Blog, Couture

Jupe Salomé.

Première fois pour moi. Première fois que je couds cette jupe, de cette marque.

J’ai complètement craqué pour cette jupe à plis. Le niveau est considéré moyen par la marque. Personnellement, vu les explications données, le tuto vidéo, sincèrement, je dirai débutante avancée. Rien de difficile dans ce modèle de jupe qui peut être cousue dans des matières facile comme ici. J’ai choisi de la gabardine noire. J’ai remarqué que je n’avais pas de jupe réellement noire et que l’une des jupes que je porte le plus, est la Chardon de Deer&Doe. Plus ça va, plus j’aime les jupes évasées et les plis. Pas sûre que cela soit conforme à ma morphologie, j’ai tout de même des hanches, mais bon… Je pense que les vêtements qui nous font envie sont ceux qui nous vont le mieux.

J’ai apprécié le patronage : les plis se forment tout seuls et j’ai tout surjeté à 4 fils.

Deux soucis toutefois. Le premier, les ceintures sont trop courtes. Il y a une ceinture devant et une derrière. La ceinture-dos a été recoupée pour devenir la ceinture de devant, j’ai recoupé et assemblée une autre pièce pour obtenir la ceinture derrière qui vient se boutonner sur le devant pour maintenir la jupe.

Je vous laisse avec cette photo. La première lectrice qui voit ce qui ne va pas, gagne un verre d’eau du robinet.

Alors ? Vous avez trouvé ?

Voilà voilà ! Une fois les poches bien fermées, le tour de taille de la jupe est bien trop grand. Il faut enlever au moins 16cm voir plus au diamètre de la jupe. Vous voyez ici que j’ai cousu des boutons blancs en plastiques qui donne un petit côté vintage à l’ensemble.

Bilan : 

Techniques : Fermeture par les poches, ingénieux !

Confort : Hyper confortable !

Style : Je pense qu’elle sera très bien une fois la ceinture ajustée. Je ne sais pas trop quoi faire de cette jupe d’ailleurs : rajouter un élastique dans le dos ? Retailler totalement la jupe ? Pour le moment, elle reste suspendue sur le dossier d’une chaise bien visible.

Économie : 18,18 euros pour le tissu et 6 euros de boutons. j’ai profité des soldes pour acheter le pdf : 6,40€. Donc cette jupe m’a coûté : 30,58€ Un peu trop cher pour ne pas la porter, mais je suis contente d’avoir acheté le patron.

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Couture, Podcast

Podcast : La couture et moi, épisode 10

Bonjour, voilà un nouveau podcast audio.

Je vous parle de deux réalisations :

La jupe Salomé de Coralie Bijasson

Basic Three de la Jolie Girafe.

Très bonne écoute !

Episode 10 : La couture et moi, épisode 10. La couture et moi.

Je vous présente mes réalisations couture de janvier 2021. 
  1. Episode 10 : La couture et moi, épisode 10.
  2. Episode 9 : Couture de Décembre 2020 et bonne année 2021 !
  3. Episode 8 : Le retour, la réapparition, la reprise…
  4. Episode 7 : Bilan de l'année 2019.
  5. La couture et moi. (Trailer)
Blog, Couture

Veste Serra.

Il me semble que c’est pendant l’été 2019 que nous avons décidé de coudre la veste Serra. quand je dis « nous », je veux dire les filles du café couture et moi. J’ai des manteaux pour l’hiver et j’aime porter une veste légère pendant la demi-saison. Il y a quelques années, j’avais acheté une veste un peu style parka chez H&M. Je l’ai usée jusqu’à la corde (on voit des TROUS dans le tissu et la doublure sort par l’extérieur !) Avec une fierté mal placée de couturière, j’ai affirmé haut et fort que je ne rachèterai pas de veste, je me la coudrai ! J’avais très très envie de coudre le Kelly’s anorak de Closet Core Pattern. En plus, une amie l’avait déjà cousu et nous en avait fait un très bon retour. Affaire pliée.

Finalement, comme vous pouvez le deviner avec le titre de cet article, nous avons choisi un autre patron, la veste Serra de Pauline Alice.

Sur le papier, cette veste a tout pour plaire :

  • son côté versatile : 3 possibilités parka, trench et blouson
  • son côté unisex : pas de pince poitrine
  • son côté confortable : manches raglan.
Veste de face.

