Pietr le Letton.

Il s’agit de la première enquête dans laquelle apparaît Maigret.

Résumé :

Le roman commence par le commissaire Maigret de la Première Brigade Mobile, prévenu de l’arrivée en France d’un célèbre escroc international, Pietr le Letton. Maigret se prépare à installer une filature dès sa descente du train, à la Gare du Nord. Pietr est, a priori, reconnaissable à son oreille. Sur le quai de la gare, un homme ressemblant à Pietr, se prépare à rejoindre son hôtel, le Majestic. Maigret ne peut le suivre immédiatement car un cadavre est découvert dans les toilettes d’un wagon. Il s’agit du sosie de Pietr.

Maigret se rend au Majestic et découvre que son suspect s’est installé dans une suite et qu’il a prit contact avec un millionnaire américain, un certain Mortimer-Livingston. Son enquête le conduit à Fécamp et à rencontrer une certaine Mme Swaan, mairée à un capitaine norvégien, qui travaille avec un armateur allemand, prêt-nom d’investisseurs américains. De retour à Paris, Maigret continue de se renseigner sur Pietr le Letton et entrevoit deux hommes en un seul : celui sûr de lui, habitué des palaces et des belles fréquentations, et le raté, habitué aux hôtels minables, proche d’une certaine Anna. Au cours de l’enquête, un des proches collaborateurs du commissaire, Torrence est abattu lors d’une filature. Le commissaire en fait une affaire personnelle. Les morts se multiplient : du petit escroc inconnu, en passant par un tueur professionnel, pour finalement aboutir à l’assassinat de Mortimer-Livingston et à un tir raté sur Maigret.

Finalement, il apprend que Pietr a un jumeau, Hans. Ce dernier, excédé par le traitement que lui inflige son frère, le tue et fini par se suicider.

Bilan :

Je crois que c’est la première fois que je lis ce roman. Il est… bizarre. Je trouve que le ton est très spécial, presque comme si ce n’était pas un Maigret. On voit un commissaire plus massif, énergique, assez solitaire. Même Mme Maigret n’est pas tout à fait la même. Le rythme n’est pas le même et certains détails changent : le commissaire fait partie de la brigade mobile, pas la brigade criminelle, Torrence meurt assassiné alors qu’il est bien vivant dans d’autres romans. On sent que Simenon ne maîtrise pas encore bien son personnage et qu’il est occupé à poser des bases pour ses futures histoires. Déjà affleure l’empathie de Maigret et sa capacité à écouter les confessions des meurtriers, à les comprendre et à dresser un implacable portrait humain. Ici, le meurtrier est un être faible, un raté qui ne semble pas avoir de volonté propre et qui est complètement soumis à son frère jumeau.

 

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Maigret

J’ai découvert Simenon lorsque j’étais étudiante à Amsterdam. Il est devenu mon auteur préféré. Il y a quelques années, j’ai pu trouvé l’intégrale « Tout Simenon » en 26 tomes et imprimé sur du vrai papier, pas sur l’horrible papier bible des éditions Omnibus.

Cela fait longtemps, dans mes projets, que j’ai envie de lire tout Simenon. Et j’ai aussi très envie de lire tout Maigret et dans l’ordre. J’en ai lu pas mal, ainsi que les autres romans, mais j’ai envie de prendre mon temps et d’avancer tranquillement, dans l’ordre (c’est important) afin de constater l’évolution du personnage, du rythme d’écriture, des ambiances décrites… surtout les ambiances, d’ailleurs, car Simenon a l’art de me transporter ailleurs.

Ce n’est pas un projet très très long, car les Maigret se lisent plutôt vite. Je ne sais pas si j’écrirai sur toutes les enquêtes de Maigret, car cela ferait 75 romans et 28 nouvelles, plutôt long. Je ne sais pas non plus combien de temps cela me prendra, peut-être ne terminerai-je pas ce projet de lecture… Mais enfin, voilà la liste des enquêtes de Maigret, romans et nouvelles réunis. Il s’agit d’un ordre chronologique de rédaction et entre parenthèse, il s’agit de la date de publication

Ma basic Three, mon nouveau pyjama, enfin ma nouvelle robe !

Voilà une nouvelle robe, à temps pour l’automne, même si ce dernier s’est déjà bien installé sur Lyon. Après avoir passée tout l’été à râler de la chaleur, je ne vais pas me plaindre, n’est-ce pas ?

