Couture, Podcast

Podcast : La couture et moi, épisode 3

Bonjour,

Voici le troisième épisode de mon podcast audio. Je vous parle de mes cousettes d’été.

Bonne écoute !

https://anchor.fm/talpanoe/episodes/Episode-3-e25ncg

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Couture

Arum. La déception.

Cela faisait un certain temps que je louchais sur la robe Arum de Deer and Doe. Quand je dis, un certain temps, c’est sûr puisque je parle ici de mes débuts en couture. Je me disais que j’étais bien bête d’essayer de coudre des vêtements compliqués alors que cette robe était facile et surtout jolie. J’ai mis du temps, mais j’ai acheté à l’Atelier de la Création un superbe satin de coton, avec un peu d’élasthane et d’une couleur à tomber ! Un rose framboise profond, somptueux. J’ai aussi acheté le patron de la robe d’occasion. Je voulais une jolie robe pour reprendre le travail, alors je me suis dis : combo gagnant.

Tellement jolie, des découpes superbes, et quand vous allez sur Instagram ou la blogo, je peux vous garantir que vous ne trouverez que de très belles cousettes. Donc je pose la question, solennellement : Que c’est-il passé, nom de nom ??? J’avais de si grands espoirs sur cette robe !

J’ai sélectionné avec soin ma taille en me basant sur les mesures du vêtement fini et j’ai sélectionné une taille 44. J’ai rallongé la robe pour qu’elle m’arrive aux genou, j’ai légèrement allongé le buste pour que les découpes princesses aillent bien, bref… ça m’a pris du temps mine de rien ! Voilà le résultat :

Robe Arume rouge fit général

Voilà le fit général. 

Robe Arum rouge de dos

Le dos, qui va bien.

 

Je ne ressemble pas à grand-chose dans cette robe. Le dos va à peu près, le devant, pas du tout ! Il est informe et les choses ont empiré lorsque j’ai décidé de faire un essayage. Impossible de passer les bras. Attention, je ne dis pas que je ne pliais pas les bras, j’ai dis que je ne passais pas les bras dans les manches. Donc, forcément, la robe n’était pas portable. J’ai réfléchi, me suis demandés si je devais ôter les manches. Puis j’ai décidé de rogner sur les marges de coutures. Dieu merci, chez Deer and Doe, elles sont de 1,5cm. J’ai cousu en laissant 0,5cm de marge, c’est peu. Mais du coup, plus de souci pour passer les manches, n’est-ce pas ? On voit bien que je porte la robe.

Par contre, coudre sur les marges de couture a engendré d’autres soucis : le moins grave, ça m’a donnée d’horribles finitions. J’ai pourtant réglé ma surjeteuse sur le surjet le plus étroit, mais ça a été compliqué. Or désormais, ne pas faire de jolies finitions me donne le sentiment d’avoir rater mon vêtement. Le souci le plus grave est que mes modifications ont déformé l’encolure. Et bien sûr, je ne suis pas suffisamment expérimentée pour avoir anticiper ce qui suit : la parmenture n’allait plus sur l’encolure et je me suis retrouvée avec de l’embu. Que je n’ai pas su gérer, soyons honnête. Je n’ai même pas su d’où venait ce surplus de tissu. C’est après avoir tout cousu, vu que c’était laid, que je me suis posée pour réfléchir un peu sur cette encolure.

Surtout que… dans le livret d’explications, il était noté que l’on pouvait soit finir avec une parmenture, soit finir avec un biais. Je préfère de beaucoup la finition avec un biais. J’ai fouillé dans mes chutes, trouvé un tissu plus clair et fin, fabriqué mon biais et posé. Impossible de poser correctement mon biais. Quand ça veut pas, ça veut pas. Du coup, voulant finir la robe avant de partir en vacances, j’ai rageusement découpé ma parmenture, thermocollée, assemblée et cousu.

 

Robe Arum rouge de face

Petit zoom sur l’encolure.

 

Bilan :

Techniques : Il aurait fallu que je sache comment élargir des manches kimonos… Je ne savais pas. Ca se voit !

Confort : Je ne peux rien dire car je n ‘ai pas porté la robe.

Style : Elle ne ressemble à rien sur moi. Un sac. Et ça ne peut pas rendre justice au patron.

Economie : 12 euros de patrons et 30 euros de tissu. J’ai remarqué que je loupe toujours les vêtements que je couds dans les tissus les plus chers.