Finalement je l’aime bien ma veste mais ce projet fut difficile à mener et ne m’a pas apporté beaucoup de plaisir dans sa confection.

Après l’achat du patron, j’ai rapidement trouvé mon tissu : une gabardine mauve chez Agnès B à 7euros le mètre. J’étais trop contente de la couleur et du prix du tissu… pour la doublure ? Un bemberg gris de mon stock. Pour ma veste, je me suis décidée pour une version A, la parka, mais alors une version rapide sans capuche, sans poche poitrine et sans coulisse à la taille. Toute cette histoire partait bien et puis en fait non. Les premiers retours sur la couture de cette veste furent… mauvais en fait. Beaucoup de bidouillages et pas trop d’explication. Du coup, ma motivation a reçu un gros coup d’arrêt ! La preuve, il a fallu attendre novembre-décembre 2020 pour m’y mettre.

Alors, c’est un patron très complet et cela se voit dans le nombre de planches comprises dans la pochette. Mais comme il n’y a pas de liste des pièces à décalquer… Vous étalez vos feuilles et puis vous décalquer après avoir scruter chaque pièce tracée. Ça prend beaucoup, beaucoup de temps ! Beaucoup (une demi-journée). Les pièces sont nommées en anglais. Je sais que c’est un détail, mais ça m’a agacé.

Une autre demi-journée pour couper le tissu et thermocoller les pièces. Et enfin, après tout ça, je peux commencer à coudre…

En lisant le livret d’explications, on commence les poches. C’est très simple et bien expliquer. Normal, c’est le début. Ensuite, on coud le tissu principal et la doublure. Enfin, on assemble le tout.

Les poches

Tout d’abord la couture des manches raglan. Il y a une pince sur les épaules. La pince est trop courte en tout cas pour moi et donne un vilain bec à l’épaule. En même temps, dans les explications, ce n’est pas indiquer de la coudre en arrondi, lorsque j’ai vu le vilain bec qu’elle formait, j’ai décousu recousu en allongeant la pince et en l’élargissant de 2cm.

J’ai trouvé les explications assez peu convaincantes et il y a des erreurs un peu partout (le col est plus long d’un côté que de l’autre…) Le bidouillage est nécessaire, en particulier pour la couture du zip. Normalement, le zip a une sous-patte et une patte de boutonnage. Impossible de savoir comment coudre tout ça. Je n’ai pas compris les explications données. Ma solution ? Et bien ne pas coudre ni de sous-patte, ni de patte de boutonnage. Du coup, mon zip est visible. Et il mesure 60cm. Si vous regardez bien les photos, il monte sur le col. Or, dans la pochette patron, il y a une erreur de corrigée : au lieu d’un zip de 60cm, il est recommandé d’en prendre un de 70. Je trouve ça bizarre parce que qu’avec une longueur de 70cm, il n’y a pas de place pour coudre l’ourlet du bas.

Veste de profil.
Le bavolet. J’aime beaucoup !

Il y a eu aussi des soucis de repères un peu partout et je ne compte pas faire ici la liste de ces petites contrariétés. Mais je vais vous dire comment ma prof de couture m’a permis de régler ça : on épingle les épaules et on coupe tout ce qui dépasse. Et c’est ce que j’ai fait.

Une fois la veste en tissu principale cousue, il faut coudre la doublure. Pareil, petits soucis/incompréhension/bidouillage… Il y a des pinces d’épaules mais trop petites, il y a un pli d’aisance trop petit aussi (est-il utile ?). La doublure est trop longue et du coup, les revers de manches et de l’ourlet sont trop étroits.

Intérieur très propre.

Si je résume bien, une fois cousu le tissu principal et la doublure, il faut bien finir la veste en assemblant les deux. Et là, le sentiment de solitude revient. Du coup, j’ai décidé de ne pas utiliser le livret d’explication mais le tuto de blog inthemoodforcouture.com (j’espère qu’elle me pardonnera de la nommer dans cet article) et enfin, enfin, j’y suis arrivée.

Revers très petits.

Quelques conseils si vous souhaitez coudre cette veste : lorsque vous allez l’essayer une première fois, ne pas paniquer si la veste paraît trop petite. Une fois la doublure assemblée et les marges de couture dégarnies, tout rentre dans l’ordre.