Le week-end dernier, je me suis lancée dans une cousette assez facile, la la basic three. C’est le genre de patron nécessaire à tout le monde : facile, très bien expliqué et qui a un rendu canon !

Tadaam !!

robe Basic three devant

J’ai choisi la robe avec un col plissé et une forme trapèze. Tout a commencé par ce jersey ! Il est tellement beau ! Je l’ai eu à prix intéressant lors d’un vide-grenier organisé sur IG. J’ai longtemps louché dessus lorsqu’il est sorti en boutique, mais j’ai refusé de me laisser tenter au vu du nombre de projets et de mon stock de tissus. Bon, voilà, j’ai craqué, mais je sais que beaucoup ont la même addiction que moi, donc tout va bien, n’est-ce pas ?

Cette robe, je l’ai cousu en une demi-journée. j’ai acheté le patron le matin, imprimé, découpé et cousu dans la foulée. Tout a roulé : les explications étaient limpides, aucun souci d’assemblage à la surjeteuse et les ourlets à l’aiguille double ont été d’une simplicité enfantine. J’avoue que je me félicite tous les jours d’avoir investie dans de bonnes machines.

Robe basique three détail du col

Le col plissé dans toute sa splendeur ! J’ai choisi cette forme car la créatrice disait qu’un jersey de viscose était adapté et franchement, il est joli ! Allez, encore une :

robe Basic three devant

Elle parait un peu courte comme ça, mais non, elle est travail-compatible. Ah, je tiens à souligner les indications du patron ainsi que des ajustements très complets, un vrai bonheur, je vous dis !

Bilan :

Techniques : aucune. C’est prétentieux, mais j’ai déjà cousu du jersey et utilisé l’aiguille-double. Cela dit, je précise que c’est mon premier vêtement cousu avec ma nouvelle table. J’ai investi dans des tréteaux repositionnables Ikéa. La table posée dessus m’arrive ainsi bien au-dessus de la taille et pour me pencher, c’est un réel bonheur. On n’en parle pas assez du dos des couturières, mais croyez moi, c’est important. Mon dos me laissant tranquille, j’ai pu être très précise dans mes découpes et mon marquage. Ca change tout. Je sais que lorsque j’écris ça, on dirait que j’ai découvert l’eau chaude, mais je me rends de plus en plus compte que la couture est affaire de précision.

Confort : Comme tout vêtement en jersey qui se respecte, c’est un véritable pyjama ! Par contre, le jersey de viscose est d’un toucher plus froid. Je ne savais pas, au début, ça m’a fait bizarre, mais on s’habitue. Et puis comme c’est du jersey, je n’ai pas eu à retoucher la largeur des manches (team #grosbras for ever !)

Style : J’adore ! Le pli de devant camoufle mon ventre qui a tendance à ressortir lorsque je porte des vêtements trop moulants de type jersey.

Economie : patron en pdf 5€ et 1,8m de tissu (je crois que je l’ai payé 18€), donc 23€ pour la robe, autrement dit, une misère.

Coup de coeur ? J’aime tellement la forme ! Donc à refaire certainement. J’ai envie de décliner le patron en petits hauts, en forme boule aussi.

 

Cézembre en septembre

(Il était facile celui-là !)

Mon mojo de la couture ne s’étant pas tari, voilà une nouvelle Cézembre !

Après ma robe Burda, complexe et qui m’a demandée pas mal de travail, j’avais besoin d’un patron sûr. j’avais déjà cousu la blouse Cézembre ici (et je m’aperçois que j’avais fais le même jeu de mot T_T). Une blouse que j’adore et que je porte assez souvent. Pourtant, cette version avait fait office de toile et il y avait des finitions qui ne me satisfaisaient pas.

Donc, la voilà !

Et oui, plus sûre de moi, j’ai craqué pour l’admirable collection de l’Atelier Brunette. Je l’a.d.o.r.e.

J’ai craqué lors de mon rapide passage à Paris, dans ce temple de la tentation qu’est Lil Weasel. C’est à dire une boutique qui est un CSF à son échelle. Bref, je me suis fait plaisir et je ne le regrette pas. Par contre… Vous savez qu’il y a toujours des histoires lorsque je couds…

Lors de mon premier essayage, j’ai cru pleurer parce que je passais les bras tout juste. Bienvenue dans la team #grosbras ! Je ne parle même pas de mon ego piétiné, qu’est-ce qu’un ego endommagé lorsque l’on pense que l’on a gâché un tissu aussi magnifique ! Une fois mes larmes essuyées, j’ai réfléchi et rajouté, discrètement, une petite bande de couture sous les bras (environ 2cm) et là, je suis à l’aise, je peux à nouveau bouger les bras. C’est une chose qu’il faut que je pense à faire : les modifications largeur de bras…

 

Bilan :

Techniques : pas grand-chose, que du easy peasy, je vous dis !

