de cette jupe, c’est son gros avantage. La laine et la doublure doivent en plus la rendre chaude pour cette hiver, c’est parfait.

Style : du coup, c’est une version très simple et pas très ambitieuse, mais au moins elle est finie et ça fait du bien.

Economie : patron déjà en ma possession. Le premier tissu 1m à 5€ et le deuxième tissu, j’ai utilisé environ 1,5m à 7,5€, moins d’1m de bemberg à 1€ le mètre, la jupe m’est revenue, même en gaspillant du tissu, à un prix imbattable, 13,5€.

Coup de coeur ? je pense que nous allons vivre de jolies journées d’hiver mais je pense que ça suffit. J’en ai cousu 3, je pense attendre un peu avant de ressortir mon patron. J’aime porter des jupes et il y a plein de modèles qui n’attendent que moi !

 

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Ma robe Vogue, mon nouveau vêtement préféré !

Oulah, cette robe, elle aura mis du temps à voir le jour et je le regrette. Que je vous explique. Au CSF 2016, j’ai été visité le stand Louis Antoinette Paris, j’avais en tête la robe La Parisienne. Bon, ça a été un gros ratage, comme vous pourrez le lire dans un précédent article de blog. Mais sur le stand de la marque, j’ai acheté un patron, celui de la robe Vogue, un peu par hasard, je dois dire. Sur le stand de cousette, j’ai acheté de la flanelle de coton. Une fois rentrée chez moi, je l’ai lavée et rangée. Puis je me suis lancée dans la couture de La Parisienne avec le succès que l’on sait. Après, il y a eu d’autres cousettes, d’autres projets…

Pendant les vacances de Toussaint, j’ai débuté cette robe mais, m’étant lancé dans le Nano, je l’ai laissée de côté. Je ne l’ai fini qu’à la fin du mois. La voilà.

Robe Vogue LAP

Que dire de plus sur cette robe ? Que j’adore sa coupe un peu loose ? Que les poches avec les petits plis sont irrésistibles, que le montage est terriblement astucieux ? C’est une robe facile à coudre. La seule partie un peu technique est le zip invisible dans le dos. Ici, il est bien posé et invisible, sauf qu’il y a un empiècement dans le dos et qu’il ne se retrouve pas à la même hauteur, il y a un léger décalage, rien de bien grave cela dit. Je me suis demandée si je devais découdre/recoudre, mais depuis quelques temps, j’ai pris la décision de laisser courir. Je me suis rendue compte que mon perfectionnisme pouvait être handicapant. Tout d’abord, il m’empêche de me lancer dans des projets, de faire des choses, puis il me décourage. Je perds beaucoup de temps à coudre et à découdre et ce n’est pas ce qu’il y a de plus plaisant dans la couture.

En tout cas,  la robe est superbe. Tout en étant accessible, elle est pleine de petits détails sympas, comme les plis des poches ou des manches. Le tissu est une pure merveille. C’est une flanelle de coton bien douillette et chaude. Aussitôt cousue, aussitôt portée. Elle est en train de devenir ma robe préférée pour cet hiver. J’ai quand même essayé d’être la plus soigneuse possible en faisant de jolies finitions. J’ai d’ailleurs eu un souci de surjeteuse. J’ai eu, pour la première fois, des surjets complètement déréglés. Je me suis rendue compte, mais trop tard, que je n’avais pas passé le fil dans un des disques de tension. Pas étonnant que mes surjets aient été aussi lâches. Il a fallu que je les recommence, cette fois-ci tout à rouler. J’en ai profité pour bien visualiser l’endroit où coupe mon couteau, afin de bien positionner mon tissu, j’ai aussi pris le temps de voir comment placer mes mains et mon tissu pour surjeter en courbe.

L’effet loose est assez prononcé. En me servant du tableau des mesures, j’ai coupé une taille 44 (moment de déprime !), du coup, je me demande si la prochaine ne sera pas couper en taille 42. J’ai un peu peur de « l’effet sac ».