Les manches raglan paraissent incroyablement longues, il ne faut pas les couper. Pareil, une fois la doublure posée, les manches prennent la bonne longueur. Cela dit, si vous voulez coudre cette veste, pas de souci, mais je vous souhaite de vous faire la main sur une veste mieux expliquée (type le manteau magnesium d’Ivanne S. par exemple).

Bilan 

Techniques : Est-ce que le bidouillage compte comme une technique ?

Confort : La veste est confortable, pas de souci de ce côté-là.

Style : J’aime beaucoup ce style. Normalement, il y aurait du avoir des pressions posées sur cette veste, je n’en ai pas mis vu que je n’étais pas sûre de la finir et de la porter. En fait, pour moi, cette veste est une toile. Parce que je pense la refaire cette veste. Dans longtemps, parce que je suis un peu traumatisée par ma réalisation, donc je vais attendre un moment.

Economie : 4m de tissu à 7€/m = 28euros (et vu comment le tissu bouloche dès l’étape du découpage, ça ne vaut pas plus), le patron pochette = 18€. Le zip est un zip compris dans un pack couture lidl donc il n’a pas coûté cher. Ça fait une veste à 48 euros, c’est assez intéressant. Cela dit, je reste perplexe face à un patron de 18 euros qui a des explications moins claires qu’un magazine Burda à 6,5€.

Blog, Couture

Cape Burda, le retour.

Est-ce que vous vous souvenez de ma cape Burda ? Mais siiiii, l’article est !

Une jolie cape dans un superbe drap de laine, avec des grandes poches, une capuche immense et des finitions moches au biais…

Ce n’était pas ma plus grande réussite mais elle valait le coup que je la sauve.

Voici donc la cape Burda 2.0. Ou version 2. Exit la capuche, les finitions moches… Bonjour le col et les fils mousse Madeira.

On le voit ici, je n’ai pas cousu de petite agrafe (la flemme ?) et donc, le col rebique. Je suis vraiment contente de ce col exclusif, patronné uniquement pour moi. Et en tout cas, je préfère un joli col à une capuche inutile. Je ne mets jamais de capuche, j’ai des bonnets et/ou des parapluies. Donc pour moi, elle est inutile ^^

Le col, je l’adore.
L’ampleur.

Le tissu est très beau mais ne marque pas du tout au fer. Cela ne se voit pas, mais j’ai bien repassé cette cape avant les photos et j’ai bien mis une pattemouille et de la vapeur. Le résultat est n’est pas vraiment concluant !

La cape vue de dos et j’aime bien que l’ourlet soit un peu en forme de vaguelette. Cela permet à la cape de bouger alors que le biais l’avait fait se raidir. Le tombé est plus souple.

Impossible de coudre une parmenture pour cacher la couture d’assemblage du col, alors je me suis fendue d’un biais à la main, à point invisible. Et vous voyez bien le surjet 4 fils en gris, qui se fond harmonieusement au tissu. Sur les photos, il apparaît gris, mais la vérité vraie ? Il est mauve. En tout cas, cela m’a rassurée de pouvoir finir la cape comme ça, car j’avais déjà dégarni les marges de couture et j’avais un peu peur de ne pas avoir suffisamment de tissu.

Ici, la couleur est bien rendue. Le point de satin aurait du être bien plus couvrant mais pour cela il aurait fallu utilisé de l’avalon. Sorte de film hydrosoluble qui lisse et rend régulier le point de satin et/ou le roulotté. Sauf que… je me suis posée la question de savoir comment me débarrasser du film car qui dit hydrosoluble, dit forcément trempage dans l’eau. Or, je ne suis pas fan de plonger un tissu de cette qualité dans de l’eau. Sachant que la laine est surtout nettoyée à sec. Bien sûr, mon essai sur une chute était parfait, le point était bien plus couvrant. Je pense que j’ai été un peu anxieuse à l’idée de faire cette finition, après tout, cela pouvait ruiner tout mon projet. J’ai, sans doute, été un peu trop rapide.

Cette cape n’est pas parfaite loin de là, mais j’en suis très contente car j’ai pu la sauver et je pense qu’en l’état, elle est portable. Ce qui n’était pas le cas avant. Elle est chaude ce qui n’est pas négligeable en ces temps bien frisquets sur Lyon.