Confort : Ce tissu, mais ce tissu !!! La double-gaze est tellement confortable !

Style : Avec les photos, je me rends compte qu’elle est peut-être un peu courte, mais en fait, je m’en fiche. J’adore la coupe de ce modèle et le tissu fait tout le reste. Je le trouve superbe, superbe, superbe… J’en veux plus ! Par contre, j’ai fais une boulette, je ne sais ni ce que j’ai fais, ni comment je l’ai fais, mais je me suis trompée dans la découpe des parmentures du bas. Elles étaient bien trop étroites (excès de confiance ?) Et après pas mal de couture à la main sur les deux précédents projets, j’avais vraiment la flemme de faire des coutures invisibles, j’ai donc bien replié les parmentures sur elles-mêmes et cousues à la machine. Ca passe nickel cela dit. Même si mes ourlets pourraient être plus régulier. Et avec Cousu main qui passe à la télé, je me rends bien compte qu’il faut que j’améliore ça de toute urgence.

Economie : patron en pdf que j’ai déjà et 1,3m de tissu atelier Brunette 22,50€/m, soit 29,25€. Franchement, le tissu n’est pas bon marché, mais il faut voir sa tenue et sa douceur. Et puis son design original….

Coup de coeur ? Oh que oui ! Je ne sens pas le tissu lorsque je la porte et je l’ai déjà porté 2-3, enfilée dès que je l’ai finie. Déjà des compliments au travail pour la forme et le tissu. Finalement, je me dis que j’ai tord de faire l’impasse sur les pastels, ça me va plutôt bien !

Encore une 1001 perles ??!

J’adore cette jupe ! J’ai décidé de la coudre en version plis et poches en lin pour l’été. J’avais dans mon stock, un très beau lin légèrement brillant.

Jupe 1001 lin devant

Le lin, ça se froisse, la tactique de la blogueuse : mettre les mains dans les poches !

J’ai soigné les finitions, je ne suis pas très à l’aise avec les coutures anglaises, j’ai donc préféré surjeté et poser un biais très souple.

Intérieur de la jupe 1001 en lin

 

Comme j’avais déjà cousu ce modèle, j’ai suivi les conseils d’Ivanne et je me suis décidée à poser une petite fantaisie : un petit passepoil en tissu de type liberty. Je l’ai fabriqué à l’aide d’un petit cordon et posé près de la ceinture et pour souligner les poches.

Gros plan jupe 1001 lin devant

Je me rends compte que le pli central montre une ouverture. Mais ce n’est pas grave parce qu’ils restent quand même symétriques. Je ne m’en suis pas rendue compte du tout en cousant !

Bilan :

Techniques :  fabrication d’un passepoil, pose d’un passepoil, ourlet rapporté au biais.

Confort : hyper confortable, même si le lin est plus raide que le satin de coton de ma première 1001 perles, je ne l’avais pas anticiper, je pensais le lin plus souple. Mais elle reste très confortable.

Style : Cette jupe, je l’aime ! En plus, je l’ai correctement rallongée cette fois. Et puis avec les finitions, elle est encore plus jolie. J’adore mon passepoil ! Par contre, j’ai un peu cafouillé dans la largeur de la ceinture et je n’ai pu mettre qu’un seul gros élastique dans le dos de la jupe. Je pense qu’il vaut mieux coudre des coulisses et passer 2 élastiques plus étroits. Le rendu est plus joli.

Economie : patron déjà en ma possession et 1,3m de tissu de chez Mondial Tissus à 12-13€, un biais à 0,99€ le mètre, je dois en avoir 3. Donc ça fait environ 18€. L’élastique était aussi en stock.

Coup de coeur ? Oui, oui et encore oui ! j’ai prévu une jupe doublée pour l’hiver, toujours avec un petit passepoil !

Je couds ma garde-robe capsule : août.