Finitions : Simplement surjetée. Ourlet à la machine. Je ne suis pas tellement contente avec mes finitions.

Couture

Une (grosse) floraison

Ah, y a de la fleu-fleur. Et de la bien voyante… Depuis mes débuts en couture, je suis assez mal à l’aise avec les tissus imprimés. Je les trouve voyants et je ne suis pas sûre de les assumer au quotidien. Je couds essentiellement de la rayure pour le challenge des raccords, mais depuis quelques temps, je ne sais pas, peut-être suis-je plus sûre de moi ? J’ai envie de tenter les motifs. Au marché des tissus, j’ai acheté des jerseys à motifs et j’adore les porter. C’est au même endroit que j’ai trouvé ce coupon. J’ai été sans force devant le prix (pour le coup, il n’était pas très cher). Je me suis dis que le fond gris lui donnait un côté neutre. J’aime le rouge et j’ai trouvé que les coquelicots lui donnaient un air estival. Je voulais me coudre deux plantains dedans et puis j’ai décidé de tenter le coup de la robe plantain. Tout le monde l’a cousue et le tuto est sur le site de Deer and Doe. Je n’en ai pas fait une robe baby-doll, parce que je ne trouve pas que cette forme m’avantage. J’ai donc juste abaissé la ligne de taille en me basant sur la Indis. La jupe a été formée avec deux rectangles et j’ai froncé à l’aide du framilastic.

Petit aparté à ce sujet. J’ai tenté les fronces avec le différentiel de ma surjeteuse, ça a été un gros échec. Le framilastic a parfaitement rempli sa fonction. Par contre, j’ai commis une erreur bête. Je l’ai posé au jugé. Si c’était à refaire, je mettrai des repères à chaque quart de tissu pour mieux répartir les fronces. Là, elles sont réparties au petit bonheur la chance. J’ai justement eu de la chance, ça ne se voit pas trop et finalement le résultat ne paraît pas trop irrégulier.

Robe plantain coquelicots

La forme  générale

Robe plantain coquelicots les fronces

Les coquelicots sont énooormes. Mais je les trouve très beaux. 

Robe plantain coquelicots de dos

Le dos. Je n’ai fais aucun raccord. 

Robe plantain coquelicots fit général

Être à l’aise, c’est important. 

Robe plantain coquelicots tissu

La taille est basse, à savoir en-dessous de ma taille naturelle. 

Robe plantain coquelicots encolure

Encolure remontée de 2,5cm.

 

Bilan :

Techniques : Faire des fronces sur du jersey en me servant de Framilastic. Pas si évident.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’aime ce genre de robe et les fleurs ne jurent pas pour l’été. Je suis toujours partie de mon patron plantain avec l’encolure modifiée.

Economie : Patron gratuit et 12€ de tissu.

Finitions: Surjeteuse et recouvreuse. Impec’

Et vous ? Vous osez l’imprimé, la couleur ? Vous osez plus depuis que vous cousez, ou pas ?

 

Couture

Plantains divers et variés !

Comme le titre de l’article l’annonce, voici mes plantains d’été. J’ai constaté un cruel manque de petits tee-shirts jolis dans ma garde-robe. Lorsque l’on coud, voilà un souci qui peut se régler facilement. Parmi tous les tee-shirts sortis ces derniers temps parmi les marques de patron, je reste fidèle au plantain de Deer&Doe. Ce patron, je crois que tout le monde l’a cousu. En tout cas, il a été le premier vêtement maille que j’ai cousu. Je l’aime beaucoup et je décline à l’infini: manches courtes, longues, 3/4… le seul petit inconvénient est l’encolure que je trouve un peu trop basse pour moi, qui aime les vêtements travail-compatible. Qu’à cela ne tienne, j’ai remonté le point le plus bas de l’encolure de 2,5cm et l’ai redessinée au jugé. En m’efforçant de respecter l’arrondi. Pour pouvoir coudre la bande d’encolure, il fallait que je la raccourcisse. Pour cela, j’ai calculé en pourcentage. La bande de finition fait 88% de l’encolure. Donc, j’ai réduit la nouvelle bande de façon à ce qu’elle mesure 88% de l’encolure remontée. Ca a plutôt bien marché et je vous présente le résultat.

 

Plantain Pissenlits

Plantain de jersey de coton gris (marché des tissus de Lyon, 10€/m)

Plantain vert

Plantain de jersey de coton vert (marché des tissus de Lyon, 10€/m)

Plantain viscose violet face

Jersey de viscose acheté lors d’un vide-atelier (2€ le coupon). Ce plantain m’a servie de toile pour la modification de l’encolure.