Robe Vogue LAP profil

Je l’ai rallongé sous le genou (je me demande si je ne l’ai pas trop rallongée du coup) afin qu’elle soit travail-compatible. J’ai aussi agrandit la largeur des manches. C’est un peu systématique mais en plus, j’ai bien remarqué avec La Parisienne, que Louis Antoinette Paris fittait ses manches. Moi, j’aime bien être à l’aise, en plus, je suis toujours en train de faire des grands gestes en face des élèves, donc, je me suis renseignée et j’ai fais un ajustement. J’ai aussi rallongé le buste d’1cm pour que les découpes princesses tombent pile poil. Je me rends bien compte que les ajustements sont indispensables pour qu’un vêtement cousu main tombe parfaitement.

Robe Vogue LAP 2

 

Bilan :

Techniques : le zip invisible. Oui c’est encore un sacré challenge, même avec un pied spécial.

Confort : la flanelle de coton est le tissu qui peut servir à coudre des pyjamas. Donc, j’ai l’impression de porter mon pyjama quand je porte cette robe. Elle est bien chaude en tout cas. Même non doublée, elle est très agréable à porter. Cela faisait longtemps qu’un tissu chaîne et trame ne m´avait pas donné un tel sentiment de confort.

Style : J’adore ! Les poches sont jolies et pratiques. La flanelle de coton à petits pois est superbe.

Economie : patron 15 et la flanelle est à 14€ le mètre. J’ai acheté 1,8m de tissu, ce qui revient à 40 euros la robe.

Coup de coeur ? Oui, je veux en coudre pleins ! Enfin, au moins encore une autre pour l’hiver et une pour l’été.

 

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NanoWrimo 2017

Le mois de novembre est le mois du Nano. Il s’agit d’un évènement, auparavant organisé uniquement sur le territoire américain et maintenant, dans le monde entier. Donc, le mois de novembre est le National Novel Writing Month. NanoWrimo pour les intimes.

Le but : écrire 50 000 mots en 30 jours. Début, le 1er novembre, fin, le 30 du même mois.

J’ai tenté de participer au Nano dès 2014, mais cette année-là n’a pas été la bonne, j’avais détaillé à fond mon histoire à travers un plan, mais rien n’a marché comme prévu et j’ai du abandonner 2 semaines après. Pour l’année 2015, pareil, j’ai mollement tenté de participé mais, non, encore un échec. L’année 2016 a été la bonne. Pourtant, il y avait le voyage scolaire à Glasgow, beaucoup de choses à faire mais j’ai réussi. Pour écrire mon histoire, je me suis servie d’un jeu anglais qui consiste à tirer au sort des situations de départ, de fin et quelques péripéties. Honnêtement, mon histoire, qui fait 51 000 mots, n’a aucun intérêt, mes personnages sont fades et sans relief et leurs aventures ne valent pas l’encre pour les écrire. J’ai passé un assez bon mois. Je me suis accrochée et j’ai réussi. Je me souviens avoir aimé écrire chaque jour. J’ai même terminé quelques jours avant la Deadline, j’en étais très contente et fière. C’est pour ça, que cette année, j’ai rempilé.

Le NanoWrimo 2017 s’est passé. J’ai voulu écrire dans un contexte de jeu de rôle. Dans le jdr « La lune et les douze lotus », l’auteur, John Grümph, a crée un univers cohérent et très riche, dans un univers de Sword and Sorcery. Pour aider à créer une partie, il a donné des tables d’évènements à tirer aux dés. J’adore ce principe et j’ai décidé d’écrire mon Nano grâce à ce livre. Tout à magnifiquement marché. Pendant les 10 premiers jours, j’ai écris presque 20 000 mots sans m’en rendre compte. J’ai aimé mon histoire et même encore maintenant, j’adore mes personnages. Par contre, l’écriture n’a été que souffrance. Mais réellement. J’ai détesté écrire chacun des 30 000 mots suivants. Je n’ai jamais réfléchi à mon histoire mais au temps qui passe. Je m’explique. A chaque fois que j’avais envie de faire quelque chose : de la couture, reprendre un peu de tricot, lire, regarder des films etc. dans ma tête, surgissait « Nano, Nano, tu dois écrire ton Nano ». Ça me paralysait complètement et m’empêchait de faire autre chose. C’est un peu le principe du Nano, tout lâcher et se dévouer corps et âme à l’écriture. Et bien, je me suis rendue compte que ça ne marche pas pour moi.