J’aurai aussi pu appeler mon article, la première fois que je couds du Burda. Ou encore, la robe pénible, ou encore enfin le retour à la couture, enfin un autre vêtement pour ma garde-robe capsule… Mais enfin, voilà, je vous la laisse admirer :

Robe Burda mai 2014 devant

Il s’agit de la robe Burda 105 de mai 2014. 

Il a fait très chaud sur Lyon cet été, dès le mois de Juin. La chaleur a sur moi un effet dévastateur : manque de motivation extrême et j’ai remarqué que c’est durant cette période que je suis la moins active et la moins créative. Cette année n’a pas dérogée à la règle. Toutefois, j’avais reçu cette merveille de chez Stragier :

Gros plan tissu Seersucker

Un très beau seersucker avec de fines rayures blanches et bleu clair. Evidemment, la photo ne rend rien, il faut (à nouveau) me croire sur parole. J’ai tout de suite vu une jolie robe d’été. Malheureusement, le tissu est très fin et transparent. Ce n’est pas parce que c’est l’été qu’il faut jeter sa pudeur par dessus les moulins. Ca m’étonnera toujours de la part des créateurs de patrons et des fabricants de tissus, cette ode à la transparence !

Dans mon idée de robe d’été, j’ai aussi décidé de me poser un petit challenge : poser un zip réellement invisible. J’ai donc commandé un ensemble de 32 pieds pour machine à coudre avec le pied pour fermeture éclair invisible.

Pour résumer, ma robe devait avoir deux obligations : une doublure et un zip invisible. Lucidement, j’ai estimé avoir besoin d’aide et je me suis décidée à prendre des cours de couture. Ca a été la course parce que ma prof partait en vacances début août, et moi, fin juillet. Donc j’ai du faire la robe en 4 séances.

Bilan : mitigée. Je m’explique. J’ai expliqué mon cahier des charges à la prof qui m’a sortie ce fabuleux modèle Burda, très joli, pour lequel j’ai eu un gros coup de foudre. J’ai beaucoup appris avec elle : j’ai appris à reporter un patron, à rajouter les marges de coutures (qui ne sont pas les mêmes dans tout le vêtement !), à correctement découper un tissu, à lire le Burda, à faire des ourlets sur un arrondi, mais je n’ai pas eu le temps d’apprendre à poser un zip invisible (en vrai, j’avais la rage). Alors, voilà ma robe, il y a du bon, du nettement moins bon.

Robe Burda mai 2014 ampleur

Vous avez vu l’ampleur, une robe qui touuuuurne ! Une robe de princesseue !!!! 

Les points positifs : j’ai appris à quel point c’est important de passer du temps sur le recopiage du patron et sur la découpe du tissu. Il faut de la rigueur car tout le tombé du vêtement se décide à ce moment.

Franchement Burda, c’est spécial. Les indications sont réellement un autre langage. Mais par contre, le patronage est top top top ! Ici, la robe est proposée en grande longueur, soit pour une personne mesurant 1m76 (je mesure 1m74) et ça tombe nickel ! Aucune retouche à faire, aucune pince à monter, descendre, aucune manche qui ne serre (#treamgrosbras), je suis très à l’aide dans la robe, c’est comme enfiler un pyjama en chaîne et trame.

Le montage Burda, je le disais, est un langage à part, mais en échange, ça donne des finitions incroyable ! La doublure du haut de la robe m’a fait galérer, mais galérer… J’ai décousu au moins 3 fois chaque manche et sa doublure (et en plus, je ne suis même pas sûre de pouvoir recommencer), mais le fini est impeccable et astucieux.

J’ai appris à coudre un ourlet sur un arrondi, tout est dans le repassage. Il y a des endroits où le tissu est vraiment coupé dans le biais, donc moins lisse.

Les points négatifs : la pose du zip. Poser un zip invisible avec le bon pied est vraiment un jeu d’enfant, par contre, poser la doublure ensuite, franchement, ça reste un mystère. Alors, j’ai bidouillé. J’ai positionné mon zip, plier au fer mon tissu pour avoir une finition correcte et j’ai cousu à la main pour que la couture reste invisible sur l’endroit. Donc, je ne peux pas dire que la robe est jolie à l’intérieur, parce que ma couture à la main est maladroite. Pour les finitions du zip, j’ai regardé des tutos sur internet et je me suis débrouillée.

j’ai également du coudre à la main le haut de ma doublure sur la taille de la jupe et là aussi, c’est maladroit (pour ne pas dire moche)

Robe Burda mai 2014 dos

En plus, sur la photo, on voit le zip, je vous jure qu’en fait non, il est invisible ! 