Bilan :

Techniques : travail de création du col auquel j’ai assisté. Je dois avouer que le patronage ne me tente pas pour le moment.

Confort : chaud, douillet… un bonheur tout doux !

Style : J’adore la forme et la couleur.

Economie : Comme dit dans l’article posté en 2017, pas de budget pour Burda, 30€ de tissu et sans doute 30€ de mercerie (pressions, cordonnet, fil mousse…) j’hallucine sur le prix de la mercerie en général !

Blog, Couture, Podcast

Podcast : La couture et moi, épisode 9.

Bonjour, voilà mon neuvième podcast qui revient sur mes projets de décembre 2020.

Dans ce podcast, je parle de plusieurs projets :

  • ma cape Burda.
  • la veste Serra de Pauline Alice.
  • du blog In the mood for couture qui donne une excellent tuto pour doubler une veste.

Bonne écoute !

https://anchor.fm/s/47bf684/podcast/rss

Blog, Couture

Pantalon dressed.

Lors de l’achat du livre Dressed, j’ai tout de suite eu un gros coup de coeur pour le pantalon. En tant que tel, ce n’est pas un vêtement trop difficile à coudre, mais c’est peut-être l’une des pièces du vestiaire qui demande le plus d’ajustements. Et le pantalon dressed m’est apparue comme un bon premier essai : ce n’est pas un pantalon ajusté et la taille élastiquée permet un grand confort et surtout pardonne les petites imperfections.

Pour ce modèle, j’ai cousu une toile et si la fourche était correcte et me permettait de m’assoir, j’ai estimé qu’il fallait quand même l’abaisser de 3 à 5 cm. Finalement, je me suis décidée pour 3.

J’ai cousu une première version dans un chambray bleu clair et je l’ai porté tout le mois de septembre. Je ne vous le présente pas ici car il est rangé avec toute ma garde-robe d’été. Par contre, je savais que j’en voulais un autre pour les temps plus froids. J’avais dans mon stock un tissu, une sorte de maille souple mais pas trop élastique. Je précise que le modèle est fait pour du chaîne et trame. Mais j’ai fait un essai dans un petit bout de tissu et je n’ai pas eu besoin de point élastique, la couture au point droit a suffit.

J’adore ce modèle mais je dois avouer que la version chambray est nettement mieux. Ici, ce tissu gris foncé à pois est une espèce de polyester duveteux, dont le toucher n’est pas sans rappeler la flanelle. Par contre, il ne tient pas chaud du tout. Ce n’est pas ma version d’hiver rêvée !

Ici je vous présente des photos pour le fit et vous allez voir qu’il y a beaucoup de plis. Cela vient de la mollesse de mon tissu.

Pantalon de face qui montre bien le côté « mou » du tissu.
Le pantalon est décontracté.

J’apprécie beaucoup ce patron et je trouve qu’il s’agit d’un bon basique. C’est un peu le principe du livre d’ailleurs. Si ce patron a une coupe décontractée, mon tissu donne une impression de… lâcheté ? Vous constatez que le pantalon a l’air trop grand, trop large, trop tout… Pourtant je vous assure que non. Ma seule explication est la mollesse du tissu.

Pantalon de dos.

Ce que j’apprécie aussi dans ce modèle c’est la taille élastiquée. D’habitude je me méfie d’un élastique à la taille qui fronce trop et qui ajoute du volume là où ce n’est pas souhaitable. Ici, il y a quelques fronces mais pas trop, bref, un juste équilibre.

Pantalon de dos après m’être assise.

Je me suis demandée si je pouvais porter ce pantalon au travail et j’ai eu un gros doute, vite balayé par l’état de mon séant après m’être assise. Je n’ai pas d’autre expression, à part « ça pendouille ». Ce n’est pas des plus esthétique et dans cette version, clairement, le confort l’a emporté sur le style.

J’ai coupé le pantalon dans 1m30 de tissu car il avait une largeur de 1m60. C’est plutôt économique ! La seule chose qui n’a pas pu rentrer ce sont les poches. J’ai donc décidé de les coudre dans un tissu contrastant. D’ailleurs, voilà une petite réflexion personnelle : j’aime les poches, je les trouve très pratiques et je suis contente que Deer&Doe propose souvent des poches assez grandes pour mettre des mouchoirs, un portable et des clés.