A la fin, j’ai décidé de bloquer presque 2 jours et de me concentrer afin de finir. Chose faite jeudi 23 novembre 2017 à 13h00. Je ne peux pas expliquer le soulagement que j’ai ressenti lorsque j’ai atteint les 50 000 mots ! Le temps de terminer mon paragraphe, j’ai même atteint les 50 025 mots. Mon histoire n’est même pas totalement finie, mais je n’en ai rien eu à faire, seul comptait pour moi l’arrêt de l’obligation d’écrire tout le temps, tous les jours. Depuis, je suis béatement contente et je lis à nouveau, couds à nouveau…

Cette histoire m’a fait énormément réfléchir quant à ma réelle envie d’écrire. Je laisse tout ça un peu en suspens et j’ai décidé de prendre un peu de recul. Après avoir fait marcher ma tête, il est temps de recommencer à faire travailler mes mains.

Blog, Couture

Un plantain rayé !

Hum ! Presqu’un mois sans écrire ici… Dépoussiérons un peu le blog, voulez-vous ! Je n’ai pas vu passer le mois de Novembre, la vie qui court, un week-end jeu de rôle intense, un NanoWrimo 2017 sur lequel je reviendrai… Bref, nous voilà déjà à la fin du mois.

Laissez-moi vous présenter une réalisation du mois passé. Un plantain. Un simple plantain, patron gratuit de Deer&Doe, facile et rapide à coudre.

Plantain rayé

J’aime vraiment tout dans le plantain. L’encolure dégagée et la forme évasée qui cache le ventre.

Plantain raccords

Et oui, j’ai géré les raccords !!!!! J’en suis très fière ! J’ai mis un temps fou à épingler le patron au tissu (merci la table haute) et j’ai fais une couture au point droit à la machine à coudre, comme un bâti (selon les conseils du podcast Madebycelinette, mais j’ai oublié le numéro de l’épisode). Sauf que j’ai cousu dans les marges de coutures afin que ce bâti soit pris dans les surjets.

 

Bilan :

Techniques : les raccords. Il faut bien prendre son temps. Je n’avais à me soucier que de raccords horizontaux, cela dit.

Confort : comme tout vêtement en jersey qui se respecte, c’est un véritable pyjama ! Par contre, je pense que c’est la première fois que je couds du jersey 100% coton. Il est bien moins élastique que le jersey de viscose, moins mou et surtout plus douillet. Le jersey de viscose donne un petit côté froid quand on enfile le vêtement. Ici, mon plantain est plus ferme. On ne le voit pas sur les photos, mais l’encolure fait un très léger pli. Rien de dramatique cela dit.

Style : rien à dire de plus : j’adore cette coupe. J’avais un peu peur de l’effet prisonnier avec les rayures noires sur fond gris, mais en fait, ça va.

Economie : patron gratuit et jersey à 1€ d’un vide-atelier (et il me reste du jersey !)

Coup de coeur ? Je pense que pleins de plantain m’attendent.

 

 

Blog, Couture

Je couds ma garde-robe capsule : octobre

Il m’a fallu longtemps pour la coudre celle-la ! Plus d’un mois !

Dans le projet, je couds ma garde-robe capsule 2017, il y a un manteau. Cette catégorie me posait deux problèmes : la difficulté supposée ou réelle et le fait d’avoir déjà 2 manteaux. Je ne suis pas collectionneuse et je prends soin de mes affaires. Donc je sais que mes manteaux d’hiver vont me tenir longtemps. Certes, j’ai très envie de m’en coudre un mais je pense, en toute lucidité, que mon niveau n’est pas encore suffisant. Oui, pour moi, le manteau, est une montagne à gravir. Comme la pose impeccable du zip invisible.