Il reste donc des imprécisions et des finitions un peu inégale, mais je l’aime beaucoup. J’ai mis du temps à la terminer, je l’ai commencée en juillet et finie fin août.

 

Bilan :

Techniques : travail sur le patron, la découpe du tissu, pose du zip

Confort : tissu assez fin et confortable.

Style : J’adore… La robe me fait penser à la côte est américaine. Elle est un peu trop décolleté pour le travail, il faudra épingler une petite modestie.

Economie : patron fourni et 2m à 7,99€/m (promotion stragier) soit une robe 16€ sans compter la mercerie.

Coup de coeur ? Même si j’aime ma robe et que j’en suis fière, je ne suis pas prête de la refaire. Je ne suis même pas sûre d’être au niveau pour la coudre. Je m’explique : ça a été une robe compliquée à faire et je ne suis pas sûre d’avoir apprécier la coudre. Peut-être ai-je eu les yeux plus gros que le ventre ? Je pense qu’un jour, je pourrai coudre ce genre de vêtements et y prendre plaisir. Mais là, je vais me concentrer sur des vêtements plus simples en soignant les ajustements et les finitions. Parce que ça, c’est important et c’est ce qui fait la différence entre un vêtement cousu pour soit et un vêtement cu commerce. Un vêtement bien ajusté et bien fini, outre le fait qu’il dure plus longtemps, est bien plus confortable. Je ne vous avais pas dis que mon mot-clé pour la rentrée était « confort » ?

 

Exposition Dior, Paris 2017.

Je dépoussière un peu le blog car je n’ai rien à présenter que ce soit en couture, tricot/crochet ou jdr. L’été a été la source d’un manque de motivation totale à cause d’une chaleur et d’une humidité proche d’un climat tropical sur Lyon. J’ai profité d’un petit voyage, au frais, à Paris pour aller à l’exposition Dior, organisée pour les 70 ans de la maison.

Je ne peux pas dire que je sois fascinée par la mode et la haute couture, mais par contre, je suis fascinée par les savoirs-faire nécessaires dans ce domaine. Ce qui explique ce compte-rendu. J’ai été agréablement surprise par cette exposition que j’ai trouvé très complète. J’y ai appris beaucoup de choses sur la maison de couture, mais aussi sur les créateurs qui s’y sont succédés. De plus, la muséographie était intéressante. Ce n’était pas qu’un catalogue de robes mais un classement intelligent avec des thématiques transversales (les robes jardins, les robes Miss Dior…)  Et puis, je me suis rendue compte que chaque directeur artistique a eu une influence sur la maison tout en intégrant les classiques posés par le monsieur Dior. Du coup, je me suis demandée qui avait influencé qui : la maison Dior sur les créateurs, ou les créateurs sur la maison Dior ? Je ne crois pas qu’il y ait une seule réponse.

Mis bout à bout, le travail de chaque directeur artistique montre un incroyable fil conducteur : le goût de la silhouette. La ligne Dior est, en général, assez structurée. La femme Dior a une taille, des hanches, des épaules, une poitrine… Et cette ligne les met en valeur, mais tout en donnant une impression de confort.

Ce qui est intéressant aussi, dans l’exposition, on voit la taille des mannequins changer. Dans les années 50, elles ont des poses très travaillées, inspirées par les attitudes des danseuses classiques et doivent mesurer environ 1m60. Dans les années 80 ou 90, les robes sont créées pour des femmes d’au moins 1m80.

Je suis désolée pour la qualité des photos, je n’avais que mon Iphone 5s. Donc, je n’ai pas pu éliminer tous les reflets.

Ensemble iconique New Look

Voilà ce que je connaissais de Dior, l’ensemble iconique New Look qui a lancé la maison. Veste en shantung et jupe plissée en lainage. 

 

Robe Miss Dior pour Catherine Dior

Voici la robe Miss Dior, créée pour le parfum du même nom, inspirée par Catherine Dior, la petite soeur de monsieur Dior, qui fut aussi une résistante et ancienne déportée. Il s’agit d’une robe brodée de fleurs. 

 

Robe jardin

Voici un exemple de robe que j’ai beaucoup aimé, inspirée aussi par les jardins. Monsieur Dior aimait les jardins et beaucoup de directeurs artistiques qui lui ont succédé aussi apparemment. Je trouve le col magnifique. Il y a aussi un petit bout du fabuleux décor de papier réalisé pour cette partie de l’expo. 