Détail des poches.

Au cours de ma couture, je me suis rendue compte que le pantalon allait être un peu court. La version « été » en chambray étant portée sans chaussette, cela n’avait pas grande importance. Du coup, pour économiser de la longueur de tissu, j’ai décidé de coudre un ourlet rapporté et d’utiliser le même tissu que pour les poches. Je suis ravie de ce détail.

Ourlets rapportés cachés.

Bilan :

Techniques : Aucune apprise.

Confort : Très confortable. Mais pas suffisamment chaud pour un pantalon d’hiver.

Style : Aucun ! Une forme avachie et un effet loose qui s’accentue tout au long de la journée. Ce n’est pas un pantalon que je porte à l’extérieur mais plutôt pour me sentir bien chez moi. Le tissu est très très doux au porter.

Economies : Le livre a coûté 28 euros, l’impression des patrons, environ 38 euros. Il me semble que le patron me revient à 7€ et quelques et je l’ai déjà utilisé, donc pour cette version, le patron est gratuite. Le tissu m’a gentiment été donné (donc n’a rien coûté), le tissu contrastant m’a coûté 5€. Donc pour le moment le prix de revient de mon pantalon est de… 5 euros. Ça va !

Finitions : J’ai eu une obsession des poches. Je ne supporte pas les finitions proposées car je n’arrive pas à surjeter correctement en courbe. Comme Deer&Doe a des marges de 1,5cm, j’ai cousu mes poches, coupé à 0,5cm l’une des épaisseurs de la marge de couture et rabattue l’autre. Puis j’ai cousu une surpiqure. Cela m’a donné une finition propre et impeccable. Evidemment, c’est plus long.

Blog, Couture

Une chemise.

Il s’agit du modèle M6649 de Mc Call’s.

Ce n’est pas souvent que je couds un patron des Big Four. C’est comme ça que l’on appelle les grandes marques de patrons américaines. Ces patrons demandent des connaissances en couture, même si les explications peuvent suffire. Il y a des schémas. Personnellement, je m’affole vite en couture et je préfère avoir trop d’explications que pas assez. Donc j’étais contente d’avoir un cours en vidéo. Cela dit, je suis quand même très contente de ce patron. Certes, il a fallu faire quelques ajustements, mais maintenant, mon patron est prêt à être cousu plusieurs fois. La coupe est excellente et intemporelle.

J’ai choisi ce modèle pour la seule raison que je l’avais en ma possession suite à l’achat d’un cours Craftsy sur les blouses et ses différentes transformations. Ensuite ce qui m’a emballée c’est que je pouvais tracer le patron directement avec mon bonnet (D). Pas besoin d’ajustement pour la poitrine;

J’ai soigneusement pris mes mesures et je les ai comparées avec celles prises sur le patron (en n’oubliant pas d’enlever les marges de couture). Ce qui m’a menée à la taille 16. Ensuite, j’ai décidé d’utiliser un très vieux tissu de mon stock, 3m de coton vichy blanc et rouge, acheté à mes débuts en couture chez les Coupons de Saint-Pierre. Résultat, un tissu 100% coton, hyper facile à coudre, qui marque bien au fer.

Le modèle est décrit comme une chemise ample, avec une patte de boutonnage devant, un empiècement-dos et une forme arrondie. Pour moi, cette chemise avait tous les codes nécessaires : des pinces horizontales, des pinces verticales dans le dos, des poignets, des fentes indéchirables, col et pied de col. Il a quand même fallu que j’abaisse mes pinces de 2cm, parce que je mesure 1m74. Pour moi, c’est un ajustement presque automatique.

Parce que je suis une feignasse, pour me simplifier la vie, j’ai décidé de ne pas faire de raccord et de couper certaines pièces dans le biais (c’était prévu par le patron, sur les pièces, il y a l’indication droit-fil et l’indication de coupe dans le biais). D’accord on mange plus de tissu mais honnêtement, je suis ravie de l’avoir fait, cela donne à ma chemise du charme et surtout, je n’ai pas eu à me soucier des raccords (mais je pense l’avoir déjà dit !).

Col et patte de boutonnage dans le biais.