Il y a quelques temps, dans un Burda, voilà le modèle qui m’avait incidemment tapée dans l’oeil :

Burda Style

Cette cape faisait partie d’une collection british. Je n’avais pas du tout l’intention de la coudre, mais dans le cadre du projet et parce que sur un coup de tête, j’avais acheté 2m de lainage magnifique, je me suis dis : pourquoi pas ? J’ai quand même regardé les instructions de montage et, miracle ! je les comprenais (presque) toutes. Me voilà en train de décalquer le patron, couper mon tissu et assembler ma cape après avoir bâti le bavolet et les poches. Je dois avouer qu’au début, ça a roulé tout seul. Mais tellement… tellement que j’ai commencé à flipper, c’était trop facile ! A partir de là, forcément, y a eu quelques soucis…

Cape burda de dos

Admirez le très beau tombé du tissu ! 

Dans un premier temps, comme je l’écrivais, franchement, les instructions étaient assez claires et j’étais assez confiante. Par contre, j’ai fais une grosse erreur (de débutante ?), je m’en suis rendue compte vers la fin, évidemment, j’ai mal reporté les emplacements de couture des poches et du bavolet et cela a rogné sur mes marges de coutures. Cela ne se voit pas de l’extérieur mais cela m’a empêchée de faire une jolie finition intérieure. Burda expliquait qu’il fallait cacher la couture assemblant la capuche au corps de la cape par un ruban ou du biais, mais impossible ici, à moins de faire apparaître sur l’extérieur deux lignes de coutures. J’ai renoncé.

Burda indique que pour cette cape, il faut « un tissu qui ne s’effiloche pas ». Mon tissu, un beau drap de laine, soyeux et très doux a été un (presque) rêve à coudre. Il ne s’effiloche pas, mais j’ai envie de rajouter : pour le moment. Il faut voir à l’usage. En tout cas, c’était la première fois que je cousais une laine aussi épaisse. Au toucher, elle est assez sèche, elle ne glisse pas, mais ne se bloque pas sous le pied de biche et sa couleur est très particulière, un espèce de mauve assez froid, impossible à rendre correctement en photo.  Ce tissu ne se plie pas au fer. Jamais. J’ai tenté au fer tiède, puis de plus en plus chaud, avec une pattemouille ou sans pattemouille, rien à faire. Dans les instructions, Burda indiquait qu’il fallait « ouvrir les coutures au fer ». Elles sont restées obstinément fermées. Une des solution possible aurait été de faire des surpiqûres tout au long pour fixer les surplus, mais j’ai douté de ma capacité à faire des coutures longues vraiment parallèles et cela changeait de tout au tout le modèle. Après avoir réfléchi, j’ai laissé tomber.

Une autre chose qui m’a gênée, ça a été de laisser les coutures à cru. Je n’aime pas ça, mais il a fallu faire un choix. Comme je viens de le dire, la couleur est quand même peu courante (elle sort du bleu, du noir, du marron et du gris, c’est sûr). Je n’ai pas trouvé de fils de couleur approchant suffisamment pour faire des surjets qui seraient visibles, la cape n’étant pas doublée. Ou alors, je n’ai pas cherché trop longtemps, parce que j’avais vraiment envie de la coudre. Je ne sais pas si j’ai bien fais, mais c’est fait ! Par contre, je ne voulais pas laisser les bords de la capuche et l’ourlet de la cape. J’ai pris une autre décision, hors surjet, à savoir de poser un biais. Et au vu de l’impossibilité de trouver un biais de la bonne couleur, j’ai choisi un biais très contrastant, car blanc, mais avec des petites fleurs mauves en rappel (qu’on ne voit pas du tout ici). C’est en effet voyant, mais ça ne jure pas plus que ça. Poser du biais a été compliqué. Je n’avais pas prévu du tout que ce soit compliqué parce que la finition au biais est facile et donne un très joli fini. J’ai acheté un biais très souple en plus, mais, je ne sais pas pourquoi, ici, je l’ai raté. Pareil, on ne le voit pas, il faut mettre le nez dessus, mais je le sais et ça suffit pour me contrarier (un peu).

Cape burda envergurecape burda avec capuche

Ici, vous voyez bien le biais qui ressort.