Plantain viscose violet de dos

Il y avait suffisamment de ce jersey pour que je couse 2 plantains. Finalement, je trouve le jersey de viscose très agréable à porter au quotidien. Très léger, il a passé l’épreuve canicule sans problème

 

Bilan :

Techniques : Raccourcir une bande d’encolure élastique. Pour faire ce travail à la chaîne (j’ai cousu tous mes plantains à la suite), je me suis servie de ma merveilleuse Ovation de Babylock. Y a pas à dire, une recouvreuse, c’est bien pratique quand même.

Confort : Idéal. Et puis j’aime le jersey de coton même si finalement, le jersey de viscose est très agréable. Je précise qu’il s’agit ici de « l’ancienne » version. C’est à dire avec des marges comprises de 1,5cm. Même si j’ai coupé une taille 38, j’ai utilisé des marges de 6,5mm.

Style : Idéal pour l’été. Près du corps et s’évasant sur les hanches, tout ce qu’il me faut.

Economie : Le marché aux tissus de Lyon était cher, 10 euros le mètre de jersey. Bref, j’ai économisé les frais de port.

Finitions: Il faut que je trouve une aiguille à laine en métal pour pouvoir bien rentrer mes fils de surjet. J’ai renforcé mes coutures épaules soit avec de la laminette, soit avec une sorte de renfort (je ne sais pas ce que c’est : couleur blanche et non élastiqué).

Couture

Robe Indis, robe chouchou…

Voici ma jolie robe d’été cousue dans une superbe viscose d’Atelier Brunette. Il s’agit du modèle Indis d’Urban Fairy Patterns. Je suis fan, fan d’Elsa que j’ai connu grâce à sa chaîne de couture sur YouTube. Elle a été la première à lancer des podcasts de couture et puis ensuite, elle a diversifié ses vidéos en enregistrant des trucs et astuces, que je trouve très pédagogique. Ensuite, elle a lancé sa marque de patron. Petit à petit, il y en a de plus en plus. Il y a au moins un an, elle a lancé un patron de robe Indis parfaite pour l’été. J’ai tout de suite craqué sur ce modèle que j’ai mis plus d’un an à coudre. Je vous le présente ici.

Indis de face

Il s’agit d’une robe de forme loose, avec de multiples possibilités de longueur de manches, 3/4, longues, de forme de jupes : demi-cercles, froncés. On peut aussi raccourcir la robe pour en faire une blouse avec une basque. Moi, je voulais une robe d’été que je pouvais porter pendant les grosses chaleurs, donc, pas trop prêt du corps, mais qui reste quand même un peu élégante. Normalement, la robe se coud avec une lavallière, mais je l’ai ôté parce qu’il s’agit ici d’une première version.

En plus, j’étais tombée en amour avec la collection d’été d’Atelier Brunette, Moonstone Pink. Je l’ai achetée chez Lil Weasel et je voyais bien une robe Indis dans ce tissu. Bref, du coup, comme je voulais ce tissu je l’ai acheté, mais c’est une viscose cher. Très cher, par rapport à mon budget habituel. Du coup, j’ai acheté le métrage pour une version sans lavallière, avec la jupe froncée, la robe la moins gourmande en tissu et la moins coûteuse du coup.

Indis de dos

Ici, vous voyez la robe de dos. Je l’ai enfilée et j’ai fais les photos dans la foulée. Comme vous pouvez le constater, la viscose se froisse, ce qui est normal, car c’est de la viscose, mais par contre, je ne trouve pas qu’elle se froisse plus qu’une autre. Après, je ne suis pas experte dans la couture de la viscose, ce n’est pas ma matière préférée. Par contre, pour celle-là, j’ai trouvé la matière incroyablement facile à coudre. A la fois épaisse et fluide. Avec un tombé juste parfait. Elle s’est coupée et cousue comme un rêve.

Indis de profil

Ici, il s’agit d’une photo de profil. La forme reste large mais pas complètement informe. Je ne voulais pas une forme trop loose, je ne suis pas sûre que ça aille à ma morphologie. Je me suis donc basée sur les mesures du vêtement fini et j’ai coupé une taille 42 au lieu de mon 44 habituel qui correspondait aux mesures de base. Et je ne le regrette pas, La robe reste seyante pour ma part tout en étant très confortable. Je l’ai portée un jour de fortes chaleurs, elle est validée.