J’avoue avoir pris un plaisir extraordinaire à coudre cette chemise. J’ai bien pris mon temps, je me suis appliquée etjJe suis partie dans une sorte de voyage initiatique, oui le terme n’est pas rien, dans lequel je me suis retrouvée. J’ai toujours du plaisir à coudre, j’adore avoir le vêtement fini sous mes yeux, mais là je peux dire que coudre a été une source de calme, de quasi-méditation. Coudre un petit peu, de 20 minutes en 20 minutes, avoir l’esprit et les mains occupés par un seul projet, mais quel bonheur ! Cela m’a pas mal aidé lors de ces quelques mois bien rudes.

Je suis très fière de cette chemise. Elle est très confortable, ne tire pas, se place bien… Les joies du sur-mesure! Très souvent, une chemise du commerce m’engonce à la poitrine ou aux épaules. Ici, elle tombe impeccable.

De profil.
Les poignets arrivent là où il faut !
Même en levant les bras, tout va bien !
On voit bien la forme cintrée (et accessoirement que je suis un peu bossue !)

Autre sujet de satisfaction, en plus d’avoir un bon patron de base à refaire infiniment, ce sont les finitions. Elles sont parfaites. La chemise est entièrement cousue en coutures rabattues, sur les côtés, les épaules, même les emmanchures.

Rendu très propre !
Les fentes indéchirables.

Bilan :

Techniques : coutures rabattues, pattes de boutonnage et surtout, pose d’un col et pied de col. Et ça demande quand même de la minutie et de la précision.

Confort : Hyper confortable, vive le sur-mesure.

Style : Cela me donne un petit côté plus apprêté que mes éternels tee-shirts à manches longues.

Economie : Patron obtenu dans le cadre d’un abonnement et sincèrement, je ne me souviens plus du pris du tissu acheté il y a trop longtemps. Les boutons ont été acheté au poids, donc pas cher non plus.

Finitions : Très très propres, j’adore !

Blog, Podcast

Podcast : La couture et moi, épisodes 7 et 8.

Je viens de réaliser que je n’ai pas posté le lien de l’épisode 7 (il date en plus !),

Le voilà : https://anchor.fm/talpanoe/episodes/Episode-7–Bilan-de-lanne-2019-eajeid

Et enfin, le dernier épisode, le huitième : https://anchor.fm/talpanoe/episodes/Episode-8–Le-retour–la-rapparition–la-reprise-encdir

Bonne écoute.

Blog

Revenir, en douceur.

Je viens de voir que mon dernier article a été publié en janvier 2020. Et nous sommes en décembre de la même année.

Je m’excuse de cette absence auprès lecteurs qui passent par ici. L’année 2020, une année difficile à tous points de vue. Et je ne parle pas de la situation sanitaire avec notre première pandémie du XXIè siècle : j’ai changé de travail, je suis passée du lycée professionnel au collège, j’ai changé de programme, de classe d’âges, de situation professionnelle… Je suis encore en transition et ce n’est pas évident.

Mon père est décédé aussi cette année et c’est ce qui rend 2020 si particulière. Je ne vais pas m’appesantir sur cet évènement, ce n’est pas le propos de ce blog, je vais juste me souvenir qu’il aimait tout ce que j’aimais, dont la couture, qu’il était fier de tout ce que je faisais, dont la couture et qu’il aurait aimé que je continue à partager ce que je fais. Je vais donc réactiver ce blog, j’ai justement des choses à partager avec vous.

Blog, Couture

Ivy Pinafore.

Encore un coup de coeur ! Mais pas pour une collection, pour un seul patron. Je vous présente l’Ivy Pinafore, de la marque Jennifer Laure Handmade. Ce nom peut se traduire par « la robe chasuble lierre ». Une de mes amies l’a cousue, du coup, moi aussi (je ne pouvais pas « l’emprunter », on ne fait pas du tout la même taille). C’est un patron coup de coeur et je suis vraiment contente de sa réalisation. Mais du coup, attention à l’avalanche de photos !

J’adore cette forme de robe. Mais vraiment ! Cela a un côté régressif, n’est-ce pas ? Je sais que j’ai porté une robe de ce genre étant petite. Maintenant, je suis grande et j’en veux d’autres.