Les coutures à la main ont été aussi très galères à faire. Je pense qu’à un moment, il va falloir que je prenne de vrais cours de couture à la main. D’ailleurs sur la photo précédente, on voit bien que j’ai mal cousu les pressions. Il y a un décalage en bas, qui n’existait pas avant la pose de la fermeture. Tant pis.

Finalement, le plus dur a été la machine à coudre qui a décidé de me faire des misère. Ma chère Joséphine n’a pas aimé coudre du cordonnet, ça non, le fil épais, elle n’aime pas. Je l’ai emmenée une première fois chez Singer pour la faire nettoyer. De toute façon c’était prévu et en plus, je savais que la laine fait de la poussière lorsqu’on la coud. Une petite révision s’imposait donc. Normalement, ma machine gère automatiquement la tension du fil, mais pour un fil un peu plus épais que la moyenne, il a fallu faire attention et l’enfilage a été déterminant. J’ai utilisé une aiguille 100 toute neuve et tout est quand même passé.

Comme je l’ai dit plus tôt dans cet article, dans un premier temps tout a bien marché à tel point que j’ai eu la trouille. J’ai mis longtemps à terminer cette cape, parce qu’à chaque fois que je voulais m’y mettre, je me disais « là tu vas forcément foirer quelque chose ! ». Je sais bien que c’est idiot, mais c’est un sentiment qui ne m’a pas quittée. Alors voilà, malgré les imperfections, malgré mes choix qui peuvent paraître douteux, malgré quelques regrets, je suis très fière de cette cape. Elle représente tellement ! Tout d’abord, coudre de la laine me faisait un peu peur. Même si je l’ai acheté à un prix très raisonnable, ce coupon méritait un joli projet et que je m’applique. J’ai cousu cette cape de fin septembre à presque fin octobre. D’habitude, je couds un projet le plus vite possible, tant je suis pressée de voir le résultat et de le porter. Ici, j’ai pris mon temps, j’ai tenté d’être la plus précise possible, j’ai soigné chaque couture et j’ai aimé chaque étape. Je me dis que j’ai un peu mûri dans ce projet. Je suis toujours contente d’avoir un projet facile et rapide, mais je me rends compte qu’un projet plus long, plus… grand ? est aussi valorisant. Je suis contente de participer à ce projet de coudre ma garde-robe capsule parce que je me rends bien compte que j’ai progressé cette année (mais je ferai un article bilan en janvier 2018)

Je l’aime ma cape. Je l’ai déjà portée parce que s’il y a de belles journées, il fait frais le matin. Elle est chaude et confortable. Peut-être pas pour le plein hiver, mais pour la demi-saison, ou pour ce bel été indien, elle est parfaite.

Cape burda de profilCape burda portée

Ici, la cape portée avec ou sans foulard

Bilan :

Techniques : travail sur le patron, travail sur un tissu épais de laine, pose de pressions, travail du cordonnet, surpiqures…

Confort : tissu bien confortable et doux.

Style : J’adore… Même si la couleur n’est pas facile à porter et si une cape a ses limites (les ouvertures près des bras laissent passer des courants d’air).

Economie : patron fourni Burda et 2m de lainage acheté 30€. La mercerie a coûté assez cher : 4 pressions, 4m de biais (8€), du cordonnet…

Coup de coeur ? Oui et non. J’adore ma cape, mais je pense que ce sera le seul exemplaire dans ma garde-robe.

Blog

Pietr le Letton.

Il s’agit de la première enquête dans laquelle apparaît Maigret.

Résumé :

Le roman commence par le commissaire Maigret de la Première Brigade Mobile, prévenu de l’arrivée en France d’un célèbre escroc international, Pietr le Letton. Maigret se prépare à installer une filature dès sa descente du train, à la Gare du Nord. Pietr est, a priori, reconnaissable à son oreille. Sur le quai de la gare, un homme ressemblant à Pietr, se prépare à rejoindre son hôtel, le Majestic. Maigret ne peut le suivre immédiatement car un cadavre est découvert dans les toilettes d’un wagon. Il s’agit du sosie de Pietr.