Un petit mot sur le patron. Comme tous ceux d’Urban Fairy Patterns, c’est un bonheur à coudre car tout est prévu pour les ajustements. les lignes de longueurs sont clairement établies et les longueurs à rajouter aussi. C’est suffisamment rare pour le souligner

 

Bilan :

Techniques : Aucune. De la couture bonheur, sans rien changer. Le patron est nickel.

Confort : Pyjama secret !

Style : Idéal pour l’été. Mais je n’exclue pas de la recoudre pour la demi-saison.

Economie : 13,9 euros de patrons et 39,8 euros de tissu. Je pense qu’il s’agit de la robe la plus cher que j’ai jamais réalisé.

Finitions: Simplement surjetée. Ourlet à la machine.

 

 

Couture

Do you speak Burda ?

Il y a longtemps, très longtemps… non, il y a deux ans en vérité, j’ai mis au rebut un pantacourt en lin, de couleur naturelle. Il a vécu sa vie et m’a rendue de grands services en étant léger pendant les grosses chaleurs, en étant d’une couleur qui aille avec toutes les autres. Mais il est mort de sa belle mort, troué et usé jusqu’à la trame et au-delà. L’an dernier, il a fallu faire sans. Je n’étais pas motivée pour coudre une quelconque garde-robe d’été (je rappelle qu’il faisait 38 degrés à Lyon).

 Etant un bourreau de l’éducation nationale prof, les mois de juillet et d’août sont des mois de vacances où je traîne en vieux tee-shirt et vieux shorts usés, à la maison, à la campagne… Vous voyez bien pourquoi la couture d’été ne me motivait pas. Je vais même avouer que je n’achète presque jamais Burda des mois de juin à septembre. C’est dire ! Et puis, je ne sais pas pourquoi, cette année, la motivation est venue. Aurai-je des envies de style ? De mode ? Moi-même je suis choquée ! Me voilà donc exhumant mon seul et unique Burda d’été, soit celui de juillet 2016, acheté et jamais vraiment lu. Là, je tombe en arrêt sur le modèle 107-108. Soit un bermuda/short. Coup de foudre total ! En plus, expliqué en workshop. Ca m’a rassurée parce que parfois, les explications de Burda sont assez obscures. Il paraît que c’est un langage spécial et qu’il faut savoir le décrypter. Alors, vous, do you speak Burda couramment ?

Pour aller avec ce bermuda rêvé, justement, dans mon stock, vient d’entrer à l’insu de mon plein gré, un peu de lin fin, d’une couleur appelée bleu chinois, soit un très joli bleu foncé. Je l’ai acheté sur la boutique l’étoffe des héros. Les planètes sont alignées, non ? Il m’a quand même fallu un après-midi pour recopier le patron. Pourtant, comme le vêtement est proposé en workshop (soit un cours illustré), le patron apparaît en rose et doit donc être plus facile à recopier. Lolilol ! Si vous me permettez. J’ai terminé les bras en l’air, à tenter de recopier avec le plus d’exactitude possible le patron appliqué sur une fenêtre tellement il y avait des lignes partout qui se coupaient et se croisaient. On va dire que coudre permet de faire de l’exercice, n’est-ce pas ? Puis j’ai coupé mon tissu. Un des coupons faisait 1,3m mais je pense que le lin rétrécit vraiment au lavage parce que normalement, j’aurai eu de la marge, là, c’est rentré tout juste et j’ai du découper les doublures des poches dans un reste de seersucker bleu et blanc.

Je vous laisse avec des photos de face et de dos (on voit bien que je commence à me voûter). Les couleurs ne ressortent absolument pas. J’en ai fais plusieurs avec des éclairages différents mais ça ne donne rien. Du coup, je pense qu’il va me falloir investir dans des luminaires spécifiques. Je verrai à la rentrée. Mais je poste quand même ces photos pour que vous puissiez voir le fit. Je n’ai pas repassé le vêtement non plus parce que le lin se froisse mais le tombé reste très joli, je trouve.

Bermuda lin bleu face

(je viens de voir que j’ai oublié de couper un fil qui dépasse, vous m’excuserez)

 

Bermuda lin bleu dos

Rien à dire sur la couture. Elle a été très rapide et surtout archi simple. Je ne sais pas si c’est parce que le bermuda est noté 2 étoiles et demi, ou parce que je suis plus douée, mais j’ai tout compris et j’ai tout réussi. Une mention spéciale pour le montage de braguette expliqué par Burda. Très très simple, bien plus simple que pour le pantalon kaki de Modes et Travaux. J’en ai été épatée.