Voilà ce que dit la marque à propos de ce patron : deux silhouettes très différentes, une ligne A, évasée, et une ligne plus proche du corps, la chasuble transforme la tenue quotidienne en une vêtement confortable et féminin avec des possibilités pour chacun. Les bretelles à bouton peuvent être utilisées ou bien encore, cousue au corps du vêtement et être purement décoratives. Les surpiqûres peuvent ressortir délicatement ou offrir un certain contraste. Cette robe est entièrement doublée et il y a des poches sur les côtés. La robe peut se porter avec des bottines pour sortir ou avec des baskets pour un look plus sport !

Ce qui m’a aussi bien plu dans ce patron ce sont les mesures. La taille de référence est pour une personne de 1m70 et il y a une adaptation pour bonnet D. Je mesure 1m74 et je fais un bonnet D. Quelle bonne coïncidence. Je n’ai eu aucun ajustement à faire.

Pour coudre ma robe, j’ai choisi de la coudre en jean Agnès B et je l’ai doublée avec une jolie flanelle de coton. Du coup, point bonus, ma robe, même sans manche, est assez chaude.

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J’ai choisi la forme la plus proche du corps car mon tissu est assez raide. La forme A, évasée a besoin d’un tissu plus souple.

Au milieu devant, il y a une couture. J’ai décidé de la coudre rabattue. Je m’en faisais une montagne, mais en fait, les explications sont très claires et tout s’est très bien passé. Je suis vraiment contente d’avoir choisi cette finition car mon tissu jean s’effilochait beaucoup. Il était impossible d’avoir cette finition au dos, car il cintre la robe, justement pour la rapprocher du corps. J’ai donc surjeté à 4 fils et cousu normalement.

J’ai vécu un moment de solitude absolue pour coudre les poches prises dans la couture de côté. Alors, attention, ce n’est pas le patron en cause, mais moi. J’ai pourtant cousu des tas de poches prises dans les coutures de côté, mais là, je n’ai pas été capable de les coudre correctement, cela plissait ou il y avait des micro-ouvertures. Et pour cause, il y avait 2,5cm de décalage entre les poches devant et dos. Une fois déplacée, comme de bien entendu, tout a roulé. Par contre, il a fallu que je ferme les sacs des poches et qu’ensuite je finisse les côtés.

On voit un pli sur le côté près de la poitrine, mais en fait, j’ai porté cette robe avant de la prendre en photo pour voir comment elle vivait afin de la présenter la plus réellement possible. Ce pli a disparu après un petit coup de fer à vapeur.

Comme je vous l’ai écris, la robe est entièrement doublée. La voilà. Il y a une très belle finition. La doublure est attachée à un yoke en tissu prinicpal, ici du jean et aux emmanchures.

J’ai utilisé un cordonnet pour les surpiqûres. Comme je ne voulais pas investir dans une couleur spéciale, j’ai pris ce que j’avais en stock. En plus, je me suis dis que si je n’arrivais pas à faire une surpiqûre régulière, cela se verrait moins en violet foncé sur du jean foncé. Au final, j’adore mes surpiqûres. Ma machine un peu moins. Elle n’a pas aimé le cordonnet qui a fait des bêtises au niveau de la canette. Il s’est emmêlé. Pourquoi ? Je n’en ai aucune idée. J’ai pensé à allonger mon point de 4 alors que je couds habituellement un point de 3.

J’ai cousu des boutons violets et j’ai fais des boutonnières. Mais je ne les utilise pas, je passe la robe par ma tête et ça va très bien.

Bilan :

Techniques : Je ne pensais pas écrire ça un jour : les poches prises dans la doublure. La couture rend humble ! J’ai appris à faire des surpiqûres en cordonnet et une couture rabattue.

Confort : Très confortable. Je ne sens pas du tout la raideur du tissu utilisé.

Style : J’adore les robes chasubles en fait. il faut que je me retienne pour ne pas la porter tous les jours.

Economie : Patron à 12,99$NZ soit 7,78 euros, honnêtement, ça vaut le coup ! Tissu en jean Agnès B à 5 euros le mètre. j’avais déjà le cordonnet et les boutons. Le tissu de doublure ? Je ne me souviens pas du prisx je l’ai acheté lors d’un vide atelier. Du coup, 17 euros 78… à peu près.

Finitions : Surjet 4 fils et couture rabattue.