 

Robe du soir brodées de perles

Une robe du soir incroyable ! Toujours inspirée d’une fleur et de ses pétales et entièrement brodées de perles. 

 

Ensemble de robes du soir trianon

Un détail de robes de la collection Trianon. Le plissé du dos est juste magnifique. 

 

Détail d'une robe par Simons

Voilà un détail du dos d’une robe par un des successeurs de monsieur Dior, Raf Simons. Je trouve le vêtement très structuré et un peu austère, ce qui fait davantage ressortir ce petit volant. 

 

Petite robe noir col claudine

Voilà une petite robe noir. Elle fait un peu orpheline, j’avoue, en lainage noir, mais j’adore le col claudine et je me dis que ce genre de robe, je pourrai la porter sans souci. Les autres robes, sincèrement, non : taille trop marquée pour ma morphologie ou tout simplement, je n’ai aucune occasion de porter une robe du soir !

 

 

 

 

 

 

La 1001 Perles.

1001 ans après tout le monde, j’ai acheté la 1001 perles d’Ivanne Soufflet. Je ne la présente plus, elle tourne sur toute la blogo, à juste titre. Je ne vais pas faire dans l’originalité, honnêtement, c’est la jupe ultime. Elle fait un très joli effet et elle est super, super confortable grâce à son dos élastiqué. En ce moment, je suis dans une phase de confort. Elle est parfaite, je vous dis.

Les instructions d’Ivanne sont très très claires et j’ai cousu la jupe sans problème. Si jamais je pouvais parler à mon ancien moi de l’an dernier, débutante en couture, je lui dirais : « arrête de te prendre la tête avec des cours de couture, achète le patron d’Ivanne, c’est aussi un cours, mais mieux, car tu peux le comprendre ! »

Je suis ravie. Dans ses instructions, Ivanne conseille de tester la taille et le déroulement de l’assemblage grâce à la version la plus simple : la jupe classique droite sans boutonnière. Elle n’est pas toute à fait droite d’ailleurs. Elle a une légère forme évasée qui me permet de marcher à grands pas. Oui je me déplace toujours à grandes enjambées. C’est pas très féminin, mais tant pis.

L’année dernière, pour l’été, j’avais acheté chez Mondial Tissus un joli satin de coton vert menthe un peu flashy afin de me coudre une chardon d’été. Finalement, après avoir bien réfléchi, j’ai préféré attendre. J’adore la chardon, soyons clairs, mais je pense que les formes plus droites me vont mieux. Je suis contente d’avoir acheté ce tissu dont la couleur donne du peps dans ma garde-robe. Par contre, ce n’est pas évident de trouver un haut qui s’accorde bien. Je crois que le bleu marine, le noir et le blanc sont la bonne combo.

En suivant bien les instructions d’Ivanne, il n’y a aucune difficulté pour coudre la 1001 Perles. Le seul petit bémol vient de mon tissu. Le satin de coton marque lorsque l’on découd. Lorsque j’ai cousu mon ourlet, j’ai oublié un repli à un moment, donc j’ai fais un double ourlet. Franchement, ça passe. Et je préfère parce que sinon, il aurait fallu découdre et j’aurai eu la trace des points.

Bilan :

Techniques : Les coutures anglaises, la pose de deux élastiques, des « smocks », les poches italiennes.

Confort : Le satin de coton de couleur menthe. Pas si facile que ça à assortir, mais pour l’été c’est super !

Style : J’adore la porter ! Jupe tellement confortable, je ne la sens pas. Elle a un peu tendance à remonter lorsque je marche, mais ce n’est pas grave, et c’est de ma faute, parce que je pense que je la porte mal, soit trop bas, soi trop haut, je n’ai pas tellement l’habitude des tailles basses. Je me suis trompée et je ne l’ai pas suffisamment rallongée. Donc elle est un peu trop courte, en particulier pour le travail. Ou bien c’est moi qui n’assume pas bien les cuissots, que voulez-vous !

Economie : patron 8,9€ en pdf et 1,3m de tissu de chez Mondial Tissus à 12-13€. Donc ça fait :  25,15€. Je ne compte pas le fil et l’élastique. Je les avais déjà en stock.