Je dois avouer que ce bermuda a été une couture-plaisir. Vous voyez, comme quand vous cousez que tout tombe bien. Les coutures sont simples, tout s’emboîte à la perfection et quand vous passez le vêtement, aucun ajustement n’est à faire. Je dois avouer que j’ai peu cousu de patrons Burda, mais à chaque fois, le vêtement est toujours bien tombé sans aucun ajustement à part la longueur des ourlets. Donc, oui, recopier Burda est fastidieux, parfois les explications sont obscures, mais en même temps, je gagne du temps car je n’ai jamais du modifier mon patron. Certains autres patrons me demandent presqu’une demi-journée de travail entre le décalquage et modifications. J’ai choisi la taille 44 qui correspond au tableau des mesures, je n’ai pas de regret car je déteste être serrée à la taille et j’aime être confortable dans mes vêtements surtout eux d’été. Par contre, j’ai eu un petit moment de frayeur. Je termine mes surjets en les brûlant. D’habitude, le fil de polyester s’enflamme et s’éteint rapidement. Et bien pas là, sous mes yeux stupéfaits, j’ai vu mon lin s’enflammer et brûler, heureusement sur les marges de couture. Je dois avouer que j’en suis rester bête. Je regardais le lin brûler, fascinée. Jusqu’à ce que je reprenne mes esprits éteigne le feu. Et j’ai eu de la chance, je l’ai brûlé sur ma planche à repasser ignifugée. Donc, il faut que je trouve un moyen aussi simple pour finir les surjets. Je trouve assez galère de rentrer les fils avec une grosses aiguille.

Lin brûlé

 

Bilan :

Techniques : La pose si simple de la braguette, la couture astucieuse des passants de ceinture.

Confort : Hyper confortable. Je deviens accro aux vêtements faits sur mesure. Je rajouterai que les patrons Burda sont ceux qui me demandent le moins de travail : aucun ajustement à faire, à part la longueur pour certain. Ici rien de rien. Le modèle est fait pour une stature de 1,68m. J’ai juste rallongé les jambes de 3cm. Et vous pouvez le voir, il n’est pas trop court.

Style : Tellement intemporel pour l’été. Très bien adapté pour les grosses chaleurs grâce au lin. Il se porte en ville comme en vacances à la campagne. Je suis ravie.

Economie : 1,3m de lin à 15euros, un zip à 3 euros. Je ne compte pas le patron qui fait parti d’un magazine. Le Bermuda me revient donc à 18 euros.

Couture

Pantalon lin kaki de chez Modes et Travaux

Dans ma (longue) liste d’Everest personnel, il y avait le pantalon et la braguette. C’est à l’occasion de la sortie d’un hors-série Modes et Travaux (je crois celui de mai, à vérifier, mais le magazine a fait le tour de la blogo couture) que j’ai eu le coup de foudre pour le pantalon. Et en plus, ce projet me permettait de liquider un coupon de lin kaki acheté il y a 2 ans environ, lorsque je débutais la couture et que j’avais programmé un voyage à Paris spécialement pour aller aux coupons de Saint-Pierre (véridique). Bon, j’avais aussi embarqué une copine dans l’histoire et on avait passé deux bons jours. Par contre, j’ai bien fais de décatir mon tissu parce que lin rétrécit pas mal et tout mon coupon y est passé.

Déjà, à l’époque, je rêvais d’un pantalon en lin. Je trouve que c’est une matière parfaite pour les grosses chaleurs. Ici, ce lin est un peu épais. Je l’ai déjà porté mais plutôt en soirée et il sera parfait pour la demi-saison.

Bref, voilà la bête :

Pantalon lin kaki face

L’originalité du modèle vient du lien à nouer devant et des grosses fronces au-dessus d’icelle (le lin se froisse, la preuve en image ci-dessus).

Je n’ai pas eu de difficultés majeurs lors de la cousette de ce pantalon et très peu d’ajustements. Par contre, j’ai juste eu des surprises : il y a un petit souci dans les mesures de la parmenture de la ceinture, il a fallu que je rajoute deux petites bandes de tissus sur les côtés, sinon, il y avait un manque. Et je ne pense pas que c’était volontaire.