Maigret se rend au Majestic et découvre que son suspect s’est installé dans une suite et qu’il a prit contact avec un millionnaire américain, un certain Mortimer-Livingston. Son enquête le conduit à Fécamp et à rencontrer une certaine Mme Swaan, mairée à un capitaine norvégien, qui travaille avec un armateur allemand, prêt-nom d’investisseurs américains. De retour à Paris, Maigret continue de se renseigner sur Pietr le Letton et entrevoit deux hommes en un seul : celui sûr de lui, habitué des palaces et des belles fréquentations, et le raté, habitué aux hôtels minables, proche d’une certaine Anna. Au cours de l’enquête, un des proches collaborateurs du commissaire, Torrence est abattu lors d’une filature. Le commissaire en fait une affaire personnelle. Les morts se multiplient : du petit escroc inconnu, en passant par un tueur professionnel, pour finalement aboutir à l’assassinat de Mortimer-Livingston et à un tir raté sur Maigret.

Finalement, il apprend que Pietr a un jumeau, Hans. Ce dernier, excédé par le traitement que lui inflige son frère, le tue et fini par se suicider.

Bilan :

Je crois que c’est la première fois que je lis ce roman. Il est… bizarre. Je trouve que le ton est très spécial, presque comme si ce n’était pas un Maigret. On voit un commissaire plus massif, énergique, assez solitaire. Même Mme Maigret n’est pas tout à fait la même. Le rythme n’est pas le même et certains détails changent : le commissaire fait partie de la brigade mobile, pas la brigade criminelle, Torrence meurt assassiné alors qu’il est bien vivant dans d’autres romans. On sent que Simenon ne maîtrise pas encore bien son personnage et qu’il est occupé à poser des bases pour ses futures histoires. Déjà affleure l’empathie de Maigret et sa capacité à écouter les confessions des meurtriers, à les comprendre et à dresser un implacable portrait humain. Ici, le meurtrier est un être faible, un raté qui ne semble pas avoir de volonté propre et qui est complètement soumis à son frère jumeau.

 

Blog, Lire et écrire

Maigret

J’ai découvert Simenon lorsque j’étais étudiante à Amsterdam. Il est devenu mon auteur préféré. Il y a quelques années, j’ai pu trouvé l’intégrale « Tout Simenon » en 26 tomes et imprimé sur du vrai papier, pas sur l’horrible papier bible des éditions Omnibus.

Cela fait longtemps, dans mes projets, que j’ai envie de lire tout Simenon. Et j’ai aussi très envie de lire tout Maigret et dans l’ordre. J’en ai lu pas mal, ainsi que les autres romans, mais j’ai envie de prendre mon temps et d’avancer tranquillement, dans l’ordre (c’est important) afin de constater l’évolution du personnage, du rythme d’écriture, des ambiances décrites… surtout les ambiances, d’ailleurs, car Simenon a l’art de me transporter ailleurs.

Ce n’est pas un projet très très long, car les Maigret se lisent plutôt vite. Je ne sais pas si j’écrirai sur toutes les enquêtes de Maigret, car cela ferait 75 romans et 28 nouvelles, plutôt long. Je ne sais pas non plus combien de temps cela me prendra, peut-être ne terminerai-je pas ce projet de lecture… Mais enfin, voilà la liste des enquêtes de Maigret, romans et nouvelles réunis. Il s’agit d’un ordre chronologique de rédaction et entre parenthèse, il s’agit de la date de publication

Blog, Couture

Ma basic Three, mon nouveau pyjama, enfin ma nouvelle robe !

Voilà une nouvelle robe, à temps pour l’automne, même si ce dernier s’est déjà bien installé sur Lyon. Après avoir passée tout l’été à râler de la chaleur, je ne vais pas me plaindre, n’est-ce pas ?

Le week-end dernier, je me suis lancée dans une cousette assez facile, la la basic three. C’est le genre de patron nécessaire à tout le monde : facile, très bien expliqué et qui a un rendu canon !