Coup de coeur ? Oh que oui ! Outre son confort, elle est largement abordable et ça fait du bien de coudre sans prise de tête avec un très joli rendu à la fin. Il y en a déjà deux en prévision et je pense que je vais les coudre dans la foulée.

Pas de garde-robe capsule en mai et juin 2017 et petit bilan de mi-parcours.

C’est la honte au front et le rouge aux joues que j’écris cet article. En effet, point de « Je couds (fièrement) ma garde-robe capsule 2017 » depuis 2 mois. 2 mois !!!!! Mais qu’est-ce que j’ai fichu ? Ben… je ne sais pas.

Je regarde en arrière et j’essaie de me remémorer ces deux mois. Rien. Nada. Nothing. Je suis sûre que j’étais vivante, que j’ai fais plein de choses, je suis presque sûre aussi que j’ai fais de la couture…

Y a eu plein de jours fériés en plus ! Des week-end de trois jours ! Une baisse d’envie et de motivation ? Certainement. Du découragement à cause de projets boulets ? Aussi. Des envies qui changent et qui évoluent ? Ah voilà, je touche peut-être du doigt le début d’une explication. Lors d’un mois de mai plutôt estival, j’ai sorti ma garde-robe d’été, persuadée d’être large dans mes vêtements, que ce soit au sens physique du terme, comme dans le sens de J’ai-beaucoup-trop-de-vêtements-ça-va-aller. En plus, je m’habille plus l’hiver et j’avoue, l’été, j’ai tendance à négliger mon ramage et mon plumage. Lors des jours chauds, un vieux tee-shirt et une jupe en lin (qui laisse largement entrevoir son âge), et je suis parée. Ca fait pitié ? Je sais. Notez bien, que ça ne m’a jamais dérangée. Mais alors, JAMAIS.

Oui mais maintenant, je couds.

Et ça me dérange, en fait. Genre, ça me dérange beaucoup. Donc, j’ai éliminé tous les vêtements trop usés, trop inconfortables (ça veut dire que je suis boudinée dedans, soyons honnête), trop moches aussi. Il n’en est pas resté beaucoup. Il y a donc des vêtements que je dois me coudre en urgence (toute relative) et en priorité : des jupes, des robes, des pyjamas d’été et quelques tee-shirt pour tenter de sortir du noir et du blanc. Ce sont des catégories que j’ai majoritairement réalisé dans le cadre de « Je couds ma garde-robe capsule 2017 ».  Si je compte bien, il me reste à faire la robe, le maillot de bain, le manteau, la chemise, le short, le pantalon, la combinaison et la veste.

Résumons : le manteau et la veste, clairement, je vais les coudre plus tard, je n’ai pas tellement envie de manipuler des tissus épais. Il fait vraiment très chaud à Lyon.

Le maillot de bain, la combinaison et le short sont en attente, parce que je ne porte pas ces pièces et que je n’ai pas tellement envie de dépenser de l’énergie à coudre des vêtements qui ont quand même la grande chance de finir ranger inutilisés dans mon placard. Ce n’est pas définitif et je les garde dans un coin de ma tête, au moins ce beau projet m’aura permis de me poser des questions, c’est toujours positif.

Il me reste la robe, la chemise et le pantalon. Pas d’excuse, mais enfin si. Ce sont des pièces que j’ai en plusieurs exemplaires dans ma garde-robe d’été. Par contre, je n’ai plus qu’une jupe, ma chardon de l’an dernier. Tant pis, comme dit le dicton « il faut couper son manteau pour l’ajuster ». J’adore ce projet de garde-robe capsule et je suis un peu furieuse contre moi-même de ne pas le suivre réellement et de manquer déjà deux mois. Deux mois, ça va vite en plus ! Mais nécessité fait loi, j’ai besoin de jupes tout simplement. Je vais donc sortir du cadre en espérant rattraper mon retard, même si je n’y crois pas trop.

Je profite de cet article pour faire un bilan de mi-parcours. Est-ce que je suis contente de m’être lancée dans ce projet ? Un grand, grand, immense OUI !!! En dépit de quelques coups de stress, de ne pas exactement rentrée dans le cadre, je recommencerai tout pareil. Ce projet m’a permis de mettre à bas ma procrastination et de m’obliger à penser couture/projet/besoin. Ca n’a pas de prix, n’est-ce pas ? Et je suis toujours motivée pour les 6 mois restants et les projets futurs. Vous savez ce qu’on dit ? Y a plus qu’à !

 

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