Une autre surprise : la ceinture. Il a fallu que j’enlève près de 8 cm de largeur, sinon, elle ne passait pas par les passants. Enfin, au sujet des-dits passants, les instructions sont… lacunaires. « Coudre à 1,5cm, couper les surplus, retourner ». Impossible. Du coup, j’ai juste plié en deux, replié vers le milieu les bords et fait deux surpiqûres. Là, j’ai eu mes passants. Mais je me suis énervée pas mal. J’ai tenté le retourne-biais, l’épingle à nourrice, attacher un fil… rien. Je pense que ces deux petits détails n’auraient posé aucune difficulté avec un tissu plus fluide, mais le pantalon présenté dans le magazine est EN LIN, comment ont-ils fait ?

Pantalon lin kaki en pied

Il est hyper confortable et j’y suis bien à l’aise. Par contre, il faut bien placer la ceinture (je ne suis pas sûre d’y arriver complètement, d’ailleurs !). Parce que sinon, ça donne un pantalon sous la poitrine (genre Papi).

Pantalon lin kaki ceinture remontée

Bilan :

Techniques : La pose de la braguette (j’ai eu de l’aide et je ne suis même pas sûre d’avoir vraiment compris, à voir dans le futur). J’ai fais quelques points à la main pour fixer la parementure.

Confort : Pyjama secret !

Style : J’adore le lin, j’adore le kaki, j’adore les pantalons larges. Peu importe si cette forme loose est peu flatteuse, je trouve que ce pantalon est à la fois cosy et pas trop casual.

Economie : Euh, le magazine 8,90 euros pour plein de patrons, 3m de lin à 15 euros. La braguette, 1,8 euros, donc prix imbattable.

Couture

I love Babylock !

Lorsque j’ai décidé de me lancer sérieusement dans la couture, ou plutôt lorsque j’ai compris que la couture allait rester dans ma vie, j’ai fais l’acquisition d’une surjeteuse Babylock, la Enlighten. Elle s’appelait Lula et notre vie commune s’est très bien passée. Enfin, notre ménage à trois puisqu’il y a Joséphine avec nous. Joséphine, c’est ma machine à coudre.

Tout allait bien entre nous, Lula a été formidable, elle a fait des roulottés, cousu du jersey… par contre, j’avais toujours besoin de la machine à coudre pour les finitions à l’aiguille double. Pourquoi ai-je acheté une Babylock ? Sur les conseils de ma vendeuse Singer. J’ai acheté cette machine les yeux fermés, sans la voir. Elle n’était plus en exposition dans le magasin. Je sais, parfois je fais flipper.

Je ne l’ai jamais regretté. Le système d’enfilage automatique, la tension automatique aussi… D’une solidité à toute épreuve, aucun changement d’aiguille en plus d’un an d’utilisation, le couteau est comme neuf aussi. Je ne le répéterai jamais assez, avoir de bonnes machines changent la vie. Plus de galère, plus de souci, on peut se concentrer sur la couture tout de suite.

A l’occasion de la sortie d’une nouvelle machine Babylock, j’ai fais l’achat d’une combinée. A savoir une machine capable de réunir les fonctions d’une surjeteuse et d’une recouvreuse. J’étais pourtant persuadée de ne JAMAIS acheté une recouvreuse, vue que la machine à coudre gère superbement bien l’aiguille double, mais j’ai essayé l’Ovation lors du stage du gilet Complicité. Ca n’a rien à voir et je ne peux pas vous l’expliquer. Il faut tester. La recouvreuse, comment dire… elle donne de plus jolies finitions, la machine entraîne plus facilement le tissu, donc c’est plus rapide. Elle a un coût aussi, environ 3000 euros.

My God !!!!!

Je ne suis personne pour parler de prix, je ne sais pas si la machine le vaut, ce n’est pas le propos. Je sais juste que pour moi, il était impossible de mettre cette somme d’argent dans une machine, tant d’un côté financier, tant d’un côté moral. Je ne suis pas professionnelle, je ne suis qu’une petite amatrice, qui ne coud même pas tant que ça. Comment ai-je acheté l’Ovation, et bien parce qu’il s’agissait d’une occasion et très intéressante. Suite à la sortie de la Gloria, le marché de l’occasion pour l’Ovation a retrouvé une nouvelle vitalité. A mon avis, il ne durera pas longtemps, mais c’est égal, j’ai acheté mon nouveau bébé.

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J’ai eu deux heures de prise en main avec une personne qui connaît vraiment bien la machine. Et là, je l’apprivoise tout doucement. Mais du coup, j’ai acheté pas mal de jersey. Je pense que je vais bien m’en servir !