Tadaam !!

robe Basic three devant

J’ai choisi la robe avec un col plissé et une forme trapèze. Tout a commencé par ce jersey ! Il est tellement beau ! Je l’ai eu à prix intéressant lors d’un vide-grenier organisé sur IG. J’ai longtemps louché dessus lorsqu’il est sorti en boutique, mais j’ai refusé de me laisser tenter au vu du nombre de projets et de mon stock de tissus. Bon, voilà, j’ai craqué, mais je sais que beaucoup ont la même addiction que moi, donc tout va bien, n’est-ce pas ?

Cette robe, je l’ai cousu en une demi-journée. j’ai acheté le patron le matin, imprimé, découpé et cousu dans la foulée. Tout a roulé : les explications étaient limpides, aucun souci d’assemblage à la surjeteuse et les ourlets à l’aiguille double ont été d’une simplicité enfantine. J’avoue que je me félicite tous les jours d’avoir investie dans de bonnes machines.

Robe basique three détail du col

Le col plissé dans toute sa splendeur ! J’ai choisi cette forme car la créatrice disait qu’un jersey de viscose était adapté et franchement, il est joli ! Allez, encore une :

robe Basic three devant

Elle parait un peu courte comme ça, mais non, elle est travail-compatible. Ah, je tiens à souligner les indications du patron ainsi que des ajustements très complets, un vrai bonheur, je vous dis !

Bilan :

Techniques : aucune. C’est prétentieux, mais j’ai déjà cousu du jersey et utilisé l’aiguille-double. Cela dit, je précise que c’est mon premier vêtement cousu avec ma nouvelle table. J’ai investi dans des tréteaux repositionnables Ikéa. La table posée dessus m’arrive ainsi bien au-dessus de la taille et pour me pencher, c’est un réel bonheur. On n’en parle pas assez du dos des couturières, mais croyez moi, c’est important. Mon dos me laissant tranquille, j’ai pu être très précise dans mes découpes et mon marquage. Ca change tout. Je sais que lorsque j’écris ça, on dirait que j’ai découvert l’eau chaude, mais je me rends de plus en plus compte que la couture est affaire de précision.

Confort : Comme tout vêtement en jersey qui se respecte, c’est un véritable pyjama ! Par contre, le jersey de viscose est d’un toucher plus froid. Je ne savais pas, au début, ça m’a fait bizarre, mais on s’habitue. Et puis comme c’est du jersey, je n’ai pas eu à retoucher la largeur des manches (team #grosbras for ever !)

Style : J’adore ! Le pli de devant camoufle mon ventre qui a tendance à ressortir lorsque je porte des vêtements trop moulants de type jersey.

Economie : patron en pdf 5€ et 1,8m de tissu (je crois que je l’ai payé 18€), donc 23€ pour la robe, autrement dit, une misère.

Coup de coeur ? J’aime tellement la forme ! Donc à refaire certainement. J’ai envie de décliner le patron en petits hauts, en forme boule aussi.

 

Blog, Couture

Cézembre en septembre

(Il était facile celui-là !)

Mon mojo de la couture ne s’étant pas tari, voilà une nouvelle Cézembre !

Après ma robe Burda, complexe et qui m’a demandée pas mal de travail, j’avais besoin d’un patron sûr. j’avais déjà cousu la blouse Cézembre ici (et je m’aperçois que j’avais fais le même jeu de mot T_T). Une blouse que j’adore et que je porte assez souvent. Pourtant, cette version avait fait office de toile et il y avait des finitions qui ne me satisfaisaient pas.

Donc, la voilà !

Et oui, plus sûre de moi, j’ai craqué pour l’admirable collection de l’Atelier Brunette. Je l’a.d.o.r.e.

J’ai craqué lors de mon rapide passage à Paris, dans ce temple de la tentation qu’est Lil Weasel. C’est à dire une boutique qui est un CSF à son échelle. Bref, je me suis fait plaisir et je ne le regrette pas. Par contre… Vous savez qu’il y a toujours des histoires lorsque je couds…

Lors de mon premier essayage, j’ai cru pleurer parce que je passais les bras tout juste. Bienvenue dans la team #grosbras ! Je ne parle même pas de mon ego piétiné, qu’est-ce qu’un ego endommagé lorsque l’on pense que l’on a gâché un tissu aussi magnifique ! Une fois mes larmes essuyées, j’ai réfléchi et rajouté, discrètement, une petite bande de couture sous les bras (environ 2cm) et là, je suis à l’aise, je peux à nouveau bouger les bras. C’est une chose qu’il faut que je pense à faire : les modifications largeur de bras…

 

Bilan :

Techniques : pas grand-chose, que du easy peasy, je vous dis !

Confort : Ce tissu, mais ce tissu !!! La double-gaze est tellement confortable !

Style : Avec les photos, je me rends compte qu’elle est peut-être un peu courte, mais en fait, je m’en fiche. J’adore la coupe de ce modèle et le tissu fait tout le reste. Je le trouve superbe, superbe, superbe… J’en veux plus ! Par contre, j’ai fais une boulette, je ne sais ni ce que j’ai fais, ni comment je l’ai fais, mais je me suis trompée dans la découpe des parmentures du bas. Elles étaient bien trop étroites (excès de confiance ?) Et après pas mal de couture à la main sur les deux précédents projets, j’avais vraiment la flemme de faire des coutures invisibles, j’ai donc bien replié les parmentures sur elles-mêmes et cousues à la machine. Ca passe nickel cela dit. Même si mes ourlets pourraient être plus régulier. Et avec Cousu main qui passe à la télé, je me rends bien compte qu’il faut que j’améliore ça de toute urgence.

Economie : patron en pdf que j’ai déjà et 1,3m de tissu atelier Brunette 22,50€/m, soit 29,25€. Franchement, le tissu n’est pas bon marché, mais il faut voir sa tenue et sa douceur. Et puis son design original….

Coup de coeur ? Oh que oui ! Je ne sens pas le tissu lorsque je la porte et je l’ai déjà porté 2-3, enfilée dès que je l’ai finie. Déjà des compliments au travail pour la forme et le tissu. Finalement, je me dis que j’ai tord de faire l’impasse sur les pastels, ça me va plutôt bien !

Blog, Couture

Encore une 1001 perles ??!

J’adore cette jupe ! J’ai décidé de la coudre en version plis et poches en lin pour l’été. J’avais dans mon stock, un très beau lin légèrement brillant.

Jupe 1001 lin devant

Le lin, ça se froisse, la tactique de la blogueuse : mettre les mains dans les poches !

J’ai soigné les finitions, je ne suis pas très à l’aise avec les coutures anglaises, j’ai donc préféré surjeté et poser un biais très souple.

Intérieur de la jupe 1001 en lin

 

Comme j’avais déjà cousu ce modèle, j’ai suivi les conseils d’Ivanne et je me suis décidée à poser une petite fantaisie : un petit passepoil en tissu de type liberty. Je l’ai fabriqué à l’aide d’un petit cordon et posé près de la ceinture et pour souligner les poches.

Gros plan jupe 1001 lin devant

Je me rends compte que le pli central montre une ouverture. Mais ce n’est pas grave parce qu’ils restent quand même symétriques. Je ne m’en suis pas rendue compte du tout en cousant !

Bilan :

Techniques :  fabrication d’un passepoil, pose d’un passepoil, ourlet rapporté au biais.

Confort : hyper confortable, même si le lin est plus raide que le satin de coton de ma première 1001 perles, je ne l’avais pas anticiper, je pensais le lin plus souple. Mais elle reste très confortable.

Style : Cette jupe, je l’aime ! En plus, je l’ai correctement rallongée cette fois. Et puis avec les finitions, elle est encore plus jolie. J’adore mon passepoil ! Par contre, j’ai un peu cafouillé dans la largeur de la ceinture et je n’ai pu mettre qu’un seul gros élastique dans le dos de la jupe. Je pense qu’il vaut mieux coudre des coulisses et passer 2 élastiques plus étroits. Le rendu est plus joli.

Economie : patron déjà en ma possession et 1,3m de tissu de chez Mondial Tissus à 12-13€, un biais à 0,99€ le mètre, je dois en avoir 3. Donc ça fait environ 18€. L’élastique était aussi en stock.

Coup de coeur ? Oui, oui et encore oui ! j’ai prévu une jupe doublée pour l’hiver, toujours avec un petit passepoil !